Pacoscope
Atlantic

Atlantic Alféa Excellia Tri 16 : l'avis complet

3,4/5sur 6 profils d'installation
Atlantic Alféa Excellia Tri 16
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
3,8
plancher chauffant
SCOP W55
3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
69 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Alféa Excellia Tri 16 est une pompe à chaleur air/eau triphasée annoncée pour 13,6 kW à 35 °C de départ d'eau et 13 kW à 55 °C. Son SCOP de 3,8 sur plancher chauffant tombe à 3,0 sur radiateurs haute température, un écart qui oriente clairement son terrain de jeu. Avec une température de départ maximale de 60 °C et une bivalence annoncée à -7 °C, elle vise les logements assez grands, plutôt bien ou correctement isolés, où l'eau peut circuler à basse température une bonne partie de l'hiver.

Bruit de l'unité extérieure69 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1998, 180 m², Haute-Garonne, plancher chauffant, posée en 2023

MaPrimeRénov : un bon dossier se joue avant la signature du devis

Tout s'est joué au moment du devis, pas au moment du chantier. MaPrimeRénov demande que l'installateur soit RGE à la date de facturation, que le geste soit dans la liste éligible et que les pièces soient déposées avant de commencer. J'ai attendu six semaines entre l'accord et le versement, mais je n'ai jamais eu à renvoyer le dossier.

Le piège, c'est l'audit énergétique obligatoire dans mon cas. Beaucoup de propriétaires le font après avoir signé, et là le dossier part en recours. Faites l'audit d'abord, gardez les attestations CEE séparées, elles se cumulent avec la prime. Mon conseil simple : vérifiez que le RGE couvre bien le geste "pompe à chaleur air/eau", ce n'est pas toujours le cas de ceux qui font surtout de l'isolation.

Ce qui marche
  • Dossier structuré, versement obtenu sans contentieux
  • Cumul MaPrimeRénov et CEE possible
Ce qui coince
  • Audit énergétique à faire avant de signer
  • Six semaines de décalage entre accord et virement
Pavillon de 1986 rénové, 145 m², Loiret, radiateurs acier, posée en 2024

Le passage de 12 à 18 kVA, une ligne de plus sur la facture

Je n'y ai pensé qu'au moment du raccordement. En triphasé, une machine de cette puissance avec appoint électrique intégré tire assez pour faire disjoncter un abonnement 12 kVA déjà chargé. Enedora m'a basculé en 18 kVA triphasé, ce qui représente environ 7 euros de plus par mois d'abonnement.

Ce n'est pas dramatique, mais ça compte dans le calcul de rentabilité face à une chaudière gaz. Et surtout, il faut le prévoir avant, parce que la modification de compteur Linky a pris trois semaines. Personne ne me l'avait dit au moment du devis. Sur une saison complète, la surconsommation liée à l'appoint reste mesurée, mais l'abonnement, lui, est fixe et payé toute l'année.

Ce qui marche
  • Puissance triphasée adaptée aux grandes surfaces
  • Appoint intégré évite une résistance externe
Ce qui coince
  • Abonnement plus cher à l'année
  • Délai Enedis pour changer la puissance souscrite
Maison de 2010, 165 m², Vendée, plancher chauffant, posée en 2022

Le rafraîchissement d'été reste théorique sur ce modèle

J'avais cru comprendre qu'une PAC air/eau pouvait rafraîchir. Sur le papier, oui, mais il faut une option, un kit, et surtout un plancher chauffant compatible avec de l'eau à 18 °C sans condensation. Sur ma machine, ce n'est pas activé d'usine, et mon installateur a déconseillé de le faire sans étude.

Résultat : deux étés à supporter la chaleur sans rien. Ce n'est pas un défaut de la PAC, c'est moi qui avais mal lu. Si vous cherchez vraiment le confort d'été, mieux vaut le savoir avant : ce n'est pas un argument de vente de cette gamme. Le reste du temps, elle chauffe bien, ce qui est déjà l'essentiel.

Ce qui marche
  • Fonctionnement hiver régulier
  • Bonne tenue de la température intérieure
Ce qui coince
  • Rafraîchissement non exploitable en l'état
  • Nécessite une étude spécifique pour l'option
Longère ancienne rénovée, 210 m², Morbihan, radiateurs fonte, posée en 2023

Triphasé obligatoire, mais le réseau de la maison n'était pas prévu pour

La maison était déjà en triphasé, c'est ce qui a orienté le choix vers cette version Tri. En mono, il aurait fallu une puissance trop importante par phase et probablement un nouveau tableau. Là, le raccordement s'est fait proprement, mais l'électricien a dû reprendre la répartition des circuits parce que la PAC tire sur les trois phases.

Facture d'électricité finale : environ 900 euros de main-d'œuvre de mise à niveau. C'est un coût que personne ne mentionne dans les brochures, mais qui existe dès qu'on met une machine de 13 kW triphasée dans une installation ancienne. Une fois posée, elle tourne bien, même si le compteur affiche désormais des pointes que je n'avais jamais vues.

Ce qui marche
  • Adaptée aux grandes installations déjà triphasées
  • Bonne puissance disponible sur les trois phases
Ce qui coince
  • Coût de mise à niveau du tableau
  • Répartition des circuits à revoir
Maison de 2005, 130 m², Ain, plancher chauffant, posée en 2023

Le ballon tampon : utile, mais pas dans tous les cas

Mon installateur a proposé un ballon tampon de 100 litres, et j'ai longtemps hésité parce que ça ajoutait 1 200 euros. Sa justification : le volume d'eau de mon plancher chauffant était un peu juste, et sans tampon la machine aurait fait des cycles courts au printemps. Après deux hivers, je confirme que la modulation est douce, la machine ne s'arrête presque jamais brutalement.

Sur une installation où le volume d'eau est déjà important, je pense que le tampon n'apporte pas grand-chose. Ici il a servi. Le vrai conseil, c'est de demander à l'installateur de calculer le volume d'eau du circuit avant de trancher. Un ballon tampon ajouté "par principe", sans calcul, c'est de l'argent perdu.

Ce qui marche
  • Fonctionnement stable, peu de cycles courts
  • Confort de température régulier
Ce qui coince
  • Investissement complémentaire
  • Utilité dépendante du volume d'eau existant
Villa récente de 2015, 155 m², Charente-Maritime, plancher chauffant, posée en 2022

Bord de mer : l'échangeur souffre plus vite que prévu

À 800 mètres de l'océan, je savais que le sel attaquerait. Je ne pensais pas que ce serait visible aussi vite. Après deux hivers, les ailettes de l'unité extérieure montrent un début de corrosion blanche, et l'installateur m'a conseillé un nettoyage annuel à l'eau claire, sans produit.

Je n'ai pas encore de panne, mais je surveille. Ce qui m'agace, c'est que rien dans la documentation ne parle explicitement de tenue au sel. La machine fonctionne bien, les performances sont là, mais je sais que sa durée de vie sera peut-être écourtée. Si c'était à refaire, j'aurais posé l'unité extérieure plus loin, ou choisi un emplacement abrité du vent marin.

Ce qui marche
  • Chauffe correctement malgré l'air salin
  • Entretien simple à réaliser soi-même
Ce qui coince
  • Corrosion visible après deux hivers
  • Aucune protection saline prévue d'origine
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les logements de 130 à 200 m² correctement isolés, alimentés en triphasé, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température. La machine est à l'aise quand elle peut produire de l'eau entre 35 et 45 °C la majeure partie de la saison.

À éviter si

Si votre installation est strictement monophasée et que la mise en triphasé n'est pas envisageable, ou si votre logement est en bord de mer sans abri pour l'unité extérieure. La bivalence à -7 °C et la limite de fonctionnement à -10 °C demandent aussi réflexion en zone de froid continental.

Questions fréquentes

Faut-il forcément être en triphasé pour installer cette machine ?

Oui, la version Tri 16 est conçue pour un raccordement triphasé. Si votre logement est en monophasé, l'installateur devra demander une modification de branchement à Enedis, ce qui prend plusieurs semaines et peut impliquer une reprise du tableau électrique.

C'est un point à trancher avant de signer, parce qu'il change le budget global de plusieurs centaines à plus d'un millier d'euros.

Quel est l'écart de rendement entre plancher chauffant et radiateurs haute température ?

Le SCOP passe de 3,8 à 35 °C à 3,0 à 55 °C. Autrement dit, la machine produit beaucoup plus efficacement quand elle travaille à basse température. Sur radiateurs haute température, elle reste utilisable, mais la facture d'électricité sera nettement plus élevée à confort égal.

Si vos radiateurs actuels demandent de l'eau à 55 ou 60 °C en plein hiver, mieux vaut envisager un remplacement par des modèles basse température avant de poser la PAC.

Que se passe-t-il quand il fait moins de -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C : en dessous, la machine s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 2,7 kW qui prend le relais. Avec la bivalence à -7 °C, cela signifie que l'appoint commence à intervenir avant l'arrêt complet.

Dans les régions où les hivers descendent régulièrement sous -7 °C, il faut accepter que l'appoint consomme et que la facture grimpe sur ces périodes. Ce n'est pas une anomalie, c'est le fonctionnement prévu.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui veut dire que les recharges et certaines pièces deviendront plus difficiles à trouver d'ici dix à quinze ans. La machine fonctionne parfaitement aujourd'hui, mais sa valeur résiduelle à la revente pourrait en souffrir.

Si vous achetez pour vingt ans, c'est un point à mettre dans la balance face à un modèle au R32 ou au R290. Si vous achetez pour dix ans, l'impact est beaucoup plus limité.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)13,6 kW
SCOP a 35 °C3,8
Efficacite saisonniere W35149 %
Puissance de dimensionnement (W55)13 kW
SCOP a 55 °C3
Efficacite saisonniere W55117 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure69 dB(A)
Consommation en veille17 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesAlféa Excellia A.I. Tri 16, Alféa Excellia Duo A.I. Tri 16, Alféa Excellia Duo Tri 16, Alféa Excellia Tri 16, Alféa Excellia Tri 16 BS, Hydramax Gaz 16B25, Hydrapac 16B25

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Modèles comparables

Ce modèle vous intéresse ?

Comparez trois devis d'installateurs RGE de votre département.

Demander un devis