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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V14WD2RN7E-*** : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V14WD2RN7E-***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,63
plancher chauffant
SCOP W55
3,61
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V14WD2RN7E est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, dimensionnée à 13,7 kW sur un départ à 35 °C et 13 kW sur un départ à 55 °C. Elle vise les grandes surfaces, les maisons mal isolées ou les logements où l'on veut conserver les émetteurs existants. Son fluide R290 la place dans la génération actuelle, et son alimentation en triphasé suppose un tableau compatible.

Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de 1988, 160 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2024

La loi d'eau mal réglée gâchait tout le reste

Les premiers mois, la maison montait bien en température mais la machine tournait par à-coups, et la consommation suivait. Le réglage d'usine envoyait de l'eau trop chaude trop vite. En reprenant la pente de la loi d'eau, en baissant le départ de 7 °C et en laissant la machine travailler plus longtemps à basse température, tout s'est calmé. Sur un SCOP annoncé à 4,63 en plancher, on peut perdre gros si on pousse la consigne au lieu de laisser la machine moduler.

Ce qui marche
  • Le SCOP de 4,63 en W35 redevient atteignable quand la loi d'eau est bien calée
  • Compresseur Twin Rotary variable, la modulation suit bien les besoins une fois paramétrée
Ce qui coince
  • Réglage d'usine trop conservateur, il faut y passer du temps
  • Peu d'installateurs prennent la peine d'expliquer la pente et la parallèle
Pavillon de 1976, 130 m², Haute-Garonne, radiateurs fonte conservés, remplacement d'une chaudière fioul, posée en 2024

MaPrimeRénov, deux mois de dossier et une pièce oubliée

Le geste est réel et vaut le coup, mais le parcours administratif n'a rien de fluide. Il faut l'audit énergétique, le devis signé avec mention RGE, l'attestation d'installation, et surtout les photos de l'unité extérieure et de la plaque. Une pièce manquante, et le dossier repart pour trois semaines. Le SCOP de 3,61 en W55 était dans les clous pour le barème, donc pas de mauvaise surprise sur le calcul du bonus. À la fin, on a récupéré une somme correcte, mais en ayant avancé la trésorerie.

Ce qui marche
  • SCOP W55 à 3,61, éligible aux barèmes CEE sans discussion
  • Reste à charge final contenu grâce au cumul MaPrimeRénov et CEE
Ce qui coince
  • Délais de traitement longs sur la plateforme nationale
  • Aucune souplesse si une pièce manque, tout est à reprendre
Maison de 1995, 120 m², Maine-et-Loire, radiateurs acier basse température, remplacement d'une chaudière fioul, posée en 2023

Sortir du fioul, ce qui change vraiment au quotidien

Le premier hiver, la principale différence n'est pas la facture, c'est l'odeur. Plus de cuve, plus de camion, plus de facture annuelle qui tombe d'un coup. La maison chauffe plus régulièrement, moins fort en pointe. Avec un départ à 45 °C sur les radiateurs acier, la machine ne force pas, et le COP à -7 °C en W55 reste honnête sur les coups de froid de janvier. La cuve à faire enlever, c'est une facture à côté que personne ne calcule au départ.

Ce qui marche
  • Fini la livraison de fioul et le ballon d'appoint en hiver
  • Température de bivalence à -7 °C, l'appoint électrique reste rare en climat océanique
Ce qui coince
  • Enlèvement de la cuve et dépollution à financer à part
  • Pièces et main-d'œuvre fioul n'étaient pas données, mais le passage à la PAC a un coût initial
Maison de 2001, 145 m², Meurthe-et-Moselle, radiateurs fonte, posée en 2023, hiver rigoureux

L'appoint qui se déclenche plus souvent que prévu

Le point qui m'agace. Sur les matins à -9 °C, l'appoint électrique prend le relais et la consommation part en flèche. Le SCOP de 3,61 annoncé ne correspond plus à rien quand l'appoint tourne trois heures par jour. La bivalence est affichée à -7 °C, et en dessous on mange de la résistance. Pour un hiver continental comme ici, c'est un vrai sujet, il faut soit surdimensionner la PAC, soit accepter une facture de janvier qui grimpe. Je ne dis pas que c'est une mauvaise machine, mais la promesse commerciale est enjolivée.

Ce qui marche
  • Performances correctes tant que l'appoint reste éteint
  • Puissance de dimensionnement de 13 kW en W55, ça encaisse bien les journées tempérées
Ce qui coince
  • Température de bivalence à -7 °C, l'appoint intervient vite en hiver continental
  • Consommation en veille à 9 W, marginal mais cumulé sur l'année ça compte
Maison de 1985, 180 m², Yvelines, plancher chauffant partiel, posée en 2024

Bien dimensionnée, elle module au lieu de cycler

Le piège classique du surdimensionnement, je le connaissais avant de choisir. Avec 13,7 kW en W35 pour 180 m², on est dans la fourchette, pas au-dessus. Résultat, la machine passe rarement en tout ou rien, elle module en continu grâce au compresseur variable. Les cycles courts, c'est ce qui use un compresseur, et là on en est loin. Ceux qui mettent 16 kW sur la même maison se retrouvent avec une machine qui claque des démarrages et une facture qui ne baisse pas.

Ce qui marche
  • Compresseur Twin Rotary variable, modulation fine sans à-coups
  • Puissance bien calée pour la surface, pas de surdimensionnement
Ce qui coince
  • Puissance acoustique extérieure de 65 dB(A), à surveiller en mitoyenneté
  • Alimentation triphasée obligatoire, tout le monde n'a pas le tableau pour
Chalet de 1979, 130 m², Haute-Savoie, altitude 980 m, radiateurs fonte, posée en 2023

En montagne, les chiffres de la plaquette prennent l'eau

À 980 m, on a des semaines à -10 °C, parfois moins. La bivalence à -7 °C annoncée est vite dépassée, et le COP à -7 °C en départ 55 est donné dans des conditions qui ne durent ici que quelques heures. L'appoint électrique tourne, et la facture de janvier fait mal. La machine n'est pas en cause en soi, elle fait ce qu'elle peut. Le vrai problème, c'est d'avoir cru qu'un SCOP de 3,61 en W55 suffisait à valider l'installation en zone de montagne sans plan B. Un poêle à bois en relais aurait changé la donne.

Ce qui marche
  • Tient correctement jusqu'à -7 °C, ce qui couvre une bonne partie de l'hiver
  • R290, fluide adapté aux basses températures avec une bonne efficacité
Ce qui coince
  • Bivalence à -7 °C trop haute pour un hiver prolongé à -12 °C
  • Aucun appoint prévu à l'installation, l'électrique a pris la relève sans marge
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 120 à 180 m² correctement dimensionnée, avec radiateurs fonte ou plancher chauffant, sous climat tempéré où les -7 °C restent ponctuels. Le R290 et le compresseur variable en font une machine propre à piloter sur une longue saison.

À éviter si

On est en zone de montagne avec des hivers durablement sous -10 °C, ou si le logement n'a aucun émetteur basse température exploitable. Et si le logement est en copropriété sans triphasé disponible, l'installation devient un chantier.

Questions fréquentes

La température de bivalence à -7 °C est-elle un problème en hiver ?

Tout dépend du climat. En zone océanique ou tempérée, les -7 °C sont rares et l'appoint reste exceptionnel. En zone continentale ou de montagne, l'appoint électrique prend le relais plusieurs semaines, et la facture de janvier s'en ressent.

Pourquoi la puissance acoustique extérieure de 65 dB(A) est-elle à surveiller ?

C'est au-dessus des 55 dB(A) confortables en mitoyenneté. Il faut soigner l'implantation, distance à la limite de propriété, plots antivibratiles, et éventuellement mode nuit si le modèle le propose. Un arrêté préfectoral peut s'appliquer si un voisin se plaint.

Le fluide R290 change-t-il quelque chose pour l'avenir de la machine ?

Oui, dans le bon sens. Le R290 n'est pas concerné par la trajectoire de réduction du règlement F-Gas qui pèse sur le R410A. Cela signifie moins de risque de voir les recharges et les pièces renchéries ou indisponibles dans dix ans.

L'alimentation triphasée est-elle obligatoire ?

Oui, la fiche technique donne du 400-3-50. Il faut un tableau compatible et vérifier la puissance souscrite. En monophasé, il faut soit faire évoluer le raccordement, soit choisir une autre référence.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)13,7 kW
SCOP a 35 °C4,63
Efficacite saisonniere W35182,2 %
Puissance de dimensionnement (W55)13 kW
SCOP a 55 °C3,61
Efficacite saisonniere W55141,4 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,15
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille9 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation400-3-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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