Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic Alféa Extensa M 11 est une pompe à chaleur air/eau monophasée de forte puissance, pensée pour des logements de 120 à 200 m². Elle affiche un SCOP de 4,94 en régime 35 °C et de 3,6 en régime 55 °C, ce qui la place parmi les machines capables d'alimenter des radiateurs existants sans forcément tout casser.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 1998, 140 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Remplacer une chaudière gaz condensation : le calcul qui hésite encore
J'avais une chaudière gaz condensation de 2012 qui tournait bien, mais je voulais sortir du gaz avant que les prix repartent. Le devis pour l'Extensa M 11 en remplacement de la chaudière, sans toucher aux radiateurs, tournait autour de 13 000 euros avant aides. Ce qui m'a décidé, c'est le SCOP de 3,6 en régime 55 °C : ma chaudière était donnée à 1,05 sur le pouvoir calorifique, donc le calcul était vite fait. En janvier, la différence est réelle sur la facture, même si l'eau chaude monte moins vite qu'avec la chaudière. Je referais, mais en gardant les radiateurs d'origine plutôt qu'en écoutant le premier devis qui voulait poser du plancher chauffant partout.
Ce qui marche
+SCOP de 3,6 en régime radiateurs, le gaz condensation ne suit plus
+Remplacement direct sans changer les émetteurs
+Plus de contrat d'entretien gaz ni de ramonage
Ce qui coince
−Investissement initial élevé malgré les aides
−Montée en température de l'eau plus lente qu'avec la chaudière
⌂Pavillon de 1985, 165 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
L'appoint électrique qui se déclenche trop souvent en janvier
La bivalence est annoncée à -7 °C, et chez moi il fait régulièrement -8 ou -9 en janvier. Résultat, dès que ça descend, l'appoint de 1,9 kW intégré prend le relais et la facture s'en ressent. J'ai lu que la température limite de fonctionnement est à -10 °C : en dessous, la machine s'arrête complètement, donc on est vraiment sur une machine de plaine. Je l'ai réglée moins agressive sur la loi d'eau, ça a limité les déclenchements, mais je ne descends pas sous -7 sans voir l'appoint s'allumer. Pour la région, c'est un peu juste, même si les hivers doux passent très bien.
Ce qui marche
+SCOP de 4,94 en régime 35 °C, la machine est très efficace hors grand froid
+Appoint intégré qui évite de rajouter un module séparé
Ce qui coince
−Bivalence à -7 °C trop haute pour les hivers continentaux
−Arrêt total à -10 °C, aucune marge au-delà
⌂Maison ancienne en pierre de 1900, 115 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
L'eau chaude sanitaire et le cycle anti-légionelle qui font grimper la conso
Personne ne m'avait prévenu que le ballon sanitaire était le poste qui pesait le plus. La machine monte à 60 °C en départ d'eau, donc elle sait faire l'eau chaude, mais le cycle anti-légionelle hebdomadaire tire sur la résistance et ça se voit sur la conso. Sur une famille de quatre, c'est presque autant que le chauffage en été. Je l'ai calé la nuit en heures creuses, ça compense en partie. La machine sait le faire, mais ce n'est pas gratuit, et si c'était à refaire je prendrais peut-être un ballon thermodynamique séparé.
Ce qui marche
+Départ d'eau à 60 °C, compatible avec un ballon sanitaire classique
+Cycle anti-légionelle gérable en heures creuses
Ce qui coince
−Consommation sanitaire qui pèse lourd l'été
−Cycle anti-légionelle qui sollicite l'appoint électrique
⌂Maison de 2006, 180 m², Occitanie, radiateurs basse température, posée en 2024
★★★★★
La puissance souscrite au compteur qu'il a fallu revoir à la hausse
Je n'y pensais pas, mais l'installateur m'a conseillé de passer de 9 à 12 kVA avant même de poser la machine. Avec l'appoint de 1,9 kW intégré, le lave-linge et le four qui tournent en même temps, le compteur disjonctait. Le surcoût d'abonnement annuel est modeste, mais c'est une ligne à intégrer dans le budget. La machine elle-même en monophasé passe sans souci, c'est vraiment l'appoint électrique en pointe qui a fait basculer la décision. Aujourd'hui, plus de coupures, mais j'aurais aimé qu'on me le dise avant le devis.
Ce qui marche
+Installation monophasée, pas besoin de triphasé
+Passage à 12 kVA règle le problème d'un coup
Ce qui coince
−Puissance souscrite à augmenter, surcoût d'abonnement
−Appoint électrique qui pèse dans le calcul de pointe
⌂Longère rénovée de 1850, 130 m², Bretagne, radiateurs fonte et poêle à bois, posée en 2023
★★★★★
La cohabitation avec le poêle à bois, plus simple que prévu
J'avais peur que la PAC et le poêle se marchent dessus, mais en pratique je fais tourner le poêle le soir et la PAC prend le relais la nuit et le matin. Le thermostat extérieur gère les deux sans conflit, et la loi d'eau reste stable. Sur les soirées à 2 ou 3 °C, l'Extensa M 11 est tellement efficace que le poêle devient presque décoratif. Le SCOP de 4,94 en régime 35 °C explique pourquoi : tant qu'on reste dans ce régime, allumer du bois n'apporte pas grand-chose en termes de coût. Je garde le poêle pour les ambiances et les coupures de courant, pas pour l'économie.
Ce qui marche
+Cohabitation simple avec un poêle à bois existant
+Rendement qui rend le bois peu rentable en appoint
+Loi d'eau stable malgré les deux sources
Ce qui coince
−Risque de surchauffe si les deux tournent en même temps
−Le poêle perd de son intérêt économique
⌂Maison de village de 1975, 105 m², zone de moyenne montagne à 700 m, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
En zone de montagne, la limite à -10 °C devient un vrai sujet
À 700 m d'altitude, on a des hivers longs et des pointes à -12 ou -14 certains hivers. La température limite de fonctionnement de la machine est à -10 °C : au-delà, elle s'arrête. La bivalence à -7 °C signifie qu'avant même l'arrêt, l'appoint électrique de 1,9 kW tourne déjà. Chez moi, ça reste supportable parce que la maison est bien isolée depuis 2015, mais pour un voisin dans une maison mal rénovée, ce serait intenable. Je recommande vraiment cette machine en plaine, pas au-dessus de 600 m sans un plan B pour les grands froids.
Ce qui marche
+Très bonne efficacité tant qu'on reste au-dessus de -5 °C
+SCOP élevé en régime plancher ou basse température
Ce qui coince
−Arrêt complet à -10 °C, sans appoint intégré possible
−Bivalence à -7 °C qui alourdit la facture dès janvier
−Pas adaptée aux hivers de montagne
Le verdict
Pour quel logement ?
Une maison de 120 à 180 m² en plaine ou en climat océanique, avec des radiateurs existants à alimenter en régime 55 °C ou un plancher chauffant. Elle convient particulièrement en remplacement d'une chaudière gaz ou fioul dans une zone où les hivers descendent rarement sous -7 °C.
À éviter si
Vous habitez en altitude au-dessus de 600 m ou dans une région où les pointes hivernales passent sous -10 °C, car la machine s'arrête à cette limite. À éviter aussi si votre logement est mal isolé et que vous comptez sur l'appoint électrique de 1,9 kW pour tenir les grands froids.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs en fonte sans les remplacer ?
Oui, elle monte à 60 °C en départ d'eau et son SCOP en régime 55 °C est de 3,6. Cela reste suffisant pour des radiateurs en fonte correctement dimensionnés, à condition d'accepter des montées en température plus lentes qu'avec une chaudière.
Jusqu'à quelle température extérieure la PAC fonctionne-t-elle ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C, en dessous elle s'arrête. La bivalence est annoncée à -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de ce seuil l'appoint électrique intégré de 1,9 kW prend le relais.
La consommation en veille est-elle vraiment négligeable ?
Elle est donnée à 13 W, ce qui représente environ 114 kWh sur l'année si la machine reste alimentée en permanence. Ce n'est pas dramatique, mais cela mérite un vrai interrupteur si vous vous absentez longtemps en hiver.
Le fluide R32 pose-t-il un problème de recharge dans dix ans ?
Le R32 est aujourd'hui l'un des fluides d'avenir, moins contraignant que le R410A qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Le risque de pénurie de recharge à moyen terme est donc faible pour cette machine.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
10,2 kW
SCOP a 35 °C
4,94
Efficacite saisonniere W35
195 %
Puissance de dimensionnement (W55)
9,9 kW
SCOP a 55 °C
3,6
Efficacite saisonniere W55
141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
13 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
Alféa Extensa M 11, Alféa Extensa M Duo 11
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.