Le calcul de rentabilité refait trois ans après, avec le kWh qui a bougé
Quand j'ai signé, le kWh électrique était encore bas et le fioul venait de flamber. Sur le papier, l'affaire était entendue en sept ans. Trois hivers plus tard, j'ai ressorti le tableur avec les vrais tarifs et la vraie consommation, et la bascule est moins nette. Le SCOP de 3,23 à 55 °C, c'est le chiffre qui compte chez moi, parce que mes radiateurs acier ne descendent pas sous 45 °C d'eau en janvier. À ce SCOP, chaque kWh utile me coûte plus cher qu'annoncé dans le devis initial.
Ce que personne ne m'avait dit, c'est que la rentabilité dépend surtout du prix de l'électricité et de la météo, pas de la machine. Un hiver doux avec des températures autour de 5 °C, la PAC tourne dans sa zone confortable et la facture reste sage. Un hiver avec des jours à -5 °C, elle s'appuie sur son appoint et sur la résistance, et le calcul se dégrade.
Aujourd'hui je dirais que la rentabilité est là, mais autour de dix ans et pas de sept. C'est honnête, ce n'est juste pas le discours commercial.
- SCOP correct même en configuration radiateurs à 55 °C
- Consommation contenue tant que les températures restent douces
- La rentabilité annoncée est fragile face à la hausse du kWh
- L'appoint électrique intégré pèse sur les factures des hivers froids




