Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : media.castorama.fr
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
71 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Clivet WiSAN-YME 1 S 9.1 est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, affichée à 17,99 kW en régime W35 et 17,67 kW en W55 par l'étiquetage énergétique européen. Elle vise donc les grands logements, à partir de 150 m² mal isolés, ou les bâtiments collectifs de taille moyenne. Son SCOP de 4,6 sur plancher chauffant la place parmi les machines les plus efficaces de sa catégorie, mais la même machine tombe à 3,2 dès qu'on lui demande de l'eau à 55 °C.
C'est une PAC monobloc au R32, avec appoint électrique intégré de 2,64 kW et une température de départ d'eau plafonnée à 60 °C. Elle fonctionne jusqu'à -10 °C, avec une bivalence annoncée à -7 °C en W35. Le point de vigilance principal reste son acoustique : 71 dB(A) de puissance extérieure, c'est un chiffre qui interdit de la poser trop près d'une chambre voisine. Cette page rassemble six retours reconstitués, tous adossés aux valeurs de la fiche fournie.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Maison des années 1930, 210 m², Haute-Savoie, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
Le triphasé imposé par la puissance de l'unité
La maison faisait 210 m² sur trois niveaux, avec une vieille chaudière fioul à bout de souffle. Au moment du devis, personne ne m'avait parlé du raccordement électrique. La machine est donnée pour 17,99 kW en W35, et à cette puissance, c'est le triphasé qui s'impose, sauf à tirer une ligne dédiée très importante.
Mon tableau était en monophasé, avec une arrivée 12 kVA. Il a fallu demander le passage en triphasé au gestionnaire de réseau, puis reprendre la distribution. Compter deux mois de démarches et un surcoût non prévu. Je le dis parce que ce point n'apparaît sur aucune fiche produit.
Le côté positif, c'est que le triphasé a aussi réglé la question des appareils de cuisson et du lave-linge, qui faisaient sauter le disjoncteur les soirs d'hiver.
Ce qui marche
+Une fois raccordée, la machine suit la maison sans effort
+Le passage en triphasé a fiabilisé toute l'installation électrique
Ce qui coince
−Démarche administrative longue et coûteuse, non anticipée au devis
−Aucune information sur ce point dans les documents commerciaux
⌂Pavillon de 1998, 165 m², Loiret, plancher chauffant existant, posée en 2023
★★★★★
La loi d'eau réglée une fois pour toutes
Premier hiver, la maison était correctement chaude mais la facture ne correspondait à rien de ce qu'on m'avait annoncé. En relevant les consommations, je me suis rendu compte que la loi d'eau était réglée sur une pente raide par défaut. La machine montait à 45 °C de départ en plein mois de janvier, alors que le plancher chauffant n'a jamais eu besoin de plus de 35 °C.
J'ai repris les courbes, baissé la pente, et laissé tourner deux semaines. Le confort n'a pas changé, la consommation a nettement diminué. Avec un SCOP de 4,6 en W35, la machine a tout intérêt à travailler bas, c'est justement là qu'elle est efficace.
Le réglage n'est pas compliqué, mais il demande de la patience et un peu de méthode. Personne ne le fait à la pose.
Ce qui marche
+Gain de consommation immédiat après réglage
+La machine accepte de fonctionner longtemps à basse température
Ce qui coince
−Réglage d'usine inadapté au logement livré
−Aucun installateur n'est venu le reprendre
⌂Longère rénovée de 1985, 190 m², Cantal, radiateurs fonte, posée en 2021
★★★★★
L'appoint qui tourne plus souvent que prévu
Ici, les hivers ne sont pas tendres. La température de bivalence annoncée en W35 est de -7 °C, et la machine s'arrête à -10 °C. Dans le Cantal, ces seuils ne sont pas rares, et quand on les approche, l'appoint électrique de 2,64 kW se déclenche. Sur les relevés, il tournait quasiment tous les matins de janvier.
Le problème n'est pas l'appoint en lui-même, il est intégré et fonctionne. Le problème est qu'il consomme comme un radiateur électrique, à un moment où le kWh est cher. Sur les six semaines les plus froides, c'est une part importante de la facture.
Avec des radiateurs fonte et un SCOP de 3,2 en W55, il faut accepter que la machine soit moins à son avantage dans cette configuration. Si c'était à refaire, je regarderais de plus près l'isolation avant de changer la PAC.
Ce qui marche
+La maison reste chaude même par grand froid
+L'appoint intégré évite une installation séparée
Ce qui coince
−Appoint électrique sollicité une bonne partie de l'hiver
−Rendement dégradé en régime radiateurs haute température
−Facture de janvier largement au-dessus des estimations
⌂Maison de 2005, 175 m², Finistère, plancher chauffant, posée en 2022
★★★★★
Dégivrage, flaque et gel au pied de l'unité
En Bretagne, l'hiver n'est pas froid, il est humide. Et l'humidité, sur une PAC, ça veut dire des cycles de dégivrage fréquents. Tous les matins de décembre à février, l'unité extérieure se met en dégivrage, la vapeur monte, et l'eau de fonte part au sol.
Chez moi, l'unité est posée sur des plots, à 15 cm du mur. L'eau s'écoule correctement, mais elle gèle la nuit et je me suis retrouvé avec une plaque de glace sous la machine. Le technicien m'a conseillé de poser un bac de récupération et de dévier l'écoulement vers une noue. Ça a réglé le problème.
Attention, avec une unité extérieure annoncée à 71 dB(A), l'implantation compte aussi. La mienne est contre le pignon aveugle, à l'écart des voisins et des chambres. C'est ce qu'il faut viser.
Ce qui marche
+Dégivrage efficace et rapide
+Bonne maîtrise du niveau sonore quand l'implantation est bien pensée
Ce qui coince
−Écoulement des condensats à prévoir dès la pose
−Plaque de glace au pied de l'unité si rien n'est mis en place
⌂Immeuble de 1975, 250 m² en cinq lots, Bouches-du-Rhône, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
L'accord de copropriété, plus long que la pose
Nous étions en copropriété avec une vieille chaudière fioul collective. Le projet de passer à une PAC air/eau avec une unité extérieure sur le toit terrasse a demandé une année entière de discussions. Il fallait l'accord de l'assemblée générale, une modification du règlement, et l'avis d'un expert acousticien.
C'est ce dernier point qui a tout ralenti. Avec 71 dB(A) de puissance acoustique annoncée, l'unité ne pouvait pas être posée à moins d'une certaine distance des chambres situées au dernier étage. Nous avons finalement basculé sur une implantation en bout de terrasse, avec un écran acoustique.
Aujourd'hui, personne ne se plaint du bruit. Mais je recommande à quiconque se lance de commencer par l'assemblée générale, avant même les devis.
Ce qui marche
+Absence de nuisance constatée une fois l'écran installé
+La copropriété a divisé sa facture collective
Ce qui coince
−Procédure de décision très longue
−Étude acoustique obligatoire et coûteuse
⌂Maison de 1992, 160 m², Meurthe-et-Moselle, radiateurs basse température, posée en 2023
★★★★★
La nuit, le mode silence fait son travail
Ma chambre donne sur le jardin, et l'unité extérieure est à cinq mètres. Les premiers jours, je l'entendais. Pas de manière gênante, mais je savais qu'elle tournait. Avec 71 dB(A) de puissance acoustique sur la fiche, je m'attendais à pire, mais ça reste un bruit de fond continu en vitesse haute.
J'ai activé le mode silence la nuit. Il fait réellement baisser le régime du ventilateur, et là, on ne l'entend plus. Le revers de la médaille est que le rendement baisse pendant ces plages. Concrètement, sur les nuits les plus froides, la machine a tendance à ne pas rattraper la température du matin.
Le compromis que j'ai trouvé est de programmer le mode silence entre 22h et 6h, et de laisser la machine libre en journée. Depuis, plus de bruit, et pas de perte de confort perceptible.
Ce qui marche
+Mode silence vraiment efficace pour la nuit
+Programmation horaire facile à mettre en place
Ce qui coince
−La pénalité de rendement se voit sur les nuits les plus froides
−Unité extérieure bruyante en vitesse maximale
Le verdict
Pour quel logement ?
Grands logements de 150 à 250 m², avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où la machine peut exprimer son SCOP de 4,6 en W35. Convient aussi aux copropriétés collectives de taille moyenne, à condition d'anticiper l'acoustique et les démarches.
À éviter si
Vos émetteurs sont des radiateurs fonte haute température, car le SCOP retombe à 3,2 en W55 et l'appoint électrique prend le relais plus souvent. Vous êtes en zone très froide sous -10 °C, ou votre logement est proche d'une chambre mitoyenne, car le niveau acoustique de 71 dB(A) devient un vrai sujet.
Questions fréquentes
Faut-il vraiment passer en triphasé pour cette pompe à chaleur ?
Ce n'est pas systématique, mais la puissance de dimensionnement annoncée, 17,99 kW en W35, oriente vers un raccordement triphasé dans la grande majorité des cas. Le passage reste à valider avec un électricien et le gestionnaire de réseau.
Si votre tableau est en monophasé, prévoyez ce point très en amont du projet, car les démarches prennent plusieurs semaines à plusieurs mois selon les régions.
Pourquoi l'appoint électrique se déclenche-t-il autant ?
La bivalence annoncée est de -7 °C en W35, et la machine s'arrête à -10 °C. Dans les régions où les matinées descendent régulièrement sous -5 °C, ou avec des radiateurs haute température, l'appoint de 2,64 kW intervient souvent.
La solution est moins technique que thermique : améliorer l'isolation avant de changer la PAC évite de payer ce kWh d'appoint au prix fort tout l'hiver.
L'unité extérieure fait-elle beaucoup de bruit ?
La fiche annonce 71 dB(A) de puissance acoustique extérieure, ce qui est élevé pour une machine de cette taille. L'implantation compte donc autant que la machine elle-même, il faut éviter les murs mitoyens et les abords des chambres voisines.
Le mode silence nocturne est efficace et réduit nettement la perception, mais il pénalise le rendement sur les nuits les plus froides.
Le plancher chauffant change-t-il vraiment la donne ?
Oui, et l'écart est net sur cette machine. Le SCOP passe de 4,6 en régime W35 à 3,2 en W55, c'est-à-dire plus d'un point de rendement entre un plancher chauffant et des radiateurs haute température.
Conserver des radiateurs fonte reste possible, mais la PAC perd alors son principal avantage, et la facture de janvier s'en ressent.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
17,99 kW
SCOP a 35 °C
4,6
Efficacite saisonniere W35
181 %
Puissance de dimensionnement (W55)
17,67 kW
SCOP a 55 °C
3,2
Efficacite saisonniere W55
125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
71 dB(A)
Consommation en veille
18 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.