Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : green-pulse.ch
SCOP W35
4,65
plancher chauffant
SCOP W55
3,27
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
62 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Versati Split G2 4 kW est une pompe à chaleur air/eau de petite puissance, pensée pour les logements qui n'ont pas besoin de beaucoup de kilowatts mais qui veulent garder leurs radiateurs existants. Son SCOP de 3,27 à 55 °C la place dans la moyenne honorable des machines capables d'alimenter un circuit haute température sans tout casser. Sur plancher chauffant, le SCOP grimpe à 4,65, ce qui la rend nettement plus intéressante en neuf ou en rénovation lourde.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de village en pierre, 1980, 110 m², Auvergne, radiateurs fonte, poêle à bois en appoint, posée en 2021
★★★★★
Le poêle fait le gros du travail en janvier, et c'est très bien comme ça
On a gardé le poêle à bois du salon, un vieux modèle qui chauffe bien. La PAC tourne en parallèle sur les chambres et la cuisine, sur les radiateurs fonte. En décembre et janvier, quand il fait -5 °C dehors, le poêle prend le relais le soir et la PAC se contente de maintenir la maison hors gel la nuit. La température de bivalence à -7 °C annoncée sur la fiche, je la retrouve à peu près : en dessous, c'est le bois qui fait la différence. Ça ne me dérange pas, au contraire, ça évite de tirer sur la machine.
Le seul truc à comprendre, c'est qu'il faut accepter que les deux systèmes ne soient pas en concurrence. Le poêle chauffe vite et fort, la PAC chauffe lentement et longtemps. Si on met 22 °C au poêle et 21 °C à la PAC, on se retrouve avec des pièces en surchauffe et d'autres froides. J'ai réglé la loi d'eau de la PAC plus bas en janvier et laissé le poêle faire le pic. La facture de bois a augmenté un peu, celle d'électricité a baissé. Globalement, on est dans les mêmes eaux qu'avant.
Ce qui marche
+Cohabitation simple avec un poêle à bois existant
+La bivalence à -7 °C permet de basculer sur le bois sans que la PAC s'épuise
+Radiateurs fonte conservés sans travaux
Ce qui coince
−Il faut accepter de ne pas chauffer toute la maison avec la PAC en janvier
−Réglage de la loi d'eau à ajuster manuellement en début de saison froide
⌂Chalet de montagne, 2005, 135 m², Hautes-Alpes, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
À 1 200 mètres, la limite basse de la machine se voit vraiment
On est à 1 200 mètres d'altitude, dans les Hautes-Alpes. L'hiver, on a des semaines à -12, -15 °C la nuit. La fiche technique annonce une température limite de fonctionnement à -10 °C. En dessous, la machine s'arrête. Ce n'est pas une surprise, c'était écrit, mais il faut le vivre pour comprendre ce que ça veut dire concrètement. Quand on descend à -13 °C trois nuits de suite, la PAC coupe et l'appoint électrique intégré, 1,2 kW, ne suffit pas à chauffer 135 m². On a un insert en complément, heureusement.
Le reste du temps, de novembre à mars, la machine tourne bien, le plancher chauffant est agréable, et le SCOP de 4,65 à 35 °C se ressent sur la facture. Mais dans une zone où les -10 °C sont dépassés plusieurs fois par hiver, c'est une contrainte à intégrer dès le départ. Si c'était à refaire, j'aurais peut-être pris une machine annoncée jusqu'à -20 °C. Après, on a passé deux hivers avec, et globalement on est satisfaits. Il faut juste avoir un plan B pour les vraies vagues de froid.
Ce qui marche
+Très bon rendement sur plancher chauffant le reste de l'hiver
+Fonctionnement silencieux et régulier en mi-saison
Ce qui coince
−Arrêt de la machine en dessous de -10 °C, ce qui arrive en zone de montagne
−L'appoint électrique de 1,2 kW est insuffisant pour un grand volume en vague de froid
L'assemblée générale a dit oui, mais l'unité extérieure a failli tout bloquer
Le vrai sujet en copropriété, ce n'est pas la machine, c'est l'unité extérieure. Dans notre immeuble, tout le monde a un balcon ou une courette, mais personne ne veut du bruit ni d'une machine visible depuis la cour. On a présenté le dossier en assemblée avec la fiche technique : 62 dB(A) de puissance acoustique en extérieur. C'est le chiffre qui a fait tiquer. Finalement, on a obtenu l'autorisation à condition de la poser sur la courette arrière, pas sur la façade côté rue, et avec des plots antivibratiles.
Le vote est passé à une voix près. Depuis, la machine tourne, et honnêtement, on ne l'entend pas depuis les appartements. Mais je comprends que dans un immeuble plus dense, ça aurait pu être refusé. Le conseil syndical a demandé un engagement écrit sur l'entretien annuel, ce qu'on a accepté. Si des voisins envisagent la même chose, je leur conseille de préparer le dossier en amont : fiche technique, emplacement précis, et éventuellement une étude acoustique. C'est ce qui a fait la différence.
Ce qui marche
+Autorisation possible en copropriété avec un dossier bien préparé
+Bruit perçu faible depuis les parties communes une fois installée
Ce qui coince
−62 dB(A) annoncés en extérieur, ce qui inquiète légitimement les voisins
−Procédure longue et incertaine en assemblée générale
⌂Maison de pêcheur rénovée, 1970, 80 m², Morbihan, radiateurs acier, posée en 2020
★★★★★
À 800 mètres de la mer, l'échangeur a tenu quatre ans, et puis...
On est à 800 mètres du littoral, pas les pieds dans l'eau mais assez près pour que tout rouille. La PAC a été posée en 2020. Au bout de quatre hivers, on a commencé à voir des traces d'oxydation sur les ailettes de l'échangeur extérieur. Rien de dramatique, la machine fonctionne toujours, mais le frigoriste qui est venu pour l'entretien a dit qu'il faudrait surveiller. Le sel, l'air marin, tout ça attaque. Le R32 est un fluide qui tient bien dans le temps, mais l'échangeur en lui-même, c'est de l'aluminium, et l'aluminium n'aime pas le sel.
Ce que je referais différemment : demander un traitement anti-corrosion dès la pose, ou au moins un nettoyage plus régulier. On fait venir quelqu'un une fois par an, mais peut-être qu'à cet endroit il faudrait deux passages. La machine est donnée pour fonctionner jusqu'à -10 °C, ce qui n'arrive jamais ici, donc de ce côté-là aucun souci. Le SCOP de 3,27 sur radiateurs acier est correct. Mais en zone littorale, la corrosion est le vrai paramètre, et il n'est pas dans la fiche technique.
Ce qui marche
+Machine adaptée au climat doux breton, jamais en limite de température
+Radiateurs acier conservés sans modification
Ce qui coince
−Corrosion saline de l'échangeur extérieur après quatre ans
−Entretien annuel peut-être insuffisant en bord de mer
⌂Pavillon de lotissement, 1995, 105 m², Rhône, radiateurs fonte, remplacement d'une chaudière fioul, posée en 2023
★★★★★
Après la cuve de fioul, le premier hiver a été bizarre, puis on a compris
On a remplacé une vieille chaudière fioul par cette PAC en 2023. La cuve est partie, le camion de livraison ne passe plus, et ça, franchement, c'est un soulagement. Mais le premier hiver a été étrange. Avec le fioul, ça chauffait vite, on montait à 21 °C en une heure. Avec la PAC, il faut deux à trois heures pour sentir la différence, et surtout, il faut la laisser tourner en continu. On a fait l'erreur de l'éteindre la journée au début, comme on faisait avec le fioul. Résultat : le soir, elle forçait pour rattraper, et la facture grimpait.
Une fois qu'on a compris qu'il fallait la laisser en marche, tout a changé. Les radiateurs fonte sont conservés, la machine monte à 60 °C maximum en départ d'eau, ce qui suffit largement. Le SCOP de 3,27 à 55 °C, c'est bien pour des radiateurs comme les nôtres. La consommation a baissé par rapport au fioul, mais pas de moitié non plus, parce que le fioul était moins cher au litre que l'électricité au kWh. Le confort est meilleur, plus régulier, moins de variations. Il faut juste accepter de changer ses habitudes.
Ce qui marche
+Fin de la cuve de fioul et des livraisons
+Radiateurs fonte conservés, montée en température suffisante
+Confort plus régulier qu'avec l'ancienne chaudière
Ce qui coince
−Il faut laisser la machine tourner en continu, ce qui change les habitudes
−Économies réelles plus modestes qu'espéré par rapport au fioul
⌂Maison ancienne en pierre, 1850, 150 m², Dordogne, radiateurs fonte et un plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2019
★★★★★
Six ans après, le calcul de rentabilité n'est plus le même
J'ai fait poser cette PAC en 2019. À l'époque, le kWh électrique était autour de 15 centimes, et le calcul de rentabilité par rapport au gaz était correct. Six ans plus tard, le kWh a augmenté, et le calcul est moins favorable. La machine fonctionne bien, le SCOP de 4,65 sur le plancher chauffant du rez-de-chaussée est réel, je le vois sur les relevés. Mais le SCOP de 3,27 sur les radiateurs de l'étage, c'est moins glorieux à mesure que le prix de l'électricité monte.
Ce qui a changé aussi, c'est le regard sur le fluide. Le R32 est un fluide d'avenir, donc pas de mauvaise surprise de ce côté-là. La consommation en veille, 25 W, c'est anecdotique mais sur six ans, ça finit par compter. Je ne regrette pas l'installation, le confort est là, la maison est bien chauffée, et je n'ai plus de chaudière à entretenir. Mais si je devais refaire le calcul aujourd'hui, avec le prix actuel du kWh, la rentabilité serait plus longue à atteindre. C'est le jeu, on ne peut pas prévoir l'avenir énergétique. Ceux qui installent maintenant devraient peut-être tabler sur une hausse continue.
Ce qui marche
+Rendement réel conforme au SCOP annoncé sur plancher chauffant
+Fluide R32, pas de risque réglementaire à moyen terme
+Confort global et suppression de la chaudière gaz
Ce qui coince
−Rentabilité qui se dégrade avec la hausse du prix de l'électricité
−Consommation en veille de 25 W qui s'accumule sur l'année
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour les logements de 80 à 150 m² qui gardent leurs radiateurs existants, surtout en climate doux ou tempéré, et pour ceux qui ont un plancher chauffant où le SCOP de 4,65 fait vraiment la différence. Elle convient aussi bien en remplacement de fioul qu'en rénovation partielle, à condition d'accepter un fonctionnement continu.
À éviter si
Vous êtes en zone de montagne avec des températures régulièrement sous -10 °C, car la machine s'arrête. Ou si vous êtes en copropriété dense avec une unité extérieure visible et des voisins sensibles au bruit, les 62 dB(A) annoncés pouvant compliquer l'acceptation.
Questions fréquentes
Peut-on garder ses radiateurs fonte avec cette pompe à chaleur ?
Oui, c'est même l'un de ses points forts. La température maximale de départ d'eau est de 60 °C, ce qui suffit pour alimenter des radiateurs fonte dans la plupart des logements correctement isolés. Le SCOP de 3,27 à 55 °C indique un rendement saisonnier honnête sur ce type d'émetteurs, sans être exceptionnel. Il faut simplement accepter que la montée en température soit plus lente qu'avec une chaudière.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La température de bivalence est annoncée à -7 °C. Concrètement, en dessous de ce seuil, l'appoint électrique intégré de 1,2 kW peut prendre le relais pour soutenir la production. La machine s'arrête complètement en dessous de -10 °C, sa température limite de fonctionnement. En zone de montagne ou en cas de vague de froid sévère, il faut donc prévoir une solution de chauffage complémentaire.
Le fluide R32 pose-t-il un problème pour l'avenir ?
Non, le R32 est l'un des fluides d'avenir au regard de la réglementation F-Gas. Il a un potentiel de réchauffement global plus faible que le R410A, qui est en sortie de marché. Cela signifie que les recharges et les pièces détachées ne devraient pas poser de difficulté à dix ans. C'est un choix plutôt rassurant pour la valeur résiduelle de la machine.
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
Ce n'est pas systématiquement nécessaire, mais cela dépend du volume d'eau de l'installation et du nombre d'émetteurs. Sur un plancher chauffant, le volume est souvent suffisant pour éviter les cycles courts. Sur un petit circuit de radiateurs, un ballon tampon peut aider à stabiliser le fonctionnement et à limiter l'usure du compresseur. C'est à voir avec l'installateur selon la configuration.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5 kW
SCOP a 35 °C
4,65
Efficacite saisonniere W35
183 %
Puissance de dimensionnement (W55)
5 kW
SCOP a 55 °C
3,27
Efficacite saisonniere W55
128 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
62 dB(A)
Consommation en veille
25 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Gree Versati Split G2 4 kW. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.