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Buderus

Buderus Logatherm WPLS8.2 : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Buderus Logatherm WPLS8.2
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : haustechnikmarkt24.de
SCOP W35
4,74
plancher chauffant
SCOP W55
3,35
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà

La Buderus Logatherm WPLS8.2 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée pour 7,43 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et 5,2 kW à 55 °C. Son SCOP de 4,74 sur plancher chauffant la place parmi les machines les plus sobres de sa catégorie, alors qu'en régime radiateurs elle retombe à 3,35. C'est une bête d'hiver continental, mais qui ne descend pas sous -10 °C et qui fait du bruit.

Elle vise les maisons bien isolées avec plancher chauffant, ou des rénovations où l'on garde des radiateurs généreux en surface. Deux points cadrent l'achat : une température limite de fonctionnement à -10 °C sans appoint intégré, et une puissance acoustique extérieure de 65 dB(A). Autrement dit, tout ce qui touche à l'altitude, à la mitoyenneté et à l'autorisation en copropriété se décide avant le devis, pas après.

Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de village en pierre, 145 m², Hautes-Alpes (massif du Queyras), plancher chauffant sur dalle refaite, posée en 2022

À 1 400 m, la limite de fonctionnement décide de tout

Notre village est à 1 400 m et on a des séquences à -15 °C sans dégel pendant cinq ou six jours. La machine est donnée pour une température limite de fonctionnement de -10 °C, ce que je savais avant de signer, mais que le devis avait mis en tout petit. Concrètement, en dessous la PAC s'arrête et c'est la résistance d'appoint qui prend, sauf que cette machine n'a pas d'appoint intégré. J'ai gardé la chaudière bois du salon pour janvier et février.

Sur le reste de la saison, rien à dire. Le SCOP de 4,74 annoncé en plancher chauffant tient à peu près, on tourne autour de 4 dans les mois doux, et la facture a chuté de moitié par rapport au fioul. Mais la bivalence à -10 °C n'est pas une coquetterie en montagne, c'est la vraie limite du système. Si c'était à refaire, j'aurais pris une machine qui descend plus bas, ou j'aurais budgété un vrai appoint dès le départ.

Ce qui marche
  • Excellent rendement en plancher chauffant sur la demi-saison et au-delà
  • Fonctionnement silencieux côté intérieur, aucune gêne dans la pièce de vie
  • Aucun appoint électrique intégré, donc pas de dérive de consommation cachée
Ce qui coince
  • Arrêt à -10 °C, ce qui est court pour un hiver de montagne
  • Pas d'appoint intégré, il faut une solution de repli externe
  • Le devis ne signalait pas assez clairement la limite de fonctionnement
Appartement en immeuble des années 1960, 92 m², Lyon, radiateurs acier basse température, posée en 2023

En copropriété, l'assemblée générale a tranché à une voix

J'habite un immeuble de 1964 avec une cour intérieure. L'unité extérieure devait aller dans cette cour, sous les fenêtres du premier étage. Le syndic m'a demandé de passer en AG, ce que je n'avais pas anticipé. Le bruit a été le sujet principal : la machine est donnée pour 65 dB(A) de puissance acoustique extérieure, et le voisin du dessous a sorti l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage.

On a fini par voter à une voix près, avec deux conditions : pose sur plots antivibratiles et engagement écrit de ne pas la faire tourner entre 22 h et 6 h en été. Le SCOP de 3,35 en régime radiateurs m'a servi d'argument, parce que le chauffage collectif au gaz partait en fumée niveau facture. Aujourd'hui ça marche, mais le vrai coût du projet, c'est le temps passé en réunions et les concessions acoustiques, pas la machine.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,35 en radiateurs, ce qui reste correct pour un appartement ancien
  • Rendement en mi-saison très bon, facture divisée par rapport au gaz collectif
  • Installation compacte en cour intérieure, sans gêne visuelle majeure
Ce qui coince
  • 65 dB(A) extérieur, ce qui déclenche la procédure copropriété
  • Nécessite plots antivibratiles et restrictions d'horaires en été
  • Dossier AG long, plusieurs mois de délai
Pavillon de 1998, 118 m², Alsace (plaine), radiateurs fonte conservés, posée en 2021

L'appoint qu'on n'a pas, et celui qu'on installe quand même

En janvier chez nous, on a des pointes à -12 °C, -13 °C. La machine est donnée pour une bivalence à -10 °C et une température limite de fonctionnement à -10 °C, sans appoint intégré, donc dès qu'on passe en dessous, elle s'arrête. Le commercial m'avait dit que ça n'arriverait presque jamais. Sauf que l'hiver 2022-2023, on a eu douze jours d'affilée en dessous.

J'ai fini par faire poser un appoint électrique externe de 3 kW, piloté par une sonde extérieure. Sur ces douze jours, il a tourné en continu et la facture de janvier a pris 200 euros par rapport à janvier précédent. Le reste de l'année, la PAC est excellente, le SCOP à 3,35 en radiateurs se vérifie à peu près, et on est bien contents de l'avoir. Mais le message est simple : en climat semi-continental, la limite à -10 °C sans appoint intégré n'est pas un détail, c'est un poste de dépense à budgéter.

Ce qui marche
  • Rendement correct en radiateurs fonte sur l'essentiel de la saison
  • Pas de dégradation visible du confort entre -5 °C et +5 °C
  • Compresseur sobre, consommation de veille très faible à 13 W
Ce qui coince
  • Aucun appoint intégré, arrêt total à -10 °C
  • Facture de janvier qui explose en vague de froid
  • Commercial qui a minimisé la fréquence des températures sous -10 °C
Maison ancienne rénovée, 165 m², Lot-et-Garonne, plancher chauffant + radiateurs à l'étage, posée en 2020

Triphasé imposé par le réseau, pas par la machine

Le raccordement a été la vraie surprise du projet. La machine est en 7,43 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C, ce qui reste modeste, mais mon tableau était déjà chargé et Enedis m'a proposé un passage en triphasé pour tenir la puissance souscrite. J'ai dit oui avant de comprendre que ça voulait dire changer de compteur, revoir le tableau, et faire remplacer la plaque de cuisson.

Côté bruit, triphasé ou pas, la machine fait 65 dB(A) de puissance acoustique extérieure, donc elle est à dix mètres de la maison du voisin, point. Côté rendement, le SCOP de 4,74 annoncé en plancher chauffant se tient, on est entre 4 et 4,5 selon les hivers. Le triphasé, ce n'est pas un problème de machine, c'est un problème de maison et de réseau. À vérifier avant de signer, pas après.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,74 en plancher chauffant, conforme aux attentes
  • Puissance de dimensionnement contenue, adaptée à une rénovation
  • Excellent confort en mi-saison, aucune oscillation de température
Ce qui coince
  • Passage en triphasé imposé par le réseau, coût et travaux annexes
  • Puissance acoustique extérieure élevée, distance voisin obligatoire
  • Tableau électrique à reprendre dans la plupart des cas
Maison mitoyenne des années 1930, 84 m², Lille, radiateurs acier, posée en 2024

L'unité intérieure, on ne l'a pas assez mesurée

On a pris cette machine en remplacement d'une chaudière gaz, et tout s'est joué sur les derniers centimètres. Notre local technique fait 2 m², la WPLS8.2 a besoin de plus que ce qu'on avait imaginé. On a fini par sacrifier une étagère entière et un meuble de rangement, mais on a perdu la place du congélateur qu'on avait là depuis quinze ans.

Pour le reste, la machine est sérieuse. Le SCOP de 3,35 en radiateurs est cohérent avec notre consommation réelle, on est passés de 1 300 à 700 euros par an sur le chauffage. La consommation de veille à 13 W est presque anecdotique, mais sur une année ça fait quand même une centaine de kWh. Si je devais refaire, je prendrais le temps de mesurer le local avant de commander, pas de le découvrir à la livraison.

Ce qui marche
  • Économie nette par rapport au gaz, facture divisée par deux
  • SCOP de 3,35 conforme aux annonces en régime radiateurs
  • Consommation en veille très basse
Ce qui coince
  • Encombrement de l'unité intérieure supérieur aux attentes
  • Aucune marge dans un petit local technique
  • Une centaine de kWh par an partis en veille, marginal mais réel
Longère en pierre rénovée, 210 m², Morbihan, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs fonte à l'étage, posée en 2021

Puissance souscrite revue à la hausse, et l'abonnement qui suit

Quand on est passé du fioul à la PAC, on s'est focalisé sur le SCOP de 4,74 en plancher chauffant, qui justifiait largement le projet. Ce qu'on avait raté, c'est le compteur. On avait un abonnement 9 kVA, on est passés à 12 kVA dans les trois mois. Vaisselle, four, chauffe-eau et PAC en simultané, ça sautait en janvier.

La machine n'y est pour rien, c'est de l'arithmétique de foyer. Le passage en 12 kVA, c'est 60 euros par an d'abonnement en plus, ce qui reste peu au regard des 2 000 euros de fioul économisés. Mais personne ne nous l'avait dit, ni le commercial ni le devis. La bonne nouvelle, c'est que la puissance souscrite plus haute permet de ne pas renoncer à la cuisine et à la machine à laver en même temps. C'est bête, mais c'est ce qui se passe.

Ce qui marche
  • Économie de chauffage massive par rapport au fioul, plus de 2 000 euros sur l'année
  • Rendement conforme en plancher chauffant, confort stable
  • Investissement rentabilisé en moins de cinq saisons de chauffe
Ce qui coince
  • Puissance souscrite à revoir à la hausse, détail non signalé au devis
  • Abonnement annuel en hausse de 60 euros, marginal mais réel
  • Effet de surprise si la maison combine plusieurs gros consommateurs
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison bien isolée avec plancher chauffant, où le SCOP de 4,74 fait vraiment la différence sur la facture. Convient aussi en radiateurs existants, à condition d'être au-dessus de -10 °C une bonne partie de l'hiver.

À éviter si

Si le logement est en altitude avec des pointes régulières sous -10 °C, la machine s'arrête et aucun appoint intégré ne prend le relais. À éviter aussi en mitoyenneté serrée, à cause des 65 dB(A) extérieurs qui rendent toute implantation délicate.

Questions fréquentes

La machine peut-elle chauffer une maison à radiateurs existants ?

Oui, avec un SCOP de 3,35 à 55 °C, ce qui reste correct pour un régime radiateurs. C'est moins bon qu'en plancher chauffant, mais la rénovation sans changer les émetteurs reste viable si la maison est bien isolée.

En revanche, si les radiateurs sont sous-dimensionnés et qu'il faut monter au-delà de 55 °C, la machine plafonne à 57 °C de température de départ d'eau. C'est la limite haute, à vérifier au préalable.

Que se passe-t-il en dessous de -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C, donc la PAC s'arrête. Elle n'a pas d'appoint électrique intégré. Il faut soit une solution externe, soit une autre source de chaleur pour ces journées.

La bivalence est également à -10 °C en régime 35 °C, ce qui veut dire que le basculement se fait très tôt dans la vague de froid. En climat doux, on ne le voit jamais. En climat continental ou en altitude, c'est structurant.

L'unité extérieure est-elle bruyante ?

La puissance acoustique extérieure est de 65 dB(A), ce qui place la machine dans la fourchette haute. En lotissement avec des jardins séparés, ça passe avec un éloignement correct. En mitoyenneté ou en cour intérieure, c'est un sujet.

Prévoyez des plots antivibratiles et une implantation qui évite de renvoyer le bruit vers une fenêtre. L'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage s'applique, et un voisin peut le faire valoir.

Le fluide R410A est-il un problème ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas. La machine fonctionne, mais la question des recharges et des pièces se pose à dix ou quinze ans.

Sur le SCOP et le rendement, le fluide ne change rien. Le sujet est celui de la valeur résiduelle et de la disponibilité du frigorigène, à mettre dans la balance au moment de comparer deux devis.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)7,43 kW
SCOP a 35 °C4,74
Efficacite saisonniere W35187 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,2 kW
SCOP a 55 °C3,35
Efficacite saisonniere W55131 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-10 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille13 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesBuderus Logatherm WPLS8.2 RB, Buderus Logatherm WPLS8.2 RE, Buderus Logatherm WPLS8.2 RT, Buderus Logatherm WPLS8.2 RTS

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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