Pacoscope
Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V16WD2N7E-B*** : l'avis complet

3,4/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V16WD2N7E-B***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,72
plancher chauffant
SCOP W55
3,86
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V16WD2N7E-B est une pompe à chaleur air/eau monophasée de forte puissance, certifiée NF PAC, pensée pour les logements de grande surface à rénover ou à chauffer intégralement. Sa puissance de dimensionnement de 15,9 kW à 35 °C de départ la place sur le créneau des maisons de 150 à 250 m², avec un SCOP de 4,72 en plancher chauffant qui la rend crédible en rénovation lourde.

Le point qui distingue cette machine, c'est le R290 couplé à un compresseur Twin Rotary à vitesse variable. Sur le papier, elle tient la route en mi-saison, avec un COP de 8,8 à +12 °C. La vraie question se pose en janvier : à -7 °C, le COP tombe à 2,45 et la bivalence est annoncée à -7 °C. C'est là que se joue la facture, et c'est là que les retours d'installation divergent le plus.

0246810arrêtappoint dès -7 °C2,454,537,258,8-7 °C+2 °C+7 °C+12 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 35 °C, plancher chauffantDépart 55 °C, radiateurs
Rendement mesuré aux points de charge partielle de la norme EN 14825. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure59 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle de 1988, 185 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier, posée en 2023

MaPrimeRénov bouclée en sept mois, mais pas sans accroc

Le dossier a été monté par l'installateur RGE, heureusement. Entre le devis signé en mars et le versement effectif en octobre, il y a eu deux demandes de pièces complémentaires et une relance de mon côté. Le geste est réel, mais il ne faut pas compter sur l'argent pour payer la facture de pose.

Ce qui a coincidé, c'est la date d'engagement. La machine a été posée en juin, l'audit énergétique datait de février. Si l'audit avait eu plus de six mois au moment du dépôt, il aurait fallu le refaire. C'est le genre de détail qui fait perdre un trimestre.

Côté CEE, dossier séparé, versé plus vite, environ trois mois. Au total, l'enveloppe a couvert un peu moins de 40 % du coût global, plomberie et émetteurs compris.

Ce qui marche
  • Dossier aidé par l'installateur RGE
  • Cumul MaPrimeRénov et CEE possible
Ce qui coince
  • Délai de versement long
  • Audit énergétique à surveiller dans sa validité
Chalet de 2005, 140 m², Hautes-Alpes, plancher chauffant, posée en 2022

À 1 200 mètres, la limite de -10 °C n'est pas théorique

La température limite de fonctionnement annoncée est de -10 °C. Chez moi, on descend sous ce seuil plusieurs nuits par hiver, parfois une semaine d'affilée en janvier. La PAC s'arrête, et c'est l'appoint électrique qui prend tout. J'avais sous-estimé ce point au moment du choix.

Les jours où on reste autour de -7 °C, la machine tourne encore, mais le COP tombe à 2,45. La puissance restituée à -7 °C est de 14,07 kW, ce qui couvre la maison, mais la consommation devient comparable à un chauffage électrique direct sur ces journées-là.

Avec le recul, j'aurais gardé un insert à bois en relève pour les pointes. La bivalence à -7 °C annoncée signifie que l'appoint démarre exactement au moment où le réseau EDF est le plus tendu. Ce n'est pas une critique de la machine, c'est une réalité de la montagne.

Ce qui marche
  • Puissance restituée de 14,07 kW à -7 °C
  • Fonctionnement correct jusqu'à -10 °C
Ce qui coince
  • Arrêt total sous -10 °C
  • Appoint électrique massif en vague de froid
Pavillon de 1995, 155 m², Hauts-de-France, radiateurs basse température, posée en 2024

Le mode silence la nuit, et ce qu'il coûte vraiment

L'unité extérieure est à cinq mètres de la chambre du voisin mitoyen. Avec 59 dB(A) de puissance acoustique annoncée, je savais que la nuit serait le moment critique. Le mode silence existe, mais il bride le compresseur, et par temps froid on le sent passer sur la facture.

Concrètement, en mode silence, la machine tourne plus longtemps à basse vitesse au lieu de faire des pointes. Sur une nuit à 0 °C, ça se tient. Sur une nuit à -5 °C, l'appoint s'invite plus souvent. J'ai fini par réserver le mode silence à la plage 22h-6h, et accepter une petite dérive de température intérieure.

Le vrai conseil, c'est l'implantation. Sur plots antivibratiles, à trois mètres d'une fenêtre voisine, on est dans les clous. À un mètre d'une cloison mitoyenne, aucun mode silence ne sauvera la situation.

Ce qui marche
  • Mode silence efficace en mi-saison
  • 59 dB(A) gérable avec une bonne implantation
Ce qui coince
  • Pénalité de rendement en mode silence
  • Appoint plus fréquent la nuit en grand froid
Maison de 2010, 120 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2023

La garantie tient, à condition de ne pas bricoler le réglage

J'ai lu le contrat de garantie constructeur avant de signer, et c'est bien le seul de mes achats récents où j'ai fait ça. La garantie de cinq ans couvre le circuit frigorifique et le compresseur, mais elle exclut toute intervention sur la régulation qui n'aurait pas été faite par un professionnel agréé.

Le piège, c'est la loi d'eau. Beaucoup de propriétaires vont tripoter les paramètres eux-mêmes la première année. Si le compresseur lâche et que le carnet d'entretien ne mentionne pas de mise au point par un frigoriste, la garantie peut sauter. J'ai payé 180 euros pour une visite de réglage la deuxième année, c'est le prix de la tranquillité.

L'extension de garantie à dix ans coûtait 700 euros au moment de l'achat. Je ne l'ai pas prise, mais à refaire je pousserais le raisonnement plus loin, parce que le R290 vaut mieux que du R410A sur ce terrain.

Ce qui marche
  • Bonne couverture constructeur sur le circuit R290
  • Réseau de frigoristes agréés disponible
Ce qui coince
  • Exclusion si réglage non professionnel
  • Extension de garantie coûteuse
Maison RE2020 de 2022, 130 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2023

Sur du neuf, la machine est presque trop grosse

Dans une maison RE2020 bien isolée, 15,9 kW de puissance de dimensionnement, c'est beaucoup. Le calcul avait été fait en tenant compte d'un appoint éventuel, mais au final la PAC tourne souvent à charge partielle. Le compresseur variable gère ça correctement, mais on sent qu'on n'exploite pas la machine là où elle est la plus efficace.

Le SCOP de 4,72 en plancher chauffant à 35 °C est une belle promesse, et je pense qu'on y est à peu près sur une saison complète. La consommation annuelle tourne autour de 1 900 kWh pour le chauffage et l'ECS dans une année assez froide pour la région.

Le paradoxe du neuf bien isolé, c'est qu'on aurait pu viser un modèle de 9 ou 10 kW moins cher, avec un meilleur taux de charge moyen. La machine est bonne, elle est juste surdimensionnée pour mon usage réel.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,72 tenu en usage réel
  • Compresseur variable qui module bien
Ce qui coince
  • Surdimensionnement en RE2020
  • Investissement supérieur au besoin
Longère de 1975, 210 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2024

Le triphasé qu'on n'avait pas anticipé

La maison était déjà en triphasé à cause d'une ancienne pompe de piscine. Je pensais que c'était un atout. En réalité, la machine est en 230-1-50, donc monophasée, et il a fallu équilibrer les phases au moment du raccordement.

Le vrai problème, c'est que sur une installation en triphasé avec un seul gros consommateur monophasé, on peut déséquilibrer le compteur. L'électricien a dû ajouter un transformateur d'isolement pour éviter les déclenchements. Coût supplémentaire non prévu au devis initial, environ 400 euros.

Avec du recul, j'aurais posé la question dès le premier rendez-vous. C'est une machine qui tire fort en monophasé, et sur une installation ancienne ça mérite un contrôle complet du tableau avant de signer.

Ce qui marche
  • Alimentation monophasée qui évite le changement de compteur
  • Raccordement possible en triphasé avec adaptation
Ce qui coince
  • Déséquilibrage de phases à surveiller
  • Coût d'adaptation imprévu
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette PAC vise les maisons de 130 à 220 m², en rénovation avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, et plutôt en zone climatique tempérée à hiver modéré. Sa certification NF PAC et son fluide R290 en font une machine cohérente pour qui veut poser une fois et ne plus y penser dix ans.

À éviter si

Vous habitez en zone de montagne où le thermomètre descend régulièrement sous -10 °C, seuil d'arrêt de la machine. Et si votre logement est déjà bien isolé avec une surface inférieure à 110 m², vous paierez une puissance dont vous n'aurez jamais besoin.

Questions fréquentes

La puissance de 15,9 kW suffit-elle pour une maison de 200 m² mal isolée ?

Sur le papier oui, la puissance de dimensionnement à 35 °C de départ est confortable pour cette surface. En pratique, tout dépend des émetteurs et de la température de départ nécessaire.

Si vous devez monter à 55 °C pour alimenter des radiateurs fonte, la puissance disponible tombe à 14,7 kW et le SCOP passe de 4,72 à 3,86. C'est encore correct, mais la marge se réduit.

Pourquoi la température de bivalence est-elle fixée à -7 °C ?

C'est le seuil où la PAC seule ne couvre plus les déperditions, et où l'appoint électrique prend le relais. Sur cette machine, il est identique en départ 35 °C et en départ 55 °C, ce qui est plutôt cohérent.

Concrètement, si vous habitez une région où janvier descend régulièrement à -10 °C, préparez-vous à voir l'appoint tourner. Ce n'est pas un défaut, c'est le dimensionnement qui veut ça.

Le R290 change-t-il quelque chose au quotidien ?

Pas sur le fonctionnement, mais sur la durée de vie de l'installation. Le R290 n'est pas concerné par la sortie de marché du R410A prévue par le règlement F-Gas, ce qui limite le risque de difficulté d'approvisionnement en fluide et en pièces à dix ans.

C'est aussi un fluide avec un potentiel de réchauffement global très bas, ce qui pèse dans certains dossiers d'aides.

La consommation en veille de 11 W est-elle vraiment un sujet ?

Sur une année complète, 11 W en continu représentent environ 96 kWh, soit une vingtaine d'euros au tarif réglementé actuel. Ce n'est pas ce qui décidera de la rentabilité.

En revanche, si la machine reste alimentée en résidence secondaire sans fonction hors gel activée, ça s'ajoute à d'autres consommations cachées. Le chiffre est à connaître, pas à dramatiser.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)15,9 kW
SCOP a 35 °C4,72
Efficacite saisonniere W35185,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)14,7 kW
SCOP a 55 °C3,86
Efficacite saisonniere W55151,5 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)2,45
Puissance restituee a -7 °C14,07 kW
COP a +2 °C (depart 35 °C)4,53
COP a +7 °C (depart 35 °C)7,25
COP a +12 °C (depart 35 °C)8,8
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,33
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure59 dB(A)
Consommation en veille11 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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