Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : klimatime.com
SCOP W35
4,65
plancher chauffant
SCOP W55
3,23
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà
La LG THERMAV IWT de deuxième génération est une pompe à chaleur air/eau monobloc déclinée en 5,5, 7 et 9 kW. Elle est donnée pour un SCOP de 4,65 en régime plancher chauffant (35 °C) et de 3,23 sur radiateurs haute température (55 °C), avec une température de départ d'eau qui peut monter à 65 °C. Son point faible est clair sur la fiche : la machine s'arrête à -10 °C, et c'est aussi sa température de bivalence, ce qui veut dire qu'aucun appoint intégré autre que la résistance de 0,9 kW ne prend le relais en dessous.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison individuelle de 1998, 118 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
Le dossier MaPrimeRénov a mis huit mois à passer
Le chantier en lui-même s'est bien déroulé, trois jours pour l'unité extérieure et le raccordement hydraulique. Ce qui a coincé, c'est le montage du dossier. L'installateur avait bien coché la case, mais il a fallu reprendre l'attestation de conformité et la preuve de la date de fin de travaux parce que la première version ne correspondait pas au bon geste.
Sur une machine classée SCOP 3,23 en régime 55 °C, donc pensée pour garder des radiateurs existants, l'aide reste intéressante mais elle n'arrive qu'une fois tout payé. On a avancé la trésorerie, puis attendu. Huit mois entre le dépôt et le versement, avec deux relances. Ce n'est pas la faute de la PAC, mais c'est ce qui pèse le plus sur l'impression finale.
Ce qui marche
+Chantier rapide et propre
+Aide obtenue, sans contestation sur le fond
+Machine compatible avec les radiateurs en place
Ce qui coince
−Délai de versement très long
−Pièces justificatives à reprendre
−Trésorerie à avancer intégralement
⌂Pavillon de 2006, 145 m², Hauts-de-France, plancher chauffant au rez-de-chaussée, posée en 2024
★★★◐★
Le mode silence la nuit, ce qu'il coûte vraiment
On est en lotissement, les parcelles font 400 m², la machine est à six mètres de la chambre du voisin. À 60 dB(A) de puissance acoustique annoncée, c'est audible fenêtre fermée quand elle tourne à fond, mais ça reste un bruit de souffle, pas un bruit de machine. On l'a mise en mode silence entre 22 h et 6 h.
Sauf qu'en mode silence, sur les nuits froides, la machine monte moins haut en régime et l'appoint prend plus souvent le relais. Ça s'entend moins, mais ça se voit sur le compteur. On a fini par ne le laisser que sur les nuits douces, et couper carrément entre minuit et 4 h, quitte à relancer plus fort au réveil. Le compromis n'est pas évident, mais c'est gérable.
Ce qui marche
+Bruit de souffle, pas de vibration gênante
+Mode silence réellement efficace
+Bonne intégration en lotissement dense
Ce qui coince
−Pénalité de rendement en mode silence
−L'appoint électrique se déclenche plus souvent
−Aucune indication constructeur sur la perte réelle
⌂Longère rénovée de 1985, 165 m², Bretagne, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★◐★
Le retour de week-end coûte cher en janvier
On chauffe à 17 °C en semaine, 20 le week-end. Au retour du vendredi soir, il faut quatre à cinq heures pour remonter la maison, et là la machine tourne à fond, la résistance de 0,9 kW s'ajoute, et sur deux jours on consomme presque autant que sur trois jours en régime normal.
Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est du dimensionnement. Avec un SCOP 55 °C de 3,23, on est dans la moyenne correcte pour des radiateurs fonte, mais le rattrapage de température fait travailler l'appareil dans sa plage la moins efficace, à savoir le départ d'eau à 65 °C maximum. Depuis, on laisse à 19 °C en continu quand on part moins de trois jours. Ça consomme moins que de tout relancer au retour.
Ce qui marche
+Relance franche, la machine ne traîne pas
+Radiateurs fonte conservés sans travaux
+Régulation fine une fois la loi d'eau calée
Ce qui coince
−Rattrapage de température très énergivore
−Appoint sollicité en pointe de relance
−Aucune programmation vraiment adaptée au retour de week-end
⌂Ferme rénovée de 1930, 210 m², Occitanie, mal isolée, mixte radiateurs et plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Sur 210 m² mal isolés, elle tient mais elle ne pardonne pas
Combles refaits en 2010, murs en pierre sans doublage. La machine couvre 210 m², mais elle est à sa limite dès qu'on descend sous zéro. Avec une température limite de fonctionnement à -10 °C, ce qui arrive deux ou trois nuits par an ici, c'est la résistance électrique qui prend tout. On le sent immédiatement sur la facture du mois.
Le reste du temps, c'est très correct. Le plancher chauffant du rez-de-chaussée est le meilleur élève, avec le SCOP 4,65 à 35 °C. À l'étage, sur radiateurs, le rendement chute franchement, on le voit à la consommation. Le vrai enseignement, c'est qu'avec cette enveloppe, la PAC fonctionne mais n'a aucune marge de sécurité pour les vagues de froid.
Ce qui marche
+Très bonne efficacité sur le plancher chauffant
+Machine silencieuse pour sa taille
+Couvre bien les hivers doux
Ce qui coince
−Arrêt à -10 °C, sans marge de repli
−Appoint électrique insuffisant en grand froid
−Écart de rendement marqué entre plancher et radiateurs
⌂Maison de 2011, 130 m², Grand Est, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Remplacer la chaudière gaz condensation a demandé un vrai calcul
La chaudière avait douze ans, elle fonctionnait bien. Ce qui a tranché, c'est le prix du gaz et le fait que le plancher chauffant existait déjà. Mais j'ai comparé deux scénarios sur dix ans, avec la consommation réelle des trois dernières saisons.
Le point qui a compté, c'est le SCOP 4,65 en 35 °C. Avec un plancher chauffant bien réglé, on est sur un rendement saisonnier qui change vraiment la donne. Au gaz, on tournait autour de 4 000 kWh par an pour le chauffage et l'eau chaude. Là, on est sur une base bien plus basse en équivalent. Le calcul n'était pas évident au départ, mais il faut regarder l'eau chaude comprise dans la consommation, c'est ce qui fait basculer le résultat.
Ce qui marche
+SCOP 4,65 sur plancher chauffant
+Aucun changement d'émetteur
+Chaudière gaz déjà amortie, pas de regret
Ce qui coince
−Calcul de rentabilité dépendant du prix du kWh
−Pas de marge si les hivers deviennent plus rudes
⌂Maison mitoyenne de 1975, 88 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
Sur une parcelle de 90 m², l'implantation était le vrai sujet
On est en mitoyenneté des deux côtés, jardin en façade de neuf mètres. À 60 dB(A) annoncés, pas question de coller l'unité au mur du voisin. On a fini par la poser sur consoles à deux mètres de hauteur, contre notre mur, avec les plots antivibratiles fournis.
Résultat, personne ne s'est plaint, même en hiver. La nuit, à quatre mètres des fenêtres du voisin, on n'entend rien de chez nous, et lui non plus apparemment. Ce qui a aidé, c'est de monter la machine : le bruit file au-dessus des clôtures. En contrepartie, l'accès pour l'entretien est moins pratique, il faut une échelle. Mais entre ça et un arrêté de 2006 en travers, le choix a été vite fait.
Ce qui marche
+Bruit maîtrisé en mitoyenneté serrée
+Pose sur consoles bien acceptée
+Pas de plainte de voisinage
Ce qui coince
−Accès à l'unité compliqué pour la maintenance
−Nécessite un support mural adapté
−Consoles et main-d'œuvre en supplément
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison bien isolée avec plancher chauffant, où le SCOP de 4,65 en régime 35 °C fait vraiment la différence, ou pour une rénovation qui garde des radiateurs existants et accepte un rendement plus moyen. La machine est particulièrement à l'aise en climat doux à tempéré, avec des pointes de froid rares et courtes.
À éviter si
La maison est mal isolée, grande, et située dans une zone où l'on descend régulièrement sous -10 °C : la machine s'arrête au seuil de sa température limite, et l'appoint de 0,9 kW ne suffira pas. À éviter aussi si l'on veut un système qui pardonne les relances après absence répétées en plein hiver.
Questions fréquentes
Cette pompe à chaleur peut-elle alimenter des radiateurs en fonte ?
Oui, elle monte jusqu'à 65 °C de température de départ d'eau, ce qui est suffisant pour des radiateurs fonte ou acier classiques. Elle est donnée pour un SCOP de 3,23 en régime 55 °C, ce qui reste correct pour ce type d'émetteur, sans plus.
En revanche, plus on demande une eau chaude, plus le rendement saisonnier baisse par rapport à un plancher chauffant. Le vrai enjeu est de dimensionner la surface d'émetteurs pour pouvoir travailler le plus bas possible.
Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?
La machine s'arrête. Sa température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C, qui correspond aussi à sa température de bivalence. À ce seuil, la résistance électrique intégrée de 0,9 kW devient le seul moyen de chauffer, ce qui est très peu pour une maison entière.
Dans les régions où l'on descend régulièrement en dessous, il faut prévoir une solution de repli : poêle, insert, ou un appoint externe. Sinon la maison refroidit vite.
Combien consomme-t-elle quand elle est à l'arrêt ?
La fiche donne 20 W de consommation en veille. C'est peu à l'échelle d'une heure, mais sur une année complète, cela finit par représenter l'équivalent de quelques dizaines de kilowattheures, uniquement pour maintenir l'électronique et la régulation en fonctionnement.
Le geste utile, si l'installation le permet, est de couper l'alimentation hors saison de chauffe, quand la machine n'a aucune raison de rester en veille active.
Le fluide R32 est-il un bon choix dans la durée ?
Le R32 fait partie des fluides d'avenir au regard du règlement F-Gas, avec un potentiel de réchauffement global bien plus faible que le R410A qui sort progressivement du marché. Cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement et de surcoût de recharge dans dix ans.
Ce point compte pour la valeur résiduelle de la machine à la revente du logement. Une installation au R32 vieillira mieux administrativement qu'une installation équivalente en R410A.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.