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Atlantic · GENERAL Waterstage Split Comfort Series 8

Atlantic GENERAL Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8 : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Atlantic GENERAL Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : amifrigo.com
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,27
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La GENERAL Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8 est une pompe à chaleur air/eau split de 6,5 kW en régime plancher chauffant, avec ballon d'eau chaude intégré. Elle affiche un SCOP de 4,5 à 35 °C, un SCOP de 3,27 à 55 °C, et fonctionne au R32. Sa température maximale de départ d'eau est de 55 °C, ce qui la destine aux émetteurs basse température ou aux radiateurs existants pour peu qu'on accepte un régime un peu élevé par grand froid.

Bruit de l'unité extérieure60 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de village en pierre de 1985, 110 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2022

Hors gel en résidence secondaire, le vrai critère c'est la limite à -10 °C

La maison sert surtout l'été et quelques week-ends d'hiver. J'ai fait installer la machine en 2022 après une fuite de la chaudière fioul, et le critère numéro un ce n'était pas le SCOP, c'était de pouvoir laisser le logement sans surveillance sans retrouver les tuyaux éclatés.

Avec une température limite de fonctionnement annoncée à -10 °C, la machine s'arrête d'elle-même en dessous. Chez moi, dans l'Aude, on descend rarement sous -6 °C, donc elle tient la saison. Mais je laisse le mode hors gel actif, et le ballon intégré reste à température minimale. La consommation en veille de 10 W, sur huit mois d'inoccupation, ça finit par se voir sur la facture, mais c'est dérisoire à côté de ce que coûterait un dégât des eaux.

Le seul point à savoir : quand je reviens en décembre, la maison est à 12 °C et il faut une bonne demi-journée pour remonter à 19. Le ballon d'eau chaude intégré est à ce moment-là très pratique, je n'ai pas un deuxième appareil à relancer.

Ce qui marche
  • Température limite de -10 °C suffisante pour l'hiver méditerranéen
  • Ballon intégré qui évite de gérer deux équipements
  • Mode hors gel rassurant pour une résidence secondaire
Ce qui coince
  • 10 W de veille sur une longue inoccupation
  • Remise en température lente au retour
Maison de lotissement de 2013, 95 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2023

Le ballon tampon, je l'ai payé et je ne suis pas sûr que ce soit utile

L'installateur m'a proposé un ballon tampon de 100 litres en plus, argument classique sur les cycles courts. J'ai dit oui parce que je ne voulais pas regretter. Deux hivers plus tard, je regarde les chiffres.

Le SCOP annoncé à 35 °C est de 4,5, ce qui est très bon sur le papier. Dans mon cas, avec un plancher chauffant neuf et une maison bien isolée, la machine module déjà très bas et je n'ai jamais constaté de cycles courts problématiques. Le tampon lisse peut-être les démarrages, mais je n'ai aucun relevé qui me permette de dire que sans lui j'aurais consommé plus. Ce que je sais, c'est qu'il m'a coûté de l'argent et qu'il occupe un tiers du local technique.

Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de me justifier le tampon par des mesures, pas par principe. Sur une machine correctement dimensionnée et un plancher chauffant, il n'est pas évident qu'on en ait besoin.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,5 à 35 °C excellent pour un plancher chauffant
  • Machine qui module bien en mi-saison
Ce qui coince
  • Ballon tampon parfois vendu par défaut
  • Encombrement du local technique
Pavillon de 1978 rénové en 2005, 140 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte conservés, posée en 2024

En remplacement du gaz, le calcul hésite surtout sur les grands froids

J'ai remplacé une chaudière gaz à condensation de 2008, encore vaillante. Le calcul n'était pas évident : la chaudière fonctionnait, mais elle avait 16 ans et je voulais sortir du gaz avant que les prix ne repartent.

Ce qui m'a décidé, c'est de garder mes radiateurs fonte. La machine monte à 55 °C en départ d'eau, donc elle peut les alimenter. Avec un SCOP de 3,27 à 55 °C, je sais que le rendement est moins bon qu'avec un plancher chauffant, mais il reste supérieur à 1, ce qui est déjà ça. En janvier, quand on passe plusieurs jours sous -7 °C, l'appoint électrique intégré de 1,2 kW prend le relais. C'est là que la facture se tend un peu. Sur l'année, je suis à peu près à l'équilibre avec ce que je payais en gaz, sans compter l'abonnement gaz supprimé.

Je ne regrette pas, mais je ne conseillerais pas ce choix à quelqu'un qui a encore une chaudière récente et un abonnement gaz pas cher.

Ce qui marche
  • Départ d'eau à 55 °C qui permet de garder les radiateurs
  • SCOP de 3,27 à 55 °C honorable en rénovation
Ce qui coince
  • Appoint électrique dès -7 °C
  • Rentabilité face au gaz incertaine selon les tarifs
Maison ancienne de 1930, 160 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant ajouté au rez-de-chaussée, posée en 2022

Le plancher chauffant, c'est là que la machine donne vraiment son SCOP de 4,5

J'avais des radiateurs fonte à l'étage et j'ai profité de la rénovation pour couler un plancher chauffant au rez-de-chaussée. C'est le meilleur choix que j'ai fait sur ce chantier.

La machine est donnée pour un SCOP de 4,5 à 35 °C, et c'est précisément à cette température de départ qu'un plancher chauffant travaille. Résultat : le rez-de-chaussée tourne avec une eau tiède et la machine ne force jamais. À l'étage, sur les radiateurs fonte, elle monte plus haut et le rendement baisse, mais la surface est plus petite.

Le coût des travaux, c'est la vraie question : entre la dalle, les nourrices, le désamiantage éventuel et la reprise des sols, le plancher chauffant m'a coûté plus cher que la PAC elle-même. Il faut le savoir avant de se lancer. Mais si on refait les sols de toute façon, c'est le moment.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,5 à 35 °C pleinement exploité sur plancher chauffant
  • Machine silencieuse et sobre sur émetteurs basse température
Ce qui coince
  • Coût du plancher chauffant supérieur à celui de la PAC
  • Rendement dégradé à l'étage sur radiateurs
Maison de plain-pied de 2005, 105 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2024

Triphasé obligatoire, la mauvaise surprise du devis

Personne ne m'avait prévenu avant la signature. La maison est en monophasé, et pour alimenter correctement l'unité extérieure plus le ballon intégré, il fallait passer en triphasé. Le devis initial ne le mentionnait pas.

J'ai dû faire tirer une ligne, changer le tableau, et appeler Enedis pour modifier le raccordement. De mémoire, ça a ajouté quinze jours de délai et une rallonge que je n'avais pas prévue. La machine elle-même n'a pas posé de problème, elle tourne bien depuis, avec un SCOP de 4,5 annoncé à 35 °C que je retrouve à peu près dans mes consommations.

Ce que je reproche, c'est le manque d'anticipation de l'installateur, pas la machine. Si votre logement est en monophasé et que vous ajoutez un ballon d'eau chaude intégré, posez la question avant de signer, pas après.

Ce qui marche
  • SCOP réel conforme à l'annonce (4,5 à 35 °C)
  • Bon compromis chaleur et eau chaude
Ce qui coince
  • Besoin de passer en triphasé non anticipé
  • Délais et surcoût de raccordement
Appartement en maison de ville de 1900, 85 m², Île-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2023

L'unité intérieure avec ballon intégré, c'est encombrant

J'ai choisi la version Integrated DHW parce que je n'avais pas de place pour un ballon séparé. Au final, l'unité intérieure avec son ballon intégré occupe un placard entier, et il a fallu renoncer à l'étagère qui s'y trouvait.

C'est un split, donc l'unité extérieure est sur la cour, et l'unité intérieure est dans un ancien cellier. Le combiné fait à peu près la taille d'un réfrigérateur haut, ce qui n'est pas énorme en soi, mais dans un logement de 85 m², chaque mètre carré compte. J'aurais pu mettre un ballon séparé dans le garage, mais la longueur de liaison devenait un sujet.

Côté performances, rien à redire : le SCOP de 4,5 à 35 °C tient ses promesses sur mes radiateurs basse température, et le ballon intégré évite d'acheter un chauffe-eau. Mais si vous n'avez pas un local dédié, réfléchissez-y à deux fois.

Ce qui marche
  • Ballon intégré qui économise un équipement séparé
  • SCOP de 4,5 à 35 °C conforme aux attentes
Ce qui coince
  • Encombrement réel de l'unité intérieure
  • Peu de marge de manœuvre dans un petit logement
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les logements équipés d'émetteurs basse température et d'un local technique où loger l'unité intérieure avec son ballon intégré. C'est aussi un bon choix en remplacement de chaudière fioul ou gaz, à condition d'accepter le passage à l'appoint électrique sous -7 °C.

À éviter si

Vous manquez de place pour l'unité intérieure ou si votre logement est en monophasé et que le passage en triphasé n'est pas prévu au devis. La machine ne convient pas non plus aux maisons très mal isolées qui exigent un départ d'eau au-delà de 55 °C en continu.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Pas systématiquement. Avec un plancher chauffant et une puissance bien dimensionnée, la machine module suffisamment et le tampon n'apporte pas de gain évident. Sur des émetteurs plus exigeants ou un volume d'eau très faible, il peut aider à limiter les cycles courts. Demandez à l'installateur qu'il justifie son choix autrement que par habitude.

La machine chauffe-t-elle assez mes radiateurs en hiver ?

Elle monte à 55 °C de départ d'eau, ce qui suffit pour des radiateurs dimensionnés pour ce régime. Avec un SCOP de 3,27 à 55 °C, le rendement reste correct mais inférieur à celui qu'on obtient sur plancher chauffant. En dessous de -7 °C, un appoint électrique de 1,2 kW prend le relais et la facture s'alourdit les jours de grand froid.

Le R32 pose-t-il un problème de recharge dans dix ans ?

Le R32 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela signifie que les pièces et les recharges devraient rester disponibles plus longtemps. C'est un point positif pour la valeur résiduelle de la machine à la revente du logement.

Quel est l'impact de la consommation en veille de 10 W ?

Sur une année complète, 10 W en continu représentent environ 88 kWh, soit l'équivalent de quelques dizaines d'euros selon le tarif. C'est marginal à l'échelle d'une facture de chauffage, mais cela compte dans un logement très économe ou une résidence secondaire laissée vide hors saison.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6,5 kW
SCOP a 35 °C4,5
Efficacite saisonniere W35177 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,2 kW
SCOP a 55 °C3,27
Efficacite saisonniere W55128 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure60 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesGENERAL Waterstage Split Comfort Series 8, GENERAL Waterstage Split Comfort Series Integrated DHW 8

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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