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Atlantic

Atlantic Alféa Extensa M 8 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic Alféa Extensa M 8
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,55
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic Alféa Extensa M 8 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 9 kW dimensionnée sur plancher chauffant. Son SCOP de 4,94 à 35 °C la place parmi les machines les plus efficaces du marché quand les émetteurs sont basse température. Sur radiateurs haute température, le SCOP retombe à 3,55, ce qui reste correct mais change la donne en rénovation. La machine s'arrête à -10 °C et bascule sur appoint électrique dès -7 °C en régime plancher chauffant.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1985, 130 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier posés en rénovation, PAC installée en 2021

Le contrat d'entretien, une ligne qu'on oublie dans le budget

J'avais budgété la machine et la pose, pas l'entretien. Premier appel du frigoriste au bout d'un an : 185 euros pour le contrôle d'étanchéité, le nettoyage de l'échangeur et la vérification des paramètres. Obligatoire pour garder la garantie, donc pas vraiment optionnel.

Avec le recul, c'est 15 euros par mois étalés sur l'année. Personne ne me l'avait dit clairement au moment du devis. La machine n'a rien demandé de plus, pas de panne, pas de recharge. Mais le contrat, lui, revient chaque printemps.

Ce qui marche
  • Aucune panne ni recharge de fluide en trois saisons
  • Entretien qui reste dans les clous tarifaires du marché
Ce qui coince
  • Coût récurrent peu évoqué à la signature
  • Obligation de passer par un frigoriste attribué pour préserver la garantie
Immeuble collectif de 1972, 88 m², Île-de-France, radiateurs fonte conservés, PAC posée en 2023 en remplacement d'un chauffage collectif gaz

L'assemblée générale a failli tout bloquer

Notre copropriété avait un chauffage collectif gaz qu'on voulait abandonner. Trois lots sur douze se sont équipés de PAC individuelles. Le problème n'était pas technique, il était juridique : pose de l'unité extérieure sur la façade, passage des liaisons en gaine technique commune, modification de l'aspect extérieur.

Il a fallu deux assemblées et un vote à la majorité absolue. Le syndic a exigé une étude acoustique vu qu'on est à 56 dB(A) en puissance acoustique. En dessous de 55, personne ne nous aurait rien demandé.

Ce qui marche
  • Étude acoustique rassurante pour les voisins
  • Économies réelles face au chauffage collectif gaz
Ce qui coince
  • Deux assemblées et six mois de procédure
  • Modification du règlement de copropriété nécessaire
Pavillon de 1998, 155 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant hydraulique existant, PAC installée en 2022

Le calcul de rentabilité refait avec le kWh à 0,25 euro

J'avais fait mon calcul en 2021 avec un kWh électrique autour de 0,18 euro et une chaudière gaz qu'on estimait à 0,08. Les chiffres ont bougé dans tous les sens depuis. Je viens de refaire le tableau : avec un SCOP de 4,94 sur plancher chauffant, la PAC reste devant le gaz même à 0,25 euro le kWh.

Ce qui a changé, c'est le délai de retour. J'étais sur huit ans, je suis maintenant sur onze. La machine n'y est pour rien, c'est le contexte tarifaire. Ceux qui ont une vieille chaudière fioul s'en sortent mieux que moi dans le recalcul.

Ce qui marche
  • Rendement saisonnier qui absorbe la hausse du kWh
  • Reste compétitive face au gaz malgré tout
Ce qui coince
  • Retour sur investissement allongé de trois ans
  • Sensibilité forte aux décisions tarifaires publiques
Longère de 1970 rénovée en 2015, 105 m², Bretagne, radiateurs fonte haute température, PAC posée en 2020

Ce que je referais autrement, trois ans après

Trois choses. D'abord, j'aurais gardé un thermostat par zone au lieu de tout passer en loi d'eau pilotée depuis l'application. Ensuite, j'aurais négocié la position de l'unité extérieure plus loin de la chambre, parce que 56 dB(A) la nuit en limite de propriété, c'est audible. Enfin, j'aurais demandé le passage en monophasé dès le devis.

Côté machine, rien à redire. SCOP de 3,55 sur mes radiateurs fonte, ça tient la route. Le ballon tampon qu'on m'a vendu était sans doute inutile, mais je ne vais pas le démonter. Ce n'est pas la PAC qui m'a déçu, c'est le chantier autour.

Ce qui marche
  • Machine fiable sur radiateurs fonte existants
  • SCOP 55 °C honnête vu le contexte haute température
Ce qui coince
  • Position de l'unité extérieure mal négociée
  • Ballon tampon probablement surabondant
Maison de 2005, 118 m², Grand Est, plancher chauffant et ballon ECS séparé, PAC installée en 2023

L'eau chaude, la vraie surprise du premier hiver

La machine chauffe la maison sans problème, le plancher chauffant suit la loi d'eau, rien à signaler. L'eau chaude, c'est autre chose. Le cycle anti-légionelle monte à 60 °C, c'est le maximum de départ d'eau, et là la PAC tire sur l'appoint électrique intégré de 1,3 kW.

Une fois par semaine, en plein hiver. Je le vois sur le compteur. Ce n'est pas dramatique, mais c'est une ligne qu'il faut prévoir. Ceux qui ont une résistance dans le ballon s'en sortent mieux sur ce point précis.

Ce qui marche
  • Production ECS fonctionnelle toute l'année
  • Température maximale de 60 °C suffisante pour la légionelle
Ce qui coince
  • Cycle anti-légionelle qui sollicite l'appoint électrique
  • Pas de résistance dédiée dans le ballon séparé
Ferme rénovée de 1920, 180 m², Auvergne, radiateurs fonte et poêle à bois, PAC posée en 2021

La cohabitation avec le poêle, mois par mois

On a gardé le poêle à bois pour l'ambiance et les soirs de grand froid. Au départ, je pensais qu'ils allaient se marcher dessus. En pratique, la PAC fait le fond, le poêle fait l'appoint visuel et sonore. Quand le poêle tourne, je baisse la consigne de deux degrés.

En dessous de -7 °C, c'est la bivalence : la PAC bascule sur appoint électrique intégré de 1,3 kW si on la laisse seule. Avec le poêle qui pousse, on évite ce basculement. Bon compromis, à condition d'accepter de gérer deux systèmes au quotidien.

Ce qui marche
  • Bivalence à -7 °C compensée par le bois
  • Rendement préservé en mi-saison grâce au poêle
Ce qui coince
  • Gestion quotidienne de deux modes de chauffage
  • Pas de pilotage automatique entre les deux
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements correctement isolés avec plancher chauffant hydraulique ou radiateurs basse température, où le SCOP de 4,94 fait vraiment la différence. Convient aussi aux rénovations avec radiateurs fonte, à condition d'accepter un rendement saisonnier plus modeste.

À éviter si

Le logement est mal isolé, en zone de grand froid prolongé sous -10 °C, ou en copropriété verticale sans accord préalable pour l'unité extérieure. Également à écarter si l'installation électrique est en triphasé ancien et que le passage en monophasé n'est pas budgété.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec l'Alféa Extensa M 8 ?

Sur plancher chauffant bien dimensionné et volume d'eau suffisant, il est souvent inutile. Sur installation courte en radiateurs, il peut limiter les cycles courts. À décider au cas par cas, pas en systématique.

La machine peut-elle chauffer une maison avec des radiateurs fonte ?

Oui, avec un SCOP à 55 °C de 3,55, ce qui reste correct pour de la haute température. La température maximale de départ d'eau est de 60 °C, suffisante pour la majorité des réseaux fonte. En dessous de -7 °C, l'appoint intégré de 1,3 kW peut prendre le relais.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La machine s'arrête, c'est sa température limite de fonctionnement. Entre -7 °C et -10 °C, elle tourne en bivalence avec l'appoint électrique intégré. Au-delà, prévoir un système de repli : poêle, cheminée ou chauffage d'appoint indépendant.

Le R32 pose-t-il un problème pour la recharge dans dix ans ?

Non, le R32 est un fluide d'avenir au sens du règlement F-Gas européen. Il est déjà largement déployé et sa disponibilité n'est pas menacée à court terme, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. C'est plutôt un point rassurant pour la valeur résiduelle de la machine.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)9 kW
SCOP a 35 °C4,94
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,7 kW
SCOP a 55 °C3,55
Efficacite saisonniere W55139 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesAlféa Extensa M 8, Alféa Extensa M Duo 8

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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