Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : atlantic.fr
SCOP W35
4,61
plancher chauffant
SCOP W55
3,27
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Atlantic Loria 6004 R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de petite puissance, dimensionnée à 5,4 kW sur plancher chauffant et 4,8 kW sur radiateurs. Elle affiche un SCOP de 4,61 en basse température et de 3,27 en haute température, ce qui la place clairement du côté des machines taillées pour la rénovation avec émetteurs existants, à condition que le logement ne soit pas trop grand ni trop mal isolé. Le R32 et une puissance acoustique de 57 dB(A) complètent le tableau.
Avec une température maximale de départ d'eau à 55 °C et une limite de fonctionnement à -10 °C, elle convient aux hivers tempérés à moyennement froids, pas aux zones de montagne où le thermomètre reste bloqué sous -10 pendant plusieurs jours. L'appoint électrique intégré de 0,9 kW donne une marge, mais reste modeste : c'est une machine qui doit être bien dimensionnée, pas surdimensionnée pour compenser un bâti qui fuit. Les retours ci-dessous portent sur des maisons de 85 à 200 m², dans des configurations variées.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1983, 132 m², Haute-Savoie (basse altitude), radiateurs acier des années 2000, PAC posée en 2022
★★★★★
La facture de janvier a doublé par rapport à novembre
Le calcul était simple au départ : on sortait d'une chaudière gaz de 1998, et l'installateur nous avait promis une division par deux sur le chauffage. La première saison complète n'a pas tenu la promesse. Novembre a été léger, décembre correct, et janvier nous a mis une claque avec une consommation électrique qui a bondi alors que le thermostat n'avait pas bougé. En creusant, on a compris que la température de départ d'eau n'était pas le seul paramètre : la maison met du temps à remonter en température, la PAC tourne plus longtemps, et le moindre degré extérieur en moins se paie.
Sur l'année, on est quand même gagnants par rapport au gaz, mais moins que prévu. Le SCOP de 3,27 en haute température est une moyenne saisonnière, et janvier n'est pas dans la moyenne, il est en dessous. Depuis, on a baissé la consigne d'un degré et on ne chauffe plus les chambres la journée. La facture reste élevée en janvier, c'est structurel.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier correct sur radiateurs haute température
+Bonne tenue tant que l'hiver reste doux
Ce qui coince
−Facture très concentrée sur les deux mois les plus froids
−SCOP annoncé difficile à retrouver dans une maison peu isolée
⌂Pavillon de 1996, 118 m², Loire-Atlantique, radiateurs fonte conservés, PAC posée en 2023
★★★★★
L'eau chaude, c'est le ballon qui décide, pas la PAC
On a pris la version Duo, donc avec le ballon intégré. Le chauffage, rien à dire, la maison tient bien et les radiateurs fonte chauffent normalement. Le sujet, c'est l'eau chaude. En hiver, quand la PAC fait du chauffage et de l'ECS en même temps, elle a tendance à prioriser l'eau chaude le matin, et on sent que le plancher ou les radiateurs perdent un peu pendant ce temps.
Le cycle anti-légionelle une fois par semaine fait monter le ballon très haut, et là la machine tire sur ses derniers degrés de puissance. Ce n'est pas gênant, mais ça s'entend et ça se voit sur le compteur. L'été, aucun souci, l'eau chaude seule est très économique.
Ce qui marche
+Ballon intégré pratique, pas de deuxième appareil à caser
+Production d'ECS économique hors saison de chauffe
Ce qui coince
−Priorité ECS qui coupe brièvement le chauffage le matin
−Cycle anti-légionelle visible sur la consommation
⌂Longère de 1850, 148 m², Morbihan, radiateurs fonte, PAC posée en 2021
★★★★★
Le dégivrage laisse une flaque qui gèle sous l'unité
Le vrai sujet de cette machine en Bretagne, ce n'est pas le froid, c'est l'humidité. Dès que la température passe entre 2 et 6 °C avec un air chargé, l'unité extérieure dégivre régulièrement, et chaque dégivrage crache de l'eau. On a posé l'unité sur des plots, comme prévu, mais le sol en dessous reste détrempé tout l'hiver, et par nuit claire il arrive que ça gèle.
On a fini par mettre un lit de graviers drainants et une petite pente pour éloigner l'eau du mur. Depuis, plus de problème. Ce n'est pas un défaut de la PAC, c'est une réalité de l'air/eau en climat océanique humide. La limite de fonctionnement à -10 °C n'a jamais été atteinte ici, ce n'est pas le sujet local.
Ce qui marche
+Fonctionne sans broncher dans les hivers doux et humides
+Dégivrage efficace, pas de perte de puissance durable
Ce qui coince
−Eau de dégivrage à gérer, sol à drainer
−Vigilance sur les nuits de gel après dégivrage
⌂Maison de 2004, 105 m², Haut-Rhin, plancher chauffant existant, PAC posée en 2020
★★★★★
Par grand froid, l'appoint de 0,9 kW ne suffit pas toujours
On a choisi cette machine pour son SCOP de 4,61 sur plancher chauffant, et dans l'ensemble on en est contents. Mais il y a une semaine par hiver, parfois deux, où la température extérieure descend sous -10 °C la nuit. À -7 °C, la bivalence est atteinte, et l'appoint électrique intégré démarre. Avec 0,9 kW, il complète, il ne remplace pas.
Résultat : ces nuits-là, la maison perd un demi-degré et la machine tourne quasiment en continu. Ce n'est pas catastrophique, mais il faut le savoir avant d'acheter dans l'Est. La limite de fonctionnement à -10 °C signifie qu'en dessous, la PAC s'arrête complètement et on se retrouve sur l'appoint seul. On a un poêle à bois en secours, heureusement.
Ce qui marche
+Excellent rendement sur plancher chauffant le reste de l'hiver
+Machine silencieuse et bien régulée en mi-saison
Ce qui coince
−Appoint électrique limité à 0,9 kW, juste en dessous de la bivalence
−Arrêt total sous -10 °C, solution de repli nécessaire
⌂Maison de ville de 1930, 88 m², Gironde, radiateurs fonte, PAC posée en 2019
★★★★★
Le DPE a changé à la revente, mais pas autant qu'espéré
On a vendu la maison l'an dernier. La PAC a fait bouger le DPE, c'est incontestable, on est passés d'une étiquette F à une étiquette D. L'acquéreur a vu la mention pompe à chaleur et le R32, ça a rassuré. Mais il a aussi demandé les factures, et il a vu que le chauffage restait le poste principal.
Le vrai point positif à la revente, c'est le R32. Le fluide est récent, pas concerné par les restrictions F-Gas à court terme, donc pas de question sur une recharge impossible dans cinq ans. La machine a dix ans de garantie constructeur sur le compresseur, ça a pesé dans la négociation. On n'a pas gagné 20 000 euros, mais on a vendu plus vite.
Ce qui marche
+Amélioration réelle du DPE et argument de vente
+Fluide R32 valorisant, pas de risque F-Gas immédiat
Ce qui coince
−Le DPE ne dit rien de la facture réelle
−Radiateurs fonte conservés, confort correct mais pas optimal
⌂Pavillon de 1988, 122 m², Puy-de-Dôme, radiateurs acier basse température, PAC posée en 2022
★★★★★
Ce que je referais autrement : l'isolation d'abord
Avec le recul, la PAC n'est pas le problème. Elle fait ce qu'on lui demande, elle est fiable, le SCOP de 3,27 sur radiateurs haute température est tenu la plupart du temps. Mais on lui demande de chauffer une maison dont les combles étaient mal isolés, et on a payé cette erreur pendant deux hivers avant de reprendre l'isolation.
Si c'était à refaire, je ferais l'isolation des combles et le changement des fenêtres avant de choisir la PAC. On aurait pu prendre une machine moins puissante, moins sollicitée, et l'appoint électrique de 0,9 kW n'aurait jamais servi. Là, il déclenche encore une dizaine de nuits par an. La machine est bonne, c'est l'ordre des travaux qui était mauvais.
Ce qui marche
+Machine fiable, aucun SAV en deux ans
+Bonne régulation une fois la loi d'eau réglée correctement
Ce qui coince
−Appoint électrique encore sollicité par nuits froides
−Choix de puissance conditionné par un bâti mal isolé
Le verdict
Pour quel logement ?
Une maison de 80 à 140 m² correctement isolée, en climat tempéré à moyennement froid, avec des émetteurs existants que l'on veut garder. Le SCOP de 3,27 à 55 °C en fait une candidate sérieuse en rénovation sans tout casser.
À éviter si
Vous êtes en zone de montagne ou dans l'Est avec des hivers prolongés sous -10 °C, ou si le logement dépasse 150 m² mal isolé. L'appoint de 0,9 kW est trop juste pour compenser, et la machine s'arrête sous -10 °C.
Questions fréquentes
La Loria 6004 R32 chauffe-t-elle correctement une maison avec des radiateurs en fonte ?
Oui, dans la mesure où la maison est raisonnablement isolée et où la puissance correspond à la surface. Le SCOP de 3,27 à 55 °C indique que la machine tient la haute température, ce qui est le cas de figure des radiateurs fonte conservés.
En revanche, si les radiateurs sont sous-dimensionnés ou si la maison dépasse 140 m² sans isolation correcte, la machine tournera en permanence sans jamais atteindre le confort attendu.
Que se passe-t-il quand la température extérieure descend sous -10 °C ?
La machine s'arrête. C'est sa température limite de fonctionnement. En dessous, seul l'appoint électrique intégré de 0,9 kW peut assurer un minimum, ce qui est insuffisant pour chauffer un logement entier par grand froid.
Dans les régions où ce cas se présente plusieurs jours par an, il faut prévoir une solution de repli : poêle, cheminée, ou accepter une baisse de température intérieure pendant l'épisode.
Le R32 est-il un avantage par rapport au R410A ?
Oui, surtout dans la durée. Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui pose à terme la question de la disponibilité des recharges et des pièces. Le R32 reste autorisé et n'est pas concerné par les premières restrictions.
Concrètement, cela sécurise l'entretien et la valeur de la machine sur dix à quinze ans, ce qui n'est pas neutre au moment d'une revente.
La consommation en veille est-elle un point à surveiller ?
Elle est de 10 W, ce qui reste marginal. Sur une année complète, cela représente environ 88 kWh si la machine reste sous tension en permanence, soit l'équivalent de quelques jours de chauffage.
Cela ne justifie pas de couper l'alimentation, d'autant que la machine a besoin d'être alimentée pour ses cycles de protection hors gel. Le point de vigilance est ailleurs : sur la régulation et la loi d'eau.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,4 kW
SCOP a 35 °C
4,61
Efficacite saisonniere W35
182 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,8 kW
SCOP a 55 °C
3,27
Efficacite saisonniere W55
128 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
10 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
Loria 6004 R32, Loria Duo 6004 2C R32, Loria Duo 6004 R32
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.