Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : groupsumi.fr
SCOP W35
4,47
plancher chauffant
SCOP W55
3,25
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
61 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Baxi Assure Mono 5 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée à 7 kW de puissance de dimensionnement, pensée pour des logements de taille moyenne à grande. Elle affiche un SCOP de 4,47 en régime 35 °C et de 3,25 en régime 55 °C, ce qui la place dans la zone des machines capables de tenir des radiateurs sans forcément tout casser à l'intérieur.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de lotissement de 2004, 118 m², Rhône, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le dossier MaPrimeRénov, le vrai deuxième chantier
Tout s'est joué après la pose, pas pendant. Le devis était signé, l'entreprise RGE avait son numéro, et pourtant le dossier MaPrimeRénov a calé deux fois : une facture qui ne détaillait pas la puissance, puis une attestation CEE signée trop tôt par rapport à la date de facturation. Six semaines de rab après une installation qui, elle, a pris trois jours.
Ce qui a sauvé le dossier, c'est le SCOP à 35 °C : 4,47 annoncé, et le logement est déjà sur plancher chauffant, donc on n'a pas eu à justifier des travaux d'émetteurs en plus. Le conseiller a pu lire un gain directement sur la bonification. Si on avait dû ajouter un changement de radiateurs, je pense qu'on aurait laissé tomber.
Ce qui marche
+Le SCOP à 35 °C de 4,47 colle au plancher chauffant existant, sans travaux d'émetteurs
+La puissance annoncée de 7 kW reste cohérente avec la surface déclarée
Ce qui coince
−Le dossier administratif est plus long que le chantier
−Une pièce mal datée et tout repart à zéro
⌂Maison de bourg de 1998, 142 m², Aveyron, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Remplacer une condensation gaz, le calcul qui traîne
Je partais d'une chaudière gaz à condensation de 2011, encore correcte, et honnêtement le calcul ne penchait pas fort d'un côté. Ce qui a fait basculer, c'est le SCOP à 55 °C : 3,25, sur des radiateurs acier qui demandent de l'eau chaude. C'est correct, ce n'est pas non plus un rendement de plancher chauffant, et je le savais en signant.
Résultat après une saison : la facture baisse, mais moins que ce que les commerciaux laissaient entendre. La chaudière tournait bien. Si le gaz n'avait pas pris ce qu'il a pris, j'aurais probablement attendu deux ans de plus. Pour quelqu'un qui a une condensation récente et des radiateurs classiques, le remplacement n'est pas une évidence arithmétique.
Ce qui marche
+Le SCOP de 3,25 en 55 °C confirme que la machine sait alimenter des radiateurs acier
+Le départ d'eau à 60 °C laisse de la marge les jours froids
Ce qui coince
−Le gain face à une condensation récente est plus faible qu'annoncé
−Rien ne justifie de précipiter le remplacement d'une chaudière en bon état
⌂Longère rénovée de 1850, 156 m², Morbihan, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Le SCOP de 4,47 face au premier hiver breton
J'avais lu beaucoup de choses avant, notamment que le SCOP ne veut rien dire sur le terrain. Après un hiver complet, je nuance : la machine tient ses promesses tant qu'on reste dans les températures pour lesquelles elle est donnée. Le SCOP à 35 °C, 4,47, correspond à mon plancher chauffant de la partie rénovée, et là-dessus aucun écart notable.
Mais en janvier et février, quand on descend vers la limite de fonctionnement, la moyenne de la saison ne raconte plus la même histoire que la semaine la plus dure. La facture de ces deux mois-là pèse lourd, elle ne ressemble pas à la moyenne annuelle. Ce n'est pas un défaut de la machine, c'est moi qui avais mal lu ce qu'est un SCOP.
Ce qui marche
+Le SCOP à 35 °C de 4,47 se vérifie sur la saison dans son ensemble
+Bonne tenue tant qu'on ne s'installe pas sous la température limite
Ce qui coince
−La facture des deux mois les plus froids ne ressemble pas à la moyenne annuelle
−Lecture trop optimiste du SCOP avant achat
⌂Maison de ville mitoyenne de 1930, 96 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
Garantie constructeur, ce qui est couvert et ce qui ne l'est pas
Panne d'échangeur la troisième année, prise en charge, mais après trois semaines de discussion. La garantie constructeur couvrait la pièce, pas la main-d'œuvre ni le déplacement, et il a fallu sortir les attestations d'entretien. J'en avais fait faire un seul sur les trois, ça a suffi, mais j'ai senti que ça aurait pu coincer.
Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir souscrit l'extension au moment de la pose. Le prix était correct sur le papier, j'ai trouvé ça superflu. Sur une machine de 7 kW avec appoint électrique intégré de 0,7 kW, la pièce principale coûte vite plus cher que l'extension. La leçon vaut ce qu'elle vaut, mais elle vaut.
Ce qui marche
+Prise en charge de la pièce d'échangeur sous garantie
+Le suivi d'entretien suffit à faire valoir ses droits
Ce qui coince
−Main-d'œuvre et déplacement restent à la charge du client
−L'extension de garantie aurait évité trois semaines de discussion
⌂Pavillon de 2011, 128 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
L'entretien annuel, ce qu'on paie vraiment
Contrat annuel signé chez l'installateur, 180 euros, et je trouve ça cher pour ce que ça représente. Le technicien passe une heure, vérifie l'échangeur, la pression, les paramètres. Pas de recharge, pas de pièce. C'est obligatoire, donc je le fais, mais le rapport qualité-prix est discutable.
L'intérêt réel, c'est le papier. Sans attestation, en cas de panne sous garantie, on est à la merci du bon vouloir du constructeur. Avec une machine à R32, dont la manipulation reste encadrée, mieux vaut avoir un frigoriste identifié qui connaît l'installation. Je paie un peu pour la paperasse, un peu pour le réseau, et c'est ce deuxième point qui compte.
Ce qui marche
+Un technicien qui connaît l'installation, utile en cas de panne
+L'attestation annuelle protège la garantie
Ce qui coince
−Le coût annuel est difficile à justifier techniquement
−Peu de valeur ajoutée les années sans incident
⌂Maison d'architecte de 1994, 174 m², Vaucluse, radiateurs basse température, posée en 2022
★★★★★
Triphasé, monophasé, et l'électricien dans tout ça
Le logement était en triphasé, ce qui a simplifié les choses, mais je signale parce que j'ai vu des collègues bloquer là. Une machine de 7 kW de puissance de dimensionnement passe sans problème en monophasé, à condition que le reste de la maison ne tire pas de son côté au même moment. Chez moi le triphasé a permis d'équilibrer plus finement.
Le vrai sujet, c'est la puissance souscrite. Avec l'appoint électrique intégré de 0,7 kW qui peut se déclencher par grand froid, plus le ballon, plus la cuisine, on arrive vite au plafond. J'ai fait remonter mon abonnement d'un cran. Ce n'est pas la machine qui coince, c'est le compteur.
Ce qui marche
+7 kW de dimensionnement compatible avec une installation monophasée classique
+Le triphasé facilite l'équilibrage si la maison en dispose déjà
Ce qui coince
−La puissance souscrite doit souvent être revue à la hausse
−L'appoint de 0,7 kW compte dans le calcul de l'abonnement
Le verdict
Pour quel logement ?
Les logements de 100 à 180 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 4,47 en régime 35 °C est réellement exploitable. Convient aussi en rénovation avec radiateurs existants, à condition d'accepter un rendement saisonnier plus modeste, à 3,25 en 55 °C.
À éviter si
Le logement est une passoire thermique sans projet d'isolation, ou les radiateurs fonte demandent un départ d'eau au-delà de 60 °C en continu. À éviter également si la région descend régulièrement sous -10 °C, seuil au-delà duquel la machine s'arrête.
Questions fréquentes
Cette pompe convient-elle à des radiateurs existants qui ne sont pas en fonte ?
Oui si les radiateurs acceptent une eau à 55 °C sans perdre trop de puissance. Le SCOP de 3,25 en régime 55 °C montre que la machine est donnée pour ce fonctionnement, moins performant qu'avec un plancher chauffant mais réel.
Avec des radiateurs acier des années 2000 correctement dimensionnés, la plupart des retours tiennent la saison. Avec de vieux radiateurs sous-dimensionnés, le départ grimpe et le rendement chute.
Que se passe-t-il quand la température extérieure descend sous -10 °C ?
La machine s'arrête, c'est sa température limite de fonctionnement. En dessous, l'appoint électrique intégré de 0,7 kW prend seul le relais, ce qui est très peu pour chauffer une maison entière.
Dans les régions où ces températures se produisent plusieurs nuits par an, il faut prévoir une solution de repli, poêle ou insert, plutôt que de compter sur la PAC seule.
Le R32 change quelque chose pour l'avenir de la machine ?
Le R32 est un fluide amené à durer, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement et de recharge à dix ans.
Cela ne garantit pas le prix de la recharge, mais cela évite la situation où l'on cherche un frigoriste capable de travailler sur un fluide devenu rare.
La consommation en veille est-elle un vrai sujet ?
À 9 W, cela représente environ 79 kWh sur une année si la machine reste sous tension en permanence, ce qui est le cas courant. Ce n'est pas ce qui décide de la facture.
Cela dit, sur une résidence secondaire inoccupée plusieurs mois, couper l'alimentation hors gel devient logique, à condition de gérer le risque de gel côté circuit d'eau.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
7 kW
SCOP a 35 °C
4,47
Efficacite saisonniere W35
176 %
Puissance de dimensionnement (W55)
7 kW
SCOP a 55 °C
3,25
Efficacite saisonniere W55
127 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
61 dB(A)
Consommation en veille
9 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
Assure Mono 5, Assure Mono 7
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.