Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : geoplanete.fr
SCOP W35
4,85
plancher chauffant
SCOP W55
3,33
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
55 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La De Dietrich MONO AWHP2R 4 est une pompe à chaleur air/eau monobloc de petite puissance, annoncée à 5,52 kW en régime plancher chauffant et 4,4 kW en régime radiateurs. Ses deux SCOP encadrent bien la machine : 4,85 à 35 °C, 3,33 à 55 °C. Autrement dit, elle est taillée pour un logement qui garde des émetteurs basse température ou des radiateurs raisonnablement dimensionnés, et elle reste capable d'envoyer de l'eau à 65 °C au maximum si on la pousse.
Sur le papier, la bivalence est fixée à -7 °C et la limite de fonctionnement à -10 °C, avec un appoint électrique intégré de 0,98 kW seulement. Ce n'est pas une machine de grand froid, ni une machine de 200 m² mal isolés. C'est un modèle de 4 à 6 kW destiné à des surfaces maîtrisées, en rénovation comme en construction récente. Le fluide est du R32, ce qui la place du bon côté de la réglementation F-Gas, et l'unité extérieure est donnée pour 55 dB(A), une valeur qui laisse de la marge en lotissement sans être silencieuse pour autant.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Pavillon de 1998, 115 m², Alsace, radiateurs acier basse température, posée en 2023
★★★★★
Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore très bien
Le gaz condensation tournait depuis 2011 et donnait satisfaction. Ce qui a fait pencher la balance, c'est le calcul sur dix ans, pas la panne. Mon plombier m'avait proposé un autre modèle en parallèle, mais je n'ai comparé que les devis, pas les fiches, donc je ne peux rien dire des rendements de l'autre machine.
Ce que j'ai regardé de près, c'est le SCOP à 55 °C, 3,33. Mes radiateurs acier ne sont pas de la fonte, ils descendent bien à 50 °C sans problème. Sur une saison, la différence avec le gaz se voit, mais elle n'est pas spectaculaire. La vraie économie viendra si le prix du gaz remonte plus vite que l'électricité.
L'appoint électrique intégré fait moins d'un kilowatt, autant dire qu'il ne sauvera pas une soirée à -10 °C à lui seul. Chez moi, il ne s'est déclenché que quelques nuits.
Ce qui marche
+SCOP de 3,33 en régime radiateurs, exploitable sans tout casser
+R32, donc pas de mauvaise surprise réglementaire à moyen terme
+Bivalence à -7 °C cohérente avec le climat alsacien
Ce qui coince
−Appoint électrique de 0,98 kW, juste un filet de sécurité
−Investissement qui se rentabilise lentement face à un gaz encore bon marché
⌂Maison de 2006, 132 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Le devis concurrent et la question qui n'a jamais eu de réponse
J'avais deux devis sur la table, dont celui-ci. L'autre installateur me vantait une machine plus puissante, 8 kW. Sauf que 5,52 kW en régime plancher chauffant, c'est déjà ce que ma maison demande par grand froid. Prendre plus gros, c'était m'exposer aux cycles courts.
Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir pu comparer les chiffres de l'autre machine. Le commercial restait vague, aucune fiche, aucun SCOP annoncé. Je n'ai donc décidé que sur la cohérence du dimensionnement et sur la tête du frigoriste. Ce n'est pas très rationnel, mais c'est comme ça que ça se passe en vrai.
Avec le recul, le SCOP de 4,85 en plancher chauffant était l'argument le plus solide du dossier, et il s'est vérifié sur ma facture.
Ce qui marche
+Dimensionnement à 5,52 kW bien calé sur la charge réelle
+SCOP de 4,85 en W35, cohérent avec un plancher chauffant
+Pas de surpuissance, donc pas de cycles courts
Ce qui coince
−Devis concurrent impossible à objectiver, le choix s'est fait à l'intuition
−Le commercial d'en face n'a jamais fourni de fiche technique
⌂Maison de 1985, 108 m², Haute-Savoie, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
La facture de janvier comparée à celle du fioul
Janvier reste le mois qui pique, mais on n'est plus sur la même échelle qu'avec la cuve. L'hiver précédent, à la même période, j'avais consommé l'équivalent de 240 litres de fioul sur le mois. Cette année, l'écart de facture est franchement à mon avantage.
Le point que je n'avais pas anticipé, c'est le poids de la bivalence à -7 °C. Dans le coin, on y descend régulièrement en janvier. La machine passe alors la main à l'appoint, et l'appoint ne fait que 0,98 kW. Résultat, la maison tient la température, mais sans marge. La nuit, je baisse un peu, pas trop.
Ce qui a vraiment changé les choses, c'est le réglage de la loi d'eau. Par défaut, la machine chauffait trop fort. Une fois la courbe corrigée, la facture a baissé de façon nette sans que rien ne change au confort. Personne ne touche ce paramètre, et c'est une erreur.
Ce qui marche
+Économie visible dès la première saison face au fioul
+Bivalence à -7 °C annoncée clairement, donc pas de surprise
+Performances qui s'améliorent nettement après réglage de la loi d'eau
Ce qui coince
−Janvier reste tendu, l'appoint de 0,98 kW est vite sollicité
−Sans réglage fin, la consommation dérape
⌂Maison de 1974, 96 m², Haute-Garonne, radiateurs fonte, posée en 2023
★★★★★
Le triphasé, ce détail que personne n'avait soulevé avant le devis
Ma maison était en triphasé, ce qui est courant pour l'époque. L'installateur m'a prévenu la veille du chantier que ça allait poser question. Finalement, la machine est compatible, mais il a fallu revoir le tableau et ça a coûté un peu plus que prévu.
Ce que j'avais sous-estimé, c'est la paperasse Enedis pour repasser en monophasé si on avait dû le faire. J'ai préféré garder le triphasé et m'adapter. Pour 4,4 kW en régime radiateurs à 55 °C, on n'est pas sur une bête de somme qui exige une alimentation dédiée monstrueuse.
Si c'était à refaire, je poserais la question du raccordement dès le premier rendez-vous, pas au moment de signer.
Ce qui marche
+Machine compatible avec une installation triphasée existante
+Puissance modeste, donc pas de renforcement lourd du compteur
Ce qui coince
−Travaux électriques annexes non anticipés dans le devis initial
−Communication tardive de l'installateur sur la contrainte de raccordement
⌂Longère de 1979, 145 m², Morbihan, radiateurs fonte, posée en 2024
★★★★★
Le fioul au quotidien, ce qui change vraiment
La cuve, c'était la corvée de l'hiver : la commande, l'attente du camion, le niveau à surveiller. Tout ça a disparu d'un coup. C'est peut-être ce qui change le plus, avant même la facture.
Côté performance, la machine tient la maison avec des radiateurs fonte, ce qui n'était pas gagné. Le SCOP à 55 °C est de 3,33, ce qui reste correct pour ce type d'émetteurs. Il faut juste accepter que la machine travaille plus fort que sur un plancher chauffant, et ne pas espérer les mêmes chiffres.
Le point à savoir, c'est le R32. Sur une machine neuve, c'est rassurant pour les dix ans à venir. Ceux qui ont encore du R410A se poseront la question des recharges bien avant moi.
Ce qui marche
+Disparition totale de la logistique fioul
+SCOP de 3,33 honorable avec des radiateurs fonte conservés
+R32, donc pas de sujet F-Gas à court terme
Ce qui coince
−Il faut accepter que la machine chauffe plus fort qu'en plancher chauffant
−Investissement initial à amortir sur plusieurs saisons
⌂Maison de 2012, 124 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
L'eau chaude sanitaire, ce que la fiche ne dit pas
La machine chauffe bien la maison, ça n'a jamais été le sujet. L'eau chaude, c'est une autre histoire. En régime plancher chauffant, elle tourne à des températures basses, et envoyer de l'eau à 55 °C pour le ballon, c'est sortir de sa zone confortable.
Concrètement, le cycle anti-légionelle tourne une fois par semaine. On l'entend, et la consommation remonte sur cette plage. La température maximale de départ d'eau est donnée à 65 °C, donc c'est faisable, mais ce n'est pas là que la machine est la plus à l'aise.
Si je devais refaire, je mettrait un ballon thermodynamique séparé ou je garderais le chauffe-eau existant. Ça n'enlève rien aux qualités de la PAC sur le chauffage, mais ça mérite d'être dit avant de signer.
Ce qui marche
+Température de départ d'eau qui monte à 65 °C, donc l'ECS reste possible
+Machine très à l'aise sur le chauffage en plancher chauffant
Ce qui coince
−Cycle anti-légionelle audible et énergivore
−L'ECS tire la machine hors de sa zone de rendement optimal
−Un ballon séparé serait plus cohérent, mais c'est un budget en plus
Le verdict
Pour quel logement ?
Un logement de 90 à 140 m² correctement isolé, avec un plancher chauffant ou des radiateurs qui acceptent de l'eau à 50 °C, dans une région où l'hiver ne descend pas durablement sous -7 °C. Elle convient aussi en rénovation avec des radiateurs fonte conservés, à condition d'accepter un SCOP plus modeste, 3,33.
À éviter si
Vous avez plus de 160 m² mal isolés, ou vous habitez une zone de montagne où -10 °C est atteint plusieurs nuits d'affilée : la limite de fonctionnement et l'appoint de 0,98 kW ne suffiront pas. À éviter aussi si vous voulez couvrir l'eau chaude sanitaire sans réfléchir, le rendement sur l'ECS n'est pas le point fort de la machine.
Questions fréquentes
La machine peut-elle alimenter des radiateurs fonte sans les changer ?
Oui, avec un SCOP annoncé de 3,33 en régime 55 °C. La température maximale de départ d'eau est de 65 °C, ce qui laisse de la marge pour les journées froides. Le rendement reste toutefois inférieur à ce qu'elle donne sur un plancher chauffant, où le SCOP grimpe à 4,85.
Que se passe-t-il quand il fait très froid ?
La bivalence est fixée à -7 °C, c'est le seuil où l'appoint électrique intégré prend le relais. Cet appoint ne fait que 0,98 kW, donc il complète plus qu'il ne remplace. La machine s'arrête en dessous de -10 °C, une limite à connaître si vous habitez en altitude.
Le R32, c'est un avantage sur la durée ?
Le R32 fait partie des fluides qui restent autorisés dans la trajectoire F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. Sur une machine neuve, cela limite le risque de difficulté d'approvisionnement ou de recharge à dix ans. C'est un point à mettre en face des modèles plus anciens encore proposés en R410A.
Quelle surface cette machine peut-elle chauffer ?
La puissance de dimensionnement est de 5,52 kW en régime plancher chauffant et 4,4 kW en régime radiateurs 55 °C. En pratique, cela couvre bien un logement de 90 à 140 m² correctement isolé. Au-delà, ou avec une isolation faible, la machine sera sollicitée en permanence et l'appoint se déclenchera trop souvent.
Fiche technique
Puissance de dimensionnement (W35)
5,52 kW
SCOP a 35 °C
4,85
Efficacite saisonniere W35
191 %
Puissance de dimensionnement (W55)
4,4 kW
SCOP a 55 °C
3,33
Efficacite saisonniere W55
130 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)
n.c.
Puissance restituee a -7 °C
n.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)
n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)
n.c.
Temperature de bivalence (W35)
-7 °C
Temperature limite de fonctionnement
-10 °C
Puissance acoustique exterieure
55 dB(A)
Consommation en veille
14 W
Fluide frigorigene
R32
Alimentation
n.c.
Type
Regulated
Compresseur
n.c.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.