Le calcul de rentabilité a changé deux fois en quatre hivers
À la pose, on m'avait fait un tableau avec un kWh à un certain prix et un retour sur investissement à dix ans. Ce qui n'était pas dit, c'est que la machine tourne surtout sur les mois froids, et que le SCOP de 2,9 en haute température n'est jamais atteint chez moi en janvier. Je chauffe avec des radiateurs fonte, la machine plafonne à 55 °C de départ d'eau, ça suffit pour la maison mais l'appoint intégré de 2,1 kW s'invite quand il gèle fort.
Sur les deux premières saisons, j'ai surveillé les relevés. La consommation annuelle n'a pas bougé en kWh, mais la facture a grimpé avec l'abonnement et les taxes. Le discours commercial parlait d'économies garanties, je dirais plutôt que la PAC amortit la hausse du prix du gaz, sans plus. Avec le recul, j'aurais peut-être isolé les combles d'abord.
Aujourd'hui je ne regrette pas l'installation, mais je ne la présenterais pas comme une opération blanche. Le kWh électrique a pris plus vite que prévu, et la bivalence à -7 °C signifie que sur mes hivers d'altitude moyenne, l'appoint travaille une bonne trentaine de nuits.
- Puissance de dimensionnement de 13 kW adaptée à la surface
- Température de départ d'eau à 55 °C compatible avec les radiateurs fonte
- SCOP de 2,9 en haute température, loin des rendements promis en W35
- Appoint électrique de 2,1 kW sollicité dès que la bivalence de -7 °C est franchie



