Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,62
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
68 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Airwell Wellea A 16 kW est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les logements étendus ou mal isolés. Son SCOP de 4,62 en régime plancher chauffant (35 °C) la place parmi les machines efficaces sur les émetteurs basse température, mais la version haute température (SCOP 3,4 à 55 °C) est plus juste, et c'est celle qui compte si vous gardez des radiateurs en fonte.
Avec 13 kW annoncés à 55 °C et une température maximale de départ d'eau de 65 °C, elle peut alimenter un parc de radiateurs existant. Le revers : 68 dB(A) de puissance acoustique extérieure, un seuil qui demande de réfléchir à l'implantation, surtout en lotissement dense. La bivalence à -7 °C signifie que l'appoint électrique intégré de 2,67 kW prend le relais au plus froid de l'hiver, ce qui est courant sur une machine de cette taille mais à surveiller selon la région.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 2013, 145 m², Pays de la Loire, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Sur plancher chauffant, elle fait le job sans forcer
Le logement est en RT2012, plutôt bien isolé, et j'ai gardé le plancher chauffant hydraulique d'origine. Le SCOP de 4,62 à 35 °C résume assez bien ce que je constate : la machine tourne à basse température, elle module, elle ne s'arrête presque jamais. Sur une saison complète, la consommation reste sous ce que j'avais avec la chaudière gaz condensation qu'elle a remplacée.
Si je devais refaire quelque chose, je referais le réglage de la loi d'eau dès la première semaine. L'installateur l'avait laissée sur une pente trop forte, la machine montait inutilement en température et le confort était irrégulier. Une fois ajustée, tout s'est stabilisé.
Rien à redire sur le reste. La machine est discrète dans le garage, et le plancher chauffant absorbe parfaitement sa puissance.
Ce qui marche
+SCOP de 4,62 à 35 °C cohérent avec un plancher chauffant
+Modulation continue, pas de cycles courts
+Consommation maîtrisée sur une saison
Ce qui coince
−Loi d'eau mal réglée à la livraison
−Puissance de 15,21 kW largement surdimensionnée pour ce logement
⌂Maison individuelle de 1985, 180 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte conservés, posée en 2021
★★★★★
Le triphasé a failli bloquer le projet
Le logement était en triphasé d'origine, avec un vieux tableau. Je pensais naïvement que la 16 kW passerait sans rien changer. Le devis a vite montré le contraire : passage en monophasé, remise aux normes du tableau, tirage d'une ligne dédiée. Un surcoût que je n'avais pas anticipé, et le délai du consuel a décalé la mise en service de deux mois.
Côté machine, elle tient la maison. La température de bivalence à -7 °C correspond bien à ma zone. En janvier, quand on descend en dessous, l'appoint intégré de 2,67 kW se déclenche et ça s'entend sur la facture, mais rien d'alarmant.
Si c'était à refaire, j'aurais anticipé la partie électrique avant de signer. C'est le poste qu'on oublie toujours.
Ce qui marche
+Puissance de 13,02 kW à 55 °C qui alimente des radiateurs fonte
+Bivalence à -7 °C bien adaptée au climat régional
Ce qui coince
−Passage triphasé vers monophasé coûteux et chronophage
−Appoint électrique visible sur la facture par grands froids
⌂Maison RE2020 livrée en 2023, 110 m², Occitanie, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
En RE2020, elle est clairement trop puissante
La maison est neuve, très isolée, avec un plancher chauffant. Le dimensionnement de 15,21 kW en régime W35 est généreux, c'est le moins qu'on puisse dire. La machine passe son temps à moduler très bas, à faire des cycles courts, et j'ai fini par me demander si l'installateur n'avait pas simplement pris ce qu'il avait en stock.
Le SCOP de 4,62 reste bon, mais on sent que la machine n'est jamais dans sa zone de confort. Elle redémarre souvent, ce qui finit par user le compresseur plus vite qu'il ne faudrait.
Avec le recul, une machine de 8 ou 10 kW aurait suffi. J'aurais dû demander une étude thermique avant de valider le devis.
Ce qui marche
+SCOP de 4,62 à 35 °C conforme aux promesses
+Compatible plancher chauffant basse température
Ce qui coince
−Nettement surdimensionnée pour une enveloppe RE2020
−Cycles courts répétés qui usent le compresseur
⌂Maison de 1998, 160 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, remplacement d'une chaudière gaz condensation, posée en 2023
★★★★★
Remplacer une chaudière gaz récente, le calcul ne tombe pas juste
Ma chaudière gaz condensation avait six ans quand j'ai basculé. Je l'ai fait pour l'environnement et pour sortir du gaz, pas pour économiser, et heureusement. Avec un SCOP de 3,4 à 55 °C et le prix actuel du kWh, l'écart annuel avec la chaudière est mince. J'ai tout de même gagné en confort : plus de bruit de brûleur, plus d'entretien gaz.
La machine fait le travail sur les radiateurs acier, avec une température de départ qui monte à 65 °C au maximum quand il fait vraiment froid. En dessous de -7 °C, l'appoint prend le relais, c'est prévu et ça fonctionne.
Ce que je referais différemment : garder la chaudière encore deux ou trois ans, le temps que le kWh électrique se stabilise. Le calcul de rentabilité est trop serré pour être confortable.
Ce qui marche
+Température de départ jusqu'à 65 °C, suffisante pour radiateurs acier
+Confort acoustique et absence d'entretien gaz
Ce qui coince
−Rentabilité faible face à une chaudière condensation récente
−SCOP de 3,4 à 55 °C qui limite les économies
⌂Maison de village de 1972, 95 m², Provence, radiateurs fonte, posée en 2020
★★★★★
À la revente, le DPE a fait la différence
J'ai vendu la maison l'an dernier, quatre ans après la pose. Le DPE est passé de E à C, et ça s'est senti dans les visites. Les acheteurs ne comprenaient pas forcément la fiche technique, mais ils voyaient l'étiquette et le mot pompe à chaleur. Le SCOP de 4,62 à 35 °C leur parlait moins que la lettre.
La machine alimente des radiateurs fonte que j'avais gardés, avec un SCOP de 3,4 en régime 55 °C. La température de départ à 65 °C a suffi pour chauffer correctement, même dans une maison mal isolée.
Franchement, l'argument revente a compté autant que les économies de chauffage. Ce n'était pas prévu, mais c'est un vrai bénéfice.
Ce qui marche
+Gain de deux classes au DPE
+Radiateurs fonte conservés, pas de travaux lourds
Ce qui coince
−Puissance de 13,02 kW à 55 °C un peu juste par grand froid dans une maison ancienne
⌂Maison de 2005, 210 m², Bretagne, plancher chauffant à l'étage et radiateurs au rez-de-chaussée, posée en 2022
★★★★★
Le R32, un argument pour tenir dans le temps
J'avais lu beaucoup de choses sur le R410A et sa sortie progressive. Le fait que cette machine soit au R32 a pesé dans ma décision, pas parce que c'est un miracle écologique, mais parce que je me projetais à dix ou quinze ans. Un fluide encore dans le circuit réglementaire, c'est moins de risque de me retrouver sans recharge possible.
Le reste suit : SCOP de 4,62 à 35 °C sur le plancher, 3,4 à 55 °C sur les radiateurs du bas. La machine fait le grand écart sans broncher, avec une température de départ qui peut monter à 65 °C.
Je ne suis pas expert, mais je préfère avoir parié sur un fluide d'avenir. Si les pièces suivent dans dix ans, cette machine fera sa durée de vie sans mauvaise surprise.
Ce qui marche
+Fluide R32, cohérent avec la trajectoire F-Gas
+Bon compromis entre plancher chauffant et radiateurs
+Température de départ jusqu'à 65 °C
Ce qui coince
−Consommation en veille de 14 W, marginale mais réelle sur l'année
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 140 à 220 m², plutôt mal isolés ou en rénovation, avec des émetteurs existants à alimenter. C'est aussi une machine pertinente pour les grandes surfaces en plancher chauffant, où son SCOP de 4,62 à 35 °C s'exprime pleinement.
À éviter si
Vous avez une maison RT2012 ou RE2020 de moins de 130 m² : la puissance de 15,21 kW vous fera tourner en cycles courts. Et si vous êtes en lotissement dense, les 68 dB(A) de puissance acoustique extérieure demandent une implantation très réfléchie.
Questions fréquentes
Cette machine peut-elle alimenter des radiateurs en fonte existants ?
Oui, à condition d'accepter un rendement saisonnier plus modeste. Le SCOP passe de 4,62 à 35 °C à 3,4 à 55 °C, et la température maximale de départ d'eau est de 65 °C. C'est suffisant pour des radiateurs fonte correctement dimensionnés, mais la facture sera plus élevée qu'avec un plancher chauffant.
La température de bivalence à -7 °C signifie que l'appoint électrique intégré de 2,67 kW prend le relais au plus froid. Dans une maison mal isolée en zone froide, cet appoint peut devenir un poste visible sur la facture de janvier.
La puissance de 16 kW est-elle adaptée à une maison de 110 m² ?
Non, c'est nettement trop. La puissance de dimensionnement de 15,21 kW en régime W35 correspond à des logements de 150 à 220 m², souvent anciens ou moyennement isolés. Sur une maison RT2012 ou RE2020 de 110 m², la machine va moduler très bas et enchaîner les cycles courts, ce qui accélère l'usure du compresseur.
Mieux vaut demander une étude thermique avant de valider un devis. Une machine deux fois moins puissante suffirait, avec un meilleur rendement réel.
Le R32 est-il un critère de choix pertinent ?
Oui, dans une logique de long terme. Le R32 a un potentiel de réchauffement global plus faible que le R410A, et il reste dans le périmètre du règlement F-Gas pour les années à venir. Cela réduit le risque de se retrouver sans fluide de recharge ou sans pièces dans dix ou quinze ans.
Ce n'est pas un argument de rendement : le SCOP dépend de la machine, pas du fluide. C'est un argument de durabilité et de valeur résiduelle.
Faut-il prévoir un ballon tampon avec cette machine ?
Sur un plancher chauffant, le volume d'eau du circuit joue souvent le rôle de tampon, et un ballon n'est pas indispensable. Sur des radiateurs en rénovation, avec peu de volume d'eau, un ballon tampon peut limiter les cycles courts et stabiliser la régulation.
La décision dépend surtout du dimensionnement. Si la machine est correctement calibrée par rapport au logement, le ballon est un confort, pas une nécessité. En cas de surdimensionnement, il masque le problème sans le résoudre.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.
Même classe de puissance et données équivalentes : ces machines se confrontent honnêtement avec Airwell Wellea A 16 kW. Une 6 kW et une 30 kW ne se comparent pas, elles ne s'adressent pas au même logement.