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Daikin · DAIKIN ALTHERMA LT MONOBLOC / ROTEX HPSU MONOBLOC 5 KW

Daikin ALTHERMA LT MONOBLOC : l'avis complet

3,2/5sur 6 profils d'installation
Daikin ALTHERMA LT MONOBLOC
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : daikin.fr
SCOP W35
4,39
plancher chauffant
SCOP W55
3,2
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
61 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà

La Daikin Altherma LT Monobloc 5 kW est une pompe à chaleur air/eau compacte, pensée pour des logements bien isolés où les besoins de chauffage restent modestes. Sa puissance de dimensionnement de 4,4 kW à 35 °C la destine d'abord aux planchers chauffants ou aux réseaux basse température, et son SCOP de 4,39 dans ces conditions en fait une machine économiquement cohérente sur ce terrain.

En revanche, la fiche technique impose deux limites fortes. La température maximale de départ d'eau est de 35 °C, ce qui exclut de fait les radiateurs haute température sans modification du réseau. Et la température limite de fonctionnement est de -10 °C, seuil auquel s'ajoute l'absence d'appoint électrique intégré (0 kW). Ces contraintes dessinent un profil d'usage précis, que les six retours ci-dessous permettent de cerner concrètement.

Bruit de l'unité extérieure61 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de plain-pied de 1986, 105 m², Hauts-de-France, plancher chauffant rénové, posée en 2019

Le calcul de rentabilité refait trois fois en cinq ans

Quand j'ai signé, le devis tablait sur une hausse du kWh électrique de 2 % par an. On est loin du compte. J'ai ressorti le tableur en 2022, puis encore l'an dernier, et à chaque fois le point d'équilibre avec mon ancien gaz recule.

Ce qui sauve la mise, c'est le SCOP de 4,39 en régime 35 °C, parce que mon plancher chauffant tourne à basse température toute la saison. Sans ce rendement saisonnier, le calcul serait franchement mauvais aujourd'hui.

Ce que je referais différemment : j'aurais intégré une hypothèse de prix plus agressive dès le départ, plutôt que de me fier à la projection du commercial.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,39 à 35 °C qui amortit la hausse du kWh
  • Cohérence avec un plancher chauffant existant
  • Consommation de veille limitée à 8 W
Ce qui coince
  • Rentabilité sensible à l'évolution du prix de l'électricité
  • Projection initiale du devis trop optimiste
Chalet de 1998, 88 m², vallée alpine à 1 100 m, radiateurs basse température, posée en 2021

En altitude, la limite de -10 °C n'est pas un détail

Personne ne me l'avait dit clairement avant la pose : la machine s'arrête à -10 °C. Pas de fonctionnement dégradé, pas de secours progressif, elle coupe. Dans ma vallée, on passe sous ce seuil plusieurs nuits chaque hiver, et parfois plusieurs jours.

La température de bivalence est également annoncée à -10 °C en régime 35 °C, ce qui revient à dire qu'il n'y a aucune marge de bascule. Comme l'appoint électrique intégré est à 0 kW, j'ai dû faire installer un ballon électrique d'appoint en parallèle, un surcoût que je n'avais pas anticipé.

La machine est très correcte neuf mois par an. Sur les trois autres, c'est un appoint qui chauffe la maison.

Ce qui marche
  • Rendement saisonnier correct hors période de grand froid
  • Compacte et discrète pour un chalet
Ce qui coince
  • Arrêt total à -10 °C
  • Aucun appoint électrique intégré
  • Bivalence identique à la limite de fonctionnement, aucune marge
Maison de 2001, 132 m², Occitanie, plancher chauffant de plain-pied, posée en 2020

L'eau chaude, c'est le point que j'ai sous-estimé

Le chauffage, rien à redire. Le SCOP de 4,39 sur plancher chauffant se vérifie grosso modo sur mes factures. Mais l'eau chaude sanitaire, c'est une autre histoire, et je n'avais pas bien saisi que la machine seule ne la produit pas.

Il a fallu ajouter un ballon thermodynamique séparé, avec son propre cycle. La température de départ d'eau de la machine, plafonnée à 35 °C, ne permet de toute façon pas d'assurer directement une eau chaude sanitaire à 55 °C. Le cycle anti-légionelle, c'est le ballon qui le gère.

Au final, une installation correcte, mais un budget matériel plus élevé que prévu. Le devis initial parlait surtout du chauffage, pas de l'ECS.

Ce qui marche
  • Chauffage performant en plancher chauffant
  • SCOP conforme aux attentes sur le poste chauffage
Ce qui coince
  • Impossible de produire l'ECS directement, départ limité à 35 °C
  • Coût du ballon thermodynamique séparé
  • Cycle anti-légionelle déporté sur un autre équipement
Maison de 1974 rénovée en 2015, 96 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2022

Le monophasé a suffi, mais le tableau a dû être repris

J'avais lu beaucoup de choses sur le triphasé avant de commander. Dans mon cas, la machine est en monophasé et ça passe sans problème, elle tire peu. Le vrai sujet, c'est le reste de l'installation.

L'appoint électrique intégré est à 0 kW, donc pas de tirage supplémentaire de ce côté. En revanche, le ballon d'eau chaude et le lave-linge ont été repassés sur des circuits séparés, et l'électricien a repris deux rangées du tableau. Rien de dramatique, mais ce n'est pas neutre.

Je n'ai pas eu besoin de demander une augmentation de puissance souscrite. C'est un point positif que je n'attendais pas.

Ce qui marche
  • Fonctionnement en monophasé sans contrainte lourde
  • Pas d'appoint électrique consommant sur le réseau
  • Puissance souscrite inchangée
Ce qui coince
  • Reprise partielle du tableau électrique nécessaire
  • Coordination à faire entre chauffagiste et électricien
Maison de 1995, 148 m², Grand Est, radiateurs fonte conservés, posée en 2018

Le vrai problème, c'est la puissance de dimensionnement

On m'a vendu une 5 kW pour 148 m² avec radiateurs fonte. Sur le papier, ça se tenait. Dans la vraie vie, la machine passe son temps à démarrer et s'arrêter, et ça s'entend.

La puissance de dimensionnement est de 4,4 kW à 35 °C et 4,2 kW à 55 °C. Pour mes radiateurs fonte, il aurait fallu viser plus haut, ou alors remettre en cause les émetteurs. Le SCOP de 3,2 à 55 °C traduit bien cette contrainte : en haute température, la machine perd énormément par rapport à son régime basse température.

Les cycles courts sont usants pour le compresseur, et je le sens à l'oreille. J'aurais dû faire calculer la charge thermique par un tiers, pas par le vendeur.

Ce qui marche
  • Machine silencieuse à l'extérieur (61 dB(A))
  • Compacte pour la puissance annoncée
Ce qui coince
  • Puissance de dimensionnement trop juste pour 148 m² avec radiateurs fonte
  • Cycles courts répétés
  • SCOP à 55 °C nettement plus faible (3,2)
Maison de 2012, 114 m², Bretagne, plancher chauffant à eau, posée en 2023

Passer au plancher chauffant, ce que ça a vraiment coûté

J'avais des radiateurs basse température corrects. J'ai quand même fait sauter le plancher pour passer en plancher chauffant à eau, parce que la machine est annoncée à 35 °C de départ maximum. Avec des radiateurs, le SCOP tombe à 3,2. Avec le plancher, il monte à 4,39.

Le différentiel m'a convaincu de faire les travaux. Chape liquide, collecteurs, reprise des seuils de portes, deux semaines de chantier. Je ne regrette pas le résultat, la maison est bien plus confortable.

Mais entre la démolition du carrelage, la nouvelle chape et la main-d'œuvre, le poste plancher a pesé plus lourd que la PAC elle-même. C'est à budgéter avant de signer.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,39 en plancher chauffant contre 3,2 en radiateurs
  • Confort d'émission nettement meilleur
  • Chauffage homogène sur les 114 m²
Ce qui coince
  • Coût important des travaux de plancher
  • Deux semaines de chantier avec cuisine et mobilier à déplacer
  • Poussière et reprise des seuils de portes
Le verdict

Pour quel logement ?

Cette machine convient à un logement bien isolé, équipé ou équipable en plancher chauffant, dans une région où les températures ne descendent pas durablement sous -10 °C. Le SCOP de 4,39 en régime 35 °C y délivre une performance saisonnière sérieuse.

À éviter si

On la choisit à tort pour des radiateurs fonte ou haute température, que son départ limité à 35 °C ne peut pas alimenter correctement, et pour une zone de montagne où le seuil de -10 °C sera franchi. L'absence d'appoint électrique intégré rend ces deux situations d'autant plus pénalisantes.

Questions fréquentes

Pourquoi cette PAC ne dépasse-t-elle pas 35 °C de départ d'eau ?

C'est une caractéristique de conception de la machine, pas un défaut de réglage. Elle est calibrée pour fonctionner en régime basse température, ce qui maximise son rendement mais restreint les émetteurs compatibles.

En pratique, cela signifie plancher chauffant ou radiateurs basse température dimensionnés pour un régime d'eau à 35 °C maximum. Sur des radiateurs fonte classiques, elle n'assurera pas le confort attendu, et devra tourner à sa limite en continu.

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est fixée à -10 °C, température à laquelle la machine s'arrête de fonctionner. La température de bivalence W35 est également annoncée à -10 °C, ce qui signifie qu'il n'y a pas de plage intermédiaire où un appoint prendrait progressivement le relais.

Comme l'appoint électrique intégré est à 0 kW, aucun chauffage de secours n'est prévu dans l'unité. Dans les zones où ce seuil est régulièrement franchi, prévoir un appoint externe est indispensable.

Le fluide R410A est-il un problème ?

Le R410A est un fluide dont la mise sur le marché est encadrée par le règlement F-Gas, dans une logique de sortie progressive. Cela ne remet pas en cause le fonctionnement actuel de la machine, mais pose la question de la disponibilité des recharges à long terme.

Pour un usage sur dix à quinze ans, ce point mérite d'être pesé, notamment si vous envisagez de la conserver au-delà. La valeur résiduelle du matériel à la revente peut aussi en tenir compte.

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Avec une puissance de dimensionnement de 4,4 kW à 35 °C, le volume d'eau du circuit compte davantage qu'avec une machine plus puissante. Un plancher chauffant joue souvent ce rôle d'amortisseur naturel, grâce à son inertie.

Sur un réseau de radiateurs basse température peu volumineux, un ballon tampon peut limiter les cycles courts. La décision dépend surtout du volume réel du circuit et du dimensionnement retenu, à trancher au cas par cas.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)4,4 kW
SCOP a 35 °C4,39
Efficacite saisonniere W35172 %
Puissance de dimensionnement (W55)4,2 kW
SCOP a 55 °C3,2
Efficacite saisonniere W55125 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-10 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure61 dB(A)
Consommation en veille8 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesEBLQ05C*V3, EDLQ05C*V3, RBLQ05C*V3, RDLQ05C*V3

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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