Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mideahvac.fr
SCOP W35
4,72
plancher chauffant
SCOP W55
3,48
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
Le Midea AHPM-V14W est une pompe à chaleur air/eau de la gamme MDV A series, proposée autour de 12 à 14 kW. Elle est donnée pour 13,73 kW de puissance de dimensionnement à 35 °C et 12,08 kW à 55 °C, avec un SCOP de 4,72 sur plancher chauffant et de 3,48 sur radiateurs haute température. La machine fonctionne au R32 et peut monter à 65 °C de départ d'eau, ce qui la rend compatible avec des émetteurs existants, y compris des radiateurs fonte, sans forcément tout casser.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂maison individuelle de 1988, 145 m², Hauts-de-France, radiateurs fonte, posée en 2025
★★★★★
Le devis concurrent est resté sur la table plus longtemps que prévu
J'avais deux devis en main : cette Midea et une autre marque bien plus connue dans le coin. Le second était plus cher de presque 2 000 euros, mais mon installateur me disait que je paierais la différence en tranquillité. J'ai quand même regardé la fiche technique du Midea, et le SCOP à 55 °C de 3,48 m'a rassuré. Mes radiateurs fonte tournent à 55-60 °C en pointe, donc je suis dans la plage où la machine donne son rendement correct. Au final j'ai signé Midea, surtout parce que le délai de pose était plus court et que le frigoriste local connaissait la marque.
Avec le recul, je ne sais pas si j'ai fait le bon choix, mais je n'ai pas l'impression d'avoir fait un mauvais choix. La machine tient la maison sans appoint jusqu'à environ -7 °C, ce qui correspond à la température de bivalence annoncée. En dessous, l'appoint de 2,91 kW prend le relais et ça se voit sur la facture. L'autre devis, je ne peux rien en dire de précis, je n'ai pas les chiffres.
Ce qui marche
+SCOP à 55 °C de 3,48, correct pour des radiateurs existants
+Départ d'eau jusqu'à 65 °C, compatible fonte
+Pose plus rapide que le devis concurrent
Ce qui coince
−Aucune valeur de COP à température donnée n'est fournie pour comparer finement
−Le doute sur la tenue dans le temps reste entier face à une marque plus installée
⌂pavillon de 1976, 110 m², Occitanie, radiateurs acier, posée en 2024
★★★★★
Le DPE a bougé, la valeur de revente aussi
On a posé cette PAC en 2024, principalement parce qu'on envisageait de vendre dans les deux ans. Le diagnostic initial classait la maison en E. Après la pose, on est passé en D, et l'agent immobilier nous a dit que ça changeait la donne pour les acheteurs. Le SCOP de 3,48 à 55 °C a été un argument dans l'annonce, même si les acheteurs regardent surtout l'étiquette finale du DPE.
Ce qui a joué, c'est aussi le R32 : le fluide est dans les clous du règlement F-Gas, donc pas de mauvaise surprise réglementaire à la revente. La consommation en veille de 14 W, je l'ai découverte en lisant la fiche, ça ne change rien à l'affaire mais ça montre que la machine ne pompe pas en permanence. La vente s'est faite au prix demandé, je ne sais pas si c'est grâce à la PAC, mais ça n'a pas nui.
Ce qui marche
+Gain de classe DPE réel sur un logement ancien
+Fluide R32 conforme aux exigences F-Gas actuelles
+Valeur résiduelle préservée à la revente
Ce qui coince
−Le DPE dépend aussi de l'isolation, pas seulement de la PAC
−Consommation de veille de 14 W, à intégrer dans le calcul annuel
⌂maison de 2001, 168 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
Ce que je referais autrement, deux hivers plus tard
Si c'était à refaire, je demanderais à l'installateur de poser un vrai ballon tampon dès le départ. J'ai un plancher chauffant sur 168 m², la machine est donnée pour 13,73 kW à 35 °C et un SCOP de 4,72, ce qui est bon. Mais chez moi elle cycle court en demi-saison, et je pense que le volume d'eau est un peu juste. Ce n'est pas la faute de la PAC, c'est un problème de conception de l'installation.
Deuxième chose : j'aurais poussé pour avoir l'unité extérieure plus loin de la chambre du voisin. Elle est annoncée à 65 dB(A) de puissance acoustique, et même si en pratique elle est discrète, la nuit on l'entend. C'est un détail, mais un détail qu'on vit tous les jours. Pour le reste, la machine fait le job : en janvier, avec des pointes à -5 °C, l'appoint de 2,91 kW s'est déclenché deux ou trois fois, pas plus.
Ce qui marche
+SCOP de 4,72 en plancher chauffant, très bon sur le papier
+Appoint électrique peu sollicité dans une région tempérée
+Température max de départ à 65 °C, marge confortable
Ce qui coince
−Cycles courts en demi-saison sans ballon tampon
−Puissance acoustique de 65 dB(A) à surveiller en mitoyenneté
−Réglage de la loi d'eau à reprendre soi-même
⌂appartement en copropriété de 1985, 92 m², Île-de-France, radiateurs fonte, posée en 2025
★★★★★
L'assemblée générale a failli tout bloquer
Le vrai obstacle, ce n'était pas la machine, c'était la copropriété. L'unité extérieure devait aller en façade sur cour, et il a fallu passer en AG pour obtenir l'autorisation. Le syndic a demandé une note technique, j'ai fourni la fiche : 65 dB(A) de puissance acoustique, ce qui a rassuré certains mais inquiété d'autres. On a fini par voter à une voix près, avec engagement de ma part de poser des plots antivibratiles et un capot acoustique.
Sur le plan technique, la machine est surdimensionnée pour 92 m² : 13,73 kW à 35 °C, c'est beaucoup. Mais je voulais garder mes radiateurs fonte, et le SCOP de 3,48 à 55 °C me permet de les alimenter correctement. Aujourd'hui, elle tourne souvent à bas régime, ce qui n'est pas idéal pour le compresseur, mais l'installateur m'a dit que l'inverter gère. Je surveille.
Ce qui marche
+SCOP à 55 °C suffisant pour des radiateurs fonte en appartement
+R32, pas de contrainte F-Gas à court terme
+Appoint intégré de 2,91 kW utile en cas de grand froid
Ce qui coince
−Puissance de 13,73 kW largement surdimensionnée pour 92 m²
−Autorisation de copropriété longue et incertaine
−Risque de cycles courts à basse charge
⌂maison de 1995, 130 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2024
★★★★★
Le compresseur ne demande qu'à moduler, encore faut-il le laisser faire
J'ai lu pas mal de choses avant de signer, notamment sur les cycles courts. La fiche annonce 13,73 kW à 35 °C et 12,08 kW à 55 °C, avec un compresseur inverter. Chez moi, en Grand Est, l'hiver est rude : la température limite de fonctionnement est de -10 °C, et la bivalence à -7 °C. Ça veut dire que sous -7 °C, l'appoint de 2,91 kW prend le relais, et ça arrive plusieurs fois par hiver. Ce n'est pas un défaut, c'est le dimensionnement qui veut ça.
Le vrai sujet, c'est que la machine est puissante pour 130 m², et si la loi d'eau est mal réglée, elle fait des cycles de 10 minutes. J'ai passé un hiver à ajuster la courbe, et maintenant elle tourne par cycles de 40 minutes minimum. Le compresseur inverter module, mais il faut lui donner les bonnes consignes. Une fois réglée, la facture est descendue de 200 euros sur la saison par rapport au premier hiver.
Ce qui marche
+Compresseur inverter qui module correctement une fois réglé
+SCOP de 3,48 à 55 °C cohérent avec des radiateurs fonte
+Appoint intégré qui couvre les pointes sous -7 °C
Ce qui coince
−Température limite de fonctionnement à -10 °C, juste pour le Grand Est
−Cycles courts si la loi d'eau n'est pas ajustée
−Puissance de 13,73 kW un peu élevée pour 130 m²
⌂maison de 2008, 118 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2023
★★★★★
La facture de janvier, comparée à l'ancien gaz
J'ai remplacé une chaudière gaz de 2008 par cette PAC, surtout pour le plancher chauffant. Le SCOP de 4,72 à 35 °C a été l'argument décisif : sur le papier, je divisais ma consommation par presque deux. Dans les faits, sur la première saison complète, j'ai économisé environ 35 % sur le chauffage, pas 50 %. La différence vient des jours froids, où la machine tourne à 55 °C et où le SCOP tombe à 3,48.
Janvier reste le mois le plus cher, comme avant. L'appoint de 2,91 kW s'est déclenché quelques nuits, mais rien d'alarmant. Ce qui m'a surpris, c'est la consommation de veille : 14 W en continu, ça fait environ 120 kWh sur l'année, soit une vingtaine d'euros. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est le genre de détail qu'on ne voit pas sur la brochure. Globalement, je suis satisfait, mais je relativise les promesses de rendement.
Ce qui marche
+SCOP de 4,72 en plancher chauffant, parmi les bons de sa catégorie
+Économie réelle de 35 % sur la saison de chauffe
+R32, pas de surcoût lié au fluide
Ce qui coince
−Rendement qui chute sur les pointes à 55 °C
−Consommation de veille de 14 W, marginale mais réelle
−Écart entre le SCOP annoncé et le rendement vécu en janvier
Le verdict
Pour quel logement ?
Pour les logements de 110 à 180 m² avec radiateurs existants ou plancher chauffant, dans des régions où l'hiver descend rarement sous -7 °C. La machine est particulièrement pertinente quand on veut garder ses émetteurs et bénéficier d'un SCOP correct à 55 °C.
À éviter si
Vous êtes en zone de montagne avec des températures prolongées sous -10 °C, ou si votre logement fait moins de 100 m² bien isolés, la puissance de 13,73 kW risquant de provoquer des cycles courts. En copropriété, l'autorisation d'installer l'unité extérieure peut aussi devenir un obstacle sérieux.
Questions fréquentes
Quelle est la vraie différence entre le SCOP à 35 °C et celui à 55 °C ?
Le SCOP à 35 °C de 4,72 correspond à un plancher chauffant ou des radiateurs basse température. Le SCOP à 55 °C de 3,48 correspond à des radiateurs haute température, type fonte. Si vous gardez vos radiateurs existants, c'est le second chiffre qui compte.
L'appoint électrique se déclenche-t-il souvent ?
La température de bivalence est de -7 °C, ce qui signifie qu'en dessous, l'appoint de 2,91 kW prend le relais. Dans les régions tempérées, cela reste rare. Dans le Grand Est ou en montagne, cela peut arriver plusieurs fois par hiver, avec un impact visible sur la facture.
Le R32 est-il un avantage par rapport au R410A ?
Le R32 est un fluide d'avenir, avec un impact environnemental moindre que le R410A, qui sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas. Cela signifie moins de risque de difficulté d'approvisionnement et de recharge dans dix ans.
Quelle est la consommation en veille de cette machine ?
Elle est annoncée à 14 W, soit environ 120 kWh sur une année si la machine reste alimentée en permanence. Cela représente une vingtaine d'euros, un poste marginal mais qui existe. Certains installateurs proposent de couper l'alimentation hors saison de chauffe.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.