Pacoscope
Kosner · AQUARIS BIBLOC MURAL

Kosner U EXT AQUARIS MD 14T/B R32 + U INT AQUARIS MD 12-16 : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Kosner U EXT AQUARIS MD 14T/B R32 + U INT AQUARIS MD 12-16
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : ecoenergialatienda.com
SCOP W35
4,72
plancher chauffant
SCOP W55
3,61
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Kosner U EXT AQUARIS MD 14T/B est une pompe à chaleur air/eau bibloc murale de forte puissance, donnée pour 13,7 kW à 35 °C de départ et 12,8 kW à 55 °C. Son SCOP de 4,72 en plancher chauffant et de 3,61 sur radiateurs haute température la place parmi les machines crédibles en rénovation, y compris sans changer les émetteurs. Elle fonctionne au R32 et exige une alimentation triphasée 400 V.

0246810arrêtappoint dès -7 °C2,794,526,688,52-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Longère rénovée de 170 m² en Mayenne, murs en pierre, radiateurs fonte d'origine, plancher chauffant uniquement au rez-de-chaussée, installée fin 2022

La loi d'eau, le réglage que l'installateur n'a jamais expliqué

Premier hiver, facture à 2 100 € pour six mois, avec des radiateurs brûlants en novembre et tièdes en janvier. Je suis tombé sur un forum qui parlait de pente de loi d'eau, j'ai baissé la consigne de départ de 48 à 41 °C et remonté la pente d'un cran. La maison est montée de 0,4 °C en deux jours, sans toucher au thermostat.

Ce qui m'a mis sur la piste, c'est le SCOP de 3,61 à 55 °C annoncé par la fiche. Si je fais tourner la machine à 48 °C au lieu de 41 °C, je perds une partie de cet écart. La réalité du terrain, c'est que la PAC tournait au-dessus de son point optimal tout l'hiver. Personne ne me l'avait dit à la mise en service.

Ce qui marche
  • Le SCOP de 3,61 reste tenable sur fonte si la loi d'eau est bien réglée
  • Une fois la pente ajustée, la maison tient 21 °C sans appoint
Ce qui coince
  • Mise en service expédiée, aucun réglage fin expliqué
  • Deux hivers avant de comprendre le paramètre qui compte vraiment
Ferme de 1968, 210 m², Creuse, murs non isolés, simple vitrage partiel, radiateurs acier des années 80, posée en 2023

Sur une maison qui fuit, la machine ne fait pas de miracle

Il faut être clair : sur 210 m² de vieux bâti avec 6 kW de déperdition réelle, la machine tient jusqu'à 0 °C, puis elle s'essouffle. À -7 °C elle ne restitue plus que 3,75 kW, et c'est là qu'on voit la limite. L'appoint électrique prend le relais, ce qui est prévu, mais la facture de janvier s'en ressent.

Ce que la fiche dit à -7 °C avec un COP de 6,13 en départ 55 °C est flatteur sur le papier, mais la puissance annoncée dans ces conditions est trois fois inférieure à la nominale. C'est la réalité de toute machine, pas un défaut de Kosner. Sur une maison mal isolée, la vraie question n'est pas le COP, c'est la puissance disponible au pire moment.

Ce qui marche
  • Aucune panne sur trois hivers
  • La bivalence annoncée à -7 °C correspond à ce qu'on observe
Ce qui coince
  • Puissance divisée par presque quatre à -7 °C
  • Température limite de -10 °C : en dessous, appoint obligatoire
Pavillon 1998, 140 m², Alsace, radiateurs acier basse température, hésitation longue avec une concurrente allemande, posée en 2024

Ce qui a fait pencher la balance face à la concurrente

J'avais deux devis sur la table : cette Kosner en 14T et une marque allemande réputée en 12 kW. Le SCOP à 55 °C était presque identique, 3,61 contre 3,58. Ce qui a tranché, c'est la disponibilité de l'unité extérieure, deux mois contre cinq, et le fait que l'installateur local connaissait la machine.

Sur le papier, la concurrente affichait une puissance acoustique plus basse, mais je n'étais pas en mitoyenneté, donc l'argument tombait. Le triphasé était déjà au tableau, donc la contrainte 400 V ne m'a pas coûté un euro. Avec deux hivers de recul, je referais le même choix, sans fanfaronner : les deux machines auraient probablement fait le travail.

Ce qui marche
  • Délai d'approvisionnement tenable
  • SCOP à 55 °C aligné sur la concurrence allemande
Ce qui coince
  • Alimentation triphasée obligatoire, éliminatoire dans beaucoup de logements
  • Documentation technique fournie en français un peu succincte
Maison 1985, 130 m², Haute-Savoie à 620 m d'altitude, radiateurs fonte, hiver froid et sec, posée en 2023

L'appoint qui tourne trop souvent, et ce que la bivalence annoncée cache

La bivalence est donnée à -7 °C, dans les deux régimes. Chez moi, en janvier, on a fait onze nuits sous -6 °C, dont quatre à -9 °C. L'appoint électrique s'est déclenché dès que la maison a demandé plus que ce que la machine pouvait rendre, soit 3,75 kW à -7 °C. Sur 130 m², ça va, mais ça se voit sur les courbes du compteur.

Ce qui m'agace, c'est que la température limite de fonctionnement est à -10 °C. Une nuit, on est descendus à -11,5 °C. La PAC a coupé, l'appoint a tout pris. Ça a tenu, mais j'aurais aimé qu'on me le dise avant, pas après.

Ce qui marche
  • La machine tient jusqu'à sa limite annoncée, sans dérive
  • Bascule sur appoint transparente, pas de coupure de chauffage
Ce qui coince
  • Arrêt complet en dessous de -10 °C, non anticipé
  • Appoint électrique sollicité plus souvent qu'annoncé en zone froide
Maison 2005, 150 m², plancher chauffant partout, Gironde, remplacement d'une gaz condensation, posée en 2022

Le calcul de rentabilité à refaire tous les deux ans

J'ai basé mon achat sur un kWh gaz à 0,09 € et un kWh électrique à 0,17 €. À ce moment-là, la bascule était rentable en sept ans. Depuis, le gaz a grimpé plus vite que l'électricité, puis le bouclier a disparu, et mon calcul est à refaire. Ce qui reste stable, c'est le SCOP de 4,72 en plancher chauffant : à ce rendement, le kWh utile me coûte moins cher qu'au gaz dans presque tous les scénarios.

La consommation en veille de 2 W est anecdotique, mais elle me sert d'argument quand on me dit que la PAC consomme tout le temps. 17 kWh par an, à comparer aux 11 000 kWh de chauffage. Le vrai sujet, ce n'est pas la veille, c'est le prix du kWh et la façon dont il évolue.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,72 solide sur plancher chauffant
  • Consommation de veille négligeable à l'échelle annuelle
Ce qui coince
  • Rentabilité sensible au prix du kWh, pas seulement au SCOP
  • Aucun outil constructeur pour suivre le coût réel mois par mois
Pavillon 1992, 120 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, quatre personnes, ECS sur la PAC, posée en 2023

L'eau chaude, le vrai point sensible de la machine

Le chauffage, rien à redire. L'ECS, c'est autre chose. Le ballon monte à 52 °C, ce qui oblige à une relance anti-légionelle régulière, et la machine doit alors pousser bien au-delà de son régime radiateurs. Sur les mois de juillet et août, la PAC tourne presque uniquement pour l'eau chaude, à faible charge, ce qui n'est pas son terrain de jeu.

Le SCOP à 55 °C de 3,61 s'applique à la production d'eau chaude, mais dans des conditions de température extérieure clémentes. En hiver, quand l'eau froide arrive à 8 °C et que la consigne monte à 52 °C, on est loin du compte. Ce n'est pas catastrophique, c'est juste qu'il faut le savoir avant de choisir une machine sans ballon séparé.

Ce qui marche
  • Chauffage et ECS assurés par une seule machine
  • Cycle anti-légionelle prévu et respecté
Ce qui coince
  • Rendement ECS inférieur au rendement chauffage
  • Cycles courts en été, uniquement pour l'eau chaude
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement bien isolé ou correctement isolé, avec plancher chauffant ou radiateurs dimensionnés, disposant d'un tableau triphasé 400 V et d'un besoin de puissance élevé. Convient aussi en rénovation sur radiateurs fonte si la loi d'eau est réglée finement.

À éviter si

Vous êtes en maison ancienne très mal isolée avec des déperditions supérieures à 10 kW, ou vous vivez dans une zone où les températures descendent régulièrement sous -10 °C. À éviter aussi si vous n'avez pas le triphasé et que le faire tirer coûte plus cher que la machine.

Questions fréquentes

Faut-il forcément du triphasé pour installer cette Kosner ?

Oui, la fiche constructeur indique une alimentation 400-3-50, donc triphasée. C'est une contrainte réelle : sans compteur triphasé, il faut faire tirer une ligne, ce qui peut coûter plusieurs milliers d'euros selon la distance entre le tableau et l'unité extérieure.

Si le triphasé est déjà en place, ce n'est pas un obstacle. Sinon, il faut intégrer ce coût dans le calcul de rentabilité, au même titre que le ballon tampon ou la modification du tableau.

Le SCOP annoncé à 3,61 sur radiateurs est-il tenable en pratique ?

Il est tenable si la température de départ reste autour de 50 à 55 °C et si la loi d'eau est réglée correctement. Sur des radiateurs fonte conservés mais bien dimensionnés, on observe des rendements proches de la valeur annoncée. Dès qu'on pousse à 60 °C ou plus, l'écart se creuse.

Le chiffre de la fiche reste une moyenne saisonnière sur un profil climatique normalisé. Un hiver plus froid ou une maison plus gourmande le tirent mécaniquement vers le bas.

Comment se comporte la machine en dessous de -7 °C ?

À -7 °C, la puissance restituée tombe à 3,75 kW, soit une fraction de la puissance nominale. La bivalence est annoncée à cette température, ce qui signifie que l'appoint électrique prend le relais au-delà. Le COP reste élevé dans l'absolu, mais la puissance disponible, elle, s'effondre.

En dessous de -10 °C, la PAC s'arrête : c'est sa température limite de fonctionnement. Sur une vague de froid prolongée, tout repose alors sur l'appoint, ce qui doit être anticipé dans le dimensionnement.

Le R32 change-t-il quelque chose pour l'avenir de la machine ?

Le R32 a un PRG environ trois fois inférieur au R410A, ce qui le met à l'abri des restrictions F-Gas à moyen terme. Les recharges et les pièces devraient rester disponibles plus longtemps que sur une machine au R410A, qui sort progressivement du marché.

C'est un argument de valeur résiduelle plutôt qu'un argument de performance. Le SCOP et la puissance restent les critères principaux au moment du choix.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)13,7 kW
SCOP a 35 °C4,72
Efficacite saisonniere W35185,7 %
Puissance de dimensionnement (W55)12,8 kW
SCOP a 55 °C3,61
Efficacite saisonniere W55141,3 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)2,79
Puissance restituee a -7 °C12,14 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,52
COP a +7 °C (depart 35 °C)6,68
COP a +12 °C (depart 35 °C)8,52
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,01
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille2 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation400-3-50
TypeSplit
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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