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Midea

Midea M thermal A series semi mono 12 14 16 kW : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Midea M thermal A series semi mono 12 14 16 kW
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : mbt.midea.com
SCOP W35
4,75
plancher chauffant
SCOP W55
3,4
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
65 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea M thermal A series semi mono se décline en 12, 14 et 16 kW, avec une puissance de dimensionnement de 11,8 kW en régime W35 pour la version 12 kW. C'est une machine à fluide R32, capable de monter jusqu'à 65 °C de départ d'eau, ce qui la rend compatible avec des radiateurs existants sans forcément tout casser. Son SCOP de 4,75 en plancher chauffant et de 3,4 en régime radiateurs haute température la place dans la moyenne haute des PAC air/eau vendues aujourd'hui.

Bruit de l'unité extérieure65 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de village en pierre de 1998, 135 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte, posée en 2022

Résidence secondaire : la PAC tient le hors gel sans chauffer personne

On a acheté cette maison pour les vacances et on ne voulait pas retrouver un bloc de glace en février. La PAC tourne en mode hors gel, consigne à 8 °C, et on la remet en route la veille de notre arrivée. Le R32 permet de laisser le circuit chargé sans surveiller la pression tous les mois.

Ce qui m'a rassuré, c'est la température limite de fonctionnement annoncée à -10 °C. En dessous elle s'arrête, mais en Auvergne on descend rarement si bas sur plusieurs jours d'affilée. Et puis on n'est pas là pour avoir 21 °C, juste pour éviter que les canalisations éclatent. En relance, quand on arrive, il faut compter une bonne demi-journée pour que la maison remonte. Avec la pierre, c'est normal. En veille, la consommation de 14 W ne pèse rien sur la facture annuelle, c'est même pas 1 % de ce qu'on payait avant avec la chaudière fioul laissée en route.

Ce qui marche
  • Le R32 et le circuit fermé simplifient la gestion hors gel
  • Température limite à -10 °C suffisante pour une résidence secondaire en moyenne montagne
  • Consommation en veille de 14 W négligeable sur l'année
Ce qui coince
  • Relance longue en maison ancienne non isolée
  • Pas de mode vacances pilotable à distance sur cette version
Pavillon de 1986, 180 m², Occitanie, plancher chauffant existant, posée en 2023

La loi d'eau, ce réglage que l'installateur a laissé d'origine

Au début, la maison chauffe trop, puis pas assez, puis trop. J'ai mis trois semaines à comprendre que personne n'avait touché à la loi d'eau. L'installateur a posé la machine sur plancher chauffant avec les réglages usine, et le SCOP de 4,75 annoncé n'était qu'un chiffre sur la fiche.

J'ai baissé la pente de 1,2 à 0,7 et descendu la consigne de départ à 32 °C. Là, ça a changé. La PAC ne fait plus de gros coups de chaud, elle tourne en continu et la maison reste à 20,5 °C sans à-coups. Le vrai gain, ce n'est pas la consommation en kWh, c'est le confort. Je n'entends plus l'unité extérieure s'emballer toutes les dix minutes.

Avec le recul, je referais le réglage moi-même dès la première semaine, plutôt que d'attendre que l'installateur repasse. Ce n'est pas compliqué, mais encore faut-il qu'on vous explique quel paramètre toucher.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,75 en W35 tenable une fois la loi d'eau correctement réglée
  • Fonctionnement continu et silencieux après ajustement
  • Réglages accessibles depuis l'interface intérieure
Ce qui coince
  • Loi d'eau livrée sur réglages usine inadaptés
  • Installateur peu bavard sur les paramètres la première fois
Maison RT2012 de 2015, 110 m², Bretagne, plancher chauffant, posée en 2024

Deux devis sur la table, il a fallu trancher

J'ai comparé cette Midea avec une autre PAC air/eau proposée par un second installateur RGE. Le concurrent avait un discours très convaincant, mais son devis ne détaillait ni le fluide, ni la puissance de dimensionnement, ni la longueur de liaison. Chez Midea, j'avais au moins la fiche avec le R32, le SCOP de 4,75 en W35 et une puissance de 11,8 kW clairement annoncée.

Ce qui a fait pencher la balance, c'est la température de départ d'eau à 65 °C. Même sur un plancher chauffant, ça laisse de la marge pour l'eau chaude sanitaire si on couple un ballon. Le second modèle, je ne sais toujours pas ce qu'il valait réellement, faute de chiffres fournis. Je ne dis pas que l'autre était mauvais, je dis que je n'avais rien pour le vérifier.

Résultat, la Midea est posée depuis un hiver. La maison tient 21 °C sans que la résistance d'appoint se déclenche, même en janvier. Je referais le même choix, mais j'aurais demandé plus tôt les fiches techniques aux deux.

Ce qui marche
  • Puissance de dimensionnement de 11,8 kW cohérente avec 110 m² RT2012
  • R32 et 65 °C maxi de départ, polyvalence émetteurs
  • Fiche technique lisible et exploitable pour comparer
Ce qui coince
  • Difficile de comparer sérieusement sans les données du concurrent
  • Temps passé à relancer les installateurs pour obtenir les documents
Longère de 1975, 200 m², Nouvelle-Aquitaine, radiateurs fonte + poêle à bois, posée en 2021

La PAC et le poêle se partagent le travail, tant mieux

Dans une grande maison comme la nôtre, le poêle fait le salon et la cuisine, la PAC s'occupe du reste. On a gardé les radiateurs fonte, et la machine monte à 65 °C de départ d'eau quand il faut, donc elle suit. Le SCOP de 3,4 en W55 est honnête pour ce type d'émetteurs, on n'est pas dans le miracle mais ça tient.

Le piège, c'est quand les deux tournent en même temps. Le poêle chauffe l'air, la PAC continue de chauffer l'eau, et on se retrouve avec 24 °C dans le salon et des chambres à 18. On a fini par couper la zone salon quand le poêle est allumé. C'est un coup à prendre, mais ça demande de la discipline.

Depuis, on utilise moins de bois qu'avant, et la PAC prend le relais la nuit quand le feu s'éteint. Je ne regrette pas les radiateurs fonte, ils encaissent bien la montée en température lente de la PAC.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,4 en W55 correct pour des radiateurs fonte
  • Départ d'eau à 65 °C compatible avec l'existant
  • Moins de bois consommé sur la saison
Ce qui coince
  • Surchauffe du salon quand poêle et PAC tournent ensemble
  • Nécessite de couper des zones manuellement
Pavillon de 1992, 155 m², Hauts-de-France, radiateurs acier, posée en 2020

Le contrat d'entretien, on me l'a vendu au moment du devis

L'installateur m'a proposé un contrat annuel à la signature, ce que j'ai accepté sans trop réfléchir. Depuis, quelqu'un passe une fois par an, vérifie l'étanchéité, les pressions, l'échangeur. C'est obligatoire de toute façon, donc je ne vois pas l'intérêt de chercher ailleurs.

En revanche, le prix a augmenté après la première année. On est passé de 180 à 240 euros sans explication claire. Le technicien dit que c'est la hausse des pièces détachées et du déplacement, mais ça fait quand même 33 % en un an. Je n'ai pas comparé avec d'autres prestataires, c'est peut-être le tarif du marché.

Ce que j'apprécie, c'est d'avoir un interlocuteur unique. Quand le circulateur a fait du bruit la deuxième année, il est repassé en trois jours. Sur une PAC, le contrat annuel obligatoire, ce n'est pas un luxe, c'est ce qui permet de garder la garantie constructeur si un pépin arrive. Mais je surveille la prochaine facture.

Ce qui marche
  • Visite annuelle conforme à l'obligation réglementaire
  • Interlocuteur unique et réactif en cas de panne
  • Garantie constructeur préservée
Ce qui coince
  • Hausse tarifaire de 33 % sans justification détaillée
  • Pas de mise en concurrence pour vérifier le prix
Maison ancienne de 1968, 245 m², Provence-Alpes-Côte d'Azur, radiateurs fonte, posée en 2023

L'abonnement qui passe de 9 à 15 kVA, la facture qu'on n'avait pas vue

Au moment du devis, on m'a parlé du prix de la machine et du crédit d'impôt. On ne m'a pas parlé du compteur. La maison était en 9 kVA, on est passés à 15 kVA après la pose. Avec l'appoint électrique intégré de 2,54 kW et le reste de la maison, ça disait stop.

Le changement d'abonnement a coûté une centaine d'euros chez Enedis, et la facture annuelle a grimpé d'environ 130 euros rien qu'à cause de la puissance souscrite. Ce n'est pas énorme rapporté à ce qu'on économise sur le fioul, mais c'est un poste qu'on n'avait pas anticipé.

Je le dis parce que personne ne le dit dans les devis : la PAC, c'est aussi une histoire de raccordement. Si votre tableau est ancien et que vous êtes déjà limite, prévoyez ce surcoût. La machine elle-même tourne bien, le SCOP de 4,75 en W35 est réaliste quand on a un plancher chauffant, ce qui n'est pas notre cas, mais on s'en sort avec le W55.

Ce qui marche
  • Machine performante une fois installée
  • Économies sur le fioul qui compensent la hausse d'abonnement
  • Appoint de 2,54 kW bien dimensionné pour la relance
Ce qui coince
  • Passage du compteur de 9 à 15 kVA non anticipé
  • Coût fixe annuel en hausse de 130 euros
  • Installateur qui n'avait pas posé la question du raccordement
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 110 à 200 m² qui ont besoin de monter l'eau à 55 °C ou plus, avec des radiateurs existants conservés, en rénovation comme en RT2012. La puissance de 11,8 kW en W35 et le R32 en font une base solide pour qui veut éviter de tout changer.

À éviter si

Vous êtes en maison mal isolée et en zone à hivers très froids sous -10 °C prolongés, la machine s'arrête et vous restez sur l'appoint. Et si vous n'avez pas prévu le budget abonnement et entretien annuel, le surcoût total peut surprendre la première année.

Questions fréquentes

Faut-il changer de compteur électrique pour installer cette PAC ?

Pas systématiquement, mais c'est un point à vérifier avant la pose. Avec un appoint électrique intégré de 2,54 kW et une maison déjà équipée en électroménager, un abonnement de 9 kVA peut devenir juste en hiver.

Le passage à 12 ou 15 kVA implique un coût de modification chez le gestionnaire de réseau et une hausse du prix de l'abonnement. Cela ne remet pas en cause le choix de la PAC, mais ça doit figurer dans le budget prévisionnel.

La machine est-elle bridée si l'eau doit sortir à 65 °C ?

Non, la température maximale de départ d'eau est justement de 65 °C. C'est ce qui permet de conserver des radiateurs haute température sans forcément les remplacer.

En pratique, plus on monte la température de départ, plus le rendement baisse. Le SCOP de 4,75 annoncé correspond au régime W35, celui d'un plancher chauffant. En W55, avec des radiateurs classiques, le SCOP retombe à 3,4. C'est la même machine, mais pas le même usage.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence est annoncée à -7 °C en régime W35. Concrètement, sous ce seuil, l'appoint électrique prend le relais pour maintenir la consigne. La machine continue de fonctionner, mais elle ne suffit plus seule.

En dessous de -10 °C, elle s'arrête complètement. C'est la limite de fonctionnement. Dans les régions où l'on descend sous -10 °C plusieurs nuits d'affilée, il faut prévoir une solution de repli ou accepter que l'appoint chauffe seul pendant ces épisodes.

L'entretien annuel est-il vraiment obligatoire ?

Oui, pour les équipements contenant plus de 5 tonnes équivalent CO2 de fluide frigorigène, ce qui est généralement le cas sur une PAC de cette puissance. Un professionnel doit vérifier l'étanchéité du circuit et l'état général.

Le contrat annuel coûte en général entre 150 et 250 euros selon les régions et l'installateur. Ce n'est pas ce qui pèse le plus dans le budget global, mais il faut penser à le provisionner, et vérifier que le prestataire reste disponible en cas de panne en pleine vague de froid.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)11,8 kW
SCOP a 35 °C4,75
Efficacite saisonniere W35187 %
Puissance de dimensionnement (W55)11,4 kW
SCOP a 55 °C3,4
Efficacite saisonniere W55133 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure65 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesMHP-V12WD2N8+HB-P160CG or HB-P160CD30G or HB-P160CDS60Gor HB-P160CDS90G, MHP-V12WD2RN8 +HB-P160CG,HB-P160CD30G,HB-P160CDS60G,HB-P160CDS90G

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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