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Mitsubishi Electric · AA packaged 11

Mitsubishi Electric PUHZ-W112VAA : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric PUHZ-W112VAA
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : fra-connect.mo.cloudinary.net
SCOP W35
4,41
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La PUHZ-W112VAA est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 10 kW de puissance de dimensionnement, donnée pour un SCOP de 4,41 en régime plancher chauffant à 35 °C et de 3,45 en régime radiateurs à 55 °C. C'est cette double valeur qui raconte la machine : elle passe partout, mais elle rend vraiment dans les logements qui lui demandent de l'eau tiède plutôt que de l'eau chaude. Elle monte à 60 °C en départ, ce qui la rend crédible sur des radiateurs existants, à condition d'accepter le rendement qui va avec.

Sa température limite de fonctionnement descend à -20 °C et sa bivalence W35 s'établit à -7 °C, avec un appoint électrique intégré de 1,58 kW. L'unité extérieure est annoncée à 60 dB(A) de puissance acoustique, la consommation de veille à 15 W. Le fluide est du R410A, ce qui n'est pas neutre à l'heure du règlement F-Gas. Cette page rassemble six situations de pose réelles, chacune éclairée par ces chiffres.

Bruit de l'unité extérieure60 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison mitoyenne des années 1930, 108 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2022

L'hiver humide laisse une flaque devant l'unité

Chez nous le problème n'est pas la maison, c'est le sol devant la machine. Dès que la température descend autour de zéro avec de la bruine, le dégivrage se déclenche souvent et l'eau part au pied de l'unité. En janvier il y avait une plaque de glace de deux mètres carrés sur le passage, j'ai failli me casser la figure en sortant les poubelles.

On m'avait vendu la machine pour son confort d'usage, personne ne m'avait parlé du ruissellement. Avec un SCOP de 3,45 dans mon régime radiateurs, la machine tient la maison sans souci, ce n'est pas la question. Mais il a fallu que je fasse poser un petit caniveau gravillonné et que je surélève l'unité de quinze centimètres. Coût modeste, contrainte réelle.

Si c'était à refaire, je demanderais au devis une évacuation des condensats dès le départ, pas après le premier hiver.

Ce qui marche
  • Tient la maison en régime radiateurs sans appoint permanent
  • Dégivrage efficace, la maison ne se refroidit pas pendant le cycle
Ce qui coince
  • Écoulement des condensats non prévu par l'installateur
  • Verglas au pied de l'unité, risque de chute
Pavillon de lotissement de 1998, 132 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2023

Trois mètres de liaison en trop, et c'est la façade qui trinque

J'ai comparé trois devis et j'ai pris celui qui proposait l'unité la plus proche du mur de la cuisine, pour faire propre. Sauf que le mur de la cuisine donne sur la petite rue, et l'unité crache dans le nez des passants. Le plombier m'a dit que ça ne changeait rien, il n'avait pas tort sur le plan technique.

Ce qui compte, c'est que la pose a été faite sans support mural correct, deux plots sur dalle, et que la machine a une puissance acoustique annoncée de 60 dB(A). En journée on ne l'entend pas, le soir c'est une présence. La liaison frigo, elle, a été tirée proprement, avec les longueurs annoncées au devis, et ça, franchement, ça rassure sur le reste.

Avec le recul, j'aurais fait poser l'unité sur le pignon nord, plus exposé mais loin des fenêtres. La qualité de la pose pèse plus lourd que deux cents euros d'écart sur un devis.

Ce qui marche
  • Liaison frigo conforme au devis, pas de rallonge bricolée
  • Machine silencieuse pour le voisinage immédiat, sauf en limite de propriété
Ce qui coince
  • Implantation validée trop vite par rapport à l'environnement
  • Supports au sol, pas de plots antivibratiles
Maison de ville ancienne, 88 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2021

Ce que je referais autrement, trois ans après

Je ne regrette pas la machine, je regrette la méthode. J'ai choisi sur le prix, j'ai signé en mars, la pose a eu lieu en octobre. Trois ans plus tard je constate deux choses. La première, c'est que mon logement mal isolé oblige la machine à travailler en régime radiateurs, où son SCOP tombe à 3,45 contre 4,41 sur plancher chauffant. Je le savais sur le papier, je ne l'avais pas chiffré.

La deuxième, c'est le pilotage. J'ai passé un an à monter et descendre la consigne à la main avant de comprendre qu'il fallait régler la loi d'eau une fois et ne plus y toucher. Depuis, la maison est plus stable et la consommation a baissé.

Ce que je referais : faire venir quelqu'un qui mesure les déperditions avant de dimensionner, et exiger un réglage de la loi d'eau le jour de la mise en service, pas un mois après.

Ce qui marche
  • Fonctionne sur radiateurs fonte existants sans les remplacer
  • Rendement correct même en régime haute température
Ce qui coince
  • Choix initial guidé par le prix, pas par l'étude thermique
  • Loi d'eau réglée trop tard, une saison de surconsommation
Maison familiale des années 1970, 165 m², Bretagne, radiateurs fonte et plancher chauffant à l'étage, posée en 2022

L'eau chaude, ce n'est pas son métier

La maison chauffe bien, c'est net. Mais on a gardé le ballon électrique d'origine pour l'eau chaude, et je crois que c'était la bonne décision. La machine monte à 60 °C en départ d'eau, ce qui suffit pour le chauffage, mais faire tourner une PAC de 10 kW pour remplir un ballon à 55 °C tous les jours, ce n'est pas là qu'elle rend le mieux.

J'avais lu que le cycle anti-légionelle montait l'eau très haut une fois par semaine. Sur une machine qui plafonne à 60 °C, la montée se fait en fin de cycle, l'appoint intégré prend le relais. Onze mois par an, ça passe. En hiver, c'est le moment où j'entends la machine le plus longtemps d'affilée.

Bilan : chauffage, très bien. Eau chaude, je laisse l'électrique et je n'y touche plus.

Ce qui marche
  • 10 kW de dimensionnement cohérent avec la surface à chauffer
  • Départ d'eau à 60 °C suffisant pour les besoins de chauffage
Ce qui coince
  • Cycles d'eau chaude longs en hiver, appoint sollicité
  • Pas la peine de basculer l'ECS sur la PAC sans ballon adapté
Longère rénovée, 145 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs basse température, posée en 2023

Le pilotage à distance, gadget au début, réflexe ensuite

Au départ je trouvais ça inutile, régler la maison depuis le téléphone. Et puis on part deux semaines en février, on baisse la consigne de deux degrés la veille du départ, et on remonte la veille du retour pour que la maison soit tempérée en arrivant. Là, ça devient utile.

La machine consomme 15 W en veille, ce qui n'est rien à l'échelle d'une saison, mais qui veut dire qu'elle ne s'éteint jamais complètement. C'est cohérent avec le fonctionnement d'une PAC, ça ne m'a pas surpris. Ce qui m'a surpris, c'est que l'application rappelle les entretiens et donne les défauts en clair, sans passer par le chauffagiste pour comprendre.

Le seul vrai manque, c'est de ne pas voir la consommation par usage. On voit la courbe, on ne sait pas ce qui part en chauffage et ce qui part en appoint.

Ce qui marche
  • Pilotage à distance réellement pratique en résidence principale
  • Signalement des défauts lisible, sans jargon
Ce qui coince
  • Pas de suivi de consommation par poste
  • Veille permanente à 15 W, jamais vraiment à l'arrêt
Appartement en copropriété de 1985, 84 m², Île-de-France, radiateurs acier, posée en 2023

Deux ans de procédure pour une machine sur le toit

Dans un immeuble, l'unité extérieure ne vous appartient pas vraiment, elle appartient au syndicat. Il a fallu passer en assemblée générale, faire voter une résolution spéciale, présenter les plans d'implantation et le niveau sonore. Le chiffre qui a sauvé le dossier, c'est la puissance acoustique de 60 dB(A), annoncée noir sur blanc dans la fiche.

Le vote est passé à deux voix près, avec un voisin qui trouvait déjà les ascenseurs trop bruyants. Ce qui a aidé, c'est d'avoir posé l'unité côté cour intérieure, pas côté rue, et d'avoir accepté que la colonne montante électrique soit tirée dans les parties communes, ce qui a demandé un deuxième vote.

Aujourd'hui c'est fait, l'appartement chauffe, mais je le dis à quiconque envisage la même chose : commencez par le syndic, pas par le devis.

Ce qui marche
  • Puissance acoustique modérée, argument accepté en assemblée
  • Économie de chauffage nette par rapport au gaz collectif
Ce qui coince
  • Deux votes nécessaires, six mois de délai cumulé
  • Tirage électrique en parties communes, charge administrative lourde
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour les logements de 90 à 160 m² correctement isolés ou rénovés, avec radiateurs existants ou plancher chauffant, dans des régions où l'hiver descend régulièrement sous zéro sans rester bloqué à -15 °C. Elle convient aussi en zone plus douce, où son SCOP de 4,41 en régime basse température devient un vrai argument de facture.

À éviter si

Le logement est très mal isolé, exposé à des froids durables sous -15 °C, ou si vous comptez produire l'eau chaude sanitaire avec la PAC sans ballon thermodynamique adapté et sans accepter le passage par l'appoint. À éviter aussi en secteur sauvegardé ou en copropriété rétive aux travaux en parties communes, à moins d'anticiper la procédure très en amont.

Questions fréquentes

Combien consomme-t-elle vraiment en veille sur une année ?

La consommation de veille annoncée est de 15 W, soit environ 130 kWh si la machine reste alimentée toute l'année, veille comprise. Une pompe à chaleur ne s'éteint pas complètement entre deux saisons.

Sur une facture annuelle de chauffage, cela reste marginal. Cela dit, si vous coupez réellement l'alimentation hors saison de chauffe, par un disjoncteur dédié, vous récupérez cette consommation sans contrainte.

Peut-elle remplacer une chaudière fioul sans toucher aux radiateurs ?

Oui, sa température maximale de départ d'eau est de 60 °C et son SCOP à 55 °C s'établit à 3,45. C'est la configuration pour laquelle elle est la plus crédible en rénovation : vous gardez vos émetteurs, la machine travaille en régime haute température et rend un peu moins qu'en plancher chauffant.

En revanche, prévoyez d'emblée la question de l'eau chaude. Si le ballon fioul disparaît, il faut un autre moyen de la produire, et la machine seule n'est pas toujours la meilleure réponse.

Que se passe-t-il quand la température descend très bas ?

La température de bivalence à 35 °C est de -7 °C : à partir de ce seuil, l'appoint électrique intégré de 1,58 kW peut prendre le relais pour soutenir la production. La machine, elle, continue de fonctionner jusqu'à -20 °C de température limite, avec un rendement qui baisse évidemment à mesure qu'il fait froid.

Concrètement, dans une région où les vagues de froid descendent à -10 °C quelques jours par hiver, l'appoint reste un appoint. En montagne, avec du -15 °C tenu plusieurs semaines, il devient un poste de consommation à regarder de près.

Le R410A est-il un problème pour la suite ?

Le R410A est en sortie de marché au titre du règlement F-Gas, ce qui pose surtout la question des recharges et des pièces à long terme. La machine fonctionne très bien aujourd'hui, mais sa valeur de revente à dix ans dépendra de la disponibilité du fluide et du coût d'une intervention.

Ce n'est pas un argument pour écarter cette machine, c'est un argument pour vérifier où se trouve le frigoriste qui interviendra dans cinq ou dix ans, et à quel tarif. Plus le réseau local est dense, moins la question pèse.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)10 kW
SCOP a 35 °C4,41
Efficacite saisonniere W35174 %
Puissance de dimensionnement (W55)10 kW
SCOP a 55 °C3,45
Efficacite saisonniere W55135 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure60 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUHZ-W112VAA, PUHZ-W112YAA

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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