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Atlantic

Atlantic Alféa Extensa M DUO XL 8 : l'avis complet

3,8/5sur 6 profils d'installation
Atlantic Alféa Extensa M DUO XL 8
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : geoplanete.fr
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,55
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Alféa Extensa M DUO XL 8 vise les logements qui ont besoin d'un peu de puissance et d'eau chaude en même temps. Sa fiche technique annonce 9 kW en dimensionnement à 35 °C et 8,7 kW à 55 °C, ce qui la place dans la catégorie des machines capables d'alimenter des émetteurs existants sans tout casser, à condition de ne pas la sous-dimensionner.

Le duo XL, dans la nomenclature Atlantic, signifie que la production d'eau chaude sanitaire est intégrée au module intérieur. C'est un vrai argument quand on remplace une chaudière et qu'on ne veut pas ajouter un ballon séparé. Reste que la pose, la loi d'eau et la manière dont la machine vieillit dans le temps décident de la note finale, bien plus que la fiche commerciale.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied des années 1980, 135 m², Occitanie, plancher chauffant hydraulique existant, posée en 2023

Le plancher chauffant existant a tout changé

Quand on a acheté la maison, il y avait déjà une dalle chauffante des années 80 avec un vieux circuit. On a fait venir trois devis, et le premier nous proposait de tout arracher pour mettre un plancher neuf. Deuxième installateur : il a simplement fait un désembouage, changé le collecteur et posé l'Alféa en relève du réseau existant. Troisième : pareil mais 2 000 euros plus cher.

Le SCOP à 35 °C de la machine, 4,94, colle parfaitement à ce type d'émetteur. C'est là qu'elle donne son maximum, et c'est exactement pour ça qu'on n'a pas touché au plancher. La température de départ d'eau monte à 60 °C au besoin, donc même les jours froids on n'a pas eu à pousser le réglage très loin.

Le vrai coût des travaux, au final, ce n'est pas la PAC, c'est la reprise du circuit. Comptez 3 500 à 5 000 euros pour un désembouage sérieux, un nouveau collecteur et la mise en conformité. Si le plancher est en bon état, ne le refaites pas.

Ce qui marche
  • Aucun terrassement ni dalle à refaire
  • SCOP de 4,94 en W35 exploité à fond
  • Température de départ 60 °C en secours
Ce qui coince
  • Le désembouage reste une dépense incontournable
  • Il faut trouver un installateur qui accepte de travailler sur l'existant
Pavillon de lotissement de 2005, 110 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2019

Le calcul de rentabilité n'est plus le même qu'en 2019

Je suis du genre à tout chiffrer. En 2019, quand j'ai fait poser la machine, j'avais sorti un tableau Excel avec un prix du kWh à 14 centimes et une chaudière gaz à remplacer. Rentabilité en huit ans. Depuis, les tarifs ont bougé dans tous les sens et j'ai refait le calcul deux fois.

Ce qui joue vraiment, c'est le SCOP. À 35 °C la machine est à 4,94, à 55 °C elle tombe à 3,55. Sur mes radiateurs acier basse température, je tourne plutôt autour de 45 °C de départ, donc entre les deux. Chaque degré de départ en moins, c'est du rendement en plus, et c'est le seul levier que je maîtrise sans rien casser.

Ce que je retiens : la rentabilité tient moins au prix d'achat qu'à la température de départ qu'on impose à la machine. Baisser de 5 °C la loi d'eau a plus d'effet que n'importe quel abonnement optimisé.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,55 encore correct en émetteurs haute température
  • Consommation en veille de 13 W, négligeable à l'échelle d'une année
  • Rendement qui reste bon même sans plancher chauffant
Ce qui coince
  • Le calcul initial a été chamboulé par les hausses
  • Effet de la loi d'eau mal anticipé au départ
Maison mitoyenne des années 1990, 92 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2022

56 dB(A) annoncés, et un voisin qui compte

Le premier hiver, le voisin d'à côté est venu sonner. Pas méchamment, mais il avait remarqué l'unité extérieure. Il faut dire que le mur mitoyen est à trois mètres de l'emplacement choisi par l'installateur.

La fiche technique donne 56 dB(A) de puissance acoustique extérieure. C'est correct, mais pas silencieux. Quand la machine dégivre et qu'elle monte en régime par 2 °C, on l'entend clairement depuis la chambre du premier étage, la fenêtre fermée. On a ajouté des plots antivibratiles et un petit écran acoustique, ça a bien atténué.

Ce que je referais autrement : anticiper l'emplacement avant la commande, pas après. Si j'avais su, j'aurais posé l'unité sur le pignon opposé. L'arrêté de 2006 n'est pas menaçant en soi, mais un voisin qui se plaint, ça peut vite devenir un problème.

Ce qui marche
  • 56 dB(A), dans la moyenne de la catégorie
  • Atténuation efficace avec plots et écran
  • Pas de plainte formelle déposée
Ce qui coince
  • Emplacement initial mal pensé
  • Audible en dégivrage par temps doux et humide
Longère rénovée de 1998, 180 m², Bretagne, radiateurs fonte et un insert, posée en 2021

Le compteur a dû passer en 12 kVA

Personne ne m'avait prévenu. La maison est chauffée à l'origine au fioul et au poêle, avec un abonnement 9 kVA qui suffisait largement. Quand on a basculé sur la PAC, l'appoint électrique intégré de 1,3 kW et le reste de la maison ont fait sauter le disjoncteur de branchement deux fois en janvier.

On a demandé un passage en 12 kVA. Coût modeste, mais délai d'un mois chez Enedis, et il a fallu refaire passer le consuel. Pendant ce temps, on a vécu avec le poêle en secours.

Avec le recul, ce n'est pas dramatique, mais c'est un poste à budgéter dès le devis. Une PAC de 9 kW qui fonctionne en pointe sur un abonnement 9 kVA, c'est juste trop juste. Le compteur a été revu, et depuis on n'a plus rien fait sauter.

Ce qui marche
  • Appoint de 1,3 kW seulement, ce qui limite la surcharge
  • Passage en 12 kVA peu coûteux
  • Chauffage d'appoint au poêle rassurant
Ce qui coince
  • Délai Enedis d'un mois en pleine saison
  • Aucun installateur ne l'avait signalé au devis
Ferme rénovée du XIXe siècle, 210 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte et poêle à bois, posée en 2020

Le poêle fait le boulot que la PAC ne veut pas faire

On a gardé le poêle à bois parce qu'on aimait la flamme, et finalement il tient un rôle qu'on n'avait pas anticipé. La maison est grande, mal isolée au départ, et l'Alféa Extensa tourne en régime continu l'hiver. Le poêle, lui, envoie la puissance d'un coup quand on rentre le soir.

Ce n'est pas un problème de puissance de la machine, 9 kW de dimensionnement couvrent largement le besoin calculé. C'est un problème de vitesse de montée en température. Un plancher chauffant met des heures à réchauffer une pièce, un poêle met vingt minutes. Pour les pièces de vie, le poêle est plus agréable. Pour les chambres, la PAC suffit.

Il y a un vrai risque de se marcher sur les pieds, cela dit. Si on allume le poêle et que la PAC tourne à fond, on surchauffe et on ouvre les fenêtres. On a fini par mettre un thermostat d'ambiance qui coupe la PAC zone par zone. Sans ça, c'était ingérable.

Ce qui marche
  • Cohabitation possible avec un poêle
  • Rendement saisonnier 195 % en W35, correct
  • Grande maison couverte sans surdimensionner
Ce qui coince
  • Risque de surchauffe si le pilotage n'est pas cloisonné
  • Montée en température lente en émetteurs basse température
Maison de ville des années 2000, 115 m², Île-de-France, radiateurs acier, posée en 2022

Le DPE a bougé, mais pas autant qu'espéré

On a posé la machine en 2022 et on a mis la maison en vente l'an dernier. Le DPE est passé de E à D. On espérait C, franchement. L'acheteur a posé la question, on a montré les factures et le calcul de SCOP, il a fini par comprendre.

Ce qui a joué, ce n'est pas la PAC en elle-même, c'est qu'on a gardé des radiateurs acier classiques en W55. Ratio de 3,55 en SCOP à 55 °C, c'est bien mais ce n'est pas le 4,94 du plancher chauffant. Un DPE ne sait pas lire la nuance, il regarde la conso réelle.

Sur la valeur de revente, l'effet est réel mais modeste. Ce qui a compté pour l'acheteur, c'est que la maison n'est plus au fioul. Le DPE a servi d'argument, pas de levier de prix. Je ne regrette pas, mais je ne m'attendais pas à un miracle non plus.

Ce qui marche
  • Gain d'une classe DPE
  • Fini le fioul, ce qui rassure l'acheteur
  • Fluide R32, pas de risque F-Gas immédiat
Ce qui coince
  • Amélioration DPE en dessous des attentes
  • Rendement bridé par les émetteurs haute température
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les logements de 100 à 200 m² qui ont besoin à la fois de chauffage et d'eau chaude, avec des émetteurs existants qu'on ne veut pas remplacer. La production ECS intégrée au module intérieur fait gagner de la place et évite un ballon séparé.

À éviter si

Vous avez un abonnement électrique juste, une petite maison très bien isolée, ou un emplacement extérieur proche d'une chambre voisine. La machine demande un peu de marge sur le tableau et un emplacement choisi avec soin, pas à la va-vite par l'installateur.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Rien dans la fiche technique ne l'impose. Sur un plancher chauffant existant avec un volume d'eau suffisant, la question ne se pose même pas. Sur un réseau de radiateurs court ou un logement très bien isolé, un petit ballon de 50 à 100 litres aide à limiter les cycles courts.

Le vrai critère, c'est le volume d'eau du circuit, pas la marque de la PAC. Un installateur sérieux le mesure avant de trancher.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La fiche donne -10 °C comme température limite de fonctionnement et -7 °C comme température de bivalence. En dessous de -10 °C, la machine s'arrête et l'appoint électrique intégré prend le relais. Sur cette gamme, l'appoint est de 1,3 kW seulement, ce qui est peu pour une maison mal isolée.

En zone de montagne ou dans l'Est, il faut le savoir avant de signer. En plaine, ces températures sont rares et l'appoint suffit à passer la pointe.

Le R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela veut dire que les recharges et les pièces seront plus faciles à trouver dans dix ans.

C'est un point qui compte à la revente et à l'entretien. Sur une machine posée aujourd'hui, c'est un choix cohérent avec la trajectoire réglementaire.

Peut-elle rafraîchir l'été ?

Rien dans la fiche technique ne l'indique. La plage de températures mentionnée concerne le chauffage, pas le rafraîchissement. Ne comptez pas sur cette version pour climatiser la maison.

Si c'est un besoin, il faut regarder du côté d'une version réversible ou d'un système séparé. L'inverser après coup n'est pas possible.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)9 kW
SCOP a 35 °C4,94
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,7 kW
SCOP a 55 °C3,55
Efficacite saisonniere W55139 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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