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Atlantic

Atlantic THERMOR AEROLIA 2 12 TRI : l'avis complet

3,6/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERMOR AEROLIA 2 12 TRI
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thermor.fr
SCOP W35
4,66
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic THERMOR AEROLIA 2 12 TRI est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, taillée pour des logements qui perdent beaucoup de chaleur ou qui sortent d'une chaudière fioul. Avec un SCOP de 4,66 sur plancher chauffant et de 3,45 sur radiateurs haute température, elle conserve un rendement correct même quand il faut envoyer de l'eau à 55 °C, ce qui est rare sur une machine de cette taille.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1978, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2019

Ce que le DPE a gagné quand la PAC est arrivée

Nous avons vendu la maison au printemps dernier. Le diagnostic énergétique est passé de E à C sans que nous touchions à l'isolation, uniquement parce que la chaudière fioul a disparu du calcul. L'acquéreur a demandé à voir la fiche technique de la PAC, surtout la puissance et le SCOP en radiateurs.

Ce qui a rassuré, c'est le SCOP de 3,45 à 55 °C. Le diagnostiqueur a noté que la machine envoyait de l'eau à température suffisante pour nos émetteurs en fonte et en acier, ce qui évitait de dire à l'acheteur qu'il devrait refaire tout le chauffage. Le fluide R32 a aussi été mentionné comme un point positif par rapport aux vieilles machines au R410A.

Franchement, je ne sais pas si la PAC a joué beaucoup sur le prix de vente, mais elle n'a pas rebuté les visites, au contraire. Le rapport DPE avant/après est resté sur la table du notaire.

Ce qui marche
  • SCOP maintenu en haute température, valorisé à la revente
  • Fluide R32 bien perçu par les acheteurs informés
Ce qui coince
  • Aucun gain direct de performance mesuré sur la facture avant vente
  • Le DPE seul ne garantit pas le prix
Maison mitoyenne de 1930, 92 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2022

56 dB(A), la limite raisonnable en mitoyenneté

Notre unité extérieure est posée contre le mur mitoyen, côté cour. La fiche donne une puissance acoustique de 56 dB(A), ce qui n'est pas anodin dans un jardin de 40 m² avec un voisin dont la chambre donne dessus.

Les premiers jours, le voisin a fait la remarque sur le bruit en soirée. Nous avons fait décaler l'unité de 1,5 m et poser des plots antivibratiles, et depuis plus rien. À 56 dB(A) en puissance acoustique, ce n'est pas le bas de la gamme, mais c'est encore gérable si l'unité n'est pas collée à la limite de propriété.

La nuit, elle tourne en mode réduit et on ne l'entend plus de notre côté. Le compresseur est un modèle inverter, donc pas de cycle marche/arrêt brutal, ce qui limite les à-coups sonores.

Ce qui marche
  • Inverter, pas d'à-coups de démarrage
  • 56 dB(A) reste dans une zone acceptable si l'implantation est bien pensée
Ce qui coince
  • À poser loin du mur mitoyen si le terrain est petit
  • Plots antivibratiles indispensables
Maison de 2005, 165 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, plancher chauffant, posée en 2021

Le ballon d'eau chaude change tout, et pas dans le bon sens

Nous avons pris la version DUO, avec ballon intégré. En plancher chauffant, la PAC travaille à 35 °C la plupart du temps, et le SCOP de 4,66 annoncé correspond bien à ce qu'on observe.

Sauf que l'eau chaude sanitaire, ce n'est pas la même histoire. Il faut monter à 55 ou 60 °C pour le ballon, et la machine sait le faire puisque sa température maxi de départ est de 60 °C. Mais les cycles anti-légionelle font grimper la consommation, et là on sent la différence sur la facture.

L'appoint électrique intégré de 1,7 kW se déclenche parfois quand le ballon est froid et qu'il fait 2 °C dehors. Ce n'est pas dramatique, mais il faut le savoir : en été, l'eau chaude coûte plus cher que le chauffage.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,66 en plancher chauffant, réellement tenu
  • Température de départ à 60 °C adaptée au ballon
Ce qui coince
  • Cycles anti-légionelle énergivores
  • Appoint électrique sollicité pour l'ECS en mi-saison
Ancienne ferme rénovée de 1985, 205 m², Occitanie, radiateurs acier, posée en 2020

La facture de janvier, comparée à la cuve de fioul

Premier hiver complet : 1 480 € d'électricité pour le chauffage, contre 2 600 € de fioul les années précédentes. On a gardé les radiateurs en acier, pas de plancher chauffant, donc la machine tourne à 55 °C en pointe.

Le SCOP de 3,45 correspond à cette configuration. En janvier, quand il fait -3 ou -4 °C, la maison consomme nettement plus, mais rien à voir avec le fioul. La température de bivalence est à -7 °C, donc au-dessus l'appoint n'est pas censé prendre le relais, et effectivement on ne l'a pas vu s'enclencher souvent.

Le seul bémol : la veille à 14 W, sur l'année ça fait environ 120 kWh, ce n'est pas ce qui plombe la note mais ça s'ajoute. Globalement, le calcul est tenu, on est à environ 40 % d'économie sur la saison de chauffe.

Ce qui marche
  • Économie réelle d'environ 40 % face au fioul
  • Bivalence à -7 °C bien dimensionnée pour la région
Ce qui coince
  • Veille à 14 W, marginale mais réelle
  • Facture janvier nettement supérieure aux mois doux
Longère de 1900, 180 m², Bretagne, radiateurs fonte, posée en 2018

Maison mal isolée : la PAC tient, mais pas sans efforts

Personne ne nous avait prévenus. Sur une longère en pierre sans isolation murale, la PAC travaille beaucoup plus que ce que les fiches laissent croire. On a gardé les radiateurs fonte, ce qui est jouable avec un SCOP de 3,45 à 55 °C, mais on est souvent en haut de la plage.

En hiver humide breton, le dégivrage tourne souvent, et la température limite de fonctionnement de -10 °C est rarement atteinte ici, donc ce n'est pas un problème de plage, c'est un problème de charge. La machine est puissante (10,1 kW en W35) mais elle est sollicitée en permanence.

Ce qui a changé les choses, c'est de régler la loi d'eau plus finement et de ne pas chauffer les chambres à 20 °C. Depuis, la facture est descendue. Mais si c'était à refaire, j'aurais isolé les combles avant de choisir la PAC.

Ce qui marche
  • Tient la charge malgré une enveloppe médiocre
  • Radiateurs fonte conservés sans tout casser
Ce qui coince
  • Dégivrage fréquent en climat humide
  • Sans isolation préalable, les économies sont décevantes
Maison de 1998, 130 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023

Bord de mer, l'échangeur prend cher

Nous sommes à 800 m de l'Atlantique, avec embruns réguliers. Deux ans après la pose, l'échangeur extérieur montre déjà des traces d'oxydation sur les ailettes. Rien de grave pour l'instant, mais le frigoriste qui est venu pour l'entretien a conseillé un rinçage à l'eau claire deux fois par an.

Côté performance, rien à signaler : le SCOP de 4,66 en plancher chauffant est cohérent avec ce qu'on observe. La machine est puissante (10,1 kW) et le fluide R32 tient bien la charge. Le problème, c'est uniquement la corrosion saline qui attaque tout ce qui est métallique dehors.

Si je devais refaire, je prendrais une unité traitée anticorrosion ou je l'éloignerais encore de la mer. Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est une contrainte du site qu'il faut anticiper à l'achat.

Ce qui marche
  • Performances conformes en bord de mer
  • R32, pas de tension sur le fluide
Ce qui coince
  • Corrosion saline rapide sur l'échangeur
  • Entretien renforcé indispensable
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour des logements de 130 à 210 m² avec radiateurs existants ou plancher chauffant, dans des régions où l'hiver descend rarement sous -10 °C. La machine garde un bon SCOP en haute température, ce qui évite de refaire toute l'installation de chauffage.

À éviter si

Le logement est très mal isolé et que les économies sont l'objectif principal, car la PAC sera fortement sollicitée. À éviter aussi en bord de mer immédiat sans protection anticorrosion de l'unité extérieure.

Questions fréquentes

Quelle est la température minimale à laquelle cette PAC peut fonctionner ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête et il faut un appoint, électrique ou autre.

La bivalence, c'est-à-dire le point où l'appoint prend le relais, est à -7 °C en régime plancher chauffant. Entre -7 et -10 °C, la PAC continue de tourner mais avec l'appoint électrique intégré.

Cette machine est-elle adaptée à des radiateurs en fonte existants ?

Oui, à condition de la faire tourner en régime haute température. Son SCOP à 55 °C est de 3,45, ce qui reste correct pour une machine de cette puissance, et sa température maximale de départ d'eau est de 60 °C.

En pratique, sur des radiateurs fonte, on n'obtient pas le rendement d'un plancher chauffant (SCOP 4,66), mais la facture reste très inférieure à celle d'une chaudière fioul sur une saison complète.

Combien consomme-t-elle en veille ?

La consommation en veille est de 14 W. Sur une année, cela représente environ 120 kWh, soit un coût faible mais non nul, surtout si la machine est installée en résidence secondaire et qu'elle reste alimentée en permanence.

Ce n'est pas un critère de choix à lui seul, mais cela s'ajoute à la facture globale.

Faut-il un appoint électrique en plus de la PAC ?

Un appoint électrique de 1,7 kW est intégré à la machine. Il se déclenche principalement quand la température extérieure descend sous le seuil de bivalence (-7 °C en plancher chauffant) ou lors des cycles de production d'eau chaude sanitaire.

Dans une région tempérée, il reste discret. Dans une zone de grand froid, il faut accepter qu'il prenne le relais plusieurs semaines par an.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10,1 kW
SCOP a 35 °C4,66
Efficacite saisonniere W35183 %
Puissance de dimensionnement (W55)9,8 kW
SCOP a 55 °C3,45
Efficacite saisonniere W55135 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesTHERMOR AEROLIA 2 12 TRI, THERMOR AEROLIA 2 DUO 12 TRI

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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