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Atlantic FUJITSU AIRSTAGE MONOBLOC COMFORT 8 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic FUJITSU AIRSTAGE MONOBLOC COMFORT 8
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
5,21
plancher chauffant
SCOP W55
3,67
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic Fujitsu Airstage Monobloc Comfort 8 est un groupe extérieur monobloc de 9 kW annoncé pour la rénovation. La particularité de cette machine tient dans l'écart entre ses deux SCOP : 5,21 sur plancher chauffant à 35 °C, et 3,67 sur radiateurs à 55 °C. Autrement dit, tout ce qu'on gagne ou qu'on perd se joue sur la température d'eau et sur les émetteurs en place.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de lotissement de 1998, 118 m², périphérie toulousaine, plancher chauffant d'origine, posée en 2021

Le SCOP à 35 °C a fait la différence à la revente, pas la machine elle-même

Nous avons vendu au printemps dernier. Le diagnostiqueur a relevé la PAC et l'étiquette du groupe. Sur le papier, c'est le 205 % d'efficacité saisonnière en W35 qui a été retenu, puisque la maison chauffe en plancher. Je ne sais pas si ça a réellement pesé dans la négociation, mais le rapport était bon.

Ce qui a compté aussi, c'est de pouvoir montrer que la machine était entretenue et que le circuit n'avait pas été bricolé. J'avais gardé les interventions. Le repreneur a posé deux questions sur le bruit et sur l'âge de l'unité, rien de plus.

Ce qui marche
  • SCOP de 5,21 en W35, valorisé dans le DPE avec un plancher chauffant
  • R32, fluide qui ne pose pas de question réglementaire à la revente
Ce qui coince
  • Aucune trace du rendement réel dans les diagnostics, seule l'étiquette parle
  • La consommation en veille de 12 W n'est jamais relevée par un diagnostiqueur
Maison de bourg réhabilitée en 2005, 145 m², vallée du Rhône, radiateurs acier basse température, posée en 2023

L'application ne sert à rien si la loi d'eau est mal réglée

J'ai passé trois semaines à jouer avec le thermostat connecté avant de comprendre que le problème était ailleurs. Je montais la consigne, la machine suivait, et la facture suivait aussi. Le réglage de la pente se fait sur la régulation de l'unité, pas dans l'appli.

Maintenant je consulte surtout les courbes quand je rentre de déplacement. Voir que le retour d'eau est redescendu après une absence, ça rassure. Mais pour agir, il faut descendre au sous-sol.

Ce qui marche
  • Suivi à distance utile pour surveiller le comportement en relance
  • Historique des températures exploitable sur plusieurs semaines
Ce qui coince
  • La loi d'eau ne se règle pas depuis l'application
  • Peu de paramètres exposés, on reste sur du pilotage de confort
Longère rénovée, 210 m², centre Bretagne, mélange radiateurs fonte et acier, posée en 2022

Puissance souscrite revue à la hausse, et l'appoint n'y est pas pour rien

Nous étions en 9 kVA, nous sommes passés en 12. Ce n'est pas la PAC seule qui a poussé, c'est l'ensemble : l'appoint électrique intégré de 1,3 kW, le ballon, la cuisine, et le chauffage qui tourne en même temps par grand froid.

Le calcul est vite fait. Sur l'année, l'abonnement coûte un peu plus, mais on a arrêté de sauter le disjoncteur les soirs de janvier. J'aurais préféré le savoir avant, l'installateur n'avait pas abordé le sujet.

Ce qui marche
  • Appoint intégré de 1,3 kW seulement, ce qui limite le pic de puissance
  • Passage en 12 kVA réglé en une intervention
Ce qui coince
  • Aucun conseil donné au moment du devis sur l'abonnement
  • Cumul appoint plus ballon plus usage domestique mal anticipé
Pavillon de 1986, 96 m², nord Franche-Comté, radiateurs fonte conservés, posée en 2020

Le contrat d'entretien a doublé en quatre ans

Première année, 140 euros. Aujourd'hui, on me demande 265 euros pour la même prestation. Le frigoriste qui vient est sérieux, il vérifie l'échangeur, l'étanchéité du circuit et le condenseur, mais il ne reste pas une heure.

Je continue parce que sans contrat, personne ne veut se déplacer en pleine saison de chauffe. C'est un peu la rançon du monobloc : peu de monde intervient dessus, donc peu de concurrence sur les tarifs.

Ce qui marche
  • Circuit R32 simple, pas de manipulation lourde à chaque visite
  • Un seul intervenant suffit, pas de coordination frigo et plomberie
Ce qui coince
  • Tarif du contrat qui progresse nettement
  • Peu d'installateurs se déplacent sur un monobloc qu'ils n'ont pas posé
Maison contemporaine de 2015, 132 m², sud de Nantes, plancher chauffant, posée en 2021

Pas de ballon tampon, et je ne le regrette pas

L'installateur m'avait proposé un tampon de 100 litres. J'ai demandé à voir la note de calcul, il n'en avait pas. J'ai refusé, on a posé en direct sur le plancher, et la machine n'a jamais cyclé court, même à la mi-saison.

Le volume d'eau du plancher fait le boulot. Avec un SCOP de 5,21 en W35, je ne voulais pas ajouter un maillon qui consomme et qui prend de la place. Sur des radiateurs, j'aurais sans doute raisonné autrement.

Ce qui marche
  • Aucun volume tampon nécessaire avec un plancher chauffant bien dimensionné
  • SCOP de 5,21 en W35, cohérent avec un fonctionnement en direct
Ce qui coince
  • Le raisonnement tient au plancher, pas à la machine elle-même
  • Ajouter un tampon après coup oblige à reprendre l'hydraulique
Résidence secondaire familiale, 88 m², haut Var, radiateurs acier, posée en 2022

La relance du vendredi soir coûte plus que la semaine entière

On arrive le vendredi, la maison est à 11 °C en février. On passe en confort, et là la machine tire fort pendant plusieurs heures. La température limite de fonctionnement descend à -10 °C, donc dans le Var elle n'est jamais arrêtée, mais elle travaille longtemps pour remonter l'inertie.

J'ai fini par laisser une consigne réduite toute la semaine, autour de 14 °C. C'est plus économe que de repartir de zéro, même si on chauffe un peu pour personne. Le vrai gain serait d'avoir un plancher, on ne l'a pas.

Ce qui marche
  • Machine maintenue hors gel sans risque, elle fonctionne jusqu'à -10 °C
  • Consigne réduite efficace pour limiter la pointe de reprise
Ce qui coince
  • Relance sur radiateurs lente, plusieurs heures avant le confort
  • Le mode vacances ne remplace pas un bon calage de loi d'eau
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une rénovation avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 5,21 en W35 est réellement exploitable. La machine convient aussi en remplacement de chaudière sur radiateurs existants, à condition d'accepter le SCOP de 3,67 en W55 et de soigner la loi d'eau.

À éviter si

Le logement est très mal isolé et demande une eau à 55 °C en continu, auquel cas le rendement saisonnier chute nettement. À écarter aussi si personne n'est prêt à suivre le contrat d'entretien et à faire venir un frigoriste régulièrement.

Questions fréquentes

La machine tient-elle le grand froid ?

La température limite de fonctionnement est donnée à -10 °C. En dessous, le groupe s'arrête et il faut un autre moyen de chauffe. La température de bivalence en W35 est de -7 °C, c'est le point où l'appoint électrique de 1,3 kW commence à prêter main-forte.

En pratique, cela couvre la majorité du territoire, sauf les épisodes continentaux prolongés ou l'altitude.

Faut-il garder ses radiateurs en fonte ?

Oui, c'est possible. La température maximale de départ d'eau est de 60 °C, ce qui suffit pour alimenter des radiateurs haute température. Mais le SCOP tombe alors à 3,67 en W55, contre 5,21 en W35.

Le rendement saisonnier dépend donc directement de la température à laquelle on fait tourner le circuit, pas seulement de la machine.

Le niveau sonore pose-t-il problème en mitoyenneté ?

La puissance acoustique extérieure est de 56 dB(A). C'est dans une zone gérable, mais cela reste audible la nuit si l'unité est collée à une limite de propriété ou sous une fenêtre de chambre.

L'implantation et les plots antivibratiles comptent autant que la valeur elle-même, surtout sur une maison mitoyenne.

Le R32 change quoi pour la suite ?

Le R32 est un fluide à faible contribution au réchauffement, avec une pression de travail plus élevée que le R410A. Il reste autorisé et n'est pas concerné par la sortie de marché qui touche ce dernier.

Sur un horizon de dix ans, cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement en cas de recharge.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)9 kW
SCOP a 35 °C5,21
Efficacite saisonniere W35205 %
Puissance de dimensionnement (W55)8,7 kW
SCOP a 55 °C3,67
Efficacite saisonniere W55144 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille12 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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