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Atlantic IDEAL HEATING Alféa Extensa A.I. 6 : l'avis complet

3,4/5sur 6 profils d'installation
Atlantic IDEAL HEATING Alféa Extensa A.I. 6
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : images.ctfassets.net
SCOP W35
4,3
plancher chauffant
SCOP W55
2,95
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
63 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Alféa Extensa A.I. 6 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 5 kW de puissance de dimensionnement, pensée pour des logements bien isolés où les déperditions restent contenues. Sa fiche technique la destine d'abord au plancher chauffant : le SCOP grimpe à 4,3 à 35 °C, alors qu'il retombe à 2,95 dès qu'on lui demande de l'eau à 55 °C.

Autrement dit, la machine sait faire de la haute température, mais elle le paie cher. Sa température limite de fonctionnement de -10 °C et sa bivalence à -7 °C rappellent qu'elle n'est pas taillée pour les hivers continentaux prolongés, et son fluide R410A la place en fin de cycle réglementaire. Les profils ci-dessous racontent comment ces chiffres se traduisent dans de vrais logements.

Bruit de l'unité extérieure63 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de lotissement de 2005, 115 m², Occitanie, radiateurs acier basse température, posée en 2023

Le plancher chauffant aurait coûté 14 000 euros de plus

Nous avions un plancher sur terre-plein à reprendre, et l'installateur a proposé de tout casser pour passer en plancher chauffant hydraulique. Devis à 14 000 euros de plus, hors PAC. J'ai refusé et gardé mes radiateurs acier.

Avec un SCOP de 4,3 à 35 °C, la machine est clairement faite pour de l'eau tiède. Mes radiateurs tournent à 40-45 °C en pointe, donc je perds un peu du rendement annoncé, mais je n'ai pas immobilisé la maison trois semaines. Le calcul m'a paru vite entendu.

Ce que je referais : poser la question du delta entre radiateurs basse température et plancher avant de signer, pas après. Mon installateur ne l'a jamais mise sur la table.

Ce qui marche
  • Aucun terrassement, aucune reprise de sol
  • Rendement correct malgré des radiateurs acier
  • Chantier bouclé en quatre jours
Ce qui coince
  • SCOP de 4,3 inatteignable sans plancher chauffant
  • L'installateur a poussé une solution coûteuse sans chiffrer le gain
  • Quelques radiateurs restent tièdes en grand froid
Pavillon de 1988, 135 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2022

Trois jours sans chauffage en janvier, et personne au téléphone

La température limite de fonctionnement est donnée pour -10 °C. Chez moi, en janvier 2024, on a enchaîné quatre nuits à -12 °C. La PAC s'est mise en sécurité, l'appoint électrique de 1 kW n'a rien pu faire, et la maison est descendue à 13 °C.

La bivalence à -7 °C, je l'avais lue sur la fiche, mais je l'avais traduite en « ça devrait passer ». C'est faux : dès qu'on descend sous -7 °C, l'appoint prend le relais, et 1 kW d'appoint dans 135 m² mal isolés, ça ne couvre rien.

Le SAV a mis neuf jours à venir, avec une pièce commandée. La machine fonctionne à nouveau, mais j'ai acheté deux radiateurs électriques d'appoint que je branche dès que le thermomètre annonce -8 °C.

Ce qui marche
  • Fonctionnement impeccable au-dessus de -5 °C
  • Consommation contenue en mi-saison
Ce qui coince
  • Arrêt total sous -10 °C, appoint de 1 kW insuffisant
  • Délai SAV de neuf jours en pleine vague de froid
  • Bivalence à -7 °C mal expliquée à la vente
Maison RT2012 de 2016, 105 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2021

Sur une RT2012, la machine tourne au ralenti toute l'année

Le logement est étiqueté BB en DPE, avec une VMC double flux et une isolation correcte. La PAC de 5 kW est largement dimensionnée, et c'est presque un problème inverse : elle module très bas, mais elle ne s'arrête jamais vraiment.

Le SCOP de 4,3 à 35 °C correspond bien à ce que je constate, autour de 4 sur ma saison complète. La consommation en veille de 10 W est anecdotique sur une facture, mais sur douze mois elle représente une trentaine de kWh.

Ce qui m'a surpris, c'est l'inertie du plancher : la loi d'eau doit être réglée finement, sinon la maison oscille de 1,5 °C entre le jour et la nuit. Une fois le réglage trouvé, c'est très confortable.

Ce qui marche
  • SCOP proche de la valeur annoncée sur plancher chauffant
  • Modulation basse adaptée à une enveloppe performante
  • Confort régulier une fois la loi d'eau calée
Ce qui coince
  • 5 kW peut être surdimensionné sur une RT2012 de 105 m²
  • Réglage de la loi d'eau indispensable, non fait à la pose
  • Veille à 10 W, marginale mais réelle
Longère rénovée de 1975, 150 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2024

Triphasé imposé par l'installateur, monophasé suffisait

L'installateur m'a annoncé qu'il fallait passer en triphasé pour cette machine. J'ai demandé un devis Enedis, 1 100 euros de raccordement, plus le changement de tableau. J'ai failli signer.

En relisant la fiche, la puissance de dimensionnement est de 5 kW, avec un appoint électrique de 1 kW. Un abonnement monophasé classique en 12 kVA absorbe ça sans broncher. J'ai fait venir un second électricien qui a confirmé, et j'ai gardé mon installation existante.

La leçon : l'argument du triphasé est souvent avancé par défaut. Sur une machine de cette puissance, il ne tient pas. J'ai économisé plus de 1 500 euros en posant la question.

Ce qui marche
  • Monophasé largement suffisant pour 5 kW + 1 kW d'appoint
  • Aucun renforcement de tableau nécessaire
  • Économie de 1 500 euros sur le raccordement
Ce qui coince
  • Premier installateur peu rigoureux sur le volet électrique
  • Temps perdu en allers-retours de devis
Maison de ville mitoyenne de 1930, 95 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2023

Abonnement relevé à 12 kVA, et deux hivers sans disjoncter

J'avais un abonnement 9 kVA avant la pose, avec une chaudière gaz. L'installateur a prévenu : avec l'appoint de 1 kW intégré et la PAC, on frôle la limite les soirs de grand froid.

Je suis passé à 12 kVA, soit environ 60 euros de plus par an. Depuis, zéro disjonction, même quand le four, le lave-vaisselle et le chauffage tournent ensemble. C'était la bonne décision, mais elle n'était pas dans le devis initial.

Ce qu'il faut retenir : sur une maison ancienne, le passage à 12 kVA est presque systématique. Ce n'est pas un surcoût énorme, mais il faut le prévoir avant de signer, pas le découvrir en janvier.

Ce qui marche
  • Aucune coupure depuis deux hivers
  • Surcoût annuel limité à une soixantaine d'euros
  • Bonne coordination avec l'appoint électrique intégré
Ce qui coince
  • Surcoût non annoncé dans le devis initial
  • Maison mitoyenne mal isolée, la PAC tire plus que prévu
Pavillon de 1998, 125 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2021

Trois hivers plus tard, le calcul de rentabilité a changé

Quand j'ai signé, le kWh électrique était à un tarif qui rendait l'affaire évidente face au gaz. Trois hivers plus tard, la hausse a rogné l'écart, et je refais le calcul chaque automne.

Avec un SCOP de 2,95 à 55 °C, mes radiateurs acier me placent dans le scénario le moins favorable. Je consomme plus que ce qu'on m'avait laissé espérer. La facture reste inférieure à mon ancienne chaudière, mais l'écart s'est réduit.

Le R410A pose une autre question : dans dix ans, une recharge de fluide sera-t-elle possible, et à quel prix ? Personne ne m'a répondu clairement. C'est le point qui pourrait compromettre la rentabilité sur la durée de vie de la machine.

Ce qui marche
  • Reste moins chère que l'ancienne chaudière gaz
  • Machine fiable sur trois hivers complets
Ce qui coince
  • SCOP de 2,95 sur radiateurs haute température, rentabilité dégradée
  • Hausse du kWh électrique qui réduit l'écart initial
  • Incertitude sur la recharge de R410A à long terme
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement bien isolé, de 90 à 130 m², avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, dans une région où les hivers ne descendent pas durablement sous -7 °C.

À éviter si

Vous chauffez des radiateurs fonte haute température : le SCOP chute à 2,95 et la facture s'envole. Vous habitez en zone de montagne ou dans un secteur à grand froid prolongé : la limite de fonctionnement à -10 °C et une bivalence à -7 °C laissent la maison sans solution.

Questions fréquentes

Peut-on garder ses radiateurs existants avec cette pompe à chaleur ?

Oui, à condition d'accepter une perte de rendement. Le SCOP passe de 4,3 à 35 °C à 2,95 à 55 °C, ce qui veut dire que plus l'eau de départ est chaude, plus la consommation grimpe.

Des radiateurs basse température ou en fonte alimentés en eau tiède restent jouables. Des radiateurs acier qui réclament 55 °C de départ transformeront la machine en appareil moyen, et la facture s'en ressentira sur toute la saison.

Que se passe-t-il quand la température descend sous -10 °C ?

La machine s'arrête. C'est la température limite de fonctionnement donnée par la fiche technique, et il n'y a pas de fonctionnement garanti en dessous.

L'appoint électrique intégré ne fait que 1 kW, ce qui ne suffit pas à chauffer correctement une maison de plus de 100 m² par grand froid. La bivalence à -7 °C indique déjà le moment où cet appoint prend le relais, soit plusieurs degrés avant l'arrêt total. Prévoir un chauffage d'appoint d'ambiance est prudent dans les régions froides.

Le fluide R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas, au profit du R32 et du R290. La machine reste utilisable, mais la question des recharges et des pièces à dix ans se pose.

Rien d'alarmant à court terme. Simplement, au moment de choisir, ce point mérite d'être mis en balance avec un modèle plus récent sur le fluide, surtout si vous comptez garder la PAC quinze ans.

Faut-il passer en triphasé pour installer cette machine ?

Dans la grande majorité des cas, non. La puissance de dimensionnement est de 5 kW et l'appoint intégré de 1 kW, ce qui reste compatible avec un abonnement monophasé de 9 ou 12 kVA.

Le passage en triphasé n'est justifié que dans des configurations électriques déjà limites, grand logement tout électrique ou plusieurs équipements puissants simultanés. Faites confirmer par un électricien indépendant si votre installateur l'exige d'emblée.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)5 kW
SCOP a 35 °C4,3
Efficacite saisonniere W35169 %
Puissance de dimensionnement (W55)5 kW
SCOP a 55 °C2,95
Efficacite saisonniere W55115 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure63 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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