Pacoscope
Midea · BMHC Seriers

Midea BMHC-V16WD2RN7E-A : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Midea BMHC-V16WD2RN7E-A
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,59
plancher chauffant
SCOP W55
3,59
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
69 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea BMHC-V16WD2RN7E-A est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, dimensionnée à 14,7 kW en régime plancher chauffant. Son SCOP de 4,59 à 35 °C et de 3,59 à 55 °C la place parmi les machines capables de tenir à la fois un plancher chauffant et un parc de radiateurs existants, sans devoir tout casser. Elle est certifiée NF PAC et fonctionne au R290, un fluide d'avenir qui la protège des restrictions F-Gas.

C'est une machine triphasée, ce qui suppose un raccordement en 400 V et oriente clairement vers des logements équipés ou proches d'un réseau triphasé. Elle vise les grandes surfaces, 150 à 250 m², plutôt bien isolées ou dotées d'émetteurs basse température. Sa température limite de fonctionnement à -10 °C et sa bivalence à -7 °C dessinent aussi une limite géographique : les hivers très continentaux demandent un appoint assumé.

02468arrêtappoint dès -7 °C2,544,47,127,56-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure69 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1998, 185 m², Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2022

Garantie constructeur, extension, les petites lignes qui comptent

Nous avons signé surtout pour la durée de garantie proposée, cinq ans pièces et main-d'œuvre, avec une extension possible. Ce que j'ai compris après coup, c'est que l'entretien annuel doit être fait par un professionnel agréé et que la moindre intervention hors réseau peut faire sauter la couverture.

Sur le compresseur Twin Rotary, la pièce la plus chère, la garantie tombe à dix ans chez certains installateurs mais pas chez tous. Il faut la faire écrire noir sur blanc sur le devis. Le R290 est un point positif ici, parce que la recharge reste possible dans le temps, sans dépendre du calendrier F-Gas du R410A. Rien à signaler côté panne depuis trois hivers, à part un capteur de pression changé sous garantie.

Ce qui marche
  • Garantie longue possible sur le compresseur
  • Fluide R290 pérenne, recharge sans restriction F-Gas
  • Pas de panne majeure constatée
Ce qui coince
  • Conditions d'entretien strictes pour conserver la couverture
  • Extension payante et peu négociable
Pavillon de 1985, 210 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2023

Le SAV, c'est surtout une question de frigoriste disponible

La machine elle-même n'a pas posé problème. Ce qui a coincé, c'est le délai quand le groupe extérieur a commencé à donner des signes de faiblesse en janvier, deux ans après la pose. Trois semaines pour obtenir un rendez-vous, parce que le frigoriste habilité R290 de mon secteur est débordé.

Le technicien m'a expliqué que peu de monde avait la certification pour manipuler le propane, et que ça limitait le choix des intervenants. Résultat, j'ai dû attendre, et l'appoint électrique a tourné en attendant. Le SAV réagit bien une fois sur place, mais la disponibilité locale reste le vrai sujet. Si j'avais su, j'aurais demandé à l'installateur quels partenaires il mobilisait dans un rayon de 50 km.

Ce qui marche
  • Intervention techniquement sérieuse
  • Diagnostic clair sur la panne
Ce qui coince
  • Délai d'attente lié à la rareté des frigoristes R290
  • Appoint électrique sollicité pendant l'attente
Maison ancienne de 1972, 250 m², Provence, radiateurs fonte, posée en 2021

Entretien annuel obligatoire, ce que ça coûte vraiment

Le contrat d'entretien tourne autour de 180 euros par an, avec une visite au printemps. L'intervenant vérifie l'étanchéité du circuit R290, nettoie l'échangeur extérieur, contrôle la pression et reprend les réglages de loi d'eau. Franchement, ça vaut le coup rien que pour le réglage, parce que je ne touche jamais à ces paramètres.

Depuis qu'il ajuste la courbe chaque année selon ce qu'il a observé, la machine tourne moins en cycles courts et la facture de janvier a baissé. La visite dure deux heures. Le seul reproche, c'est que la traçabilité du R290 demande un carnet d'entretien que tout le monde ne remplit pas correctement.

Ce qui marche
  • Réglages annuels qui font vraiment baisser la consommation
  • Contrôle d'étanchéité du propane rassurant
Ce qui coince
  • Coût annuel qui s'ajoute aux autres charges
  • Carnet d'entretien parfois mal tenu
Chalet de 2005, 160 m², massif du Jura, plancher chauffant, posée en 2022

En altitude, la bivalence à -7 °C se voit vite

À 900 mètres, les hivers descendent régulièrement sous -10 °C, et là la machine s'arrête : c'est sa température limite. En dessous, tout repose sur l'appoint. Et dès -7 °C, qui est sa température de bivalence, le chauffage électrique prend le relais en partie.

Heureusement, à -7 °C elle restitue encore 13 kW, donc le relais se fait progressivement et la maison reste chaude. Mais la consommation de janvier n'a rien à voir avec celle de décembre. Le COP à -7 °C tombe à 2,54 en départ 35 °C, loin du SCOP annoncé de 4,59. C'est la réalité du grand froid, pas une surprise, à condition de l'accepter au moment du choix.

Ce qui marche
  • Puissance encore confortable à -7 °C
  • Pas d'arrêt brutal tant qu'on reste au-dessus de -10 °C
Ce qui coince
  • Arrêt total sous -10 °C, appoint obligatoire
  • COP hivernal très éloigné du SCOP affiché
Maison de lotissement de 2015, 150 m², Pays de la Loire, plancher chauffant, posée en 2024

Triphasé, le raccordement qui a fait grimper le devis

On avait un compteur monophasé classique, et la machine est en 400 V triphasé. Il a fallu demander le passage en triphasé au gestionnaire de réseau, puis reprendre le tableau et rééquilibrer les circuits. Ça a représenté plusieurs centaines d'euros et deux mois d'attente.

Ensuite, il a fallu relever la puissance souscrite, parce que la PAC, la cuisson et la borne de recharge ne cohabitaient pas sereinement. J'aurais dû vérifier ce point avant de signer. La machine elle-même est irréprochable, mais l'infrastructure électrique a pesé aussi lourd que la pompe dans le budget total.

Ce qui marche
  • Machine stable une fois le triphasé en place
  • Bonne puissance disponible pour une grande maison
Ce qui coince
  • Passage obligatoire en triphasé
  • Puissance souscrite à relever, coût supplémentaire
Appartement en immeuble de 2008, 80 m², Île-de-France, radiateurs haute température, posée en 2023

Copropriété, l'assemblée générale a tranché en deux temps

Je voulais cette PAC pour remplacer un chauffage collectif individuel vieillissant. Le projet a buté sur la copropriété, parce que l'unité extérieure de 69 dB(A) de puissance acoustique n'était pas anodine à poser sur une façade en mitoyenneté. L'arrêté de 2006 sur le bruit de voisinage a été cité en réunion.

J'ai dû présenter une étude acoustique, proposer une implantation en toiture technique et ajouter des plots antivibratiles. Après deux assemblées, c'est passé, mais avec des réserves sur les horaires de fonctionnement. La machine tient ses promesses côté confort, le cadre réglementaire, c'est une autre affaire.

Ce qui marche
  • Rendement adapté à un petit logement bien isolé
  • Solution viable une fois le cadre accepté
Ce qui coince
  • 69 dB(A) imposent une étude acoustique
  • Procédure copropriété longue et incertaine
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les grandes maisons de 150 à 250 m², déjà raccordées en triphasé ou prêtes à l'être, équipées d'un plancher chauffant ou de radiateurs dimensionnés pour du 55 °C. Le SCOP de 4,59 en basse température et le R290 en font une machine durable et économe en base saisonnière.

À éviter si

Le logement est en zone de montagne avec des hivers sous -10 °C prolongés, car la machine s'arrête à cette limite et l'appoint devient structurant. À éviter aussi en copropriété dense avec façade mitoyenne, où les 69 dB(A) de puissance acoustique compliquent sérieusement l'implantation.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le SCOP 35 °C et le SCOP 55 °C ?

Le SCOP 35 °C, à 4,59, correspond au rendement saisonnier quand la machine alimente un plancher chauffant ou des émetteurs basse température. Le SCOP 55 °C, à 3,59, s'applique quand elle alimente des radiateurs haute température, plus exigeants.

L'écart d'un point traduit la difficulté à produire de l'eau chaude. Si vous gardez des radiateurs classiques, c'est le chiffre de 3,59 qu'il faut regarder, pas celui de 4,59.

La machine fonctionne-t-elle encore par grand froid ?

Sa température limite de fonctionnement est de -10 °C, en dessous desquels elle s'arrête. À -7 °C, elle restitue encore 13 kW pour une puissance de dimensionnement de 14,7 kW, mais avec un COP de 2,54 en départ 35 °C.

C'est aussi sa température de bivalence : à partir de ce seuil, l'appoint électrique prend le relais partiellement. En hiver continental, ce relais est à prévoir dans le budget.

Le fluide R290 change quoi pour l'avenir de la machine ?

Le R290 est un fluide naturel auquel les restrictions F-Gas ne s'appliquent pas de la même manière qu'au R410A, en sortie de marché. Concrètement, cela signifie que les recharges et les pièces devraient rester disponibles dans dix ou quinze ans.

En revanche, il impose des intervenants certifiés pour la manipulation du propane, ce qui peut allonger les délais de SAV selon les régions.

Faut-il forcément un compteur triphasé ?

Oui, l'alimentation de cette machine est en 400 V triphasé. Si le logement est en monophasé, il faut demander le passage au gestionnaire de réseau, ce qui prend du temps et coûte de l'argent, puis adapter le tableau électrique.

Il faut aussi vérifier la puissance souscrite, car 14,7 kW de puissance de dimensionnement ne se contentent pas d'un abonnement modeste.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)14,7 kW
SCOP a 35 °C4,59
Efficacite saisonniere W35180,5 %
Puissance de dimensionnement (W55)14,4 kW
SCOP a 55 °C3,59
Efficacite saisonniere W55140,5 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)2,54
Puissance restituee a -7 °C13,04 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,4
COP a +7 °C (depart 35 °C)7,12
COP a +12 °C (depart 35 °C)7,56
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,05
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure69 dB(A)
Consommation en veille9 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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