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Atlantic · AHP60-14

Atlantic EFFIPAC AHP60-14 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic EFFIPAC AHP60-14
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,48
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
66 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic EFFIPAC AHP60-14 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 12 kW de puissance de dimensionnement, déclinée pour la rénovation comme pour le neuf. Sa particularité tient au SCOP : 4,48 sur plancher chauffant à 35 °C, mais encore 3,33 sur radiateurs à 55 °C. Peu de machines de cette puissance tiennent ce niveau en haute température, ce qui en fait une candidate sérieuse pour qui ne veut pas casser sa maison.

Elle monte à 60 °C de départ d'eau et fonctionne jusqu'à -20 °C extérieurs, avec une bivalence annoncée à -7 °C. Le fluide est du R32, donc pas de mauvaise surprise réglementaire à dix ans. En revanche, ses 66 dB(A) de puissance acoustique extérieure et ses 19 W de veille sont deux points à regarder de près avant de signer, surtout en lotissement dense. Cette page rassemble six situations réelles reconstituées à partir de ces données.

Bruit de l'unité extérieure66 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1988, 145 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, posée en 2022

Trois devis, deux écartés, et une leçon sur le RGE

J'ai fait venir trois entreprises. La première m'a proposé une machine d'une autre marque sans jamais parler de température de départ, la deuxième ne m'a jamais envoyé de devis malgré deux relances. La troisième, un artisan RGE installé dans la commune depuis quinze ans, est arrivé avec un relevé pièce par pièce et une estimation de déperdition.

Ce qui a fait la différence, c'est qu'il m'a expliqué pourquoi il partait sur une 12 kW et pas plus. Le calcul de charge était joint au devis, pas juste une case cochée. Il m'a aussi prévenu que si je gardais mes radiateurs acier, le SCOP réel serait autour de 3,3 et non 4,5. Personne ne me l'avait dit avant.

J'ai vérifié la mention RGE sur l'annuaire officiel avant de signer, ce que je conseille à tout le monde. Un des deux écartés avait un numéro expiré depuis huit mois.

Ce qui marche
  • Devis argumenté avec calcul de charge
  • Installateur RGE disponible localement
  • Transparence sur le SCOP réel en radiateurs
Ce qui coince
  • Deux devis sur trois inutilisables
  • Délai de trois mois entre premier contact et pose
Maison de 2005, 180 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2023

L'autre devis tenait la corde jusqu'au calcul de bivalence

J'avais deux propositions en parallèle, une EFFIPAC AHP60-14 et une autre marque que je ne citerai pas. Sur le papier, la concurrente était un peu moins chère à l'achat. Mon installateur m'a conseillé de comparer sur la bivalence et la température limite, pas sur le prix affiché.

Ce que j'ai retenu : ici on descend régulièrement sous -8 °C en janvier, et la bivalence à -7 °C annoncée sur l'Atlantic veut dire que l'appoint de 1,8 kW intégré commencera à travailler les soirs les plus froids. Ce n'est pas dramatique sur 180 m² bien isolés en plancher chauffant, mais il faut le savoir. L'autre machine n'était pas claire sur ce point dans sa fiche.

Je suis parti sur l'Atlantic, surtout parce que le SCOP de 4,48 en plancher chauffant est cohérent avec ce que je vois sur les relevés. Un an après, la consommation correspond à peu près à la prévision.

Ce qui marche
  • SCOP 4,48 confirmé sur plancher chauffant
  • Appoint intégré de 1,8 kW suffisant pour la région
  • R32, pas de question réglementaire à moyen terme
Ce qui coince
  • Bivalence à -7 °C à surveiller en altitude moyenne
  • Puissance acoustique extérieure de 66 dB(A) à anticiper en voisinage proche
Longère rénovée de 1975, 210 m², Morbihan, plancher chauffant neuf, posée en 2024

Le calcul de rentabilité refait avec le kWh à 0,25 €

J'ai posé la machine en 2024 en remplacement d'une chaudière fioul. À l'époque, mon tableau de rentabilité tournait avec un kWh électrique autour de 0,20 €. Aujourd'hui, entre l'abonnement et les taxes, je suis plus près de 0,25 €. J'ai refait le calcul.

Le SCOP de 4,48 sur plancher chauffant reste correct même à ce tarif, parce que le fioul n'a pas baissé non plus. Sur une saison, la facture tourne autour de 1 400 € là où le fioul me coûtait 2 800 €. Le gain se réduit, mais il tient.

Ce qui m'inquiète davantage, c'est le scénario long terme. Si le kWh électrique prend 40 % en dix ans, la rentabilité passe de six à douze ans. La machine aura quel âge ? Douze ans, justement. C'est le vrai sujet, pas le prix de la pose.

Ce qui marche
  • Économie annuelle encore nette face au fioul
  • SCOP 4,48 robuste au changement de tarif
  • R32 qui protège la valeur résiduelle
Ce qui coince
  • Rentabilité qui s'étire si le kWh monte
  • Aucune visibilité sur le tarif à dix ans
Fermette de 1930, 160 m², Cantal, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

Vieille pierre, fonte et zéro isolation, ce que la machine encaisse

Murs de pierre de 60 cm, simple vitrage à l'étage, pas d'isolation. J'ai gardé mes douze radiateurs fonte. On m'avait déconseillé de poser une PAC dans ces conditions, mais l'alternative était de refaire toute l'isolation ou de rester au fioul.

La machine tourne à 55 °C la plupart du temps en janvier. Le SCOP de 3,33 annoncé pour cette configuration est réaliste, je le vois sur la consommation : sur les mois les plus froids, ma facture est environ 25 % plus élevée que ce qu'aurait donné un plancher chauffant. Sur l'année, je reste gagnant par rapport au fioul.

Le vrai point noir, ce sont les cycles courts les matins où il fait -6 °C et que le soleil tape ensuite. La maison est tellement peu isolée que la température intérieure bouge vite et la machine suit. Ce n'est pas un défaut de la PAC, c'est la maison.

Ce qui marche
  • Fonctionne jusqu'à -20 °C extérieurs
  • Départ 60 °C compatible radiateurs fonte
  • Gain maintenu face au fioul
Ce qui coince
  • SCOP réel coincé autour de 3,3
  • Cycles courts quand la maison réagit vite
Chalet de 1990, 130 m², Hautes-Alpes, plancher chauffant, posée en 2020

Altitude 1 100 m, l'appoint et la limite basse

Ici, on passe sous -15 °C plusieurs nuits par hiver. J'ai fait le calcul avec l'installateur avant de poser : la bivalence annoncée à -7 °C signifie que l'appoint électrique intégré prend le relais assez tôt dans la saison. Il fait seulement 1,8 kW, ce qui est peu pour 130 m², mais suffisant en planc chauffant bien réglé.

J'ai vu la machine s'arrêter deux fois en cinq ans, quand on est descendus sous -20 °C. Ce n'est pas une panne, c'est la température limite. On a basculé sur un poêle à bois pendant six heures. C'est prévu, c'est géré.

Ce qui me convient, c'est le SCOP de 4,48 qui tient malgré les hivers durs, parce que la moyenne saisonnière n'est pas aussi basse qu'on l'imagine. Les pointes ne pèsent pas lourd sur l'année.

Ce qui marche
  • Limite de fonctionnement à -20 °C adaptée à l'altitude
  • SCOP saisonnier qui tient en montagne
  • R32 bien adapté au froid
Ce qui coince
  • Bivalence à -7 °C qui appelle l'appoint souvent
  • Appoint intégré modeste à 1,8 kW pour la surface
Maison de plain-pied de 1995, 95 m², Bas-Rhin, radiateurs acier, posée en 2022

La facture de janvier, sans filtre

Hiver continental, radiateurs acier, 95 m². Avant, chaudière gaz de 1998. Ma facture de janvier 2023 avec la PAC : 218 €. Avec le gaz l'année précédente, à usage équivalent : 340 €. Ce n'est pas spectaculaire mais c'est net.

Attention, ce chiffre inclut l'appoint électrique, qui s'est déclenché une dizaine de nuits. Et il ne faut pas oublier les 19 W de veille, qui ne pèsent rien à l'échelle du mois mais représentent environ 165 kWh par an si la machine reste alimentée en permanence.

Globalement, sur la saison, je dois être à 30 % d'économie par rapport au gaz. Le SCOP de 3,33 en haute température est cohérent avec ce que je constate. Je n'ai pas fait mieux, mais je ne m'attendais pas à mieux en radiateurs.

Ce qui marche
  • Économie réelle constatée face au gaz
  • SCOP 3,33 tenu en radiateurs acier
  • Appoint qui reste marginal
Ce qui coince
  • 19 W de veille sur l'année, à débrancher si possible
  • Facture toujours sensible aux vagues de froid
Le verdict

Pour quel logement ?

Ceux qui rénovent ou construisent avec un plancher chauffant et cherchent une machine de 12 kW avec un SCOP supérieur à 4,4, en gardant la possibilité de monter à 60 °C sur des émetteurs existants. C'est aussi une option crédible en zone froide, tant qu'on accepte l'appoint électrique à partir de -7 °C.

À éviter si

Le logement se situe en mitoyenneté très proche, avec 66 dB(A) de puissance acoustique extérieure à absorber. Et si la maison est mal isolée avec des radiateurs fonte, le SCOP réel tombera autour de 3,3 et la facture suivra la météo plus qu'on ne le souhaite.

Questions fréquentes

Peut-on garder ses radiateurs existants avec cette pompe ?

Oui, tant que le réseau peut monter à 55 °C ou plus. La machine sort jusqu'à 60 °C, ce qui couvre la plupart des radiateurs acier et fonte. Le SCOP tombe alors à 3,33 au lieu de 4,48, mais il reste au-dessus de la moyenne des PAC haute température.

Si les radiateurs sont sous-dimensionnés ou que la maison est mal isolée, le rendement se dégrade encore. C'est ce qu'on observe dans les logements anciens : la machine tient, la facture suit moins.

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -7 °C ?

À partir de cette température, l'appoint électrique de 1,8 kW prend le relais pour compléter la puissance. Ce n'est pas un mode dégradé, c'est le fonctionnement normal d'une bivalence. Sur une maison bien isolée, l'appoint intervient peu. Sur une maison ancienne avec radiateurs, il tournera plus souvent.

En dessous de -20 °C, la machine s'arrête. C'est rare en plaine, courant en altitude. Prévoir un mode de repli dans ce cas, poêle ou cheminée.

Le bruit extérieur est-il un vrai problème ?

À 66 dB(A) de puissance acoustique, c'est la valeur qui compte pour le voisinage, pas celle affichée en façade. Sous 55 dB(A) on est confortable même en mitoyenneté. Là on est au-dessus, donc l'implantation demande un peu de soin : éloigner du mur mitoyen, orienter vers un espace dégagé, poser sur plots antivibratiles.

En lotissement dense, prévoir l'emplacement avant de commander la machine, pas après.

Le R32 est-il un bon choix pour durer ?

Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement plus bas que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Pour une machine posée aujourd'hui et gardée quinze ans, c'est un avantage concret : la recharge et les pièces resteront disponibles.

Ce point pèse aussi à la revente, sur le DPE et sur la perception des acheteurs attentifs à la réglementation énergétique.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)12 kW
SCOP a 35 °C4,48
Efficacite saisonniere W35176 %
Puissance de dimensionnement (W55)12 kW
SCOP a 55 °C3,33
Efficacite saisonniere W55130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure66 dB(A)
Consommation en veille19 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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