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Atlantic FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 10 : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Atlantic FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 10
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 10 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 10,2 kW annoncée à 35 °C de régime d'eau. Elle vise les logements de 120 à 200 m² correctement isolés, avec un SCOP de 4,94 en plancher chauffant et 3,6 en radiateurs haute température. Son départ d'eau peut monter à 60 °C, ce qui la rend compatible avec des émetteurs existants, à condition de ne pas compter sur un rendement de plancher chauffant.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de village en pierre, 135 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2016

Six mois par an à l'arrêt, et une machine qui a tenu

La maison sert de résidence secondaire de novembre à mars, puis elle reste vide. J'ai gardé le chauffage en hors gel à 8 °C, et la machine a redémarré à chaque fois sans broncher. Cet hiver, à moins 4 °C, elle tournait encore, mais j'ai remarqué qu'à partir de moins 7 °C la résistance de 1,9 kW prenait le relais. Comme les murs sont en pierre, la température intérieure descend doucement, mais ça ne gèle jamais.

La limite de fonctionnement annoncée à moins 10 °C me rassure pour les hivers rigoureux. En veille prolongée, elle consomme un peu, mais rien de dramatique sur la facture annuelle. Le vrai point noir, c'est le relevé de compteur à distance quand je ne suis pas là. J'ai fini par installer un thermostat connecté pour surveiller la température en ligne.

Ce qui marche
  • Redémarrage fiable après une longue période d'arrêt
  • Mode hors gel efficace pour une résidence secondaire
Ce qui coince
  • Consommation de veille non négligeable sur une année entière
  • Appoint électrique qui se déclenche dès moins 7 °C
Pavillon de 1982, 160 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023

Le dossier MaPrimeRénov a pris sept mois, mais tout est passé

J'ai fait la demande en février, l'accord est tombé en septembre. Entre-temps, il a fallu fournir la fiche technique de la machine, l'attestation RGE et un devis détaillé. Comme le SCOP à 55 °C est de 3,6, le dossier a été classé dans la bonne catégorie sans discuter. Le plus long, ce n'était pas l'instruction, mais la validation des CEE par l'organisme. J'ai touché les deux aides avec un décalage de deux mois.

Ce que je referais différemment : déposer le dossier avant de signer le devis, et vérifier que l'installateur a bien l'agrément pour les deux dispositifs. J'ai perdu trois semaines parce que le premier artisan n'était pas habilité CEE. Au final, la subvention a couvert environ 40 % du coût total, hors travaux d'émetteurs.

Ce qui marche
  • Éligibilité confirmée aux deux dispositifs
  • SCOP à 55 °C suffisant pour valider le dossier radiateurs
Ce qui coince
  • Délais d'instruction très longs
  • Nécessité de vérifier les habilitations de l'installateur avant signature
Maison mitoyenne de 1998, 110 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2022

La pièce qu'il a fallu changer : le compresseur, deux ans après

Panne en janvier, plein hiver. Le compresseur a lâché sans signe avant-coureur. L'installateur est venu en deux jours, mais il a fallu attendre six semaines pour la pièce. Pendant ce temps, j'ai tourné avec des convecteurs d'appoint, et la facture d'électricité a doublé sur le mois. La garantie constructeur couvrait la pièce, mais pas la main-d'œuvre ni le déplacement, ce que je n'avais pas anticipé.

Le frigoriste m'a expliqué que les pièces détachées pour cette génération commençaient à devenir plus rares, mais qu'il n'y avait pas de rupture. Le R32 est encore bien distribué, donc pas de problème de recharge. Ce qui m'a marqué, c'est le délai : six semaines sans chauffage, ce n'est pas anodin. J'ai fini par souscrire un contrat d'entretien qui inclut une priorité d'intervention.

Ce qui marche
  • Prise en charge sous garantie de la pièce
  • Fluide R32 encore disponible
Ce qui coince
  • Délai de six semaines pour obtenir la pièce
  • Garantie limitée à la pièce, pas à la main-d'œuvre
  • Aucune solution de repli fournie par l'installateur
Longère de 1975 rénovée, 190 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2021

Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore : le calcul qui hésite

Ma chaudière gaz avait quinze ans et commençait à donner des signes de fatigue. J'ai hésité longtemps, parce qu'elle fonctionnait encore et que le devis pour la PAC était conséquent. Ce qui a tranché, c'est le SCOP à 55 °C de 3,6, qui reste correct pour des radiateurs fonte. La chaudière avait un rendement qui baissait chaque année, et je voulais sortir du gaz.

Le premier hiver, j'ai gardé la chaudière en secours, mais je ne l'ai jamais rallumée. La température de départ d'eau monte à 60 °C, donc les radiateurs chauffent normalement, même par temps froid. Le seul bémol, c'est le temps de montée en température le matin, un peu plus long qu'avec le gaz. Mais une fois lancée, elle tient la maison sans problème.

Ce qui marche
  • SCOP à 55 °C adapté aux radiateurs fonte existants
  • Départ d'eau à 60 °C qui chauffe correctement les émetteurs
Ce qui coince
  • Temps de montée en température plus long qu'avec une chaudière gaz
  • Investissement initial élevé
Maison de plain-pied de 2005, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2020

Le triphasé m'a coûté un adaptateur et une visite du consuel

Quand l'installateur a vu mon tableau, il a tout de suite tiqué. La maison est en triphasé, et la machine est monophasée. Il a fallu ajouter un transformateur et refaire une partie du tableau pour équilibrer les phases. Ce n'était pas prévu dans le devis initial, et ça a ajouté presque 800 euros. Le consuel est passé vérifier, et heureusement que l'installateur avait anticipé, sinon on y passait encore une semaine.

Côté fonctionnement, la machine tire environ 3 kW en pointe, ce qui passe sans problème sur une phase. Mais il a fallu surveiller la puissance souscrite pour ne pas dépasser. Le compteur Linky a enregistré quelques pics, mais rien de grave. Je conseille de faire vérifier l'installation électrique avant de signer, parce que ce genre de détail peut vite faire grimper la facture.

Ce qui marche
  • Fonctionnement stable une fois le raccordement adapté
  • Installateur qui avait anticipé la contrainte du consuel
Ce qui coince
  • Surcoût de 800 euros non prévu au devis
  • Nécessité de rééquilibrer les phases du tableau
Chalet de 1988, 95 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2019

À 1 200 mètres, elle tient jusqu'à moins 10 °C, pas en dessous

Le chalet est à 1 200 mètres d'altitude, et les hivers sont longs. La température limite de fonctionnement est de moins 10 °C, et je l'ai vérifié à mes dépens : en février, une nuit à moins 12 °C, la machine s'est arrêtée. Heureusement que j'avais gardé le poêle à bois. La bivalence à moins 7 °C en régime 35 °C signifie que l'appoint électrique prend le relais bien avant, et ça se sent sur la facture.

En journée, quand il fait moins 5 °C, elle tourne sans problème et chauffe correctement. Mais les nuits très froides, je bascule sur le bois. Le dégivrage fonctionne bien, même si je retrouve une flaque de glace au pied de l'unité tous les matins. Pour un usage en altitude, il faut vraiment prévoir un appoint, parce que la machine seule ne suffit pas.

Ce qui marche
  • Chauffe correcte jusqu'à moins 10 °C
  • Dégivrage efficace malgré l'humidité
Ce qui coince
  • Arrêt total en dessous de moins 10 °C
  • Appoint électrique qui prend le relais dès moins 7 °C
  • Flaque de glace au pied de l'unité extérieure
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette machine convient aux logements de 120 à 200 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, et à ceux qui veulent garder leurs radiateurs fonte sans tout casser. Elle est particulièrement adaptée aux résidences secondaires et aux maisons où l'on peut ajouter un appoint pour les grands froids.

À éviter si

À éviter en zone de montagne au-dessus de 1 000 mètres où les températures descendent régulièrement sous moins 10 °C, ou si vous ne pouvez pas accepter un délai de plusieurs semaines pour une pièce détachée. Elle n'est pas faite pour les logements très mal isolés où l'appoint électrique tournerait en permanence.

Questions fréquentes

Cette pompe à chaleur est-elle éligible aux aides MaPrimeRénov et CEE ?

Oui, elle est éligible aux deux dispositifs, à condition que l'installateur soit RGE et habilité CEE. Le SCOP à 55 °C de 3,6 permet de valider un dossier pour des radiateurs existants.

Prévoyez un délai de plusieurs mois entre le dépôt et le versement. Le dossier doit être déposé avant la signature du devis pour éviter les mauvaises surprises.

Quelle est la différence entre le régime 35 °C et le régime 55 °C ?

Le régime 35 °C correspond à un plancher chauffant ou des radiateurs basse température. Le SCOP y est de 4,94, ce qui est très bon. Le régime 55 °C correspond à des radiateurs haute température, avec un SCOP de 3,6, plus modeste mais correct pour de la rénovation.

Plus la température d'eau est basse, meilleur est le rendement. C'est pour cela qu'un plancher chauffant est idéal avec cette machine.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence est de moins 7 °C en régime 35 °C : en dessous, l'appoint électrique de 1,9 kW prend le relais. La machine s'arrête complètement à moins 10 °C.

En dessous de ces températures, il faut un système de secours, poêle à bois ou convecteurs. La machine ne peut pas chauffer seule un logement par grand froid.

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Ce n'est pas obligatoire, mais fortement recommandé si le volume d'eau du circuit est faible. Un ballon tampon évite les cycles courts et protège le compresseur. Il peut aussi améliorer le confort en lissant les variations de température.

Si vous avez un plancher chauffant, le volume d'eau est souvent suffisant. En revanche, avec des radiateurs, le ballon tampon est presque indispensable.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10,2 kW
SCOP a 35 °C4,94
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,9 kW
SCOP a 55 °C3,6
Efficacite saisonniere W55141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesFUJITSU Airstage Monobloc Comfort Duo 10, FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 10

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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