Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mbt.midea.com
SCOP W35
4,25
plancher chauffant
SCOP W55
3,25
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
80 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà
La Midea Aqua Thermal Super 110 140 est une pompe à chaleur air/eau de forte puissance, pensée pour les logements qui ont de gros besoins de chauffe. Les chiffres de la fiche sont clairs : 95 kW de dimensionnement en régime plancher chauffant, 80 kW en régime radiateurs, et un départ d'eau qui peut monter à 65 °C. Ce n'est pas une machine de maison individuelle standard, c'est un volume de puissance qui vise le collectif, le petit tertiaire ou les très grandes surfaces résidentielles.
Avec un SCOP de 4,25 en régime 35 °C et de 3,25 en régime 55 °C, elle est donnée comme à l'aise aussi bien sur plancher chauffant que sur radiateurs existants. Le fluide R32 et une plage de fonctionnement qui descend jusqu'à -10 °C la placent dans les machines contemporaines. Mais deux chiffres méritent qu'on s'y arrête avant de signer : une puissance acoustique extérieure de 80 dB(A), et surtout une consommation de veille de 140 W qui, sur une année, n'est pas anodine. Les retours qui suivent tournent autour de ces réalités.
Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.
Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.
Ce que donne cette machine sur le terrain
Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.
⌂Immeuble collectif des années 1970, 620 m² de surface chauffée, Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2023
★★★★★
Le réglage de loi d'eau a changé la facture sans toucher à la machine
Le gestionnaire de la copropriété a fait poser la machine à l'automne, et le premier hiver a été correct sans plus. Les radiateurs montaient bien, mais la chaudière d'appoint tournait encore pas mal en janvier. En reprenant la loi d'eau, on s'est rendu compte que la courbe était restée sur un réglage générique de mise en service, avec un départ d'eau calé trop haut.
En descendant la pente de la loi d'eau et en ajustant le pied de courbe, les radiateurs ont continué à chauffer correctement, mais la machine a arrêté de pousser le départ à 55 °C alors qu'elle pouvait tenir à 45. Le SCOP de 3,25 annoncé en régime 55 °C, on ne le voyait pas du tout au compteur la première année. Après réglage, la consommation a baissé sensiblement.
Personne n'avait touché à ces paramètres parce que personne ne savait qu'ils existaient. C'est le genre de détail qui coûte plus cher que le choix du modèle.
Ce qui marche
+La machine encaisse bien un départ d'eau plus bas que prévu
+Le réglage de loi d'eau est accessible et modifiable
+Bonne tenue sur radiateurs acier existants
Ce qui coince
−Réglage d'usine trop haut, à reprendre absolument
−Personne ne le fait spontanément sans accompagnement
⌂Bâtiment tertiaire des années 2000, 380 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, posée en 2024
★★★★★
Triphasé obligatoire, et ça a failli faire capoter le projet
Sur cette puissance de dimensionnement, à 95 kW en régime plancher chauffant, on n'est pas sur une machine qu'on branche sur une prise de cuisine. Le bâtiment était en monophasé, et le raccordement a demandé une modification complète du tableau et un passage en triphasé. Le délai d'obtention du compteur a décalé la mise en service de plusieurs semaines.
Ce n'est pas la machine qui pose problème, c'est l'infrastructure amont. Il faut que l'électricien soit consulté avant même la commande, pas après. Dans notre cas, l'installateur avait prévenu, mais le délai du gestionnaire de réseau a été plus long que prévu.
Une fois raccordée, la machine tourne sans histoire. Mais si c'était à refaire, on aurait lancé la demande de triphasé en parallèle de la commande matériel, pas après la livraison sur site.
Ce qui marche
+Une fois raccordée, fonctionnement stable
+Puissance de dimensionnement cohérente avec les besoins du bâtiment
Ce qui coince
−Triphasé quasi incontournable à ce niveau de puissance
−Délais de raccordement réseau qui décalent tout le chantier
⌂Maison bourgeoise des années 1930, 240 m², Grand Est, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Remplacer une chaudière gaz condensation, le calcul hésitait vraiment
On avait une chaudière gaz condensation qui fonctionnait encore bien, et honnêtement la question s'est posée sérieusement. Ce qui a fait pencher la balance, c'est le SCOP de 3,25 en régime 55 °C. Sur des radiateurs fonte, on est exactement dans ce régime, et ça veut dire qu'on garde les émetteurs sans travaux.
Le départ d'eau max à 65 °C a rassuré aussi. En janvier, avec la loi d'eau bien réglée, on tourne autour de 50 à 55 °C selon les jours, et la chaudière d'appoint ne s'allume presque pas. La température de bivalence à -7 °C en régime 35 °C ne nous concerne pas directement puisqu'on n'est pas sur plancher chauffant, mais ça donne une idée de la réserve.
Ce qui a été difficile à trancher, c'est le coût initial. Sur le papier, l'écart avec une chaudière neuve était important. Sur la durée, avec le SCOP annoncé et le prix du gaz qui ne baisse pas, le calcul finit par basculer. Mais il faut le refaire avec ses propres chiffres.
Ce qui marche
+Radiateurs fonte conservés, pas de travaux de rénovation lourde
+Départ d'eau à 65 °C suffisant pour un réseau haute température
+SCOP 3,25 en régime radiateurs, cohérent avec l'usage
Ce qui coince
−Écart de prix à l'achat avec une chaudière gaz neuve difficile à absorber
−Rentabilité qui dépend fortement du prix du kWh et de la durée de détention
Le rafraîchissement d'été, ce qu'elle fait et ce qu'elle ne fait pas
On a posé cette machine principalement pour chauffer, avec un plancher chauffant hydraulique dans toute la maison. Le rafraîchissement était un bonus qu'on espérait, sans trop y croire. Dans les faits, en été, elle peut faire circuler de l'eau à basse température dans le plancher, et ça rafraîchit effectivement l'air ambiant de quelques degrés. Ce n'est pas de la climatisation, il ne faut pas se raconter d'histoires.
Sur une maison RE2020 bien isolée, le résultat est perceptible mais discret. On descend de deux, trois degrés par rapport à l'extérieur en pleine après-midi. Dans une maison mal isolée ou très vitrée, l'effet serait probablement insuffisant.
Attention aussi à la condensation : si le plancher descend trop bas en température, l'humidité de l'air peut condenser sous le carrelage. Le pilotage doit rester prudent, avec une limite de température d'eau. Ce n'est pas un mode qu'on laisse tourner sans surveillance.
Ce qui marche
+Rafraîchissement passif possible via plancher chauffant
+Sur maison RT2012 ou RE2020, l'effet est réel
+Aucun équipement supplémentaire à installer
Ce qui coince
−Ce n'est pas une climatisation, les attentes doivent être basses
−Risque de condensation si le pilotage n'est pas encadré
−Aucun rafraîchissement possible sur radiateurs, uniquement plancher
⌂Chalet en résidence secondaire des années 1980, 130 m², zone de montagne, radiateurs acier, posée en 2022
★★★★★
En altitude, la limite de fonctionnement à -10 °C devient la vraie contrainte
Le chalet est à 1 100 mètres d'altitude, et l'hiver, on descend régulièrement sous -10 °C pendant plusieurs jours d'affilée. La fiche technique annonce une température limite de fonctionnement à -10 °C. En dessous, la machine s'arrête. Il faut donc une solution de repli, et dans notre cas c'est un poêle à bois qui prend le relais ces jours-là.
La température de bivalence à -7 °C en régime 35 °C signifie aussi que dès qu'on s'approche de ces températures, l'appoint électrique peut se déclencher. Avec 0,29 kW d'appoint intégré, ce n'est pas énorme, et ça ne suffirait pas à chauffer 130 m² par grand froid. C'est un appoint de dégivrage ou de maintien, pas un chauffage d'appoint.
Pour une résidence secondaire occupée par intermittence, le calcul est différent. On chauffe en hors gel la majorité du temps, et la machine tient ce rôle sans problème. Mais en séjour hivernal par -15 °C, sans le poêle, on serait en difficulté.
Ce qui marche
+Tient le hors gel sans souci
+Fonctionne correctement entre 0 et -7 °C
+S'intègre bien avec un poêle à bois en relais
Ce qui coince
−Arrêt total sous -10 °C, il faut une solution de repli
−Appoint électrique intégré trop faible pour chauffer seul en grand froid
−En montagne, la limite de fonctionnement est atteinte plusieurs fois par hiver
⌂Corps de ferme rénové des années 1850, 210 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte, posée en 2022
★★★★★
Après une chaudière fioul, ce qui change vraiment au quotidien
On sortait de trente ans de fioul, avec la cuve dans le garage, la livraison annuelle, l'odeur, la chaudière qui s'encrasse. Le remplacement par cette pompe à chaleur a transformé la cave en pièce utilisable, et ça, personne n'en parle dans les devis. Le fioul, c'était aussi une contrainte logistique, des livraisons en hiver, des prix qui bougent sans prévenir.
Sur les radiateurs fonte existants, on n'a rien changé. Le SCOP de 3,25 en régime 55 °C correspond à notre usage, et le départ d'eau à 65 °C max laisse de la marge pour les jours où la maison est froide au réveil. On a gardé le même confort, sans le bruit du brûleur.
Ce qui change aussi, c'est la place de la cuve. On a récupéré environ 3 m² dans le garage, ce qui n'est pas rien. Le point négatif, c'est la consommation en veille de 140 W, qui maintient une petite consommation électrique permanente. Sur une année, ça finit par se voir, mais c'est marginal face au coût du fioul.
Ce qui marche
+Suppression de la cuve à fioul et de la logistique de livraison
+Radiateurs fonte conservés, aucun travaux d'émetteurs
+Plus de bruit de brûleur, plus d'odeur de fioul
Ce qui coince
−Consommation de veille de 140 W, permanente sur l'année
−Installation initiale plus chère qu'un simple remplacement de chaudière fioul
Le verdict
Pour quel logement ?
Cette pompe à chaleur vise les grands logements et les bâtiments collectifs ou tertiaires, avec des besoins de chauffe élevés et des émetteurs existants type radiateurs fonte ou acier. Elle convient aussi bien sur plancher chauffant que sur radiateurs haute température, sans devoir tout casser.
À éviter si
Le logement se situe en zone de montagne où les -10 °C sont régulièrement dépassés en hiver, ou si l'électricité disponible est en monophasé sans possibilité de passer en triphasé. Dans une maison mal isolée et de petite surface, la puissance de dimensionnement serait largement surdimensionnée.
Questions fréquentes
Faut-il vraiment passer en triphasé pour cette machine ?
Avec une puissance de dimensionnement de 95 kW en régime 35 °C et 80 kW en régime 55 °C, on est sur un niveau de puissance qui dépasse largement ce qu'un abonnement monophasé standard peut fournir. Le passage en triphasé est en pratique la norme pour ce type d'installation.
Il faut l'anticiper très en amont, parce que la demande auprès du gestionnaire de réseau peut prendre plusieurs semaines. Lancer la démarche en parallèle de la commande matériel évite un décalage de mise en service.
Le COP n'est pas indiqué, est-ce que le SCOP suffit pour juger ?
Le SCOP est un indicateur de rendement saisonnier, calculé sur une saison de chauffe complète, avec des températures variables. C'est un bon indicateur pour comparer deux machines sur un usage annuel. Il ne dit pas comment la machine se comporte à -7 °C un jour de vague de froid, mais cette information n'est pas disponible pour cette référence.
En régime plancher chauffant, le SCOP annoncé est de 4,25, ce qui est un bon niveau. En régime radiateurs, il descend à 3,25. C'est cette deuxième valeur qu'il faut regarder si vous gardez vos radiateurs existants.
La consommation en veille de 140 W, ça représente quoi sur l'année ?
140 W en permanence, c'est environ 1,2 kWh par jour, soit de l'ordre de 450 kWh sur une année. Ramené à la consommation totale d'un logement de cette taille, c'est marginal, mais ce n'est pas nul, surtout si la machine est installée en résidence secondaire et qu'elle passe beaucoup de temps à ne pas chauffer.
C'est le genre de détail qui se remarque davantage sur une petite installation que sur un gros bâtiment, mais dans tous les cas, ça ne remet pas en cause le choix de la machine.
Peut-elle encore chauffer quand il fait -8 °C dehors ?
Oui, la température limite de fonctionnement est à -10 °C. Entre -7 °C et -10 °C, elle fonctionne encore, mais la température de bivalence en régime 35 °C est à -7 °C, ce qui signifie qu'à partir de ce seuil, l'appoint électrique peut prendre le relais pour maintenir la consigne. Avec 0,29 kW d'appoint intégré, ce relais reste modeste.
En dessous de -10 °C, la machine s'arrête. Sur un logement en zone froide, mieux vaut prévoir une solution de repli, poêle à bois ou autre, pour les épisodes prolongés de grand froid.
Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.
Les avis des lecteurs
Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.
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Face à quelle autre machine ?
Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.