Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : images.ctfassets.net
SCOP W35
4,5
plancher chauffant
SCOP W55
3,27
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Alféa Extensa A.I. 8 R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée à 6,5 kW sur plancher chauffant et 6,2 kW sur radiateurs. Le fluide R32 et un SCOP de 4,5 en basse température la placent dans la catégorie des machines pensées d'abord pour la rénovation avec émetteurs basse température, tout en gardant une cartouche d'appoint de 1,2 kW pour les jours les plus froids.
Elle vise les logements de 80 à 150 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs dimensionnés basse température. Sa température de départ plafonne à 55 °C et elle s'arrête à -10 °C extérieurs : c'est une machine de plaine, pas de montagne. Voici six retours d'installation reconstitués à partir des caractéristiques de la fiche technique.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1983, 112 m², Loiret, plancher chauffant sur vide sanitaire, posée en 2022
★★★★★
Trois devis, un seul installateur qui a vraiment pris le temps
J'ai fait venir trois entreprises RGE pour remplacer ma chaudière gaz. La première a signé un devis en quinze minutes sans monter au grenier voir la distribution. La deuxième proposait une machine bien plus grosse que nécessaire sans avoir calculé les déperditions. La troisième a passé une heure à mesurer, a vérifié mon plancher chauffant et a confirmé qu'une 6,5 kW suffisait.
Ce que j'ai retenu, c'est qu'aucun des trois n'a donné le même chiffre, mais que seul le dernier est revenu sur le SCOP annoncé en me montrant la fiche : 4,5 sur plancher chauffant, 3,27 sur radiateurs haute température. Il m'a expliqué que chez moi, en basse température, c'est la première valeur qui s'applique. Les deux autres m'auraient vendu la même machine sans jamais faire cette distinction.
Ce qui marche
+SCOP de 4,5 cohérent avec un plancher chauffant existant
+Écarts de prix de 1 à 2 entre les devis, la prudence paie
+Cartouche d'appoint de 1,2 kW qui couvre les pointes sans surdimensionner
Ce qui coince
−Peu d'installateurs savent lire la fiche technique au-delà du nom
−Délai de trois mois entre la signature et la pose en pleine saison
⌂Maison de ville de 1930, 88 m², Gironde, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
MaPrimeRénov déposée en février, versée en juillet
Le montage du dossier a été plus lourd que la pose elle-même. Il faut la preuve de propriété, le devis signé, l'attestation RGE, le formulaire de l'Anah et les photos avant travaux. J'ai fait une erreur : j'ai commencé à payer l'acompte avant la validation, ce qui a failli bloquer le dossier.
L'installateur m'avait pourtant prévenue. Il gérait les CEE en direct via son mandataire, ce qui m'a évité de chercher un obligé. Résultat : environ cinq mois entre le dépôt et le virement. Le chauffagiste m'a dit que c'était dans les délais normaux. Le plus frustrant reste qu'aucune aide n'existe pour la reprise des radiateurs fonte, qui sont pourtant un poste à part entière si on veut passer en basse température.
Ce qui marche
+Dossier CEE pris en charge par l'installateur
+Aides cumulées couvrant une part significative du coût total
Ce qui coince
−Cinq mois de délai entre dépôt et versement
−Aucun financement pour l'adaptation des émetteurs existants
−Acompte versé trop tôt, dossier fragilisé
⌂Maison de 1998, 145 m², Ille-et-Vilaine, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
La nuit, c'était la dalle qui chantait
Machine montée sur son socle béton contre le mur de la chambre, à l'origine. Première semaine, impossible de dormir : le compresseur transmettait un bourdonnement sourd dans toute la structure, audible même fenêtres fermées. L'installateur est revenu poser des plots antivibratiles et une platine désolidarisée.
Le bruit a chuté de moitié. Ce qui m'a surpris, c'est que la gêne n'était pas aérienne, elle était solidienne. La puissance acoustique annoncée, 60 dB(A), ne dit rien de ça. Ce chiffre concerne le bruit dans l'air, pas les vibrations dans le bâti. Aujourd'hui, on l'entend à peine depuis la terrasse. Le conseil que je donnerais : ne jamais coller l'unité au mur d'une pièce de vie, même avec les plots.
Ce qui marche
+Plots antivibratiles efficaces sur le bruit solidien
+Pose sur socle béton désolidarisé du mur
Ce qui coince
−60 dB(A) de puissance acoustique à traiter sérieusement en implantation
−Vibrations sous-estimées par l'installateur d'origine
−Nécessite un retour de l'équipe, donc du temps
⌂Longère de 1978, 210 m², Dordogne, plancher chauffant et radiateurs à l'étage, posée en 2023
★★★★★
Le poêle à bois ne sert plus qu'au plaisir
Avant, le poêle à bois portait toute la maison en hiver et la chaudière fioul prenait le relais au printemps. Depuis la PAC, c'est l'inverse : la machine chauffe, et on allume le poêle pour l'ambiance le week-end. On a même dû baisser la consigne du poêle, sinon on ouvrait les fenêtres.
Ce qui compte, c'est de ne pas laisser les deux systèmes se contredire. Notre thermostat d'ambiance est déporté dans le couloir, loin du poêle. Sinon la PAC s'arrête dès que le poêle chauffe, et redémarre en cycle court quand il s'éteint. L'installateur nous a expliqué que la bivalence était réglée à -7 °C, ce qui correspond exactement au seuil de la machine. En dessous, c'est l'appoint de 1,2 kW qui prend, ou le poêle si on est là.
Ce qui marche
+Économie annuelle nette par rapport au fioul et au bois acheté
+Thermostat déporté qui évite les conflits entre les deux systèmes
+Bivalence à -7 °C bien calée sur les besoins réels
Ce qui coince
−Consommation de bois devenue marginale, le poêle perd son rôle principal
−Réglage de la loi d'eau indispensable pour que tout cohabite
⌂Pavillon de 2007, 128 m², Haute-Savoie (vallée, 400 m d'altitude), radiateurs acier basse température, posée en 2022
★★★★★
Abonnement passé de 9 à 15 kVA, et ce n'était pas du luxe
Le chauffagiste m'avait prévenu : la PAC tire en continu, l'appoint de 1,2 kW peut s'ajouter, et la cuisine est électrique. À l'ancien compteur 9 kVA, on disait au revoir au four et au lave-linge en même temps que le chauffage. J'ai demandé le passage à 15 kVA avant la pose, ce qui a impliqué un nouveau compteur et un câblage renforcé dans le tableau.
Coût : environ 400 euros d'intervention Enedis plus les travaux de l'électricien. Mais l'abonnement annuel grimpe aussi. Ce n'est pas anecdotique sur une facture. Le bon côté, c'est qu'on n'a plus jamais déclenché depuis. Si c'était à refaire, j'aurais anticipé le calcul de puissance au moment du devis, pas après la pose.
Ce qui marche
+Plus aucun déclenchement depuis le passage à 15 kVA
+Cartouche d'appoint limitée à 1,2 kW, ce qui reste modeste
Ce qui coince
−Surcoût d'abonnement annuel non négligeable
−400 euros de travaux Enedis non prévus au devis initial
−Nécessite un tableau électrique en bon état
⌂Maison de lotissement de 2015, 98 m², Vendée, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
Garantie constructeur : deux ans pièces, cinq ans compresseur
J'ai lu les conditions avant de signer, et heureusement. La garantie constructeur couvre deux ans sur la machine, cinq ans sur le compresseur, à condition que l'entretien annuel soit fait par un professionnel qualifié et que les factures soient conservées. Le contrat d'entretien me coûte 180 euros par an.
Ce que personne ne m'avait dit : la garantie ne couvre pas les conséquences d'un défaut d'installation. Si la liaison frigorifique a été mal tirée, c'est l'installateur qui est responsable, pas Atlantic. C'est pour ça qu'il faut exiger un PV de mise en service. Et je conseille l'extension de garantie à cinq ans sur la totalité, autour de 350 euros. Sur une machine à 6,5 kW, ça reste raisonnable.
Ce qui marche
+Cinq ans sur le compresseur, c'est correct sur le marché
+Extension de garantie disponible à tarif modéré
+Installateur disponible pour les mises au point
Ce qui coince
−Entretien annuel obligatoire sinon la garantie saute
−180 euros par an à ajouter au budget
−Un défaut de pose n'est pas couvert par la garantie constructeur
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une rénovation de pavillon de 80 à 150 m² en plaine, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où l'on cherche une machine monobloc au R32 sans passer par un système haute température. Le SCOP de 4,5 en W35 est le vrai argument de cette machine, à condition d'avoir les émetteurs qui vont avec.
À éviter si
Si vous gardez des radiateurs fonte alimentés en haute température, le SCOP tombe à 3,27 et la facture ne suivra pas. Et si vous habitez en zone de montagne au-delà de 400 m ou dans une maison très mal isolée, la limite de fonctionnement à -10 °C et l'appoint de 1,2 kW seront insuffisants face à une vague de froid.
Questions fréquentes
Faut-il changer ses radiateurs pour cette pompe à chaleur ?
Tout dépend de la température à laquelle ils sont dimensionnés. La machine plafonne à 55 °C de départ d'eau, et son SCOP chute de 4,5 à 3,27 quand on passe du plancher chauffant aux radiateurs à haute température. Si vos radiateurs sont en fonte ancienne, ils demandent souvent 65 ou 70 °C, ce que la machine ne peut pas fournir.
La solution passe par un calcul de déperditions pièce par pièce et, souvent, par l'ajout ou le remplacement de quelques émetteurs. Ce budget n'est jamais couvert par les aides.
Quelle puissance souscrite prévoir au compteur ?
Cela dépend fortement du reste de l'installation électrique, mais l'appoint intégré de 1,2 kW s'ajoute à la consommation de la machine en pointe. Pour une maison tout électrique de 100 à 130 m², un passage à 12 ou 15 kVA est fréquent.
Anticipez-le avant la pose : le changement de compteur prend quelques semaines et se facture côté Enedis, sans compter l'éventuel renforcement du tableau.
La machine peut-elle chauffer en dessous de -10 °C ?
Non, la température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C extérieurs. En dessous, la PAC s'arrête et il faut une solution de repli : appoint d'appoint complémentaire, poêle, ou résistance du ballon selon l'installation.
La température de bivalence, elle, est annoncée à -7 °C en W35. C'est à partir de ce seuil que la cartouche de 1,2 kW prend le relais, pas que la machine s'arrête.
Le R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?
Non, c'est plutôt l'inverse. Le R32 a un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Une machine au R32 reste donc approvisionnable en fluide sur le long terme.
Le seul point à surveiller est la disponibilité d'un frigoriste qualifié pour intervenir en cas de fuite, ce qui reste le cas sur toute la France.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
6,5 kW
SCOP a 35 °C
4,5
Efficacite saisonniere W35
177 %
Puissance de dimensionnement (W55)
6,2 kW
SCOP a 55 °C
3,27
Efficacite saisonniere W55
128 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
60 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.