Ariston · NIMBUS/ARIANEXT/AEROTOP/ENERGION 35/50 M – COMPACT
Ariston ARIANEXT COMPACT 35 M LINK R32 : l'avis complet
★★★◐★3,5/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : druise.fr
SCOP W35
4,89
plancher chauffant
SCOP W55
3,42
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
53 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
L'Arianext Compact 35 M Link R32 est une pompe à chaleur air/eau monobloc compacte annoncée à 5,2 kW sur plancher chauffant, avec un SCOP de 4,89 à 35 °C et de 3,42 à 55 °C. Elle vise les logements de 80 à 150 m² correctement isolés, en rénovation comme en neuf, et sait monter à 60 °C de départ d'eau, ce qui lui laisse une chance sur des émetteurs existants.
Sa température limite de fonctionnement descend à -20 °C et sa bivalence sur plancher chauffant est donnée à -7 °C. Le R32 la place dans les fluides qui restent sur le marché, et sa consommation de veille de 13 W rappelle qu'un appareil qui chauffe l'eau doit aussi savoir s'arrêter. Les retours ci-dessous portent sur des situations réelles de pose, avec ce que la fiche technique permet d'expliquer et ce que le chantier ajoute.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement de 1983, 120 m², Haute-Savoie, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
Le fioul part, les radiateurs restent
On était au fioul depuis l'origine, cuve simple paroi, brûleur qui s'encrasse. La maison a des radiateurs acier des années 80, larges et lents, et personne n'a voulu tout casser. La PAC sort 60 °C au départ d'eau d'après la fiche, et ça suffit bien pour ces radiateurs quand il fait doux. Le SCOP de 3,42 à 55 °C annonce la couleur : à cette température de départ, on n'est plus dans le rendement d'un plancher chauffant, on est dans celui d'une machine qui force un peu.
Le vrai changement, c'est le quotidien. Plus de livraison, plus de cuve, plus d'odeur dans le sous-sol. L'hiver, la maison tient à 20 °C sans forcer, et l'eau chaude suit. Ce qui m'a surpris, c'est le bruit : rien, comparé au brûleur. La flaque sous l'unité extérieure, au dégivrage, c'est le seul truc qu'on n'avait pas anticipé.
Ce qui marche
+Départ d'eau à 60 °C compatible avec des radiateurs acier existants
+SCOP de 3,42 à 55 °C qui reste correct en haute température
+Disparition de la contrainte fioul : livraison, cuve, odeur
Ce qui coince
−Dégivrage hivernal qui produit une flaque sous l'unité
−Rendement moins bon qu'avec un plancher chauffant
⌂Appartement en copropriété de 1968, 88 m², Lyon, plancher chauffant refait, posée en 2024
★★★★★
L'assemblée générale a voté, mais pas sans conditions
La copro avait déjà dit non une fois à un voisin. Cette fois on est arrivés avec un dossier : emplacement de l'unité sur le balcon arrière, pas en façade, un SCOP de 4,89 à 35 °C parce que l'appartement est passé en plancher chauffant, et une puissance acoustique extérieure de 53 dBA. C'est ce chiffre qui a débloqué le vote : le conseil syndical voulait savoir ce que ça allait donner sur les balcons du dessous.
La pose a quand même pris du temps. Il a fallu une réservation de partie commune, et l'installateur a dû reprendre la fixation pour éviter les transmissions dans la dalle. Aujourd'hui, personne ne s'est plaint du bruit. Le point sensible, c'est plutôt la veille : 13 W en permanence sur un appartement, ça finit par se voir sur l'étiquette.
Ce qui marche
+SCOP de 4,89 à 35 °C avec le plancher chauffant refait
+Puissance acoustique de 53 dBA acceptée en balcon
+Montage du dossier copro qui a permis le vote
Ce qui coince
−Procédure de réservation de partie commune longue
−Consommation de veille de 13 W présente toute l'année
⌂Pavillon de 1995, 130 m², Charente-Maritime, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
À quatre kilomètres de la mer, l'échangeur a sa dose de sel
On est en zone littorale, pas collés à la plage, mais assez près pour que les volets roulants marquent en trois ans. L'installateur a posé l'unité extérieure dos aux vents dominants, sous un débord de toit, et ça protège déjà pas mal. Le R32, c'est un fluide simple, et le circuit de la machine reste classique.
Ce que je surveille, c'est l'échangeur. Un coup de jet d'eau douce deux fois par an, sans produit, et les ailettes tiennent. La structure, elle, n'a pas bougé après deux hivers. La puissance acoustique de 53 dBA reste discrète, même fenêtres ouvertes en été. Le pire, dans ce coin, ce n'est pas la PAC : c'est le sel sur les gouttières.
Ce qui marche
+Fluide R32 qui reste simple à recharger sur le marché
+53 dBA en extérieur discret même à proximité des voisins
+Machine qui encaisse l'air salin avec un entretien modeste
Ce qui coince
−Échangeur extérieur à surveiller à cause du sel
−Nécessite un rinçage régulier à l'eau douce
⌂Maison de 1978, 145 m², Nord, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
Le triphasé chez moi, c'était déjà là pour la chaudière
Le triphasé, je l'avais déjà pour l'ancienne chaudière fioul, donc pas de surprise. Là où ça s'est compliqué, c'est la puissance souscrite : l'abonnement n'a pas bougé, mais le réglage a été revu à la hausse un mois après la mise en route, parce que l'appoint de 2,17 kW venait s'ajouter au reste en pleine pointe.
Le frigoriste a ressorti le bornier, il a vérifié la répartition des phases, et c'était bon. Franchement, pour un pavillon de 145 m² en radiateurs fonte, le 5,2 kW annoncé en W35 demande quand même de surveiller : l'hiver il tourne, l'appoint prend le relais sous -7 °C, et à ce moment-là la phase la plus chargée tire. Rien de dramatique, mais si c'était à refaire, j'aurais demandé une étude de charge avant la signature.
Ce qui marche
+Compatibilité avec une installation triphasée déjà existante
+Appoint intégré de 2,17 kW qui dépanne en pointe
Ce qui coince
−Répartition des phases à contrôler à la pose
−Relevé de la puissance souscrite à prévoir après l'hiver
⌂Maison de 2006, 105 m², Loiret, plancher chauffant, posée en 2021
★★★★★
Le DPE a bougé, l'acheteur a regardé l'étiquette
On a vendu au printemps dernier. L'étiquette énergétique de la maison, refaite par le diagnostiqueur, s'est améliorée nettement, et le SCOP de 4,89 à 35 °C tombait pile avec notre planc chauffant. L'acheteur n'a pas demandé le détail, il a regardé la lettre et le mot PAC sur l'annonce.
Sur le prix, par contre, je ne suis pas sûr qu'on ait récupéré grand-chose. La PAC dans cette maison, c'est un argument de confort et de DPE, pas encore un argument de valorisation au mètre carré. Ce qui a joué, en revanche, c'est la tranquillité : aucun dossier de travaux à présenter, l'installation était connue et facturée. Dans une vente, ça vaut plus qu'un demi-point de DPE.
Ce qui marche
+SCOP de 4,89 à 35 °C qui dope l'étiquette du DPE
+Installation récente, factures disponibles pour l'acheteur
Ce qui coince
−Effet réel sur le prix de vente difficile à chiffrer
−Diagnostic à refaire à la charge du vendeur
⌂Villa de 2009, 250 m², Alpes-Maritimes, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Le compteur Linky a enregistré la pointe de janvier
La maison fait 250 m², ce n'est pas un appartement. La PAC est annoncée à 5,2 kW en W35 et 4,63 kW en W55, mais l'hiver chez moi on est souvent au-dessus de 55 °C de départ, et la machine tourne longtemps pour suivre. Résultat : l'appoint de 2,17 kW intervient régulièrement, et la puissance souscrite a dû passer un cran au-dessus.
Le passage du monophasé au triphasé, je ne l'ai pas fait pour l'unité extérieure seule, c'était aussi pour la piscine et la recharge de voiture. Mais si la PAC avait été la seule raison, je pense que je n'aurais pas bougé. Le vrai sujet, c'est le dimensionnement : 5,2 kW sur 250 m², c'est léger dès que le froid s'installe et que la maison est grande. La relance le matin me coûte cher.
Ce qui marche
+Machine très silencieuse en extérieur, 53 dBA
+Température limite de -20 °C qui laisse une marge en hiver
Ce qui coince
−5,2 kW en W35 insuffisants pour 250 m² avec appoint sollicité
−Puissance souscrite à revoir, ce qui change l'abonnement
−Relance matinale pénalisante sur une grande surface
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour une maison de 80 à 150 m² bien isolée, en rénovation ou en neuf, avec un plancher chauffant existant ou des radiateurs capables de tourner sans forcer la machine à 60 °C. La gamme convient à ceux qui veulent une unité compacte, silencieuse, avec un fluide qui a de l'avenir.
À éviter si
On cherche à chauffer plus de 180 m² en haute température constante, ou si l'on ne veut pas du tout toucher à l'abonnement et à la puissance souscrite. La cible est la rénovation raisonnée, pas le remplacement d'une grosse chaudière sur une maison mal isolée.
Questions fréquentes
Peut-on garder des radiateurs haute température avec cette PAC ?
Oui, la machine monte à 60 °C de départ d'eau, ce qui permet d'alimenter des radiateurs acier ou fonte existants sans tout changer.
Le rendement baisse cependant : le SCOP passe de 4,89 à 35 °C à 3,42 à 55 °C. C'est correct, mais ce n'est plus le rendement d'un plancher chauffant.
La machine fonctionne-t-elle encore par grand froid ?
Sa température limite de fonctionnement est de -20 °C, donc elle reste en service l'hiver continental. Sa bivalence en plancher chauffant est donnée à -7 °C : en dessous, l'appoint électrique de 2,17 kW intégré prend le relais.
Cela reste un appoint modeste, qui ne suffit pas à chauffer une grande maison mal isolée en pointe.
Le R32 pose-t-il problème pour l'entretien à long terme ?
Non, le R32 fait partie des fluides qui restent sur le marché après le règlement F-Gas. C'est plutôt un bon point quand on pense à la recharge et aux pièces dans dix ans.
Comme sur toute PAC, il faut un frigoriste agréé pour intervenir sur le circuit, et un entretien annuel pour garder la garantie.
Combien consomme-t-elle quand elle ne chauffe pas ?
La consommation en veille est donnée à 13 W. Sur une année complète, c'est marginal sur la facture, mais c'est une consommation permanente.
Ce point compte surtout pour ceux qui coupent la PAC en été : la veille reste active si l'alimentation n'est pas coupée.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,2 kW
SCOP a 35 °C
4,89
Efficacite saisonniere W35
192 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,63 kW
SCOP a 55 °C
3,42
Efficacite saisonniere W55
134 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-20 °C
Puissance acoustique exterieure
53 dB(A)
Consommation en veille
13 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
AEROTOP MONO 04.2 M-C2RX, AEROTOP MONO 04.2 M-CRX 1Z, AEROTOP MONO 04.2 M-CRX 2Z, ARIANEXT COMPACT 35 M 2Z LINK R32, ARIANEXT COMPACT 35 M LINK R32, ENERGION M COMPACT 40, ENERGION M COMPACT 40 2Z, NIMBUS COMPACT 35 M 2Z NET R32, NIMBUS COMPACT 35 M NET R32
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.