Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,76
plancher chauffant
SCOP W55
3,85
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
57 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Midea MHC-V14WD2RN7E-B est une pompe à chaleur air/eau monobloc triphasée de 14 kW, certifiée NF PAC et Eurovent. Elle fonctionne au propane (R290), ce qui la place d'emblée parmi les machines les plus pérennes face au règlement F-Gas.
Avec un SCOP de 4,76 sur plancher chauffant et de 3,85 sur radiateurs, elle vise aussi bien la rénovation lourde que la maison correctement isolée. Son alimentation en 400 V triphasé la réserve toutefois aux logements raccordés en force, ce qui exclut beaucoup de pavillons urbains.
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Le PACS pèse lourd dans le DPE, mais pas assez pour vendre au prix rêvé
J'ai vendu la maison l'an dernier. Le diagnostic énergie est passé de F à D, ce qui n'est pas rien. Mais l'acheteur a surtout regardé la date de la PAC et le fluide, il savait que le R290 tient la distance. Il n'a pas payé plus cher pour autant, disons que ça a enlevé un argument de négociation.
Le vrai gain, c'est que la vente n'a pas traîné. Avec une étiquette F, on me proposait 15 000 euros en dessous. Le changement d'étiquette a remis tout le monde à égalité, et la discussion s'est faite sur la cuisine et le jardin. Je ne dirais pas que la PAC s'est amortie à la revente, mais elle a évité de perdre.
Ce qui marche
+Passage de F à D sur le DPE
+Argument qui neutralise la négociation
+Fluide R290 qui rassure les acheteurs informés
Ce qui coince
−Pas de plus-value directe au prix de vente
−L'acheteur regarde d'abord l'âge de la machine
⌂Pavillon 2005, 130 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée fin 2023
★★★★★
Le triphasé m'a coûté un passage Enedis et 12 kW de souscription
Personne ne m'avait prévenu. La maison était en monophasé, la PAC demande du 400 V triphasé. Il a fallu tirer une ligne, refaire le tableau, et passer d'un abonnement 9 kVA à 12 kVA.
Le surcoût annuel de l'abonnement est modeste, une soixantaine d'euros. Mais l'intervention Enedis et l'électricien ont pesé 1 800 euros sur le devis final, hors MaPrimeRénov. Avec le recul, j'aurais dû poser la question avant de signer, pas après.
Ce qui marche
+Puissance suffisante pour la maison entière sans délester
+Installation électrique refaite proprement
Ce qui coince
−Surcoût de raccordement triphasé non anticipé
−Abonnement plus cher à l'année
⌂Maison 1995, 140 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
J'avais deux devis en main, j'ai tranché sur le SCOP à 55 °C
J'hésitais avec une Daikin Altherma haute température. Les deux installateurs me juraient que c'était la bonne machine. Ce qui a décidé, c'est la fiche technique certifiée, pas le discours commercial.
La Midea annonce un SCOP de 3,85 à 55 °C, là où beaucoup de concurrentes plafonnent autour de 3,2. Sur une saison, ça change la facture. Le R290 a fini de me convaincre, je ne voulais pas d'une machine condamnée à dix ans par le F-Gas. Je ne regrette pas le choix, même si l'application constructeur est plus pauvre que chez Daikin.
Ce qui marche
+SCOP à 55 °C parmi les meilleurs de sa catégorie
+Fluide R290, aucune inquiétude F-Gas
+Prix inférieur d'environ 2 000 euros à la concurrente
Ce qui coince
−Application mobile moins aboutie que la concurrence
−Notoriété de la marque plus faible en France
⌂Longère 1920, 175 m², Morbihan, poêle à bois en complément, posée en 2022
★★★★★
Le poêle prend le relais en janvier, la PAC suit sans broncher
On avait gardé le poêle à bois par sécurité, on pensait qu'il ferait doublon. En réalité, les deux cohabitent très bien. La loi d'eau est réglée pour viser 19 °C, et quand on allume le poêle dans le séjour, le thermostat coupe simplement la PAC quelques heures.
Ce qui m'a surpris, c'est le comportement pendant les relances. La machine redémarre sans à-coups, elle ne se met pas à tirer à fond pour rattraper. Le compresseur Twin Rotary module vraiment. On brûle environ deux stères de moins qu'avant, c'est toujours ça de gagné.
Ce qui marche
+Cohabitation simple avec le poêle, pas de conflit de régulation
+Redémarrage progressif grâce au compresseur variable
+Consommation de bois réduite d'un tiers
Ce qui coince
−Il faut ajuster la loi d'eau à la main quand on allume le poêle
−Pas de pilotage automatique entre les deux systèmes
Le contrat d'entretien annuel, entre obligation et prestation discutable
L'entretien annuel est obligatoire depuis la pose, on le sait tous. Le premier prestataire facturait 240 euros pour vingt minutes sur place, un coup d'aspirateur et un coup d'œil au réglage. J'ai changé.
Le second est un frigoriste R290, il contrôle la charge, vérifie les sondes, sort ses relevés. Il facture 190 euros. La différence, c'est qu'il comprend ce qu'il fait. Pour une machine au propane, mieux vaut un intervenant qui a la certification fluides inflammables, et ce n'est pas si courant.
Ce qui marche
+R290 peu coûteux en recharge si besoin
+Contrat trouvé à 190 euros sur le marché
Ce qui coince
−Peu de frigoristes formés au propane
−Premier prestataire facturait 240 euros pour du vide
−Obligation annuelle qui pèse sur le budget
⌂Maison 1985, 145 m², Isère, radiateurs fonte, posée en 2019
★★★★★
Le cycle anti-légionelle me coûte cher et je le trouve mal pensé
Je vais être direct, c'est le point noir de la machine selon moi. La PAC fait l'eau chaude, mais le cycle anti-légionelle monte le ballon à 60 °C une fois par semaine. En janvier, avec l'eau froide à 8 °C, cette montée en température se fait largement à l'appoint électrique.
Sur ma facture de février, ce cycle représente près de 40 euros à lui seul. La machine est excellente en chauffage, mais sur l'ECS elle n'a pas la surface pour tout faire. Si c'était à refaire, je prendrais un ballon thermodynamique dédié ou je programmerais le cycle la nuit en heures creuses.
Ce qui marche
+Production d'ECS assurée sans ballon annexe
+SCOP de 3,85 qui tient la route en chauffage
Ce qui coince
−Cycle anti-légionelle très consommateur en hiver
−Appoint électrique sollicité à chaque montée à 60 °C
−Environ 40 euros par mois en pleine saison rien que pour l'ECS
Le verdict
Pour quel logement ?
Une maison de 130 à 170 m² en rénovation, raccordée en triphasé, avec des radiateurs que l'on veut garder ou un plancher chauffant. Le R290 et le SCOP de 3,85 à 55 °C en font une candidate sérieuse pour les longères et pavillons mal isolés.
À éviter si
Le logement est en monophasé et le passage au triphasé n'est pas envisageable, ou si la maison descend durablement sous -10 °C sans appoint. Et sur l'eau chaude sanitaire, mieux vaut prévoir un ballon dédié plutôt que de compter sur la PAC seule.
Questions fréquentes
Pourquoi la machine s'arrête-t-elle en dessous de -10 °C ?
La température limite de fonctionnement de ce modèle est fixée à -10 °C. En dessous, la PAC se met en sécurité et l'appoint prend le relais.
En climat de plaine, la situation reste rare. En zone de moyenne montagne, il faut dimensionner l'appoint électrique en conséquence ou prévoir un poêle d'appoint.
Le R290 change-t-il quelque chose au quotidien ?
Pas sur le confort, mais sur la maintenance. Le propane est un fluide naturel, sans contrainte F-Gas à terme, ce qui protège la valeur de la machine sur dix ou quinze ans.
En revanche, il impose un installateur formé aux fluides inflammables. Peu de frigoristes le sont encore, ce qui peut allonger les délais de dépannage.
Faut-il un ballon tampon avec cette puissance ?
Avec 14 kW et un compresseur variable, le ballon tampon n'est pas systématique. Il devient utile sur un réseau de radiateurs fonte à forte inertie ou en présence de plusieurs zones.
Sur plancher chauffant simple, la plupart des poses se font sans. C'est l'installateur qui tranche selon le volume d'eau de l'installation.
Quelle puissance souscrite faut-il au compteur ?
La machine est alimentée en 400 V triphasé et absorbe environ 4 kW au maximum. Un abonnement 12 kVA triphasé couvre le besoin dans la majorité des maisons de cette taille.
En dessous, il faut vérifier que l'appoint électrique, le ballon et la cuisine ne tirent pas en même temps, sinon le disjoncteur saute.
Fiche technique certifiée
Puissance de dimensionnement (W35)
14,1 kW
SCOP a 35 °C
4,76
Efficacite saisonniere W35
187,5 %
Puissance de dimensionnement (W55)
13,8 kW
SCOP a 55 °C
3,85
Efficacite saisonniere W55
151 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
2,63
Puissance restituee a -7 °C
12,47 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)
4,52
COP a +7 °C (depart 35 °C)
7,16
COP a +12 °C (depart 35 °C)
8,66
COP a -7 °C (depart 55 °C)
2,23
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
57 dB(A)
Consommation en veille
11 W
Fluide frigorigene
R290
Alimentation
400-3-50
Type
Monobloc
Compresseur
Twin Rotary · Variable
Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.