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Atlantic

Atlantic THERMOR PERFECO S 14 TRI : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERMOR PERFECO S 14 TRI
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thermor.fr
SCOP W35
4,24
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
67 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic ThermOR Perfeco S 14 TRI est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour de grandes surfaces à rénover. Avec 11,8 kW de dimensionnement en plancher chauffant et un SCOP de 4,24 dans ces conditions, elle vise les logements de 150 m² et plus, plutôt mal isolés, où une chaudière fioul ou gaz arrive en fin de vie. La machine monte à 60 °C de départ d'eau, ce qui autorise le maintien de radiateurs existants, à condition d'accepter un SCOP qui chute à 3,33 en haute température. Son fluide R410A et ses 67 dB(A) de puissance acoustique sont les deux points à intégrer avant de signer.

Bruit de l'unité extérieure67 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied des années 1980, 165 m², littoral atlantique en Charente-Maritime, radiateurs acier basse température, posée en 2022

Deux hivers en bord de mer, et l'échangeur garde bonne mine

À 4 km de la côte, tout rouille ici. J'avais lu que les unités extérieures souffraient en zone saline, surtout avec un échangeur à ailettes fines. Deux hivers plus tard, un nettoyage à l'eau claire au printemps et un contrôle visuel : pas de trace de corrosion perforante. La machine tourne comme au premier jour.

Je la rince deux fois par an, une fois après la saison de chauffe et une fois à l'automne. Ça prend vingt minutes. Le vrai sujet, c'est le sel qui reste sur les ailettes entre deux pluies, et là il faut le faire soi-même.

Ce que je ne peux pas encore dire, c'est ce que ça donnera à dix ans. Le R410A me préoccupe davantage que le sel, d'ailleurs, parce qu'une recharge de fluide en fin de vie pourrait coûter cher quand la réglementation se resserrera.

Ce qui marche
  • Échangeur qui tient le choc en bord de mer avec un entretien simple
  • Machine efficace en mi-saison sur radiateurs acier
Ce qui coince
  • Nettoyage saline à faire soi-même, deux fois par an
  • R410A, incertitude à long terme sur les recharges
Pavillon de 1995, 140 m², périurbain à Nantes, radiateurs fonte, posée en 2023

La nuit, le mode silence et ce qu'il coûte

Le voisin a sa chambre à trois mètres de l'unité extérieure. Aux 67 dB(A) annoncés, j'ai compris avant même la pose qu'il faudrait activer le mode silence la nuit, sinon la première plainte arriverait avant Noël.

Le mode silence fonctionne, vraiment. Le bruit tombe au point qu'on l'entend à peine depuis la fenêtre. Mais la machine bride son régime, et les nuits où il fait moins 3 ou moins 4, je sens que la maison perd un demi-degré au petit matin. Rien de dramatique, sauf si je le laissais toute la journée.

J'ai calé un créneau de 22 h à 7 h. Résultat : voisin tranquille, confort acceptable, et je le paie sur quelques jours de grand froid où l'appoint se déclenche sans doute un peu plus tôt que nécessaire. C'est un arbitrage, pas une solution gratuite.

Ce qui marche
  • Mode silence efficace et simple à programmer
  • Bruit maîtrisé en mitoyenneté rapprochée
Ce qui coince
  • Perte de confort sensible en mode silence prolongé par grand froid
  • 67 dB(A) annoncés obligent à anticiper l'implantation
Longère de 1870, 210 m², Périgord, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

Le bruit, le vrai sujet d'un installateur sérieux

Chez nous, la question du bruit a réglé la moitié du chantier. 67 dB(A), ce n'est pas une valeur anodine, et la première zone d'implantation prévue était à l'aplomb du mur mitoyen du voisin. J'ai fait déplacer l'unité de six mètres, sur un plot en béton désolidarisé, contre le pignon qui donne sur notre cour.

Résultat : le voisin n'a rien entendu la première saison. Ça n'a rien à voir avec un réglage, c'est de la géométrie. Une machine de cette puissance, à un mètre d'une fenêtre, c'est un conflit qui attend d'éclore, surtout la nuit quand tout le reste se tait.

Je conseille à quiconque lit cette fiche de prendre la valeur acoustique au sérieux avant même de parler SCOP. Un mauvais emplacement gâche un bon appareil. Un bon emplacement le rend invisible.

Ce qui marche
  • Emplacement bien pensé, aucun conflit de voisinage en trois saisons
  • Châssis désolidarisé, zéro vibration transmise au bâti
Ce qui coince
  • Impose un vrai travail d'implantation en amont
  • Aucun regret, mais l'erreur aurait été coûteuse
Maison de 2003, 180 m², Alsace, plancher chauffant, posée en 2020

Trois ans plus tard, ce que je referais autrement

Si c'était à refaire, je prendrais la question de l'appoint électrique au sérieux dès le départ. La température de bivalence à moins 7 °C et la limite de fonctionnement à moins 10 °C, je les ai lues en fiche technique sans les traduire. En Alsace, moins 10 arrive. La machine s'arrête, et les 2,7 kW d'appoint intégré prennent le relais.

Sur une vague de froid de dix jours, ça se sent sur la facture. Pas de catastrophe, mais un pic de janvier que j'aurais pu anticiper en couplant un poêle ou en surveillant davantage la loi d'eau.

Le reste, je le referais à l'identique. Le SCOP de 4,24 en plancher chauffant, je le retrouve grosso modo sur mes relevés annuels. C'est la pointe hivernale qui m'a surpris, pas la moyenne.

Ce qui marche
  • Rendement saisonnier conforme à l'annonce en plancher chauffant
  • Machine bien dimensionnée pour la surface
Ce qui coince
  • Appoint qui pèse sur la facture en vague de froid
  • Pas d'anticipation du seuil de moins 10 °C
Pavillon de 1985, 155 m², campagne normande, radiateurs fonte, posée en 2019

Sortir du fioul, deux saisons pour comprendre

Trente ans de cuve, une chaudière qui commençait à faire du bruit, et une envie d'arrêter de surveiller le cours du fioul. On a gardé les radiateurs fonte, c'était l'argument premier.

La première saison, j'ai eu l'impression de chauffer moins bien. La maison montait moins vite en température le matin, et le SCOP de 3,33 en haute température me laissait sur ma faim après les promesses entendues. Puis j'ai réglé la loi d'eau, baissé la consigne de deux degrés, et laissé la machine travailler en continu plutôt qu'en à-coups.

La deuxième saison a tout changé. Plus de cuve à remplir, plus de ramonage, et un confort plus stable qu'au fioul. Ce n'est pas moins cher dans l'absolu, c'est plus prévisible, et ça n'a pas de prix quand on a passé trente ans à subir les variations.

Ce qui marche
  • Fin de la dépendance au fioul et de la cuve
  • Radiateurs fonte conservés sans remplacement
Ce qui coince
  • Première saison décevante sans réglage de loi d'eau
  • Chauffe plus lente qu'avec une chaudière fioul
Maison de 1978, 120 m², sud-ouest en Lot-et-Garonne, radiateurs acier, posée en 2023

Un an, cinq cents démarrages de trop

Il faut le dire : cette machine est puissante, et mon logement ne l'est pas assez pour elle. 11,8 kW de dimensionnement pour 120 m² mal isolés, sur le papier ça passe. Dans les faits, entre deux et huit degrés dehors, elle atteint sa consigne en quinze minutes et se coupe. Puis elle redémarre. En boucle.

J'ai compté les cycles sur mon compteur connecté la première saison. Le compresseur inverter module, certes, mais il module dans une plage, et en dessous il coupe. À l'intersaison, c'est usant à observer, et probablement usant pour la machine.

Le frigoriste m'a proposé un ballon tampon pour lisser tout ça. J'aurais dû écouter le premier devis qui le prévoyait. Sur ce type de puissance, en logement de surface moyenne, le tampon n'est pas un luxe, c'est la condition pour que la machine tourne comme elle devrait.

Ce qui marche
  • Puissance largement suffisante par grand froid
  • Bonne tenue en décembre et janvier
Ce qui coince
  • Cycles courts permanents entre 2 et 8 °C
  • Surdimensionnement pour la surface, ballon tampon à rajouter
  • Usure prématurée du compresseur à craindre
Le verdict

Pour quel logement ?

Grandes surfaces de 150 à 220 m², plutôt mal isolées, en rénovation avec radiateurs existants ou plancher chauffant, dans des régions où l'hiver reste tempéré à froid. Convient aussi à la sortie d'une chaudière fioul, à condition d'accepter deux saisons d'apprentissage.

À éviter si

Logement de moins de 130 m² bien isolé, où la puissance disponible entraîne des cycles courts difficiles à corriger sans ballon tampon. À éviter aussi en zone littorale sans entretien régulier, et en altitude prolongée sous moins 10 °C, seuil d'arrêt de la machine.

Questions fréquentes

Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette machine ?

Oui, c'est possible. La température de départ d'eau monte à 60 °C, ce qui alimente des radiateurs fonte sans les remplacer. Le rendement saisonnier tombe alors à 3,33 en haute température contre 4,24 en plancher chauffant.

Le vrai enjeu n'est pas la compatibilité, c'est le réglage. Une loi d'eau bien calée vaut mieux qu'un changement d'émetteurs.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence est de moins 7 °C : en dessous, l'appoint électrique intégré de 2,7 kW prend le relais pour soutenir la production. La machine s'arrête complètement à moins 10 °C.

En zone de grand froid continental, ces seuils se rencontrent chaque hiver. Mieux vaut le savoir avant la pose et prévoir un appoint complémentaire, poêle ou insert, plutôt que de le découvrir en janvier.

Le bruit extérieur est-il un problème en lotissement ?

À 67 dB(A) de puissance acoustique, la machine se situe dans le haut de la fourchette. En mitoyenneté rapprochée, l'implantation devient une vraie question : distance à la limite de propriété, plots antivibratiles, orientation par rapport aux chambres voisines.

Le mode silence existe et fonctionne, mais il bride la puissance. Il ne remplace pas un emplacement réfléchi dès le départ.

Le fluide R410A est-il un frein à l'achat ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement de la machine aujourd'hui, mais pose la question de la disponibilité des pièces et du coût d'une recharge à dix ans.

Si vous prévoyez de garder l'installation quinze ans, c'est un point à mettre en balance avec le prix d'achat et l'éventuelle valeur résiduelle du logement à la revente.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)11,8 kW
SCOP a 35 °C4,24
Efficacite saisonniere W35167 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,1 kW
SCOP a 55 °C3,33
Efficacite saisonniere W55130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure67 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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