Baxi AWHPR 8 MR + SYSMGR ALYA 4-8M E FS : l'avis complet
★★★◐★3,4/5sur 6 profils d'installation
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : gomagcdn.ro
SCOP W35
4,48
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
59 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Baxi AWHPR 8 MR associée au module SYSMGR ALYA 4-8M FS est une pompe à chaleur air/eau monophasée annoncée pour 7 kW de puissance de dimensionnement, aussi bien sur plancher chauffant que sur radiateurs. C'est une machine de milieu de gamme, pensée pour remplacer une chaudière dans un pavillon de taille moyenne, sans refonte complète du réseau de chauffage.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison de lotissement construite en 2004, 115 m², Isère, plancher chauffant sur les deux niveaux, posée en 2023
★★★★★
Un plancher chauffant qui réclame moins que ce que la machine sait donner
Le calcul de déperdition avait donné 6,2 kW par grand froid, et l'installateur a posé le modèle 8 MR annoncé à 7 kW sur le papier. Sur le plancher chauffant, la machine tourne à 45 pour cent de sa capacité la plupart du temps, elle module bien et je n'ai pas vu de courts cycles inquiétants. Ce qui m'a interpellé, c'est le paramétrage d'usine : l'appoint électrique intégré de 2,1 kW s'activait dès qu'on passait sous 0 °C, alors qu'il n'y avait aucun besoin.
Une fois la loi d'eau reprise et l'appoint décalé, la consommation a baissé nettement sur décembre et janvier. Le vrai piège, ici, n'était pas la puissance mais le réglage. Si j'avais laissé tel quel, j'aurais payé des résistances pour rien pendant trois mois.
Ce qui marche
+Modulation correcte en mi-saison, pas de marche/arrêt permanent
+7 kW cohérents pour 115 m² en plancher chauffant
Ce qui coince
−Paramétrage d'usine trop généreux sur l'appoint électrique
−Marge de puissance inutilisée une bonne partie de l'hiver
⌂Longère rénovée de 1985, 165 m², Loire-Atlantique, radiateurs fonte d'origine, posée en 2022
★★★★★
Le SCOP de 3,2 tient à peu près, sauf en décembre et janvier
J'ai lu beaucoup de choses sur les SCOP avant de signer, et celui de cette machine en haute température est annoncé à 3,2. Sur ma saison complète, je suis plutôt autour de 2,8, en calculant grossièrement avec les relevés du compteur. L'écart n'est pas énorme mais il vient surtout des deux mois les plus froids, quand la maison demande vraiment de la haute température sur les radiateurs fonte.
Les autres mois, la machine suit sans problème et l'eau part à 50 °C sans forcer. Sur une année entière, la moyenne reste convenable pour une rénovation où je n'ai pas voulu casser le réseau. J'aurais juste aimé qu'on me dise dès le départ que la valeur annoncée est une moyenne, pas une promesse de décembre.
Ce qui marche
+Radiateurs fonte conservés, pas de travaux de réseau
+Bonne tenue du rendement entre octobre et avril
Ce qui coince
−Écart sensible entre SCOP annoncé et rendement réel en pic hivernal
−Départ d'eau à 60 °C utile seulement par grand froid
⌂Pavillon de 1998, 140 m², Haut-Rhin, radiateurs acier basse température, posée en 2023
★★★★★
Le passage au triphasé qui n'a pas eu lieu mais qui a failli
Je suis en monophasé avec un abonnement 9 kVA, et l'installateur m'avait prévenu qu'avec une PAC de 7 kW plus l'appoint de 2,1 kW plus la cuisine et le ballon, ça pouvait disjoncter en pointe. On a mesuré, on n'a pas basculé sur un abonnement plus gros, mais j'ai changé mes habitudes : plus de four et de lave-vaisselle en même temps que le chauffage en relance.
Je n'ai pas eu à passer en triphasé, ce qui aurait doublé la facture d'installation. Par contre, l'augmentation de puissance souscrite est passée de 9 à 12 kVA, un surcoût fixe d'environ 40 euros par an que personne ne m'avait chiffré au moment du devis. C'est le genre de détail qui devrait figurer noir sur blanc dans le devis, pas se découvrir à la première relance.
Ce qui marche
+Raccordement monophasé possible malgré la puissance et l'appoint
+Pas de tranchée ni de tableau à refaire entièrement
Ce qui coince
−Puissance souscrite à revoir à la hausse
−Coordination des gros consommateurs à surveiller en hiver
⌂Maison de ville mitoyenne de 1930, 90 m², Haute-Garonne, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Garantie constructeur, ce que la lecture fine des conditions m'a appris
La garantie pièces est de deux ans, et j'ai souscrit une extension à cinq ans pour environ 400 euros. Ce que je n'avais pas assez lu, c'est que l'entretien annuel par un professionnel est une condition d'application : sans facture d'entretien, la garantie tombe. J'ai un contrat à 180 euros par an, donc sur cinq ans ça fait 900 euros en plus, qu'il faut intégrer au calcul.
Ce qui est aussi écrit, c'est que le fluide R32 de cette machine doit rester dans un circuit étanche, et qu'une recharge liée à une fuite après la période de garantie est à ma charge. Le montant d'une recharge, personne ne veut me le donner d'avance, mais je sais que ce ne sera pas 50 euros. Lire les conditions jusqu'au bout m'a servi.
Ce qui marche
+Extension de garantie disponible à un tarif raisonnable
+R32, fluide courant et bien distribué
Ce qui coince
−Entretien annuel obligatoire sous peine de perdre la garantie
−Coût réel de la garantie gonflé par le contrat d'entretien
⌂Maison de 2009, 125 m², Maine-et-Loire, radiateurs acier, ex-chaudière gaz condensation, posée en 2024
★★★★★
Remplacer une condensation, le calcul n'était pas évident
La chaudière gaz condensation avait onze ans et fonctionnait encore bien. J'ai fait le calcul deux fois : avec le SCOP de 3,2 sur radiateurs et le prix du kWh électrique face au gaz, l'écart annuel n'était pas énorme. Ce qui a fait pencher la balance, c'est l'entretien de la chaudière, la fin annoncée des aides sur le gaz et le fait que le plancher chauffant du rez-de-chaussée allait tirer le rendement vers le haut.
Aujourd'hui, sur la partie plancher, je consomme clairement moins. Sur la partie radiateurs à l'étage, la différence est plus mince, et je le dis franchement à qui me pose la question. On remplace une chaudière gaz condensation pour d'autres raisons que le seul gain de rendement immédiat.
Ce qui marche
+Gain net sur la zone en plancher chauffant
+Plus de contrat d'entretien gaz ni de ramonage obligatoire
Ce qui coince
−Économie annuelle modeste sur la zone radiateurs
−Investissement difficile à rentabiliser sur les seuls euros
⌂Villa de 2016, 180 m², Alpes-Maritimes, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Le R32, un argument que je regarde sur dix ans
J'ai choisi cette machine en partie parce qu'elle tourne au R32. Le fluide est courant, il n'est pas concerné par les restrictions du règlement F-Gas qui visent surtout le R410A, en sortie de marché. Pour une machine qu'on veut garder quinze ans, c'est un argument plus solide qu'il n'y paraît, parce qu'une recharge en R410A dans dix ans risque de coûter très cher, si tant est qu'on en trouve.
L'autre point, c'est la valeur de revente. Un acquéreur qui voit une PAC au R32 sait que la machine est récente et qu'elle n'aura pas de problème d'approvisionnement en fluide. Ça n'a pas de prix chiffré dans le DPE, mais ça se sent dans une visite. Je ne dis pas que c'est décisif, je dis que dans mon choix, ça a pesé.
Ce qui marche
+R32, fluide pérenne et non concerné par la sortie du R410A
+Valeur résiduelle défendable à la revente
Ce qui coince
−Aucun avantage immédiat sur la facture, seulement sur le long terme
−Argument difficile à faire valoir face à un devis moins cher
Le verdict
Pour quel logement ?
Un pavillon de 100 à 180 m² en rénovation, avec un plancher chauffant existant ou des radiateurs dimensionnés pour de la basse température, qui veut conserver son réseau et cherche une machine au R32 sans se ruiner.
Elle convient aussi à une maison correctement isolée jusqu'à 7 kW de déperdition, en monophasé, avec un appoint électrique utilisé comme secours et non comme chauffage d'appoint permanent.
À éviter si
Le logement est une passoire thermique avec des radiateurs fonte surdimensionnés et aucune perspective de travaux : le SCOP de 3,2 en haute température ne compensera pas les déperditions.
À éviter aussi si l'on ne veut pas suivre le paramétrage et l'entretien annuel : cette machine donne son meilleur quand on la règle, pas quand on la laisse sur ses valeurs d'usine.
Questions fréquentes
Cette pompe à chaleur convient-elle à des radiateurs fonte existants ?
Oui, dans une certaine mesure. Le SCOP annoncé en haute température est de 3,2, ce qui la place dans la moyenne correcte des machines capables d'alimenter un réseau chaud.
Cela suppose que les radiateurs aient été dimensionnés pour un départ à 55 °C et que le logement ne soit pas une passoire. Sur une maison très mal isolée, la machine tournera en butée et l'écart avec le rendement annoncé se creusera.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La température limite de fonctionnement est de -10 °C. En dessous, la machine s'arrête. La température de bivalence en configuration basse température est de -7 °C : à partir de ce seuil, l'appoint électrique intégré de 2,1 kW prend le relais pour maintenir la consigne.
Dans une région où les -10 °C sont atteints chaque hiver, il faut prévoir une solution de repli. Sur un hiver doux, l'appoint reste un secours.
La consommation en veille est-elle un vrai sujet ?
La fiche donne 15 W en veille, ce qui représente environ 130 kWh par an si la machine reste sous tension toute l'année. Ce n'est pas négligeable mais c'est marginal face à la consommation de chauffe.
Cela dit, si vous coupez l'alimentation hors saison, ce poste disparaît. C'est une des rares économies simples à réaliser sans toucher aux réglages.
Faut-il prévoir un abonnement électrique plus puissant ?
Avec 7 kW de puissance de dimensionnement et 2,1 kW d'appoint, un abonnement monophasé standard peut suffire, mais seulement si la relance du chauffage ne coïncide pas avec les autres gros consommateurs du foyer.
Dans la pratique, beaucoup de foyers passent à 12 kVA. Ce n'est pas obligatoire, mais le surcoût annuel mérite d'être annoncé dans le devis plutôt que découvert à la première facture.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
7 kW
SCOP a 35 °C
4,48
Efficacite saisonniere W35
176 %
Puissance de dimensionnement (W55)
7 kW
SCOP a 55 °C
3,2
Efficacite saisonniere W55
125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
59 dB(A)
Consommation en veille
15 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Declinaisons certifiees
AWHPR 8 MR + SYSMGR ALYA 4-8M E FS, AWHPR 8 MR + SYSMGR ALYA 4-8M H FS
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
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