Pacoscope
Midea · MHC Seriers

Midea MHC-V6WD2N7-*** : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
SCOP W35
4,89
plancher chauffant
SCOP W55
3,82
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

La Midea MHC-V6WD2N7 est une pompe à chaleur air/eau monophasée de 6,4 kW en régime plancher chauffant, animée par un compresseur Twin Rotary à vitesse variable et fonctionnant au R290. Ses performances certifiées Eurovent la placent haut : SCOP de 4,89 en W35 et 3,82 en W55, avec une bivalence annoncée à -7 °C. C'est une machine taillée pour la rénovation, y compris sur radiateurs existants, dans un logement de 100 à 140 m² correctement isolé ou en cours d'amélioration.

0123456arrêtappoint dès -7 °C2,953,94,9-7 °C+2 °C+7 °Ctempérature extérieureCOP
Départ 30-35 °C, mesure à pleine charge
Rendement mesuré à pleine charge, en départ d'eau 30 à 35 °C. Plus il fait froid, plus le COP baisse : c'est précisément au moment où l'on chauffe le plus que la machine est la moins efficace.
Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Villa de plain-pied, 118 m², Isère, plancher chauffant, installée en 2021, contrat d'entretien depuis la première année

Le contrat d'entretien, obligatoire mais pas donné

J'ai signé un contrat annuel à 210 € TTC, ce qui couvre le contrôle d'étanchéité du circuit R290, le nettoyage de l'échangeur extérieur, la vérification des pressions et le contrôle du réglage de la loi d'eau. L'intervenant passe une heure et demie, il me remet un rapport avec l'attestation d'entretien qui va avec la garantie constructeur.

Ce qu'on ne dit pas assez, c'est que sur une machine au R290 et certifiée NF, le passage annuel est aussi le moment où le frigoriste vérifie la charge, qui est faible sur ce modèle. Ça justifie le tarif sans le rendre agréable. J'ai regardé ailleurs, les prix vont de 160 à 280 € selon les régions.

Ce qui marche
  • Contrat lisible, rapport écrit remis systématiquement
  • Le contrôle d'étanchéité R290 est intégré à la prestation
  • Préserve la garantie constructeur
Ce qui coince
  • Tarif annuel qui pèse sur le budget global
  • Reste à charge non couvert par les aides
Maison de 1998, 132 m², Loire-Atlantique, plancher chauffant existant, installée en 2022

La panne de janvier, et ce qui a tenu la maison

Panne de carte électronique en pleine vague de froid, trois jours sans PAC. La température extérieure descendait à -4 °C, donc au-dessus de la bivalence annoncée à -7 °C en W55, mais la machine était arrêtée. On a passé trois jours avec deux radiateurs électriques d'appoint branchés dans le séjour et une cheminée ouverte.

Côté repli, on s'en est sorti à 60 € d'électricité en plus sur la semaine. Le vrai problème, c'est que le frigoriste a mis dix jours à recevoir la carte. Sur une machine récente et certifiée, ça surprend. Depuis, j'ai un radiateur d'appoint permanent dans la chambre du fond, on ne sait jamais.

Ce qui marche
  • Performance correcte dès que la machine tourne
  • Installateur réactif sur le diagnostic
Ce qui coince
  • Délai d'approvisionnement de pièce détachée trop long
  • Pas de solution de repli intégrée, à prévoir soi-même
Appartement en résidence de 2005, 88 m², Toulouse, remplacement d'un chauffe-eau électrique, installée en 2023

L'eau chaude produite par la PAC, agréable mais avec des réserves

Le ballon couplé à la PAC fait le job, mais le cycle anti-légionelle hebdomadaire monte l'eau à 60 °C en consommant beaucoup. Sur une année, ça se voit sur la facture, même si la PAC reste plus sobre qu'un cumulus classique. Je programme le cycle la nuit en heures creuses, ça limite les dégâts.

En été, la PAC tourne pour l'ECS uniquement, et là elle consomme peu parce qu'elle travaille en régime doux. L'hiver, c'est différent : elle cumule avec le chauffage et le rendement se dégrade. Rien d'anormal, mais il faut le savoir avant de signer pour la version avec ballon intégré.

Ce qui marche
  • Consommation ECS inférieure à un cumulus électrique classique
  • Cycle anti-légionelle programmable en heures creuses
Ce qui coince
  • Montée à 60 °C énergivore
  • Rendement ECS dégradé en hiver
Maison de 1985, 126 m², Moselle, radiateurs acier conservés, installée en 2022

Rentabilité recalculée après deux hivers

Sur le papier, l'installateur m'annonçait un retour sur investissement de neuf ans. Après deux hivers complets, je suis plus près de onze. Le prix du kWh a augmenté de 22 % entre mon devis et la deuxième saison de chauffe, ce qui allonge mécaniquement le délai. La PAC reste devant le fioul, mais l'écart s'est réduit.

Avec un SCOP de 3,82 en W55, ma consommation annuelle tourne autour de 4 800 kWh pour 13 500 kWh de chaleur produite. C'est cohérent avec la fiche technique. Ce qui bouge, ce n'est pas la machine, c'est le tarif du kWh électrique et la fin progressive de certaines aides. Je referais le choix, mais avec moins d'optimisme sur les chiffres.

Ce qui marche
  • Consommation mesurée proche des valeurs certifiées
  • Économie toujours réelle par rapport au fioul
Ce qui coince
  • Retour sur investissement allongé par la hausse du kWh
  • Dépendance forte au contexte tarifaire et aux aides
Maison de 1972, 105 m², Hautes-Pyrénées, radiateurs fonte, installée en 2021

L'unité intérieure prend de la place, il faut le prévoir

J'avais sous-estimé l'encombrement du module intérieur, avec le ballon ECS intégré. Il a fallu lui consacrer un mur entier de la buanderie et une hauteur d'homme pour le passage des liaisons. Sur 105 m², on sacrifie presque deux mètres carrés utiles. Ce n'est pas dramatique, mais dans une maison déjà serrée au niveau des rangements, ça se sent.

Si c'était à refaire, je prendrais la version séparée, avec le ballon dans un autre local. La machine en elle-même est discrète en fonctionnement, c'est vraiment la place occupée qui pèse à l'usage. À anticiper sur le plan, pas en discussion avec l'installateur la veille du chantier.

Ce qui marche
  • Unité intérieure silencieuse à l'usage
  • Compacité correcte pour une machine avec ECS intégrée
Ce qui coince
  • Emprise au sol significative en version avec ballon
  • Manque d'anticipation fréquent sur ce point
Maison de 1990, 138 m², Normandie, radiateurs fonte + deux planchers en réno, installée en 2022

La facture de la première saison, sans filtre

Avant : chaudière fioul, environ 2 300 € de fuel sur la saison, plus un peu d'entretien. Après : 1 080 € d'électricité sur la première saison de chauffe complète, chauffage et ECS inclus. Le gain est net, même si les deux hivers qui ont suivi ont été un peu plus froids et ont poussé la facture à 1 250 € puis 1 340 €.

Ce qui compte, c'est de comparer à logement constant. Mon installateur m'avait annoncé 900 € la première année, j'étais en réalité à 1 080 €. L'écart vient en partie du réglage initial de la loi d'eau, jamais retouché depuis, et que j'ai fini par corriger moi-même en suivant la notice. Là, j'ai gagné environ 120 € par hiver sur la même consigne.

Ce qui marche
  • Économie nette par rapport au fioul dès la première saison
  • Bon comportement en mi-saison, sans appoint
Ce qui coince
  • Écart sensible entre devis et facture réelle en première année
  • Réglage de la loi d'eau laissé à l'abandon par l'installateur
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une maison de 100 à 140 m² en rénovation, avec plancher chauffant ou radiateurs existants, dans une zone climatique qui ne descend pas durablement sous -7 °C.

À éviter si

Si vous vivez en zone de montagne avec des hivers prolongés sous -10 °C, ou si vous ne disposez pas de la place nécessaire pour l'unité intérieure et son ballon.

Questions fréquentes

Le R290 de cette machine pose-t-il un problème de recharge ou de pièces à dix ans ?

Non, le R290 est au contraire le fluide d'avenir au titre du règlement F-Gas, contrairement au R410A qui sort progressivement du marché. La charge est faible et le circuit est conçu pour ce fluide depuis l'origine.

Pour les pièces détachées, la disponibilité dépend surtout du réseau de l'installateur, pas du fluide. C'est un point à vérifier avec le revendeur avant signature, comme pour n'importe quelle marque.

Faut-il obligatoirement un contrat d'entretien annuel ?

Oui, pour toute PAC contenant plus de 5 tonnes équivalent CO2, et de toute façon pour conserver la garantie constructeur. Sur cette machine, le contrôle d'étanchéité et la vérification du circuit font partie du contrat.

Comptez entre 160 et 280 € par an selon les régions et l'étendue de la prestation. Le contrat doit donner lieu à une attestation écrite que vous conservez.

La bivalence annoncée à -7 °C veut dire quoi concrètement pour la facture de janvier ?

C'est la température extérieure à partir de laquelle la PAC ne fournit plus toute la chaleur nécessaire et où l'appoint électrique prend le relais. Au-dessus de -7 °C, elle fonctionne seule.

En dessous, et surtout si vous êtes en W55 sur radiateurs haute température, l'appoint se déclenche et la facture du mois grimpe mécaniquement. Sur les hivers doux de l'Ouest et du Sud, ça reste rare. En zone continentale, c'est à surveiller.

La consommation en veille de 9 W, est-ce que ça compte vraiment sur l'année ?

9 W en veille continue représentent environ 79 kWh par an, soit une quinzaine d'euros au tarif actuel. Ce n'est pas neutre mais ce n'est pas ce qui décide de la rentabilité.

Sur une machine qui produit 13 000 kWh de chaleur dans l'année, la veille pèse moins de 2 % de la consommation totale. À garder en tête pour arbitrer entre deux modèles très proches, pas au-delà.

Fiche technique certifiée

Puissance de dimensionnement (W35)6,4 kW
SCOP a 35 °C4,89
Efficacite saisonniere W35192,6 %
Puissance de dimensionnement (W55)5,9 kW
SCOP a 55 °C3,82
Efficacite saisonniere W55149,7 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)2,41
Temperature de bivalence (W35)n.c.
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille9 W
Fluide frigorigeneR290
Alimentation230-1-50
TypeMonobloc
CompresseurTwin Rotary · Variable

Source : NF414 / Eurovent Certita. Valeurs déclarées par le fabricant dans le cadre de la certification.

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