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Atlantic THERCON THERMA TCC08X : l'avis complet

4/5sur 6 profils d'installation
Atlantic THERCON THERMA TCC08X
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : thercon.be
SCOP W35
4,7
plancher chauffant
SCOP W55
3,42
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Atlantic THERCON THERMA TCC08X est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 6,6 kW annoncée à 35 °C de température de départ d'eau. Elle affiche un SCOP de 4,7 sur plancher chauffant et de 3,42 sur émetteurs à 55 °C, avec une puissance acoustique extérieure de 60 dB(A) et un appoint électrique intégré de 1 kW. Le fluide est le R32, la production d'eau chaude se fait sur la plage d'eau chaude sanitaire standard du marché, sans ballon d'eau chaude intégré à la machine.

Bruit de l'unité extérieure60 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison individuelle plain-pied de 1988, 140 m², Provence, plancher chauffant hydraulique conservé, machine posée en 2023

Le plancher chauffant l'été, ça rafraîchit sans casser des briques

On avait le plancher hydraulique depuis la construction, et quand la chaudière a rendu l'âme, on s'est posé la question du rafraîchissement. La TCC08X fait de l'eau à 7 ou 10 °C en été, ça passe dans les tuyaux existants, et le sol devient frais sans condensation tant qu'on ne descend pas trop bas. Sur 140 m², le rez-de-chaussée tient à 26 °C alors qu'il fait 38 dehors, c'est très correct.

Il faut accepter que ce ne soit pas de la clim à air soufflé. Le plancher met des heures à réagir, on lance la veille pour le lendemain. Et le point de rosée, c'est le vrai sujet : j'ai mis une sonde d'humidité dans le salon et je surveille la consigne d'eau. Le SCOP de 4,7 à 35 °C, c'est le chiffre qui m'a décidé, parce qu'il correspond exactement à mon émetteur, et il se vérifie à peu près sur mes relevés annuels.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,7 cohérent avec le plancher chauffant existant
  • Rafraîchissement passif par le sol sans travaux
Ce qui coince
  • Réactivité lente, pas de froid immédiat
  • Surveillance du point de rosée obligatoire
Pavillon de 1996, 110 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, remplacement d'une chaudière gaz condensation, posée en 2024

Gaz condensation contre PAC : le calcul qui m'a fait hésiter six mois

Ma chaudière gaz avait treize ans et le devis de remplacement tournait autour du tiers du prix de la PAC. Je savais que la TCC08X sort de l'eau à 55 °C maximum, donc mes radiateurs acier peuvent suivre, mais je suis en zone assez froide et la température de bivalence à 35 °C est donnée pour -7 °C. En dessous, l'appoint de 1 kW prend le relais, et la limite de fonctionnement est à -10 °C. Deux hivers maintenant, et l'appoint s'est déclenché une poignée de nuits.

Ce qui m'a décidé, c'est le SCOP de 3,42 en régime 55 °C. Avec le gaz, je tournais sur un rendement de chaudière correct mais le kWh gaz a pris 40 % en trois ans. La facture de janvier est plus lisse, et l'entretien annuel n'est plus une révision de combustion. Je ne dis pas que c'est rentable pour tout le monde, mais à mon prix du gaz, oui.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,42 valable sur radiateurs acier à 55 °C
  • Appoint qui ne se déclenche que très rarement
Ce qui coince
  • Investissement initial nettement supérieur au gaz
  • Limite de fonctionnement à -10 °C à surveiller
Longère de 1975, 180 m², Bretagne intérieure, radiateurs fonte et insert à bois, posée en 2022

La PAC et l'insert tournent ensemble, mais pas n'importe comment

On avait déjà un insert à bois bien dimensionné, et l'idée était de garder les deux. La régulation fait que la PAC ne sait pas qu'un feu tourne dans le salon, donc si je charge l'insert sans baisser la consigne, la maison part en surchauffe et je consomme pour rien. La solution simple : je passe la PAC en mode réduit quand j'allume le bois, et je la remets le lendemain matin. En mi-saison, c'est l'inverse, l'insert sert d'appoint ponctuel.

La limite que j'ai trouvée, c'est la température de départ d'eau à 55 °C. Mes radiateurs fonte sont généreux mais lents, et la PAC plafonne à 55 °C, donc en janvier, quand la longère est froide, c'est l'insert qui fait la différence sur les pièces de vie. C'est une organisation, pas un problème technique. Notre consommation électrique annuelle est restée sous les 2 000 kWh pour la PAC seule.

Ce qui marche
  • Cohabitation simple avec un insert existant
  • Consommation contenue en mi-saison
Ce qui coince
  • Régulation qui ignore la présence du poêle
  • Départ d'eau limité à 55 °C, juste pour la fonte en grand froid
Maison de ville mitoyenne des deux côtés, 95 m², Occitanie, radiateurs basse température, posée en 2019

La position de l'unité extérieure, c'est là que tout se joue

Mon installateur a voulu poser l'unité sur le mur mitoyen, à un mètre cinquante de la chambre des voisins. Je m'y suis opposé et je l'ai fait déplacer sur la terrasse arrière, sur des plots béton. C'est la meilleure décision du chantier. La machine est donnée pour 60 dB(A) de puissance acoustique, ce qui n'est pas énorme mais reste audible quand le mur fait caisse de résonance.

La liaison frigo fait une douzaine de mètres, ce qui est dans les clous du fabricant mais pas gratuit : il faut de la charge en plus et une ligne correctement isolée. J'ai aussi fait tirer l'alimentation depuis le tableau, avec un disjoncteur dédié. Le technicien a mis deux heures de plus que prévu, il l'a facturé, et honnêtement, ça valait le coup. Depuis, aucun voisin n'a rien signalé.

Ce qui marche
  • Implantation réfléchie en limite de mitoyenneté
  • Longueur de liaison maîtrisée et isolée correctement
Ce qui coince
  • Charge de fluide supplémentaire à prévoir au-delà de la longueur standard
  • Coût de pose réel supérieur au devis initial
Pavillon de 1983, 130 m², Auvergne, plancher chauffant, revente du logement en 2025

À la revente, le DPE a fait le travail tout seul

On a vendu la maison au printemps après six ans de PAC. Le DPE est passé de E à C entre la version d'avant la rénovation et la nouvelle, et les acheteurs ont clairement regardé la ligne chauffage. Le SCOP sur plancher chauffant est de 4,7, donc la maison est classée sur des consommations basses, et ça s'est ressenti dans les visites : deux des trois couples qui ont visité ont demandé combien coûtait la PAC à l'année, pas combien elle avait coûté à installer.

Le point que personne ne m'avait dit : il faut conserver les attestations d'installation RGE, le mandat de l'installateur et la preuve de mise en service. L'acheteur a demandé à un frigoriste de vérifier l'étanchéité du circuit R32 avant la signature. Résultat, sa banque a validé sans difficulté et on n'a pas eu à négocier sur le prix. La machine a tenu quatre visites sans broncher.

Ce qui marche
  • Gain de deux classes DPE entre l'avant et l'après
  • Dossier technique complet qui rassure l'acheteur
Ce qui coince
  • Contrôle d'étanchéité demandé par l'acquéreur à la charge du vendeur
  • Écart de prix à la revente difficile à chiffrer précisément
Maison ancienne en pierre de 1955, 200 m², vallée du Rhône, radiateurs fonte, posée en 2018

Huit ans après, ce que je referais autrement

La maison est grande, pierre, mal isolée, et on a fait installer la TCC08X en gardant tous les radiateurs fonte. Sur le papier, le SCOP de 3,42 à 55 °C justifiait le choix. Dans la réalité, la bivalence à -7 °C en W35 et la limite de fonctionnement à -10 °C tombent pile sur nos hivers, et l'appoint de 1 kW ne suffit pas seul dans les chambres quand la façade nord est à 15 °C. Huit hivers plus tard, les deux chambres du haut tournent en dessous de 18 °C en janvier.

Ce que je referais ? Faire une seconde tranche de travaux d'isolation avant la PAC, pas après. Et surtout, faire vérifier le dimensionnement à 6,6 kW avant d'acheter : pour 200 m² de pierre mal isolée en vallée du Rhône, c'est juste. Une unité plus puissante aurait coûté plus cher mais évité des cycles courts en demi-saison, et le compresseur souffrirait moins. La machine est fiable, ce n'est pas la question. La question, c'est qu'elle est bien née pour un logement plus étanche que le mien.

Ce qui marche
  • Fiabilité de la machine sur huit saisons
  • Radiateurs fonte conservés sans remplacement
Ce qui coince
  • Dimensionnement à 6,6 kW juste pour 200 m² mal isolés
  • Appoint de 1 kW insuffisant en grand froid
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement de 100 à 160 m² correctement isolé, avec plancher chauffant ou radiateurs dimensionnés pour de l'eau à 55 °C. Le profil idéal est celui qui conserve un émetteur basse température et évite un second pic de consommation en janvier.

À éviter si

Le logement dépasse 180 m² de bâti ancien mal isolé, ou si la région enchaîne les nuits sous -10 °C : la limite de fonctionnement est atteinte et l'appoint de 1 kW ne compense pas seul. À éviter aussi si l'unité extérieure doit être posée en limite de mitoyenneté : les 60 dB(A) de puissance acoustique exigent un emplacement réfléchi.

Questions fréquentes

La température de bivalence à -7 °C concerne quel régime d'eau ?

Elle est donnée pour un départ d'eau à 35 °C, donc pour un plancher chauffant ou des radiateurs très basse température. En régime 55 °C, la bivalence tombe plus haut en température extérieure, et l'appoint prend le relais plus souvent. Si vos émetteurs demandent 55 °C en janvier, ce n'est pas le chiffre de -7 °C qu'il faut regarder.

Que se passe-t-il quand la température extérieure descend sous -10 °C ?

C'est la température limite de fonctionnement de la TCC08X : en dessous, la pompe à chaleur s'arrête et c'est le relais de l'appoint électrique qui chauffe le circuit, ou la chaudière si elle est conservée en relève. L'appoint intégré fait 1 kW, ce qui couvre une petite charge mais pas un pavillon entier par grand froid.

Le R32 usé à dix ans, ça se recharge facilement ?

Le R32 est un fluide simple, une seule molécule, et il est en phase d'installation massive en Europe, donc les recharges et les pièces ne devraient pas poser de problème de disponibilité à moyen terme. Ce n'est pas un fluide en sortie de marché comme le R410A. Le contrôle d'étanchéité et la recharge restent à confier à un frigoriste disposant de l'attestation de capacité.

Les 10 W de veille, ça représente quoi sur une année ?

Sur 8 760 heures, ça fait un peu moins de 88 kWh par an, soit l'équivalent d'environ deux semaines de chauffage pour un logement bien isolé de 110 m². C'est marginal mais pas nul, et certains installateurs proposent de couper l'alimentation de la machine en intersaison si elle n'assure pas l'eau chaude sanitaire. À l'échelle d'une facture annuelle, c'est un détail.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6,6 kW
SCOP a 35 °C4,7
Efficacite saisonniere W35185 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,2 kW
SCOP a 55 °C3,42
Efficacite saisonniere W55134 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure60 dB(A)
Consommation en veille10 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesTHERCON THERMA TCC08X, THERCON THERMA TCD08X

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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