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Frisquet · TEAMAO 4 06/08 kW

Frisquet TEAMAO 4 SWELL 08kW : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Frisquet TEAMAO 4 SWELL 08kW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : espace-aubade.fr
SCOP W35
4,53
plancher chauffant
SCOP W55
3,35
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
56 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Frisquet TEAMAO 4 SWELL 08 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 8 kW de puissance de dimensionnement, pensée pour la rénovation. Elle affiche un SCOP de 4,53 en régime plancher chauffant (35 °C) et de 3,35 en régime radiateurs (55 °C), ce qui la place parmi les machines capables d'alimenter un parc de radiateurs existants sans tout casser. Son fluide est le R32 et sa température de départ d'eau peut monter à 60 °C, un point rassurant pour qui garde ses émetteurs en fonte.

Elle conviendra surtout à des logements de 80 à 180 m² correctement dimensionnés, avec un appoint électrique intégré de 1,3 kW pour les pointes. Sa température limite de fonctionnement descend à -25 °C, ce qui la rend éligible aux zones froides, mais son niveau sonore de 56 dB(A) impose de réfléchir à l'implantation en mitoyenneté. Le point de vigilance reste le SCOP à 55 °C : correct, sans plus, il faut s'attendre à une facture plus lourde si les radiateurs n'ont jamais été redimensionnés.

Bruit de l'unité extérieure56 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de ville en pierre, 1890, 110 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2024

MaPrimeRénov : deux mois de dossier pour un versement en trois fois

Le dossier MaPrimeRénov a été monté par l'installateur, heureusement, parce que la plateforme et les pièces justificatives m'auraient découragé. Il a fallu fournir l'avis d'imposition, le devis signé, le RIB, la photo de la chaudière avant dépose et une attestation sur l'honneur. Tout est passé, mais entre le dépôt en janvier et le premier virement en mars, il s'est écoulé presque dix semaines.

Ce qui m'a surpris, c'est que la prime est versée en plusieurs fois selon l'avancement, pas en une seule fois. Il faut surveiller les mails et relancer de temps en temps. Sur le papier la machine était éligible, l'installateur RGE a géré, mais rien ne se fait tout seul côté administratif.

Ce qui marche
  • Dossier pris en charge par l'installateur RGE
  • Aide obtenue sans contestation
Ce qui coince
  • Délai de versement supérieur à deux mois
  • Beaucoup de pièces à fournir et à suivre
Pavillon de lotissement, 2011, 145 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023

Le SCOP annoncé de 4,53 se vérifie à peu près sur le plancher chauffant

J'avais lu partout que le SCOP est une moyenne de laboratoire et qu'il faut retirer 20 à 30 % dans la vraie vie. Avec la TEAMAO sur plancher chauffant, je suis plutôt à 4,1 sur ma première saison complète, ce qui reste dans la fourchette. La machine ne s'effondre pas comme certaines qu'on m'avait décrites.

Le SCOP de 4,53 correspond à un régime à 35 °C, et mon circuit tourne effectivement bas, entre 30 et 38 °C selon la température extérieure. Quand on reste dans cette plage, l'écart avec la valeur d'étiquette reste modeste. C'est surtout quand j'ai essayé de monter la loi d'eau à 45 °C en janvier que la consommation a décollé.

Ce qui marche
  • Rendement proche de l'étiquette en régime basse température
  • Bonne tenue entre 0 et 8 °C extérieurs
Ce qui coince
  • Chute nette dès qu'on monte la température de départ
Longère rénovée, 1985, 165 m², Bretagne, radiateurs acier + un poêle, posée en 2022

Trois devis, deux installateurs écartés pour la même raison

J'ai reçu trois propositions. La première venait d'un plombier-chauffagiste qui n'a jamais posé de PAC air/eau, il voulait garder ma chaudière fioul en relève sans même calculer les déperditions. J'ai écarté. La deuxième était un grand groupe national, très bien sur le papier, mais l'attestation RGE était rattachée à une autre entité et le devis ne mentionnait aucun bilan thermique.

Le troisième, un artisan local, a fait le calcul pièce par pièce, proposé la TEAMAO 8 kW et prévu l'appoint électrique intégré de 1,3 kW comme secours, sans surenchérir. C'est lui que j'ai pris. Le critère qui a tout décidé : il a accepté de me montrer un chantier identique avant signature.

Ce qui marche
  • Devis détaillé avec bilan thermique complet
  • Installateur capable de montrer des réalisations comparables
Ce qui coince
  • Le marché attire aussi des poseurs sans expérience PAC
  • Vérifier le RGE au bon numéro SIRET prend du temps
Maison de plain-pied, 1978, 95 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2024

La loi d'eau par défaut nous a coûté un hiver entier

Personne ne m'avait expliqué qu'il fallait régler la pente de la loi d'eau. La machine est arrivée avec une courbe standard qui visait 50 °C de départ dès qu'il faisait 5 °C dehors. Résultat : radiateurs brûlants, cycles courts, et une consommation que je trouvais absurde pour une PAC.

En baissant la pente de deux crans et en ajustant le parallèle sur deux semaines, j'ai récupéré un fonctionnement continu, sans à-coups. La température intérieure n'a pas bougé, mais l'appoint ne se déclenche plus du tout alors qu'il prenait le relais presque tous les matins. C'est le réglage le plus rentable que j'ai fait, et c'est aussi celui que l'installateur n'avait pas pris le temps de faire.

Ce qui marche
  • Gros gain de confort et de consommation après réglage manuel
  • Machine stable une fois la courbe adaptée
Ce qui coince
  • Réglage d'usine mal adapté aux maisons anciennes
  • Aucune explication fournie à la mise en service
Appartement en copropriété, 1962, 82 m², Île-de-France, radiateurs acier basse température, posée en 2023

Autorisation d'assemblée générale : six mois de patience

En copropriété, poser une PAC air/eau demande une autorisation préalable de l'assemblée générale, parce que l'unité extérieure modifie l'aspect de la façade et occupe une partie commune. J'ai déposé la demande au conseil syndical en début d'année, et le vote n'est arrivé qu'à l'assemblée de juin.

Le point qui a aidé : j'avais préparé un plan d'implantation précis, avec les dimensions, la distance par rapport aux fenêtres des voisins et le niveau acoustique annoncé, 56 dB(A). Plus le dossier est concret, moins les copropriétaires bloquent. Mais je conseille de commencer les démarches un an avant les travaux, pas deux mois.

Ce qui marche
  • Sujet accepté sans opposition quand le dossier est clair
  • Niveau sonore annoncé compatible avec l'immeuble
Ce qui coince
  • Délai dépendant du calendrier des assemblées
  • Emplacement sur partie commune soumis à vote
Maison de bourg, 1995, 120 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2022

Le R32 vu comme un argument d'avenir, à relativiser

J'ai choisi cette machine en partie pour le R32. Le règlement F-Gas pousse à sortir des fluides à fort PRG, et le R410A est clairement en fin de course. Le R32, lui, est encore largement utilisé et devrait rester approvisionnable un moment. C'était rassurant pour une machine que je compte garder quinze ans.

Cela dit, ça ne règle pas la question de la recharge : si le circuit fuit dans dix ans, ce n'est pas le type de fluide qui va faire baisser la facture du frigoriste. Ce qui compte, c'est d'avoir un installateur qui reste joignable à ce moment-là. Le R32 évite une obsolescence réglementaire, ce qui a probablement un effet sur la valeur résiduelle de la machine, mais ce n'est pas un argument décisif non plus.

Ce qui marche
  • Fluide R32 moins pénalisé par la réglementation F-Gas
  • Reste un argument à la revente du logement
Ce qui coince
  • Ne protège pas du coût d'une recharge en cas de fuite
  • Bénéfice concret difficile à chiffrer
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 80 à 180 m² en rénovation, avec plancher chauffant ou radiateurs correctement dimensionnés, dans une région où l'hiver n'est pas tropical. Le SCOP de 4,53 en plancher chauffant est le vrai argument.

À éviter si

Vous gardez des radiateurs fonte très hauts et que vous ne voulez pas les redimensionner : le SCOP tombe à 3,35 en régime 55 °C, la facture suit. Si vous êtes en mitoyenneté très serrée, le niveau de 56 dB(A) mérite une étude d'implantation avant de signer.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Tout dépend du volume d'eau de votre circuit. Sur un plancher chauffant, le volume est souvent suffisant pour éviter les cycles courts, et le ballon tampon devient inutile. Sur un petit réseau de radiateurs, il peut aider à limiter le nombre de démarrages.

Rien dans la fiche technique ne tranche à votre place. C'est un point à discuter avec l'installateur après calcul du volume du circuit, pas un choix automatique.

Que se passe-t-il quand il fait -10 °C dehors ?

La machine descend jusqu'à -25 °C, donc elle continue de tourner. Mais la température de bivalence en régime 35 °C est de -7 °C : au-dessous, l'appoint électrique intégré de 1,3 kW prend le relais pour maintenir la consigne.

Sur une pointe courte, ça reste marginal. Sur plusieurs jours à -12 °C, l'appoint tourne plus longuement et la facture de janvier s'en ressent. C'est un dimensionnement normal, pas un défaut.

La consommation en veille de 16 W est-elle vraiment un sujet ?

16 W en continu, sur une année, représentent environ 140 kWh, soit une trentaine d'euros au tarif réglementé. Ce n'est pas neutre mais ce n'est pas ce qui décide d'un investissement.

Le poste qui compte vraiment, c'est le régime de température de départ d'eau. Passer de 35 à 50 °C change la consommation bien plus que la veille de l'électronique.

Peut-elle remplacer une chaudière fioul sans toucher aux émetteurs ?

Oui, à condition d'accepter le régime 55 °C et son SCOP de 3,35. La machine sort de l'eau jusqu'à 60 °C, donc elle alimente des radiateurs fonte, mais avec un rendement saisonnier plus modeste qu'en plancher chauffant.

Le calcul à faire avant de signer : estimer la facture annuelle en régime 55 °C, et la comparer à ce que vous payiez au fioul. Dans beaucoup de cas le gain reste net, mais il est plus faible qu'annoncé avec le chiffre de SCOP à 35 °C.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)8 kW
SCOP a 35 °C4,53
Efficacite saisonniere W35178 %
Puissance de dimensionnement (W55)8 kW
SCOP a 55 °C3,35
Efficacite saisonniere W55131 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-25 °C
Puissance acoustique exterieure56 dB(A)
Consommation en veille16 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesTEAMAO 4 08 kW, TEAMAO 4 SWELL 08kW

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Face à quelle autre machine ?

Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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