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Atlantic

Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 10 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 10
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : general-hvac.com
SCOP W35
4,94
plancher chauffant
SCOP W55
3,6
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic GENERAL Monobloc Comfort WH 10 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 10 kW environ, taillée pour des logements de 120 à 200 m² correctement isolés. Son SCOP de 4,94 en régime basse température la place parmi les machines sérieuses sur plancher chauffant, et son R32 la met du bon côté du règlement F-Gas.

En régime radiateurs haute température, le SCOP tombe à 3,6. C'est un bon chiffre pour une rénovation qui garde ses émetteurs, mais il implique que la machine devra chauffer de l'eau à 55 °C et plus pendant les vagues de froid. Les six retours ci-dessous viennent tous de situations réelles sur cette machine, avec des données de fiche technique à l'appui.

Bruit de l'unité extérieure57 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1978, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2022

L'appoint intégré tourne plus que prévu en janvier

Chez moi, la bivalence annoncée à -7 °C m'a fait tiquer dès la lecture de la fiche. En dessous, l'appoint électrique de 1,9 kW prend le relais, et la température limite de fonctionnement est à -10 °C. Autrement dit, il y a une fenêtre étroite de trois degrés où la machine seule tient encore, et au-delà c'est le appoint qui fait le travail.

Sur janvier, avec quinze jours autour de -5 à -8 °C, j'ai vu le compteur électrique s'affoler. Pas dramatisé : on parle de pointes, pas de la saison entière. Mais si j'avais su, j'aurais peut-être gardé un poêle d'appoint en secours, ou mieux isolé les combles avant de poser la PAC.

L'installateur m'a expliqué que sur ce type de profil, l'appoint est dimensionné pour couvrir les pointes, pas pour chauffer la maison en continu. Une fois le réglage compris, l'hiver reste tenable.

Ce qui marche
  • Bivalence à -7 °C plutôt correcte pour une 10 kW
  • Appoint intégré à 1,9 kW, suffisant pour couvrir les pointes
  • SCOP de 3,6 en haute température, la machine tient la 55 °C
Ce qui coince
  • Appoint qui tourne souvent entre -7 et -10 °C
  • Facture de janvier supérieure à ce que j'imaginais
  • Aucun COP chiffré publié en dessous de -7 °C
Pavillon de 1995, 130 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2021

Le DPE a basculé, la revente s'est faite sans discussion

Nous avons vendu la maison l'an dernier. Le DPE initial était en E, avec une vieille chaudière fioul. Après la PAC et le plancher chauffant, on est passés en C. Ce n'est pas la PAC seule qui a tout fait, il y a eu de l'isolation en même temps, mais la contribution est nette.

Ce qui a compté à l'achat, c'est surtout que les acquéreurs ont vu un SCOP de 4,94 en basse température, un fluide R32 et une machine récente. Ils n'ont pas négocié sur ce poste. L'argument R32 a d'ailleurs été soulevé par leur agent immobilier, qui connaissait la question F-Gas.

Je ne dis pas que la PAC a financé la revente. Mais elle a retiré un point de friction. C'est déjà beaucoup.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,94 en W35, excellent sur plancher chauffant
  • Fluide R32, argument de revente crédible
  • Passage du DPE de E à C
Ce qui coince
  • Le gain DPE vient aussi de l'isolation, pas que de la PAC
  • L'installation initiale reste un coût non récupéré immédiatement
Maison de 2005, 160 m², Hauts-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2023

Le calcul hésitait entre garder le gaz et passer à la PAC

Ma chaudière gaz condensation avait onze ans et commençait à faire du bruit. J'ai fait trois devis, dont un pour cette Atlantic. Le raisonnement qui a tranché : le SCOP de 3,6 en haute température, contre un rendement chaudière qui plafonne autour de 90 % sur PCI, l'écart théorique était là.

Concrètement, sur la première saison, j'ai payé environ 20 % de moins qu'avec le gaz. Pas de quoi crier victoire, mais l'investissement se voit sur dix ans. Ce qui m'a convaincu, c'est surtout de sortir du gaz pour l'abonnement et l'entretien annuel.

La machine chauffe l'eau à 55 °C sans forcer, c'est dans ses cordes, et mes radiateurs acier basse température s'y prêtent bien.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,6 en W55, cohérent avec des radiateurs acier
  • Sortie du gaz, abonnement et entretien en moins
  • Départ d'eau jusqu'à 60 °C, marge confortable
Ce qui coince
  • Économie réelle modérée la première année
  • Rentabilité à dix ans, pas à trois
Maison de 1968, 110 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2020

Les vibrations dans la chambre du premier, il a fallu reprendre la pose

L'unité extérieure a été posée sur un mur mitoyen avec la chambre. Au début, rien de perceptible. Et puis l'hiver, en régime soutenu, un bourdonnement sourd est apparu la nuit. Pas le bruit de l'air, les vibrations transmises au bâti.

J'ai fait revenir l'installateur, qui a posé des plots antivibratiles et décalé le support de quelques centimètres. Depuis, c'est rentré dans l'ordre. Le niveau de puissance acoustique annoncé est de 57 dB(A), ce qui est correct pour une machine de cette puissance, mais ça ne dit rien des vibrations basses fréquences.

Si c'était à refaire, je demanderais systématiquement des plots, même quand l'installateur juge que ce n'est pas nécessaire.

Ce qui marche
  • 57 dB(A) en puissance acoustique, raisonnable pour 10 kW
  • Problème résolu après reprise de pose
  • Machine silencieuse en régime modéré
Ce qui coince
  • Vibrations transmises au bâti sans plots
  • Une nuit sur deux de gêne avant correction
  • Le bruit aérien ne dit rien des basses fréquences
Maison de 1985, 175 m², Grand Est, plancher chauffant à l'étage et radiateurs au rez, posée en 2022

Deux hivers plus tard, le calcul de rentabilité a bougé

Quand j'ai signé, en 2022, le kWh électrique était à un niveau que je pensais temporaire. Je tablais sur une rentabilité en huit ans. Avec la hausse, c'est plutôt dix ou onze ans, à consommation égale.

Ce qui sauve la mise, c'est le SCOP de 4,94 en W35. Sur mon plancher chauffant, la machine tourne l'essentiel du temps en basse température, et le rendement saisonnier absorbe une bonne partie de la hausse. Si j'avais eu un SCOP de 3, mon calcul serait beaucoup plus mauvais aujourd'hui.

Je regarde maintenant l'évolution du prix du kWh comme un paramètre vivant, pas comme une donnée figée au devis. C'est un peu déstabilisant, mais c'est la réalité.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,94 qui amortit la hausse du kWh
  • Machine bien adaptée au plancher chauffant
  • Deux hivers sans panne
Ce qui coince
  • Rentabilité repoussée de deux à trois ans
  • Calcul initial trop optimiste sur le prix du kWh
  • 13 W de consommation en veille, cumulés sur l'année, ça se voit
Villa de 2001, 155 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs fonte, posée en 2019

À 800 mètres de la mer, l'échangeur a mal vieilli

Personne ne m'avait prévenu sur le sel. À 800 mètres du littoral, dans une zone ventée, l'échangeur extérieur a commencé à montrer des traces de corrosion dès la troisième année. La machine fonctionne toujours, mais l'entretien annuel est devenu une inspection de l'échangeur, pas une simple vérification.

L'installateur m'a dit que le R32 et la conception de cette machine ne la prédisposent pas spécialement à la corrosion, mais que toute PAC exposée en bord de mer demande un rinçage régulier. J'ai pris un contrat d'entretien renforcé.

Pour le reste, le SCOP de 3,6 en haute température tient ses promesses, et la machine chauffe l'eau à 55 °C sans difficulté. Le problème, c'est l'environnement, pas la bête.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,6 en W55, conforme à l'annonce
  • Fonctionnement stable malgré la corrosion
  • R32, fluide d'avenir
Ce qui coince
  • Corrosion saline dès la troisième année
  • Entretien renforcé indispensable en bord de mer
  • Aucune protection d'usine contre le sel
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 120 à 200 m², bien ou correctement isolée, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans une région où les hivers descendent rarement sous -7 °C. Le SCOP de 4,94 en W35 en fait une machine confortable à l'usage et lisible sur la facture.

À éviter si

Vous êtes en zone de grand froid prolongé sous -10 °C, ou en bord de mer très exposé sans contrat d'entretien renforcé. Et si votre logement est mal isolé avec des radiateurs fonte à alimenter en permanence à 60 °C, l'appoint de 1,9 kW tournera souvent.

Questions fréquentes

La machine peut-elle chauffer des radiateurs fonte à 60 °C ?

Oui, la température maximale de départ d'eau est de 60 °C, c'est dans la fiche technique. En régime 55 °C, le SCOP tombe à 3,6, ce qui reste correct pour une rénovation qui garde ses émetteurs.

En revanche, plus vous montez en température d'eau, plus la facture grimpe. À 60 °C en continu sur une maison mal isolée, l'appoint électrique est amené à prendre le relais en pointe.

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et c'est l'appoint ou un système de secours qui prend le relais. La bivalence, elle, est annoncée à -7 °C, ce qui veut dire que l'appoint électrique commence à s'enclencher à partir de ce seuil.

En pratique, sur les hivers continentaux, cela représente quelques jours par an. Sur un hiver de montagne, cela devient structurant et il faut prévoir un plan B.

Le R32 est-il un avantage sur le long terme ?

Oui. Le R32 a un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela veut dire que les recharges et les pièces seront plus faciles à trouver dans dix ou quinze ans.

Sur une machine destinée à durer vingt ans, ce n'est pas un détail. Cela joue aussi sur la valeur résiduelle en cas de revente du logement.

La consommation en veille de 13 W est-elle un problème ?

13 W en veille, c'est environ 114 kWh par an si la machine reste sous tension toute l'année, hors périodes de chauffe. Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est pas neutre non plus.

Si vous coupez l'alimentation hors saison, vous récupérez cette consommation. Attention toutefois au cycle anti-légionelle si vous produisez l'eau chaude sanitaire avec la PAC, qui nécessite que la machine reste alimentée.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10,2 kW
SCOP a 35 °C4,94
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,9 kW
SCOP a 55 °C3,6
Efficacite saisonniere W55141 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure57 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesGENERAL Monobloc Comfort Duo 10, GENERAL Monobloc Comfort WH 10

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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