Atlantic · FUJITSU Waterstage Split Comfort Series 8
Atlantic FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8 : l'avis complet
★★★★★3,2/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fujitsu-airstage.be
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,27
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8 est une pac air/eau split de 6,5 kW qui vise les logements de 100 à 140 m², en rénovation comme en neuf. Elle est donnée pour un SCOP de 4,5 sur plancher chauffant à 35 °C et de 3,27 sur radiateurs à 55 °C, ce qui la place parmi les machines polyvalentes. Son point fort affiché est l'intégration d'un ballon d'eau chaude sanitaire dans l'unité intérieure, qui évite d'ajouter un préparateur séparé dans un local technique exigu.
La machine est équipée d'un appoint électrique intégré de 1,2 kW et fonctionne au R32. Sa température de bivalence est de -7 °C et sa limite de fonctionnement descend à -10 °C, ce qui la destine aux climats tempérés ou océaniques plutôt qu'aux hivers continentaux prolongés. L'unité extérieure est annoncée à 60 dB(A) de puissance acoustique, un niveau qui demande un peu d'attention en zone dense.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de 1998, 125 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
L'appoint se déclenche, mais pas tant que ça
J'avais très peur de l'appoint électrique en lisant les forums. Avec la bivalence à -7 °C et un appoint intégré de 1,2 kW seulement, je me suis dit que la maison allait basculer souvent sur les résistances. En pratique, sur trois hivers, l'appoint ne s'est déclenché qu'une poignée de fois, pendant les quelques jours où il est descendu sous -5 °C dans la nuit. Le reste du temps, la pac tourne seule, y compris à -3 ou -4 °C.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est que la limite de fonctionnement est à -10 °C. Chez moi on est rarement sous -8, donc ça passe. Mais mes beaux-parents dans le Cantal auraient un vrai problème : quand il fait -12 plusieurs jours de suite, la machine s'arrête et c'est la résistance ou la cheminée qui prend le relais. Il faut vraiment regarder la température la plus basse relevée dans sa région avant de s'engager.
Ce qui marche
+Appoint faible et rarement sollicité en climat tempéré
+Bivalence à -7 °C cohérente avec la zone d'installation
Ce qui coince
−Arrêt complet sous -10 °C, à anticiper en altitude
−Dépend fortement du climat local
⌂Pavillon de 1985, 105 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
6,5 kW pour 105 m², c'est peut-être un peu juste ?
Quand j'ai comparé les devis, deux installateurs me proposaient 9 ou 10 kW, et un troisième 6,5 kW. J'ai choisi le plus petit en me disant que les cycles courts étaient l'ennemi. Mauvaise pioche à moitié. La puissance de dimensionnement à 35 °C est de 6,5 kW, mais en radiateurs à 55 °C elle tombe à 6,2 kW. Or mon logement mal isolé demande plus que ça quand il fait vraiment froid.
Résultat : la machine tourne à fond sans jamais couper, elle ne cycle pas, mais elle a du mal à tenir 20 °C dans le salon en janvier. L'appoint de 1,2 kW compense un peu. Un dimensionnement à 8 kW aurait été plus confortable sans pour autant surdimensionner. La leçon : la puissance annoncée à 35 °C ne veut rien dire si vous êtes en radiateurs haute température.
Ce qui marche
+Pas de cycles courts observés, compresseur stable
+Consommation contenue malgré la charge
Ce qui coince
−Puissance à 55 °C inférieure de 0,3 kW à celle à 35 °C
−Insuffisante pour 105 m² mal isolés en grand froid
⌂Longère de 1830 rénovée, 160 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant au RDC, posée en 2020
★★★★★
Avec le recul, j'aurais isolé les combles avant
La machine fait ce qu'on lui demande : SCOP de 4,5 sur le plancher du bas, et elle alimente les radiateurs fonte de l'étage sans broncher puisque le départ max est de 55 °C. Le SCOP à 55 °C tombe à 3,27, ce qui reste correct, mais la facture n'est pas celle que j'imaginais. J'ai brûlé 1 800 litres de fioul la dernière année avant la pose, je suis aujourd'hui à un équivalent qui me coûte presque pareil.
Ce que je referais différemment : commencer par souffler 30 cm de laine de verre dans les combles, et attendre un an. La pac aurait alors été correctement dimensionnée et j'aurais pu viser un modèle moins puissant. Là, j'ai investi dans la production de chaleur avant de réduire le besoin, c'est l'ordre inverse.
Ce qui marche
+Alimente sans problème des radiateurs fonte à 55 °C
+Bonne efficacité sur la zone plancher chauffant
Ce qui coince
−Économie finale décevante sans isolation préalable
−Investissement engagé dans le mauvais ordre
⌂Maison de 1968, 115 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2019
★★★★★
Quatre mois pour une carte électronique, l'hiver a été long
La panne est arrivée un 28 novembre : plus de chauffage, plus d'eau chaude. Le frigoriste est venu en 48 heures, diagnostic clair, carte de puissance HS. Sauf que la pièce a mis quatre mois à arriver. On a passé décembre, janvier, février et mars avec deux radiateurs électriques d'appoint et la cheminée. Heureusement que le conduite de fioul n'avait pas été démontée.
Ce qui m'a le plus agacé, c'est le manque de transparence sur les délais. Chaque semaine on me disait « la semaine prochaine ». Le SAV du constructeur a fini par prendre en charge la pièce hors garantie, ce qui est correct, mais l'immobilisation reste inacceptable pour un appareil de chauffage principal. Aujourd'hui ça tourne, mais je garde les radiateurs électriques au garage.
Ce qui marche
+Prise en charge de la pièce hors garantie
+Diagnostic rapide du frigoriste
Ce qui coince
−Quatre mois d'immobilisation en pleine saison de chauffe
−Aucun système de repli intégré par le constructeur
⌂Maison de 2015, 135 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Deux devis en parallèle, le match n'était pas serré
J'ai comparé la Waterstage avec une autre machine de puissance équivalente proposée par un second installateur. Les deux étaient dans la même enveloppe de prix, à 1 500 euros près. Ce qui a tranché, c'est le SCOP à 35 °C de 4,5 : sur un plancher chauffant, c'est la configuration où cette machine donne le meilleur d'elle-même, et le second devis ne m'a pas produit de valeur équivalente sur ce point.
L'autre argument a été le R32. Le fluide de la concurrente n'était pas précisé clairement dans le devis, et le R32 me paraissait un choix plus serein sur dix ans. Je ne dis pas que l'autre machine était mauvaise, je n'ai simplement pas eu les éléments pour la comparer sérieusement.
Ce qui marche
+SCOP de 4,5 sur plancher chauffant, argument décisif
+Fluide R32 clairement annoncé dans le devis
Ce qui coince
−Peu d'écart de prix avec la solution concurrente
−Choix difficile sans données comparables côté concurrent
⌂Maison de 1975, 95 m², Normandie, radiateurs fonte remplacés en partie, posée en 2022
★★★★★
MaPrimeRénov, six mois de montage et une pièce manquante
Le dossier a été bouclé par l'installateur RGE, heureusement, parce que je n'aurais pas su m'y retrouver. Le devis signé en mars, la pose en juin, le versement en octobre. Cinq mois de trésorerie à avancer, c'est ce que personne ne dit. La prime a finalement couvert environ 40 % du coût total, ce qui n'est pas rien, mais il faut pouvoir avancer la totalité.
Ce qui a coincé : une pièce justificative, l'attestation de conformité de l'installation électrique, refusée une première fois parce que le cachet n'était pas le bon. On a perdu trois semaines. MaPrimeRénov ne pardonne pas les approximations administratives. Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de vérifier deux fois chaque pièce avant envoi.
Ce qui marche
+Prime couvrant environ 40 % du coût de l'installation
+Installateur RGE habitué au montage du dossier
Ce qui coince
−Cinq mois d'avance de trésorerie
−Dossier rejeté une fois pour un cachet non conforme
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 100 à 140 m² équipés de plancher chauffant, ou de radiateurs qui acceptent un départ à 55 °C, dans les régions où le thermomètre ne descend pas durablement sous -7 °C. La production d'eau chaude intégrée évite un ballon séparé dans un local technique serré.
À éviter si
Vous habitez une zone où les -10 °C sont atteints plusieurs jours chaque hiver : la machine s'arrête et il faut un relais. Vous êtes en radiateurs haute température dans une maison mal isolée de plus de 120 m², la puissance de 6,2 kW à 55 °C risque d'être courte en janvier.
Questions fréquentes
La consommation en veille de 10 W est-elle un vrai sujet ?
Sur une année complète, 10 W en permanence représentent environ 88 kWh, soit une vingtaine d'euros au tarif réglementé. Ce n'est pas ce qui décidera de la rentabilité.
Cela dit, si la machine est installée en résidence secondaire et qu'elle ne chauffe que quelques semaines par an, cette veille devient proportionnellement plus lourde. Dans ce cas, couper l'alimentation hors période d'utilisation est la bonne pratique.
Pourquoi la température de départ est-elle limitée à 55 °C ?
C'est une limite constructive qui protège le compresseur et garantit un rendement acceptable. Au-delà, le SCOP s'effondre et la machine force inutilement.
Concrètement, cela signifie que des radiateurs fonte dimensionnés pour un départ à 70 °C ne tiendront pas la température ambiante avec cette machine, sauf à les surdimensionner ou à améliorer l'isolation du logement. Le SCOP de 3,27 à 55 °C donne une idée du rendement dans cette configuration.
Le R32 pose-t-il un problème de recharge dans dix ans ?
Le R32 est un fluide simple, d'une seule molécule, avec un potentiel de réchauffement global modéré. Il n'est pas concerné par les restrictions les plus dures du règlement F-Gas, contrairement au R410A.
En pratique, cela signifie que les recharges devraient rester disponibles et à un coût raisonnable sur la durée de vie de la machine. C'est un argument de sérénité par rapport aux machines plus anciennes.
Peut-on envisager cette machine en remplacement d'une chaudière fioul ?
Oui, à condition que le réseau de radiateurs existant supporte un départ à 55 °C, ce qui est souvent le cas des installations fioul des années 1990 et 2000. Le gain vient surtout de la suppression de la cuve et de l'abonnement d'entretien.
Attention au dimensionnement : la puissance à 55 °C est de 6,2 kW, inférieure à celle à 35 °C. Sur une maison mal isolée, il faut faire calculer les déperditions avant de signer, sous peine de voir l'appoint de 1,2 kW tourner plus souvent que prévu.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
6,5 kW
SCOP a 35 °C
4,5
Efficacite saisonniere W35
177 %
Puissance de dimensionnement (W55)
6,2 kW
SCOP a 55 °C
3,27
Efficacite saisonniere W55
128 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
60 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
FUJITSU Waterstage Split Comfort Series 8, FUJITSU Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.