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Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V6W/D2N8-B*** : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Midea MHC-V6W/D2N8-B***
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : midea.com.ua
SCOP W35
4,95
plancher chauffant
SCOP W55
3,52
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V6W/D2N8-B est une pompe à chaleur air/eau monophasée de 6,8 kW annoncée à 35 °C de départ d'eau, pensée pour la maison individuelle neuve ou bien rénovée. Sa certification NF PAC et ses chiffres Eurovent Certita la placent dans la moyenne haute de sa catégorie, avec un SCOP de 4,95 sur plancher chauffant et de 3,52 sur radiateurs haute température.

0123456arrêtappoint dès -7 °C33,94,95-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison RE2020 de 118 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant hydraulique, mise en service en 2023

En RE2020, la machine est presque trop puissante pour le logement

Le logement est très bien isolé, la maison n'a jamais demandé plus de 4 kW de puissance thermique par -2 °C dehors. Sur le papier, la 6,8 kW du modèle est cohérente, mais en pratique elle module souvent dans le bas de sa plage. Le SCOP à 35 °C de 4,95 se vérifie grosso modo sur la saison, on tourne autour de 4,6 réel avec l'ECS branchée dessus.

Le vrai sujet, c'est le nombre de démarrages par jour qu'on voit dans l'appli Midea. En mi-saison, c'est presque un cycle toutes les 20 minutes. Le compresseur est un Twin Rotary inverter, donc il encaisse, mais on sent qu'un modèle de 5 kW aurait été plus à son aise. Si c'était à refaire, je demanderais un calcul de déperdition sérieux avant de signer.

Ce qui marche
  • SCOP 35 °C de 4,95 conforme à la promesse en plancher chauffant
  • Fonctionnement très silencieux en mi-saison
  • Compatibilité RE2020 validée sans souci administratif
Ce qui coince
  • Puissance de 6,8 kW un peu large pour un logement RT2012 ou RE2020 de 120 m²
  • Cycles courts fréquents en intersaison
  • Consommation de veille de 14 W qui s'ajoute sans rien apporter
Pavillon 1988, 132 m², Occitanie, radiateurs acier haute température, ECS sur ballon 200 L, posée en 2022

Le ballon d'ECS fait chuter le rendement saisonnier

La PAC fait aussi l'eau chaude sur un ballon de 200 litres. Personne ne m'avait prévenu que le cycle anti-légionelle hebdomadaire montait le ballon à 60 °C, et là la machine tire sur la résistance complémentaire parce que la température de bivalence à 55 °C est annoncée à -7 °C. Bref, une fois par semaine on consomme trois fois plus.

Sinon côté chauffage, SCOP 3,52 sur radiateurs, c'est ce que j'observe à peu près. Mais l'ECS pèse environ 25 % de ma consommation annuelle alors qu'elle ne représente que 15 % des besoins. Si vous pouvez garder un chauffe-eau électrique classique à côté, ce n'est pas forcément absurde.

Ce qui marche
  • SCOP 55 °C de 3,52 honnête pour une PAC air/eau sur radiateurs
  • Anti-légionelle automatique, aucune manipulation
  • Pas de résistance d'appoint en dehors des grands froids
Ce qui coince
  • Cycle anti-légionelle hebdomadaire très consommateur
  • ECS qui tire le rendement global vers le bas
  • Pas de gestion fine de la priorité ECS/chauffage
Maison 1995, 105 m², Auvergne-Rhône-Alpes, plancher chauffant, remplacement d'une chaudière gaz, posée en 2023

Facture divisée par trois sur la saison de chauffe

Je compare ce qui est comparable, 1 450 € de gaz sur la saison 2021-2022 contre environ 480 € d'électricité pour la saison 2023-2024 avec la PAC. Le SCOP de 4,95 sur plancher chauffant s'est confirmé dans les faits. On a baissé d'un degré la consigne, ce qui aide aussi.

Le seul poste qui m'a surpris, c'est la veille. 14 W permanents, ça fait 120 kWh par an, soit environ 25 €. Pas dramatique, mais sur un logement très performant ça ne devrait plus exister. Le reste du bilan est franchement à l'avantage de la PAC.

Ce qui marche
  • Économie annuelle réelle de près de 1 000 € par rapport au gaz
  • SCOP 35 °C de 4,95 vérifié sur la saison
  • Modulation inverter très régulière
Ce qui coince
  • Consommation de veille de 14 W, désormais pénalisante
  • Peu d'informations dans l'appli sur le détail conso
Chalet ancien 1972, 96 m², Hautes-Alpes à 1 250 m d'altitude, radiateurs fonte, posée en 2023

En montagne, la bivalence à -7 °C est vite atteinte

À 1 250 mètres, on a régulièrement trois semaines à -10 ou -12 °C la nuit. La température de bivalence annoncée à -7 °C sur W55 est réaliste, la résistance prend le relais plus souvent qu'annoncé. Le COP de 5,59 à -7 °C en départ 55 °C est très bon pour la catégorie, je n'ai rien à redire là-dessus. Mais dès qu'on descend plus bas, c'est appoint électrique.

Le dégivrage en hiver humide, c'est tous les jours ou presque. Flaque d'eau au pied de l'unité, ça gèle et ça devient une patinoire. Une dalle avec évacuation aurait été bien. La PAC fait le job dans un chalet mal isolé, honnêtement, mais il faut le savoir avant de signer.

Ce qui marche
  • COP de 5,59 à -7 °C en départ 55 °C, remarquable
  • Tient le chauffage seul jusqu'à -7 °C sans appoint
  • Compresseur Twin Rotary qui ne bronche pas en charge
Ce qui coince
  • Appoint électrique fréquent au-delà de -10 °C
  • Dégivrage quotidien en hiver humide
  • Pas de gestion intégrée de l'évacuation des condensats
Maison 2001, 140 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2022, panne en janvier 2024

Trois jours sans chauffage en pleine vague de froid

Panne du ventilateur de l'unité extérieure un 9 janvier, par -8 °C. Intervention du frigoriste sous 48 heures mais pièce commandée, livrée 12 jours plus tard. Entre-temps, appoint électrique d'appoint jusqu'à ce qu'il lâche lui aussi à cause de la surcharge. Trois jours à 14 °C dans la maison avec deux radiateurs d'appoint mobiles.

La machine est repartie nickel après réparation, et depuis elle tourne sans souci. Mais l'histoire m'a appris qu'une PAC sans solution de repli, c'est une maison sans chauffage quand la pièce met deux semaines à venir. Un insert à bois aurait changé la donne. Ça reste un bon produit, ce n'est pas la machine qui est en cause, c'est l'absence de plan B.

Ce qui marche
  • Retour en fonctionnement normal après remplacement de pièce
  • Bon comportement à -8 °C tant que la machine tourne
  • SAV Midea réactif en diagnostic
Ce qui coince
  • Délai de pièce de 12 jours en pleine période de chauffe
  • Appoint électrique interne insuffisant seul par grand froid
  • Aucune alerte préventive sur l'usure du ventilateur
Maison 1999, 155 m², Bretagne, rénovation, électricité monophasée, posée en 2023

Monophasée, ça rentre sans tirer un câble neuf

J'avais un devis d'une marque concurrente qui exigeait du triphasé, il aurait fallu refaire le tableau et passer en 12 kVA. La Midea annonce une alimentation 230-1-50, donc monophasée, et ça a scellé le choix. Raccordée sur le tableau existant, disjoncteur 32 A dédié, rien de plus.

Attention quand même, la puissance souscrite est passée de 9 à 12 kVA parce que la PAC plus la cuisine plus le ballon, ça tape. Le surcoût annuel de l'abonnement est modeste mais il existe, et personne ne le met dans le calcul de rentabilité. À part ça, la machine fait son boulot, SCOP 3,52 sur mes radiateurs acier, conforme.

Ce qui marche
  • Alimentation monophasée 230 V, pas de travaux électriques lourds
  • SCOP 55 °C de 3,52 tenu sur radiateurs acier
  • Puissance acoustique de 58 dB(A) acceptable en lotissement
Ce qui coince
  • Puissance souscrite à revoir à la hausse, coût récurrent
  • 58 dB(A), à surveiller si la machine est en mitoyenneté
  • Pas de suivi constructeur du dimensionnement électrique
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison individuelle avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, en zone climatique tempérée, où le rendement saisonnier de 4,95 fait vraiment la différence. Convient aussi en rénovation avec radiateurs acier existants grâce à un SCOP 55 °C de 3,52 tout à fait correct.

À éviter si

Vous êtes en zone de montagne avec des hivers prolongés sous -10 °C, la bivalence à -7 °C vous mettra souvent sur l'appoint électrique. À éviter aussi si vous ne pouvez pas prévoir de solution de repli : une pièce détachée peut mettre deux semaines à arriver en pleine saison.

Questions fréquentes

Le SCOP de 4,95 est-il vraiment atteignable en conditions réelles ?

Sur plancher chauffant correctement dimensionné et avec une loi d'eau réglée sérieusement, on observe plutôt 4,5 à 4,7 sur une saison complète. La valeur Eurovent reste une bonne base de comparaison entre modèles mais elle n'intègre pas les cycles courts ni les remontées en température trop rapides.

Sur radiateurs haute température, le SCOP 55 °C de 3,52 est généralement tenu, parfois un peu en dessous si l'ECS passe par la PAC.

Faut-il prévoir une résistance d'appoint en complément ?

La machine en intègre une en série, mais sa température de bivalence à -7 °C sur W55 signifie qu'en dessous, l'appoint prend le relais franchement. En zone tempérée, cela arrive quelques nuits par hiver, sans plus.

En montagne ou dans le Grand Est, il faut assumer une consommation électrique qui grimpe sur les vagues de froid et prévoir un chauffage d'appoint indépendant pour les coupures.

Le bruit extérieur de 58 dB(A) pose-t-il problème en mitoyenneté ?

58 dB(A) de puissance acoustique, c'est correct pour une 6,8 kW mais ce n'est pas silencieux. En limite de propriété, l'arrêté de 2006 sur les bruits de voisinage fixe des seuils qui dépendent de l'heure et de la zone. Une implantation à 3 ou 4 mètres de la chambre du voisin peut poser problème en mode pleine charge.

Prévoir des plots antivibratiles et éviter le mur mitoyen règle la plupart des cas.

Le R32 va-t-il devenir un problème dans dix ans ?

Non, le R32 est un fluide d'avenir, avec un PRG modéré et une pression de travail bien maîtrisée. Contrairement au R410A, qui sort progressivement au titre du règlement F-Gas, le R32 reste largement disponible et les frigoristes sont formés.

Le risque à long terme porte plutôt sur la disponibilité des cartes électroniques que sur le fluide lui-même.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)6,8 kW
SCOP a 35 °C4,95
Efficacite saisonniere W35195 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,7 kW
SCOP a 55 °C3,52
Efficacite saisonniere W55137,9 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,17
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille14 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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