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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V14W/D2N8-B**** : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V14W/D2N8-B****
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,72
plancher chauffant
SCOP W55
3,47
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V14W/D2N8-B est une pompe à chaleur air/eau monophasée de forte puissance, annoncée à 13,7 kW en régime plancher chauffant et 12,1 kW en régime radiateurs. Avec un SCOP de 4,72 à 35 °C et de 3,47 à 55 °C, elle se présente comme une machine capable de tenir les deux configurations, rénovation avec émetteurs existants comme construction neuve. Certifiée NF PAC, fluide R32, compresseur Twin Rotary à vitesse variable.

C'est une machine taillée pour de grandes surfaces, 140 à 200 m² selon l'isolation, ou pour des logements plus petits mais mal isolés. Les six retours qui suivent racontent ce que donne cette puissance au quotidien, y compris quand elle a été mal employée.

0123456arrêtappoint dès -7 °C2,853,64,6-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison 1985, 165 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier conservés, posée en 2022

Ce que je referais différemment, deux hivers plus tard

Si c'était à refaire, je commencerais par faire recalculer les déperditions par quelqu'un d'autre que l'installateur. La machine sort 12,1 kW à 55 °C et mon bilan thermique réel tournait autour de 10,5 kW : j'ai payé deux kilowatts de trop pour rien. Ce n'est pas dramatique avec un compresseur Twin Rotary variable qui module, mais ça se sent sur les journées douces où elle descend très bas en régime.

Deuxième chose : je n'aurais pas signé pour un ballon tampon de 100 litres imposé par le devis initial. Il a été retiré au bout d'un an, la machine cycle moins court sans lui qu'avec, contrairement à ce qu'on m'avait raconté. Troisième chose, j'aurais gardé trace écrite de la loi d'eau réglée à la mise en service, parce que personne n'est revenu la retoucher et j'ai mis six mois à comprendre pourquoi le rez-de-chaussée chauffait plus que l'étage.

Ce qui marche
  • Puissance confortable même par grand froid
  • Module finement en mi-saison
  • Rien à redire sur le bruit
Ce qui coince
  • Dimensionnement à revoir
  • Ballon tampon inutile dans mon cas
  • Réglages laissés en l'état
Maison 1992, 155 m², Vaucluse, plancher chauffant existant, posée en 2023

Le ballon tampon, je l'ai enlevé au bout d'un an

Mon plancher chauffant contient déjà de l'eau, beaucoup d'eau, et l'installateur m'a quand même facturé un ballon tampon de 150 litres. Argument : stabiliser les cycles. Sauf que sur une machine à compresseur variable comme celle-là, qui module en continu, le ballon ajoutait surtout de l'inertie et du volume à chauffer.

Je l'ai fait retirer l'hiver suivant. Conséquence mesurable en un mois : les cycles n'ont pas raccourci, l'appoint électrique ne s'est pas mis à déclencher davantage, et j'ai gagné un peu sur les journées où la maison était déjà à température. Ce n'est pas un discours anti-ballon systématique : sur une machine on/off très puissante avec un petit réseau, la question se poserait autrement. Ici, avec 13,7 kW en régime 35 °C et une régulation continue, il ne servait à rien.

Ce qui marche
  • Modulation continue qui rend le tampon facultatif
  • SCOP 4,72 sur plancher chauffant, conforme au ressenti
Ce qui coince
  • Argument commercial du ballon systématique
  • Retrait à mes frais
Maison 1978, 130 m², Alsace, radiateurs fonte conservés, posée en 2021

L'hiver humide, la flaque et la plaque de glace sous l'unité

Chez moi le dégivrage n'est pas un incident, c'est un rendez-vous. Dès que la température reste entre 0 et 4 °C avec du brouillard ou de la pluie fine, la machine dégivre toutes les quarante à soixante minutes. Le cycle dure quelques minutes, l'eau ruisselle le long de l'échangeur et tombe au pied de l'unité, et par nuit claire ça gèle en plaque. J'ai retrouvé le socle béton pris dans deux centimètres de glace en février.

Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est la physique de toute PAC aérothermique. Mais ça se prépare : j'ai fait couler une rigole d'évacuation vers le gravier, surélevé l'unité de quinze centimètres sur des plots, et depuis je n'ai plus de glace qui remonte vers l'hélice. Deux hivers avant de m'en occuper, je le regrette. La température de bivalence à -7 °C en régime 55 °C veut aussi dire que les journées à -2 °C humides sont précisément celles où la machine enchaîne les cycles et consomme le plus.

Ce qui marche
  • Rien de cassé après quatre hivers
  • Le dégivrage reste court
Ce qui coince
  • Évacuation des condensats à prévoir absolument
  • Consommation qui grimpe pendant les cycles répétés
Maison 2005, 175 m², Haute-Savoie, radiateurs basse température, posée en 2023

J'ai hésité jusqu'au bout avec la concurrente, voilà pourquoi j'ai tranché

Mon devis final hésitait entre cette Midea et une japonaise de puissance comparable, à peu près 1 800 euros d'écart à l'installation. J'ai lu les fiches Eurovent des deux, plusieurs fois, et ce qui a décidé c'est le SCOP à 55 °C : 3,47 ici, contre un peu moins de 3,3 chez l'autre dans la même configuration. Sur une maison qui chauffe en radiateurs basse température à 45 °C de départ, cet écart se retrouve dans la facture.

Ce qui m'a fait hésiter, c'est le réseau d'installateurs et la disponibilité des pièces. La marque est moins implantée localement, et j'ai cru comprendre que si un compresseur lâchait, le délai serait plus long. À l'usage, rien à signaler depuis deux hivers, mais je le sais et je l'assume. Le bruit annoncé à 65 dB(A) en puissance acoustique m'a aussi fait réfléchir : mon unité est à quinze mètres de la chambre voisine, ça passe, mais je ne l'aurais pas posée contre un mur mitoyen.

Ce qui marche
  • Meilleur SCOP 55 °C que l'alternative envisagée
  • Machine sobre en veille, 14 W seulement
Ce qui coince
  • Réseau SAV plus mince
  • Bruit extérieur élevé, à implanter avec soin
Maison 1996, 210 m², Charente-Maritime, radiateurs fonte et plancher mixte, posée en 2022

Le passage en triphasé et l'abonnement qui a doublé

Personne ne m'avait prévenu au moment du devis : la machine est en monophasé 230 V, ça c'est clair sur la fiche, mais son intensité de démarrage et sa consommation en pointe m'ont obligé à passer d'un abonnement 9 kVA à 15 kVA. Avec l'appoint électrique qui s'ajoute les matins froids en-dessous de -7 °C, seuil de bivalence en régime 55 °C, l'ancien compteur disjonctait.

Le changement de compteur en lui-même n'a pas coûté grand-chose, c'est l'abonnement annuel qui a pris 220 euros. Dans une maison de 210 m² mal isolée, avec deux radiateurs fonte et une aile en plancher chauffant, l'appoint est sollicité plusieurs dizaines d'heures par hiver. Ça reste absorbable, mais c'est une ligne de plus dans le budget qu'il faut avoir en tête avant de signer. J'aurais aimé qu'on me le dise, plutôt que de le découvrir en janvier.

Ce qui marche
  • Alimentation monophasée, pas de triphasé à tirer
  • Puissance de dimensionnement suffisante pour la surface
Ce qui coince
  • Abonnement relevé sans avertissement
  • Appoint électrique gourmand sur grande maison ancienne
Maison 2001, 145 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte au rez-de-chaussée, posée en 2023

L'unité intérieure m'a mangé la moitié du cellier

Je m'attendais à un module compact, j'ai reçu un ensemble qui occupe presque un mètre carré au sol et plus d'un mètre quatre-vingts de haut, avec le ballon intégré. Mon cellier faisait 3,5 m², il en reste à peine la moitié pour le lave-linge et l'aspirateur. C'est le point que je n'avais pas anticipé à la lecture de la fiche, où l'on parle surtout de puissances et de SCOP.

Ce n'est pas un défaut de conception, une machine de 13,7 kW avec production d'eau chaude sanitaire prend de la place. Mais si c'était à refaire, je mesurerais le local au mètre ruban avant de valider l'implantation, et j'aurais peut-être choisi de séparer le ballon pour le mettre ailleurs. Accessoirement, la chaleur dégagée en été dans un local fermé est réelle, il faut penser à aérer.

Ce qui marche
  • Machine fiable depuis deux hivers
  • Intégration ballon pratique pour l'eau chaude
Ce qui coince
  • Encombrement important
  • Local à prévoir suffisamment grand
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 140 à 200 m², bien ou moyennement isolés, avec des émetteurs existants qu'on ne veut pas changer ou un plancher chauffant à alimenter. Le SCOP de 3,47 en régime radiateurs en fait une candidate crédible en rénovation sans tout casser.

À éviter si

L'unité extérieure doit être posée contre une mitoyenneté ou dans un espace confiné, vu les 65 dB(A) annoncés. Et si le local technique est un placard de moins d'un mètre carré, l'encombrement de l'unité intérieure va poser problème.

Questions fréquentes

Cette pompe à chaleur peut-elle chauffer une maison entièrement en radiateurs haute température ?

Oui, avec un SCOP de 3,47 en régime 55 °C, elle reste dans la moyenne haute des machines capables d'alimenter des radiateurs existants sans les remplacer. Le rendement baisse par rapport à un plancher chauffant, mais la configuration tient debout sur une maison correctement isolée.

Le bruit de 65 dB(A) est-il vraiment gênant ?

65 dB(A) en puissance acoustique place la machine dans la fourchette haute des PAC air/eau résidentielles. À trois mètres, cela reste supportable en journée, mais contre une mitoyenneté ou sous une fenêtre de chambre, l'implantation doit être étudiée sérieusement. Une distance de dix mètres ou un écran acoustique change la donne.

Que se passe-t-il sous -7 °C ?

C'est la température de bivalence annoncée en régime 55 °C. En dessous, l'appoint électrique prend le relais pour compléter la puissance. La machine continue de fonctionner, elle ne s'arrête pas à cette température.

Le fluide R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Oui, le R32 reste dans les fluides d'avenir au regard de la réglementation F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement et de recharge à dix ans.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)13,7 kW
SCOP a 35 °C4,72
Efficacite saisonniere W35185,7 %
Puissance de dimensionnement (W55)12,1 kW
SCOP a 55 °C3,47
Efficacite saisonniere W55135,6 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,01
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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