Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : geoplanete.fr
SCOP W35
5,19
plancher chauffant
SCOP W55
3,5
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
60 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La De Dietrich Mono 2 AWHP 10MR est une pompe à chaleur air/eau monobloc de la gamme Modena 8/10-A, donnée pour 9,17 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et 7,67 kW à 55 °C. Son SCOP de 5,19 en plancher chauffant et de 3,5 sur radiateurs haute température la place dans la catégorie des machines capables de tenir une rénovation sans tout casser.
Elle fonctionne au R32 et peut monter à 65 °C de départ d'eau. C'est ce qui la rend crédible en maison ancienne avec des émetteurs d'origine, à condition de ne pas attendre d'elle qu'elle chauffe quand il fait moins de -10 °C dehors.
Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Longère en pierre des années 1930, 165 m², Morbihan, radiateurs fonte conservés, posée en 2022
★★★★★
Les vieux radiateurs sont restés, et ça chauffe
On avait huit radiateurs fonte d'origine, lourds à déplacer et honnêtement encore corrects. Le premier devis qu'on a reçu proposait de tout remplacer par du basse température, ce qui faisait grimper l'enveloppe de plusieurs milliers. On a gardé la fonte. La machine sort de l'eau à 55 °C sans forcer, et le SCOP annoncé en haute température est de 3,5, ce qui reste très convenable pour du chauffage d'appoint thermique.
Le vrai bémol, c'est le temps de chauffe. La fonte met longtemps à monter en température, donc on ne coupe jamais complètement. On est passé d'une chaudière fioul qui envoyait du 70 °C à une eau plus tiède, et le confort a mis deux semaines à s'installer. Aujourd'hui on ne reviendrait pas en arrière.
Ce qui marche
+Aucun remplacement d'émetteurs à budgéter
+L'eau à 55 °C est atteignable sans appoint
Ce qui coince
−Montée en température plus lente que le fioul
−Régulation différente à réapprendre
⌂Maison de ville mitoyenne des années 1960, 95 m², Bas-Rhin, radiateurs acier, poêle à bois en complément, posée en 2023
★★★★★
Le poêle fait encore la moitié du boulot en janvier
On a gardé le poêle à bois du salon, et franchement on a bien fait. La PAC assure la maison jusqu'à environ -5 °C dehors, et au-delà on enclenche le poêle le soir. Pas par nécessité absolue, mais parce que le poêle chauffe la pièce de vie plus vite, et qu'on aime ça.
Ce qui a changé, c'est qu'on ne chauffe plus tout le rez-de-chaussée au bois comme avant. La PAC prend le relais la nuit et le matin, le poêle ponctue. On est passés de quatre stères par hiver à deux et demi. La cohabitation demande juste de ne pas envoyer les deux à fond en même temps, sinon il fait 24 °C dans le salon et on ouvre les fenêtres.
Ce qui marche
+Réduction nette de la consommation de bois
+Confort d'appoint en vague de froid
Ce qui coince
−Risque de surchauffe si les deux tournent ensemble
−Un peu de manipulation pour trouver l'équilibre
⌂Maison de plain-pied des années 1980, 130 m², Haute-Garonne, radiateurs basse température, posée en 2023
★★★★★
Bien calibrée, elle ne fait pas de yoyo
Mon installateur m'a proposé la version 10MR alors que je partais sur un modèle plus puissant. Il a insisté sur le fait que 7,67 kW à 55 °C couvraient mes déperditions, calculées autour de 6,5 kW. J'ai suivi.
Résultat : elle tourne en continu à puissance modérée en janvier, sans démarrer et s'arrêter toutes les dix minutes. C'est exactement ce qu'on veut. J'ai vu chez un voisin une machine installée en 2021 nettement plus grosse pour un logement comparable, ça s'entendait depuis la rue tellement elle cyclait. Ici, l'unité module, le compresseur ne claque pas, et le relevé de la consommation se tient.
Le seul point à surveiller, c'est que si on avait surdimensionné, on aurait perdu le bénéfice du SCOP de 5,19 annoncé en plancher chauffant. Le dimensionnement juste, c'est ce qui fait la différence.
Ce qui marche
+Pas de cycles courts observés en mi-saison
+Puissance cohérente avec les déperditions
Ce qui coince
−Nécessite un vrai calcul de déperditions en amont
⌂Maison individuelle des années 2000, 145 m², Loiret, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Le triphasé a failli bloquer le chantier
Chez moi le tableau était en triphasé, ce qui a compliqué la partie électrique. L'installateur a dû vérifier la répartition des phases et poser un disjoncteur différent adapté, parce que la machine tire sur une seule phase avec son appoint de 2,28 kW. Ça a rallongé la pose d'une demi-journée et fait monter le poste électricité.
Ce n'est pas propre à cette PAC, c'est le cas de toutes les monobloc de cette puissance. Si j'avais su, j'aurais fait vérifier la conformité du tableau avant même de signer. Le passage en monophasé n'était pas intéressant ici, on est restés en triphasé avec un équilibrage propre. Depuis, pas de déclenchement, même avec le four et le lave-linge en route.
Ce qui marche
+Aucun souci de fonctionnement une fois l'installation électrique reprise
+L'appoint intégré évite un second circuit
Ce qui coince
−Surcoût et délai liés à la mise en conformité
−Vérification préalable indispensable
⌂Maison de lotissement RT2012, 110 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2020
★★★★★
Recalculer la rentabilité aujourd'hui donne un autre résultat qu'en 2020
Quand on a signé en 2020, le calcul de rentabilité était flatteur. Le prix du kWh a bougé depuis, mais dans le bon sens pour nous : l'électricité a augmenté moins vite que le fioul et le gaz sur la période. Le SCOP de 5,19 en plancher chauffant fait vraiment le travail, et sur cinq hivers la facture moyenne est restée sous ce qu'on payait avant.
Cela dit, je suis honnête, on n'aurait pas fait l'investissement uniquement pour ça. On l'a fait pour sortir du gaz et pour la fraîcheur relative l'été. La rentabilité seule, recalculée à froid, donne un retour sur investissement autour de dix à douze ans, ce qui reste correct mais pas spectaculaire. Si le kWh reparfait un bond, ce sera un peu plus long.
Ce qui marche
+Facture stable malgré les hausses du kWh
+Bon SCOP en émetteurs basse température
Ce qui coince
−Retour sur investissement long si on ne compte que le chauffage
−Sensible à l'évolution du tarif électrique
⌂Grande maison de bourg rénovée, 230 m², Puy-de-Dôme, radiateurs fonte et plancher chauffant mixte, posée en 2022
★★★★★
L'unité intérieure prend de la place, il faut le prévoir
230 m² à chauffer, ce n'est pas rien, et l'unité intérieure de cette monobloc n'est pas compacte. Elle est dans un ancien cellier, à côté de la chaufferie : c'était le bon endroit, mais j'ai perdu toute la pièce. Le ballon d'eau chaude y est aussi, donc au final ça fait une chaufferie pleine, pas de rangement possible.
Si j'avais un conseil à donner, c'est de mesurer avant, de poser une chaudière à eau chaude sanitaire et le module de la PAC sur un plan à l'échelle, et de voir si le passage pour intervenir reste libre. On a eu juste, on a dû déplacer la trappe d'accès. Une fois installée, ça ne se voit plus, mais au moment du chantier, chaque centimètre compte.
Ce qui marche
+Puissance adaptée à un grand volume
+Installation à demeure, pas de bruit intérieur gênant
Ce qui coince
−Empreinte au sol conséquente en chaufferie
−Accès de maintenance à ne pas négliger
Le verdict
Pour quel logement ?
Un logement de 90 à 200 m² en rénovation, avec des radiateurs existants qui fonctionnent encore, ou en construction avec plancher chauffant. C'est une machine qui sait tenir du 55 °C sans forcer, donc adaptée à la conservation des émetteurs fonte.
À éviter si
Vous êtes en zone de grand froid prolongé sous -10 °C, la machine s'arrête à cette limite et l'appoint de 2,28 kW ne suffira pas seul. Également à éviter si la place disponible en chaufferie est comptée, l'unité intérieure n'est pas discrète.
Questions fréquentes
La consommation de veille de 14 W est-elle un problème ?
14 W en continu sur une année représentent une centaine de kilowattheures, soit à peu près l'équivalent d'une quinzaine de jours de chauffage en mi-saison. Ce n'est pas dramatique, mais sur une résidence secondaire inoccupée six mois, cela mérite de couper l'alimentation générale plutôt que de laisser la machine en veille.
Beaucoup d'utilisateurs posent un interrupteur en amont ou utilisent le mode hors gel de leur installation pour limiter cette consommation quand ils s'absentent.
Peut-elle produire l'eau chaude sanitaire l'été sans faire tourner le chauffage ?
Oui, la machine pilote un ballon séparé ou intégré selon le montage, et le circuit de chauffage reste fermé tant que la loi d'eau ne le réclame pas. La température de départ maximale de 65 °C couvre largement les besoins d'un ballon classique, ce qui permet d'éviter la résistance d'appoint sur les cycles anti-légionelle.
En pratique, la production d'eau chaude reste le poste le plus sensible à la qualité de la régulation. Un ballon mal isolé ou une consigne trop haute pèsent plus lourd que la PAC elle-même sur la facture estivale.
Le R32, c'est un avantage sur le long terme ?
Le R32 a un potentiel de réchauffement global nettement inférieur au R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela veut dire qu'à dix ans, les recharges et les pièces seront plus simples à trouver sur du R32 que sur l'ancien fluide.
Ce n'est pas un argument de vente décisif seul, mais c'est un point qui compte dans la valeur résiduelle de la machine si vous revendez le logement dans quelques années.
Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?
Sur un plancher chauffant, le volume d'eau du circuit sert déjà de tampon naturel et un ballon supplémentaire n'apporte pas grand-chose. Avec des radiateurs en rénovation et un nombre réduit d'émetteurs ouverts, en revanche, le volume peut être trop faible et provoquer des cycles courts. Un petit ballon de 50 à 100 litres aide alors à lisser.
La décision se prend au cas par cas, en fonction du volume total du circuit et de la façon dont la maison est zonée. Un installateur qui propose systématiquement un ballon sans regarder le volume existant ne fait pas le travail.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
9,17 kW
SCOP a 35 °C
5,19
Efficacite saisonniere W35
205 %
Puissance de dimensionnement (W55)
7,67 kW
SCOP a 55 °C
3,5
Efficacite saisonniere W55
137 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
60 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
Aucun avis pour l'instant sur ce modèle. Si vous l'avez fait installer, votre retour sera le premier, et probablement le plus utile.
Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.