Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 11-300D Packaged AA : l'avis complet
★★★◐★3,3/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
4,86
plancher chauffant
SCOP W55
3,42
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Ecodan Power Inverter 11-300D est une Pac air/eau monobloc annoncée à 10 kW, pensée pour des maisons où l'on chauffe beaucoup d'eau et où l'on veut garder des émetteurs existants. Elle sort 60 °C au départ d'eau, ce qui la rend crédible sur des radiateurs, et son SCOP de 3,42 à 55 °C le confirme : c'est une machine de rénovation, pas seulement de maison neuve.
Sur plancher chauffant, elle change de visage avec un SCOP de 4,86 à 35 °C, mais ce n'est pas là qu'on la croise le plus. Elle fonctionne jusqu'à -25 °C, avec une bivalence affichée à -7 °C, ce qui couvre la majorité du territoire hors altitude. Le R32 et l'appoint intégré de 1,22 kW complètent un ensemble cohérent pour qui veut remplacer une chaudière sans tout casser.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1985, 140 m², Occitanie, radiateurs acier, posée en 2022
★★★◐★
L'eau chaude, le vrai poste qu'on oublie de chiffrer
Le chauffage, ça va. C'est l'eau chaude qui m'a surpris. Avec ballon intégré, la machine enchaîne les cycles et on l'entend partir en pleine nuit pour remonter la cuve à température.
Rien de dramatique, mais sur une famille de quatre, la conso d'ECS pèse plus que ce que j'avais estimé. La faute aussi au cycle anti-légionelle qui monte haut et longtemps. Depuis, j'ai baissé la consigne et programmé le cycle une fois par semaine plutôt que tous les jours.
Ce qui marche
+ECS gérée par la même machine, pas de second équipement à entretenir
+Montée en température suffisante pour tenir la consigne sanitaire
Ce qui coince
−Cycles anti-légionelle gourmands si mal programmés
−Bruit du ballon perceptible la nuit dans certaines configurations
⌂Maison de 1998, 165 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant étage, posée en 2023
★★★★★
Le contrat d'entretien, utile mais négociable
Je paie 210 € par an pour un contrat qui couvre la visite annuelle, le contrôle d'étanchéité et deux interventions en cas de panne. Obligatoire, non, mais fortement conseillé si on veut garder la garantie sereine.
Le technicien vient une fois par an, vérifie les pressions, nettoie l'échangeur et repart. Ce qui m'agace, c'est que les tarifs varient du simple au double selon les régions. J'ai fait jouer la concurrence et je suis passé de 320 à 210 €.
Ce qui marche
+Visite annuelle qui sécurise l'échangeur et le circuit
+Contrat souvent exigé pour maintenir la garantie constructeur
Ce qui coince
−Tarifs très variables selon les prestataires
−Peu de valeur ajoutée si la machine tourne sans souci
⌂Longère de 1972, 210 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher mixte, posée en 2024
★★★★★
Deux devis comparés, un choix guidé par le SCOP 55
J'avais deux devis : cette Ecodan et une autre machine. Je n'ai pas les chiffres exacts de l'autre en tête, mais ce qui a tranché, c'est la capacité à tenir 55 °C sans que le rendement s'écroule.
Le SCOP de 3,42 à 55 °C, c'est ce qui m'a rassuré pour garder mes radiateurs fonte sur la moitié de la maison. L'autre devis me proposait de tout changer, ce qui alourdissait la facture de plusieurs milliers d'euros. Je ne regrette pas.
Ce qui marche
+Bon rendement annoncé sur émetteurs haute température
+Évite des travaux de remplacement d'émetteurs coûteux
Ce qui coince
−Le devis initial reste élevé même sans changer les radiateurs
−Peu de recul sur la tenue dans le temps à 55 °C
⌂Maison de 2005, 120 m², Grand Est, plancher chauffant, posée en 2021
★★◐★★
Quand la carte électronique met trois semaines à arriver
Panne en décembre, carte de puissance HS. L'installateur a diagnostiqué en deux jours, mais la pièce a mis presque trois semaines à arriver. En pleine vague de froid, on a sorti les radiateurs d'appoint.
Ce n'est pas la faute de la machine, mais c'est un point à savoir : le réseau de pièces détachées n'est pas aussi dense que celui d'une chaudière gaz. Depuis, ça tourne, mais j'ai gardé les convecteurs au cas où.
Ce qui marche
+Diagnostic rapide par un installateur formé
+Machine fiable hors panne électronique
Ce qui coince
−Délai de pièces détachées trop long en pleine saison
−Pas de solution de repli intégrée en cas d'arrêt prolongé
⌂Maison de 2010, 95 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs basse température, posée en 2023
★★★★★
Le compteur qui disjoncte à chaque démarrage
Avec l'appoint électrique intégré de 1,22 kW, plus la résistance du ballon, on a vite tapé dans les limites du 9 kVA. Le premier hiver, coupure à répétition dès que le lave-vaisselle et le four tournaient en même temps.
J'ai basculé sur un abonnement 12 kVA. Ça a réglé le problème, mais ça ajoute une cinquantaine d'euros par an sur la facture réseau. À prévoir avant la pose, pas après.
Ce qui marche
+Appoint suffisant pour couvrir les pointes sans appoint d'urgence externe
+Passage en 12 kVA règle le souci durablement
Ce qui coince
−Abo 9 kVA souvent insuffisant en configuration tout électrique
−Coût annuel supplémentaire non anticipé au devis
⌂Maison de 1992, 180 m², Hauts-de-France, plancher chauffant complet, posée en 2022
★★★◐★
Le plancher chauffant, un chantier qui ne s'improvise pas
J'ai profité du remplacement pour passer au plancher chauffant au rez-de-chaussée. La machine n'y est pour rien, mais c'est là que le budget a explosé : ragréage, chape liquide, carrelage refait.
Le SCOP de 4,86 à 35 °C justifie le choix sur le papier, et honnêtement la maison est plus confortable. Mais entre la dépose des radiateurs, la chape et les finitions, le plancher a coûté presque autant que la PAC elle-même. À faire seulement si le sol est déjà à nu.
Ce qui marche
+Rendement saisonnier nettement meilleur sur plancher chauffant
+Confort de chauffe supérieur et homogène
Ce qui coince
−Coût des travaux annexes très élevé
−Chantier lourd, poussière et délais
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison de 100 à 200 m² en rénovation, avec radiateurs existants à conserver et un besoin d'eau chaude simple. Le SCOP de 3,42 à 55 °C la rend crédible là où d'autres machines peinent à suivre en haute température.
À éviter si
Si vous êtes en abonnement 9 kVA et que vous ne voulez pas changer, l'appoint et le ballon risquent de faire disjoncter régulièrement. Si vous cherchez une solution de repli en cas de panne, prévoyez un appoint indépendant, les délais de pièces peuvent être longs.
Questions fréquentes
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
Sur un réseau de radiateurs dimensionné correctement, le volume d'eau suffit souvent à éviter les cycles courts. Sur un petit réseau ou avec un plancher chauffant mince, un tampon de 100 à 200 litres aide à stabiliser.
La décision dépend surtout du volume d'eau total du circuit et de la puissance appelée. À trancher au moment du dimensionnement, pas après.
La machine peut-elle vraiment sortir 60 °C en plein hiver ?
Oui, la température maximale de départ d'eau est de 60 °C, ce qui couvre le besoin d'un réseau de radiateurs classiques. Le SCOP de 3,42 à 55 °C indique que la machine tient ce régime sans s'effondrer.
En revanche, plus la température de départ est élevée, plus la consommation monte. C'est le compromis classique entre confort rapide et rendement.
Que se passe-t-il en dessous de -7 °C ?
La bivalence est annoncée à -7 °C, ce qui signifie que l'appoint électrique de 1,22 kW prend le relais à ce seuil. La machine continue de fonctionner jusqu'à -25 °C, mais avec une part d'appoint croissante.
Concrètement, sur une vague de froid continentale, la consommation électrique peut grimper sur quelques jours. Ce n'est pas anormal, c'est le principe même de la bivalence.
Le fluide R32 pose-t-il problème pour l'avenir ?
Non, le R32 est l'un des fluides d'avenir au regard du règlement F-Gas. Il remplace progressivement le R410A, dont la production est encadrée à la baisse.
Pour la disponibilité des pièces et des recharges à dix ans, le R32 est un choix plutôt rassurant par rapport aux machines encore en R410A.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.