Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,59
plancher chauffant
SCOP W55
3,55
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
69 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Airwell Wellea HT R290 16 kW est une pompe à chaleur air/eau annoncée pour les logements qui gardent leurs radiateurs existants. Sa fiche technique est claire : 14,4 kW de puissance de dimensionnement à 55 °C, un SCOP de 3,55 dans cette configuration, et une température de départ d'eau qui peut monter à 75 °C. C'est cette combinaison qui la rend crédible en rénovation, là où beaucoup de machines plus compactes exigent d'abord de revoir les émetteurs.
À 35 °C, sur plancher chauffant ou radiateurs basse température, le SCOP grimpe à 4,59. La machine est donc à double usage : correcte en haute température, très bonne en basse température. Deux points cadrent l'usage réel. D'abord, la puissance acoustique extérieure de 69 dB(A), qui place l'implantation au premier rang des sujets. Ensuite, une température limite de fonctionnement à -10 °C, avec une bivalence à -7 °C en régime 35 °C : l'appoint intégré de 1,86 kW prend le relais dans les zones vraiment froides.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon des années 1980, 165 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
Le contrat d'entretien est devenu obligatoire, et le prix avec
Sur une machine au R290, l'entretien annuel n'est pas une option. Il faut un frigoriste habilité, et dans mon secteur ils ne sont pas nombreux. Résultat : 190 € par an pour la visite, sans le déplacement. J'ai comparé avec deux voisins équipés d'autres marques, ils sont dans la même fourchette, donc ce n'est pas propre à cette machine.
Ce que j'ai appris à la première visite : le technicien a contrôlé l'étanchéité, mesuré les pressions, nettoyé l'échangeur côté air, et vérifié que rien ne s'était accumulé au pied de l'unité. La visite a duré quarante minutes. Sur une bivalence annoncée à -7 °C en régime 35 °C, il a aussi contrôlé le réglage de la loi d'eau, ce que je n'aurais pas su faire.
À budget contraint, sachez que le contrat se négocie parfois couplé à un engagement de deux ou trois ans, ce qui fait baisser la facture de 30 à 40 € par an. Ça reste un coût à intégrer avant de signer le devis de pose.
Ce qui marche
+Entretien accessible, au tarif de marché
+Le technicien peut profiter de la visite pour régler la loi d'eau
Ce qui coince
−Frigoristes R290 rares dans certains secteurs
−Coût annuel incompressible, à budgéter dès le départ
⌂Maison ancienne en pierre, 130 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2024
★★★★★
Deux ans de garantie, puis une extension qui laisse à désirer
J'ai lu le contrat de garantie avant de signer, ce que peu de gens font. Deux ans pièces et main-d'œuvre, c'est la base. Le compresseur, lui, est couvert cinq ans, mais à condition que les entretiens annuels soient faits par un professionnel habilité et tracés. Autrement dit, sauter une visite peut suffire à faire tomber la couverture.
J'ai pris l'extension à sept ans, facturée 480 € au moment de la pose. Je ne sais pas encore si c'était raisonnable. Le point qui me rassure : la machine fonctionne au R290, fluide d'avenir, donc pas de risque de rupture d'approvisionnement sur la recharge, à la différence du R410A qui sort du marché. Ce n'est pas une garantie, c'est une moins mauvaise exposition.
Un détail à vérifier : l'extension ne couvre pas les conséquences d'un défaut d'entretien, et elle exclut explicitement les pièces d'usure comme les sondes. Avec une température limite de fonctionnement à -10 °C, on peut imaginer un hiver où la machine s'arrête sans que ce soit une panne couverte.
Ce qui marche
+Garantie compresseur étendue au-delà des deux ans légaux
+Fluide R290, pas de risque de pénurie de recharge
Ce qui coince
−Extension facturée en supplément, non incluse d'office
−Conditions de maintien de garantie strictes sur les entretiens
⌂Maison de ville mitoyenne, 95 m², Hauts-de-France, plancher chauffant existant, posée en 2024
★★★★★
L'eau chaude produite par la PAC, un choix à assumer
Chez nous, la PAC fait aussi l'eau chaude, avec un ballon de 200 litres couplé. Ce n'était pas notre premier choix, mais le devis pour un ballon thermodynamique séparé poussait le budget total trop haut.
Avec une température maximale de départ d'eau à 75 °C, la machine peut viser une consigne sanitaire de 60 °C et assurer son cycle anti-légionelle sans appoint. Concrètement, ça veut dire une fois par semaine environ, le soir, une chauffe plus longue. On l'entend à travers la cloison, pas dramatique, mais on sait quand c'est.
Le point à comprendre : en régime 55 °C, le SCOP tombe à 3,55, contre 4,59 en régime 35 °C. Sur une production d'eau chaude à 60 °C, on est au-delà de ces deux régimes, donc le rendement est encore moins bon. Ce n'est pas une raison de renoncer, c'est une raison de ne pas dimensionner le ballon trop grand.
Ce qui marche
+Production d'ECS sans appoint électrique grâce aux 75 °C de départ
+Un seul équipement au lieu de deux
Ce qui coince
−Rendement dégradé sur la production d'eau chaude
−Cycle anti-légionelle audible en soirée
⌂Immeuble en copropriété, 110 m², Île-de-France, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
L'assemblée générale a validé, mais pas sans conditions
Notre immeuble de 1975 a un règlement qui interdit tout élément visible en façade. Le premier devis a été retoqué en AG de juin 2023, motif : pas assez de précision sur l'implantation. On a dû revenir en septembre avec un plan coté, signé par l'installateur.
Ce qui a pesé : la puissance acoustique extérieure de 69 dB(A). Le conseil syndical a demandé une estimation d'impact à la fenêtre du voisin le plus proche, et une implantation éloignée des chambres. On a obtenu l'accord à condition de placer l'unité sur une coursive intérieure et d'installer des plots antivibratiles.
Avec le recul, la difficulté n'était pas technique. C'était administratif, et ça a pris cinq mois entre le premier dépôt et le feu vert. Si vous êtes en copro, commencez par lire le règlement avant même de demander un devis, ça évite de perdre une saison.
Ce qui marche
+Dossier accepté, l'installation a suivi dans les délais
+Le conseil syndical s'est contenté d'exigences raisonnables
Ce qui coince
−Cinq mois de procédure, une saison de chauffe perdue
−Contrainte d'implantation imposée par l'AG
⌂Pavillon de plain-pied des années 1990, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
Les plots antivibratiles ont tout changé pour la chambre du bout
À la mise en route, on entendait un bourdonnement sourd dans la chambre côté jardin, à six mètres de l'unité. Pas le ventilateur, une vibration. Ma compagne l'entendait la nuit, moi non. C'est le genre de truc qui use un couple plus vite qu'une facture.
L'installateur est revenu, a repris les fixations, puis a posé des plots antivibratiles sous le support. Le bruit a quasiment disparu. Coût : 90 € de matériel, plus le déplacement. Ce qui m'agace, c'est que ce n'était pas prévu au devis initial alors que la machine est annoncée à 69 dB(A) de puissance acoustique extérieure.
Avec le recul, je conseille de demander systématiquement les plots dès le devis. Ce n'est pas du luxe, c'est la différence entre une machine qu'on oublie et une machine qu'on entend. Sur ce point précis, la fiche technique aurait dû alerter l'installateur autant que moi.
Ce qui marche
+Solution simple et peu coûteuse une fois le problème identifié
+Réactivité de l'installateur, retour sous une semaine
Ce qui coince
−Vibrations transmises au bâti dès la pose initiale
−Plots antivibratiles non prévus au devis de base
⌂Grande maison rénovée des années 1970, 210 m², Grand Est, plancher chauffant à eau, posée en 2024
★★★★★
Ballon tampon : obligatoire sur ce genre de surface ?
Sur 210 m² avec plancher chauffant, l'installateur a proposé un ballon tampon de 200 litres. J'ai d'abord cru à une vente forcée. Après lecture et discussion, l'argument tient : la puissance de dimensionnement est de 14,7 kW en régime 35 °C, ce qui est beaucoup pour certaines zones de la maison, et le volume tampon évite les cycles courts quand seule une partie du plancher appelle.
Le gain que je constate est réel mais modeste. La machine démarre moins souvent, et les démarrages sont plus longs. Je n'ai pas de mesure chiffrée à vous donner, mais l'oreille le perçoit. L'inconvénient, c'est la place : 200 litres, ça prend un coin de local technique, et ça ajoute au coût global.
Ce que je referais : demander dès le devis si le volume est calculé ou posé par défaut. Dans mon cas, le calcul a été fait, les explications ont suivi. La facture reste plus élevée qu'une installation sans tampon, et je ne suis pas certain que ce soit rentable sur 210 m² bien isolés.
Ce qui marche
+Réduction nette des cycles courts, compresseur moins sollicité
+Calcul de dimensionnement expliqué par l'installateur
Ce qui coince
−Encombrement du ballon dans le local technique
−Surcoût non négligeable, rentabilité discutable selon la surface
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour un logement de 120 à 220 m² qui garde ses radiateurs existants et veut éviter de tout casser. La machine est particulièrement pertinente quand les émetteurs peuvent descendre en température modérée, où le SCOP atteint 4,59.
À éviter si
Si le logement est petit, très bien isolé et équipé d'un plancher chauffant, la puissance de 14,7 kW sera trop importante et la machine enchaînera les cycles courts. À éviter aussi si le voisinage immédiat ne tolère aucune émission sonore : 69 dB(A) de puissance acoustique extérieure, ça se prépare en amont.
Questions fréquentes
La machine peut-elle chauffer des radiateurs fonte sans les changer ?
Oui, c'est même son terrain. Avec 14,4 kW de puissance de dimensionnement en régime 55 °C et un SCOP de 3,55 dans cette configuration, la machine est annoncée pour alimenter des émetteurs haute température. Elle peut monter jusqu'à 75 °C de départ d'eau, ce qui couvre largement le besoin d'un réseau fonte correctement dimensionné.
Le point de vigilance est ailleurs. Plus la température de départ est élevée, plus le rendement baisse. Un réseau fonte qui accepte une eau à 50 ou 55 °C consommera nettement moins qu'un réseau qui exige 70 °C. Le réglage de la loi d'eau fait la différence, souvent plus que la machine elle-même.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La température de bivalence est annoncée à -7 °C en régime 35 °C. Au-delà de ce seuil, l'appoint électrique intégré prend le relais. Sa puissance est de 1,86 kW, ce qui reste modeste : il compense une partie de la demande, il ne la couvre pas entièrement si la déperdition est forte.
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête. C'est un point à connaître avant de s'engager dans une zone de moyenne montagne ou dans un hiver continental marqué. En plaine, ces seuils ne sont presque jamais atteints.
L'unité extérieure est-elle bruyante ?
La puissance acoustique extérieure est de 69 dB(A). C'est la valeur mesurée en laboratoire à pleine charge, et elle place la machine dans la catégorie des appareils qu'il faut implanter avec attention. En mitoyenneté ou en zone dense, l'emplacement compte autant que l'isolation acoustique du logement.
En pratique, des plots antivibratiles et un éloignement des chambres du voisin règlent la plupart des situations. Le niveau sonore ressenti dépend aussi beaucoup de la distance et de l'orientation par rapport aux pièces de vie. Un point à traiter au devis, pas après la pose.
Le fluide R290 change-t-il quelque chose pour l'entretien ou la revente ?
Le R290 est un fluide naturel, à faible impact climatique, et il n'est pas concerné par la sortie progressive du R410A prévue par le règlement F-Gas. À dix ans, cela limite le risque de rupture d'approvisionnement sur une recharge éventuelle.
En contrepartie, l'intervention sur un circuit au R290 demande un frigoriste formé et habilité. Sur certains territoires, ces professionnels sont peu nombreux. C'est un critère à intégrer quand on choisit son installateur, et cela peut aussi peser sur la revente du logement, dans le bon sens comme dans le mauvais.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
14,7 kW
SCOP a 35 °C
4,59
Efficacite saisonniere W35
180 %
Puissance de dimensionnement (W55)
14,4 kW
SCOP a 55 °C
3,55
Efficacite saisonniere W55
139 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
69 dB(A)
Consommation en veille
9 W
Fluide frigorigene
R290
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
BDHW-160R-04M25, BDHW-160R-04T35
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Airwell Wellea HT R290 16 kW. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.