Atlantic FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 8 : l'avis complet
★★★◐★3,7/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,55
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic FUJITSU Airstage Monobloc Comfort WH 8 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 9 kW annoncée à 35 °C de régime d'eau. Son SCOP de 4,94 la place dans le haut du marché sur plancher chauffant, et son SCOP de 3,55 à 55 °C indique qu'elle peut encore tenir des radiateurs existants sans les remplacer. C'est une machine R32, avec 60 °C de départ d'eau maximum et un appoint électrique intégré de 1,3 kW seulement.
Elle vise les maisons de 100 à 180 m² correctement isolées, avec un plancher chauffant ou des radiateurs de taille correcte. Sa limite de fonctionnement à -10 °C et sa bivalence à -7 °C la réservent aux zones où les vagues de froid restent brèves. Au-delà, l'appoint prend le relais et la facture suit. Son point faible connu est ailleurs : un niveau sonore de 56 dB(A) en puissance acoustique, qui demande une implantation un peu réfléchie en mitoyenneté.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1986, 145 m², Haute-Savoie (74100), radiateurs acier basse température, posée en 2022
★★★★★
Le devis concurrent tenait la corde jusqu'au calcul du SCOP à 55 °C
J'avais deux devis sur la table pour remplacer ma chaudière gaz. Le concurrent était un peu moins cher et l'installateur plus proche de chez moi, mais je voulais comprendre ce que j'achetais. En recoupant les deux fiches, un point a tranché : cette Atlantic Fujitsu affiche un SCOP de 3,55 sur radiateurs haute température, ce qui veut dire qu'elle accepte mes émetteurs existants sans me vendre un plancher chauffant avec.
Sur le papier, c'est exactement mon cas de figure. Mes radiateurs acier ne sont pas de la fonte, mais je ne voulais pas casser toute la dalle pour passer en plancher. À 60 °C de départ d'eau maxi, elle couvre mon besoin en régime moyen. Je ne saurais pas dire si l'autre machine faisait mieux ou moins bien, elle n'était pas dans la même base de données au moment de ma comparaison.
Ce qui marche
+SCOP de 3,55 à 55 °C, exploitable avec des radiateurs existants
+Température de départ d'eau jusqu'à 60 °C
+Aucun travaux de plancher chauffant nécessaire
Ce qui coince
−Décision prise sur un seul indicateur, sans données de COP à température
−Installateur plus éloigné que pour l'autre devis
⌂Maison de ville mitoyenne des deux côtés, 110 m², région nantaise (44000), plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le contrat d'entretien m'a coûté plus cher que prévu la première année
Personne ne m'avait prévenu que l'entretien annuel d'une PAC air/eau était une obligation légale pour le fluide frigorigène, pas juste un service commercial. Premier contrat signé à 180 euros, ce qui reste dans la fourchette que j'ai vue ensuite. Le technicien passe une heure, vérifie l'étanchéité du circuit R32, contrôle les pressions et repart.
Ce que je n'avais pas anticipé, c'est le nettoyage de l'échangeur extérieur. En ville, entre les feuilles et la poussière, il se colmate vite. Je le fais moi-même au jet deux fois par an, sinon le rendement chute. Avec un SCOP de 4,94 annoncé sur plancher chauffant, je n'ai pas envie de perdre bêtement des points à cause d'un échangeur sale.
Ce qui marche
+Entretien annuel bien cadré, fluide R32 sans pression réglementaire lourde
+Rendement maintenu à condition de nettoyer l'échangeur
Ce qui coince
−Contrat à 180 euros par an qui s'ajoute au budget
−Nettoyage échangeur à faire soi-même, pas prévu dans le contrat
⌂Maison de 1994, 130 m², Centre-Val de Loire (45000), radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
La garantie constructeur tient, mais il faut lire les exclusions
Ma machine est tombée en panne de carte électronique au bout de deux ans et demi. Prise en garantie constructeur sans discussion, pièce changée en dix jours. Ce qui m'a surpris, c'est que l'installateur m'a demandé une preuve d'entretien annuel avant d'ouvrir le dossier. Je l'avais, heureusement, parce que les conditions d'application de la garantie l'exigent.
J'avais pris une extension à cinq ans au moment de la pose. Elle m'a coûté 380 euros de mémoire. Avec le recul, je referais, parce que cette panne-là aurait coûté plus cher que l'extension. Mais je connais quelqu'un qui a acheté la même machine sans entretien suivi et qui a dû se battre pour faire passer la réparation.
Ce qui marche
+Prise en charge constructeur effective sur carte électronique
+Délai de dix jours sur une pièce pourtant peu courante
Ce qui coince
−Extension payante indispensable pour dormir tranquille
−Obligation d'entretien annuel à prouver pour activer la garantie
⌂Maison ancienne de 1965, 160 m², Alsace (67000), radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
Une semaine de février où l'appoint ne s'est pas arrêté
Je savais en signant que cette machine s'arrêtait à -10 °C et basculait sur appoint à partir de -7 °C. Ce que je n'avais pas mesuré, c'est ce que ça donne sur une vraie vague de froid alsacienne. Février 2021, dix jours entre -9 et -14 °C. L'appoint de 1,3 kW a fonctionné en continu, et ma facture du mois a doublé par rapport à janvier.
La machine n'est pas en cause : elle fonctionne comme prévu, mais elle n'est simplement pas faite pour mon climat. Avec des radiateurs fonte en régime moyen, le SCOP de 3,55 sur l'année tombe à quelque chose de moins reluisant sur les seuls mois d'hiver. Si c'était à refaire, j'aurais pris une machine avec une limite de fonctionnement plus basse, même à rendement annuel moins bon.
Ce qui marche
+Fonctionnement conforme aux spécifications annoncées
+Appoint intégré qui assure la continuité de service
Ce qui coince
−Limite de fonctionnement à -10 °C trop haute pour l'Alsace
−Bivalence à -7 °C qui fait tourner l'appoint une bonne partie de l'hiver
−Facture de février quasi doublée
⌂Pavillon de 2003, 125 m², Occitanie (34000), plancher chauffant, posée en 2019
★★★★★
Le calcul de rentabilité à refaire avec le prix actuel du kWh
Quand j'ai signé en 2019, le kWh électrique était autour de 15 centimes et le gaz pas cher. Aujourd'hui, entre la hausse de l'électricité et la fin des boucliers, mon calcul initial est faux. Pas catastrophique, mais faux. Avec un SCOP de 4,94 en plancher chauffant, je reste mieux loti qu'un radiateur électrique classique, c'est certain.
Mais je ne suis plus aussi serein qu'à la signature. Je surveille ma consommation mensuelle et je vois bien que les hivers doux me donnent raison et que les hivers froids me ramènent à la réalité. Ce qui m'aide, c'est la loi d'eau réglée finement par l'installateur, parce que sans ça j'aurais une machine très performante sur le papier et moyennement efficace chez moi.
Ce qui marche
+SCOP de 4,94 qui protège la rentabilité en plancher chauffant
+Consommation en veille de 13 W, marginale sur l'année
Ce qui coince
−Rentabilité recalculée moins favorable qu'à la signature
−Dépendance à un bon réglage de loi d'eau pour tenir le rendement
⌂Longère de 1980, 170 m², Bretagne (29000), radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
Radiateurs fonte gardés, et je ne le regrette pas
J'étais parti pour tout changer, plancher chauffant au rez-de-chaussée, radiateurs neufs à l'étage. Mon installateur m'a calmé : avec le SCOP de 3,55 à 55 °C de cette machine, mes radiateurs fonte en fonte étaient largement exploitables. On a juste ajouté un thermostat par zone et réglé la loi d'eau un peu plus haut qu'en plancher chauffant.
Résultat, deux hivers plus tard, je chauffe 170 m² sans avoir touché au réseau de radiateurs. La machine monte à 60 °C de départ d'eau quand il fait vraiment froid, ce qui arrive peu en Bretagne. J'ai économisé les travaux et je garde l'inertie de la fonte, qui restitue doucement. Franchement, c'était le bon choix pour ce climat.
Ce qui marche
+SCOP de 3,55 à 55 °C qui valide la conservation des radiateurs
+Départ d'eau à 60 °C suffisant pour les pointes bretonnes
+Économie sur les travaux de plancher chauffant
Ce qui coince
−Réglage de loi d'eau plus haut qu'en plancher, à surveiller
−Thermostats de zone ajoutés en supplément
Le verdict
Pour quel logement ?
Les maisons de 100 à 170 m² correctement isolées, en climat océanique ou continental tempéré, avec plancher chauffant ou radiateurs existants exploitables à 55 °C. C'est une machine qui rend son meilleur quand les hivers restent doux et que la loi d'eau est bien réglée.
À éviter si
Vous habitez une zone où les -10 °C sont atteints chaque hiver, ou vous chauffez une passoire thermique au-delà de 180 m². La bivalence à -7 °C et la limite de fonctionnement à -10 °C font alors basculer l'appoint électrique trop souvent, et le rendement annoncé ne tient plus sur la saison de chauffe.
Questions fréquentes
Cette machine peut-elle chauffer une maison avec des radiateurs en fonte ?
Oui, à condition que les radiateurs soient correctement dimensionnés. Le SCOP de 3,55 à 55 °C indique qu'elle tient un régime d'eau élevé avec un rendement saisonnier encore honnête, et elle monte jusqu'à 60 °C de départ d'eau. C'est le cas typique d'une rénovation où l'on conserve les émetteurs existants.
Que se passe-t-il quand il fait très froid dehors ?
La bivalence est annoncée à -7 °C : en dessous, l'appoint électrique intégré de 1,3 kW prend le relais pour maintenir la température intérieure. La machine s'arrête complètement à -10 °C. Sur une vague de froid prolongée, cela signifie que la consommation grimpe sensiblement et que le rendement saisonnier n'est plus représentatif.
Le niveau sonore de 56 dB(A) est-il un problème en lotissement ?
C'est un niveau modéré pour une machine de cette puissance. En mitoyenneté serrée, il faut soigner l'implantation : éviter le mur mitoyen, poser des plots antivibratiles et orienter la sortie d'air vers un espace dégagé. La réglementation sur les bruits de voisinage impose de ne pas dépasser certains seuils en limite de propriété, ce qui se vérifie au cas par cas.
Faut-il prévoir un entretien annuel obligatoire ?
Oui, l'entretien annuel est obligatoire pour toute pompe à chaleur contenant un fluide frigorigène. Il porte sur l'étanchéité du circuit, les pressions et le bon fonctionnement général. Comptez généralement entre 150 et 250 euros par an selon les prestataires, et gardez les factures : elles sont demandées en cas de recours à la garantie constructeur.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.