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Midea M thermal A series 12 14 16 kW : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Midea M thermal A series 12 14 16 kW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mbt.midea.com
SCOP W35
4,81
plancher chauffant
SCOP W55
3,45
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea M thermal A series 12 kW est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée avec un SCOP de 4,81 sur plancher chauffant et de 3,45 sur radiateurs haute température. Des valeurs solides sur le papier, avec un fluide R32 et une température de départ d'eau qui monte à 65 °C, ce qui autorise la conservation d'émetteurs existants dans beaucoup de configurations.

Elle vise les logements de 90 à 160 m² correctement isolés, en rénovation comme en construction récente. Mais l'étiquette énergétique ne dit pas tout : le bruit, le pilotage, la réalité de la facture et le comportement en vague de froid reviennent régulièrement dans les retours d'usage.

Bruit de l'unité extérieure64 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1985, 135 m², Loire-Atlantique, radiateurs acier, posée en 2021

Le contrat d'entretien annuel, un passage obligé qu'on sous-estime

J'ai signé un contrat chez l'installateur qui a posé la machine, 190 € par an, une visite au printemps. Le technicien vérifie l'étanchéité du circuit, nettoie l'échangeur extérieur et contrôle le serrage des raccords. En trois ans, une seule intervention a dépassé la visite standard, un appoint de fluide après un microfuite sur un raccord flare.

Ce que je n'avais pas anticipé, c'est la difficulté à trouver un frigoriste disponible en cas de besoin. Mon installateur a un délai de dix jours en pleine saison, et un dépanneur indépendant m'a demandé 120 € juste pour le déplacement avant même de regarder. Le contrat n'est pas obligatoire dans les textes pour une PAC air/eau de cette puissance, mais sans lui, la garantie saute.

Ce qui marche
  • Visite annuelle qui sécurise le circuit R32
  • Contrat qui couvre l'étanchéité et les contrôles de base
Ce qui coince
  • Délai de dix jours pour une intervention hors visite programmée
  • Peu de frigoristes indépendants disponibles sur le secteur
Maison de 1998, 110 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2022

À la revente, le DPE a basculé et l'acheteur a regardé le SCOP

Nous avons vendu au bout de deux ans, et le diagnostic de performance énergétique est passé de E à C. Ce n'est pas la PAC seule qui a fait ça, mais elle y a largement contribué en remplaçant une chaudière fioul fatiguée. L'acheteur a demandé les relevés de consommation avant même de visiter une deuxième fois.

Le SCOP de 4,81 sur plancher chauffant a joué dans la négociation, clairement. Ce chiffre, affiché dans le dossier de diagnostic, a rassuré sur le coût d'exploitation. Je ne suis pas sûr qu'on aurait obtenu le même prix avec une étiquette moins favorable. En revanche, la mention du R32 n'a rien changé pour l'acheteur, il ne savait même pas ce que c'était.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,81 qui valorise le bien en diagnostic
  • Passage de E à C sur le DPE après remplacement du fioul
Ce qui coince
  • Les relevés de consommation deviennent un argument de négociation
Longère de 1975 rénovée, 160 m², Morbihan, radiateurs fonte, posée en 2020

Entre le SCOP annoncé et la facture de février, l'écart surprend

Sur le papier, un SCOP de 3,45 en haute température, c'est correct pour une rénovation sans changer les émetteurs. Dans les faits, sur les radiateurs fonte que j'ai gardés, la machine tourne surtout entre novembre et mars, et les mois de janvier et février pèsent beaucoup plus lourd que ce que j'imaginais.

La température de bivalence à -7 °C explique une partie du phénomène. En dessous, l'appoint électrique de 2,5 kW prend le relais, et ça se voit sur le compteur. Je ne dis pas que le SCOP est faux, mais il est calculé sur une saison entière, pas sur les six semaines où la maison consomme le plus. Ma facture annuelle reste inférieure à ce que je payais au fioul, mais l'écart est moins spectaculaire qu'espéré.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,45 correct pour des radiateurs fonte
  • Facture annuelle malgré tout inférieure à l'ancien fioul
Ce qui coince
  • Appoint qui se déclenche sous -7 °C et pèse sur janvier-février
  • Écart entre rendement saisonnier et ressenti sur les pointes
Maison de 2010, 125 m², Bas-Rhin, plancher chauffant, posée en 2019

Trois hivers de relevés, la facture s'est stabilisée autour de 1 100 €

J'ai tenu un tableur sur trois saisons. La première année, 1 340 €, la deuxième 1 090 €, la troisième 1 150 €. Le chauffage représente environ 75 % de ces montants, l'eau chaude le reste. Avant, avec la chaudière gaz condensation, j'étais plutôt autour de 1 550 € sur une année comparable.

Le gain est réel mais modeste, dans mon cas. Le plancher chauffant et le SCOP de 4,81 à 35 °C devraient donner mieux, sauf que la maison n'est pas parfaitement isolée et que je chauffe à 21 °C, ce qui n'aide pas. J'ai baissé la consigne d'un demi-degré la deuxième année, c'est probablement ce qui explique la baisse. Depuis, je ne touche plus.

Ce qui marche
  • Facture stabilisée après rodage de la loi d'eau
  • Économie de 400 € par rapport à l'ancien gaz
Ce qui coince
  • Gain moins important qu'espéré au départ
  • Sensible à la température de consigne intérieure
Ferme rénovée de 1992, 180 m², Cantal, radiateurs fonte et poêle à bois, posée en 2021

Le poêle à bois et la PAC se partagent l'hiver sans se marcher dessus

J'ai gardé le poêle pour les grands froids et la mi-saison, et la PAC prend le relais le reste du temps. Le thermostat du poêle est réglé à 19 °C, la PAC à 20 °C, avec une loi d'eau un peu plus basse que ce qu'aurait mis l'installateur seul. Résultat, le poêle chauffe le séjour, la PAC fait le reste de la maison.

Ce qui m'a surpris, c'est que la PAC et le poêle peuvent se neutraliser si on ne règle pas correctement les priorités. La première année, les deux tournaient en même temps et la maison était trop chaude tout en consommant plus que nécessaire, notamment parce que la consigne de la PAC restait haute. Depuis, j'ai baissé la loi d'eau et ça se passe mieux.

Ce qui marche
  • Bonne cohabitation possible avec un poêle à bois
  • La PAC peut couvrir seule la mi-saison
Ce qui coince
  • Réglages initiaux à ajuster pour éviter les doublons
  • Risque de surchauffe et de consommation inutile si mal paramétré
Maison RE2020 de 2023, 100 m², Haute-Garonne, plancher chauffant, posée en 2023

Sur une maison RE2020, la machine est largement surdimensionnée

La maison est classée BBio, isolation au top, et la PAC de 12 kW n'a jamais tourné à pleine charge, même en janvier. Le bilan thermique donnait autour de 6 kW de déperditions, donc la moitié de la puissance nominale suffisait. L'installateur m'a dit qu'il fallait de la marge, mais concrètement, la machine cycle court une bonne partie de l'hiver.

Le SCOP de 4,81 sur plancher chauffant ne se retrouve pas dans mes relevés. Je suis plutôt autour de 3,5 estimé, ce qui reste correct mais loin de l'étiquette. Le problème n'est pas la machine, c'est le dimensionnement. Si c'était à refaire, j'aurais demandé un modèle plus petit ou insisté pour un bilan thermique plus fin.

Ce qui marche
  • Puissance largement suffisante pour une maison bien isolée
  • Aucune difficulté à maintenir la consigne par grand froid
Ce qui coince
  • Cycles courts fréquents et rendement dégradé
  • SCOP affiché non retrouvé en conditions réelles
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 90 à 160 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs acceptant une eau à 55 °C. La température de départ à 65 °C et le SCOP de 3,45 en haute température en font une candidate crédible en rénovation qui conserve ses émetteurs.

À éviter si

La maison est très bien isolée et un modèle plus petit suffirait, au risque de cycles courts et d'un rendement dégradé. À éviter aussi si l'unité extérieure doit être posée près d'une limite de propriété : 64 dB(A) de puissance acoustique, c'est un vrai sujet en mitoyenneté.

Questions fréquentes

Faut-il garder ses radiateurs fonte avec cette machine ?

Oui, c'est possible. La machine monte à 65 °C en départ d'eau, et son SCOP de 3,45 en haute température reste correct pour une rénovation qui conserve les émetteurs existants. C'est moins performant qu'un plancher chauffant, mais cela évite des travaux lourds.

En pratique, tout dépend de la surface de radiateurs en place. Des fonte généreusement dimensionnés demanderont une eau moins chaude, et la machine tournera plus près de son bon rendement.

L'appoint électrique se déclenche-t-il souvent en hiver ?

La température de bivalence est donnée à -7 °C. En dessous, l'appoint intégré de 2,5 kW prend le relais, et au-delà de -10 °C, la machine s'arrête complètement. En plaine, cela concerne peu de jours par an. En zone continentale ou en altitude, ces journées pèsent davantage sur la facture.

La bonne question n'est pas la fréquence, mais la durée. Un appoint qui tourne une heure par nuit ne se voit pas. Un appoint qui tourne six heures par jour pendant deux semaines se remarque.

Le R32 est-il un bon choix pour la durée ?

Le R32 a un potentiel de réchauffement global inférieur au R410A, et il reste autorisé au titre du règlement F-Gas pour les années à venir. C'est un fluide d'avenir à court et moyen terme, avec une pression de travail plus élevée que le R410A, ce qui demande du soin à la pose.

Reste la question du SAV à dix ans. Le R32 est largement répandu, donc les recharges devraient rester disponibles. Ce n'est pas un fluide confidentiel.

Quelle surface peut chauffer cette machine ?

Avec 12 kW de puissance de dimensionnement, elle couvre confortablement 90 à 160 m² en rénovation correctement isolée. Dans une maison très bien isolée de 100 m², elle sera largement surdimensionnée et enchaînera les cycles courts.

Le bon repère, c'est le bilan thermique, pas la surface. Un logement de 140 m² mal isolé peut demander plus qu'une maison de 180 m² récente.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)12 kW
SCOP a 35 °C4,81
Efficacite saisonniere W35189 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,58 kW
SCOP a 55 °C3,45
Efficacite saisonniere W55135 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure64 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesMHA-V12W/D2N8-B+HB-A160/C****GN8-B, MHA-V12W/D2RN8-B+HB-A160/C****GN8-B, MHC-V12W/D2N8-B****, MHC-V12W/D2RN8-B****

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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