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Mitsubishi Electric

Mitsubishi Electric Ecodan Multi Inverter 5+200D : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric Ecodan Multi Inverter 5+200D
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
4
plancher chauffant
SCOP W55
2,85
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
64 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Ecodan Multi Inverter 5+200D est une pompe à chaleur air/eau monobloc de milieu de gamme, annoncée pour 7,12 kW à 35 °C et 6,7 kW à 55 °C. Elle est taillée pour des logements de 100 à 160 m² correctement isolés, avec une préférence nette pour les émetteurs basse température. Sur radiateurs existants à haute température, la machine reste dans le jeu mais sans marge.

Bruit de l'unité extérieure64 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Élevée. En limite de propriété, prévoir écran acoustique et plots antivibratiles.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

maison individuelle de 1987, 128 m², Haute-Garonne, plancher chauffant au rez-de-chaussée et radiateurs à l'étage, posée en 2021

Le calcul refait trois ans plus tard, moins flatteur mais toujours tenable

Quand j'ai signé en 2021, le vendeur m'a sorti un tableau avec un kWh à 0,15 euro et une rentabilité en sept ans. Aujourd'hui le tarif a pris quarante pour cent et mon calcul est repassé à onze ans. Ce n'est pas la faute de la PAC, c'est celle du contexte tarifaire. Ce qui m'a sauvé, c'est le SCOP de 4 annoncé sur plancher chauffant : en relevant mes consommations réelles sur trois hivers, je suis à peu près dessus, ce qui veut dire que le rendement tient et que seul le prix du kWh a bougé.

Du coup j'ai arrêté de raisonner en euros et je raisonne en kWh économisés. Je suis passé de 2 400 litres de fioul à environ 9 500 kWh électriques par an, chauffage et eau chaude compris. Le ratio n'a pas changé avec les tarifs, c'est déjà ça. Ce que je referais différemment : signer un contrat d'entretien dès la première année plutôt que la troisième, parce que sans réglage fin de la loi d'eau la première saison a été moins bonne que les suivantes.

Ce qui marche
  • SCOP de 4 tenu en conditions réelles sur plancher chauffant
  • Consommation stable dans le temps, seul le prix du kWh a dérapé
Ce qui coince
  • Rentabilité initiale surestimée par le devis
  • Première saison mal réglée, faute d'entretien la première année
pavillon de 1994, 105 m², Loiret, radiateurs acier basse température, posée en 2019

Le contrat d'entretien, indispensable ou vendeur de vide ?

J'ai pris le contrat obligatoire chez l'installateur, 190 euros par an. Concrètement, la visite dure une heure : contrôle du circuit, nettoyage de l'échangeur, vérification de la pression, et c'est tout. Aucun contrôle d'étanchéité du fluide, ce qui est logique puisque le R32 est un fluide A2L et que sur une machine de cette puissance les obligations réglementaires sont légères.

Ce que j'y gagne vraiment, c'est le réglage de la loi d'eau. Le technicien a passé vingt minutes à corriger ma courbe après le premier hiver. Résultat, environ huit pour cent de consommation en moins. Ces vingt minutes valent à elles seules l'abonnement. Si vous avez un installateur qui fait vraiment ce travail, gardez-le. Si c'est de la visite de courtoisie, autant payer un frigoriste à l'heure tous les trois ans.

Ce qui marche
  • Réglage de la loi d'eau inclus qui a fait baisser la conso
  • Visite annuelle utile pour le suivi du circuit
Ce qui coince
  • Prix élevé pour une heure de présence
  • Pas de contrôle d'étanchéité, contrairement à ce qu'on imagine
maison de ville mitoyenne de 1930, 92 m², Bas-Rhin, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Le R32, ce n'est pas un détail pour la revente

J'ai beaucoup lu avant de signer, surtout sur le F-Gas. Le R410A disparaît progressivement du marché, et j'ai écarté deux devis à cause de ça. Avec le R32 de cette machine, je me dis que je suis tranquille pour quinze ans, et que si je revends en 2035, l'acheteur ne se demandera pas si la recharge sera possible.

Bon, il y a un bémol. Le R32 est légèrement inflammable, classification A2L. Mon installateur a dû poser l'unité extérieure à une distance minimale d'une fenêtre et d'une grille d'aération, ce qui a limité le choix d'implantation. C'est passé, mais j'aurais aimé le savoir au moment du devis, pas au moment de la pose. Le surcoût de cette contrainte, c'est surtout du temps perdu et un support supplémentaire.

Ce qui marche
  • Fluide d'avenir, cohérent avec la trajectoire F-Gas
  • Valeur résiduelle de la machine préservée
Ce qui coince
  • Contrainte A2L sur l'implantation non annoncée au devis
  • Distance minimale des ouvrants à respecter
maison de 2003, 145 m², Vendée, radiateurs acier + plancher chauffant partiel, posée en 2023

Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore, le calcul qui hésite

Ma chaudière gaz condensation avait onze ans et tournait bien. Le devis PAC était à 12 800 euros avant aides, la chaudière neuve à 4 200. J'ai tranché sur le SCOP de 2,85 annoncé à 55 °C, parce que mes radiateurs acier demandent de l'eau à 50-55 °C en janvier. En clair, je ne profite pas du SCOP de 4, réservé au plancher chauffant, et je ne bénéficie même pas du meilleur rendement de la machine.

Sur la première saison complète, j'ai consommé l'équivalent de 1 150 euros de gaz en électricité, contre environ 1 450 en gaz les années précédentes. Gain réel, mais modeste, de l'ordre de 250 euros par an. À ce rythme, l'écart d'investissement se rembourse en vingt ans. Je ne regrette pas, pour le confort et pour le DPE, mais je ne conseillerais pas ce calcul à quelqu'un dont la chaudière gaz a encore cinq ans devant elle.

Ce qui marche
  • Gain annuel réel mais limité, environ 250 euros
  • Confort et DPE améliorés
Ce qui coince
  • Retour sur investissement très long face à une chaudière gaz récente
  • SCOP de 2,85 sur radiateurs haute température, loin du 4 annoncé sur plancher
pavillon de 1978 rénové, 115 m², Maine-et-Loire, plancher chauffant, posée en 2020

Le compteur a failli disjoncter en janvier

Personne ne m'avait prévenu : avec l'appoint électrique intégré de 1,57 kW, la PAC, le ballon, le four et le lave-linge, mon abonnement 9 kVA ne suivait plus. Première vague de froid, le compteur a coupé deux fois en une semaine. J'ai dû passer en 12 kVA, ce qui m'a coûté environ 80 euros de plus par an d'abonnement.

Ce n'est pas énorme, mais c'est une ligne qu'on oublie dans le devis. Et si vous avez un véhicule électrique en plus, il faut viser directement le 15 kVA. Sur le reste, la machine n'a pas bronché, la température limite de fonctionnement à -20 °C nous met largement à l'abri dans la région. C'est plutôt l'abonnement que la bécane.

Ce qui marche
  • Température limite à -20 °C, très confortable pour la région
  • Appoint électrique de 1,57 kW suffisant, peu de pointes
Ce qui coince
  • Passage obligatoire de 9 à 12 kVA
  • Abonnement annuel en hausse d'environ 80 euros
longère de 2001, 168 m², Côtes-d'Armor, plancher chauffant, poêle à bois en complément, posée en 2021

Le poêle et la PAC, la cohabitation qui demande des règles

J'ai un poêle à bois dans le séjour, et je pensais naïvement qu'il allait soulager la PAC. En pratique, les deux systèmes luttent l'un contre l'autre si on ne met pas de règles. Le poêle chauffe le séjour, les thermostats du plancher chauffant coupent dans cette zone, mais la PAC continue de tourner pour le reste de la maison. Résultat, elle module mal et fait des cycles courts.

Ce qu'on a fini par faire : on utilise le poêle en soirée seulement, et on baisse la consigne PAC de 2 °C dans la pièce concernée. Ça marche. Le reste du temps, la PAC seule suffit très bien, avec un SCOP de 4 annoncé sur plancher que je trouve crédible au vu de mes consommations. Le poêle est devenu un plaisir d'appoint, pas un pilier du chauffage.

Ce qui marche
  • Bonne entente une fois les consignes ajustées
  • SCOP de 4 sur plancher cohérent avec la conso observée
Ce qui coince
  • Sans règles, cycles courts et rendement dégradé
  • Réglages à reprendre à chaque changement de saison
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour un logement de 100 à 160 m² avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où le SCOP de 4 annoncé a de bonnes chances de se vérifier en conditions réelles.

À éviter si

Vous conservez des radiateurs haute température exigeant de l'eau à 55 °C, car le SCOP tombe alors à 2,85 et le gain face à une chaudière gaz récente devient très long à amortir.

Questions fréquentes

La machine est-elle bruyante pour le voisinage ?

La puissance acoustique extérieure annoncée est de 64 dB(A). C'est au-dessus du seuil de 62 dB(A) au-delà duquel l'implantation demande vraiment réflexion. En mitoyenneté ou en lotissement dense, mieux vaut prévoir un emplacement à distance des chambres voisines et, si possible, un écran acoustique.

En maison isolée ou avec un grand jardin, le sujet se règle tout seul avec la distance. Le bruit n'est pas rédhibitoire, mais ce n'est pas une machine silencieuse.

Peut-elle assurer l'eau chaude sanitaire toute l'année ?

La température maximale de départ d'eau annoncée est de 55 °C, ce qui suffit pour un ballon d'eau chaude classique, y compris en cycle anti-légionelle ponctuel qui monte plus haut grâce à l'appoint. En pratique, la machine chauffe le ballon la plupart du temps à 50-52 °C et l'appoint finit le travail.

Le point de vigilance, c'est le dimensionnement : si vous êtes une famille de cinq avec deux salles de bain, l'appoint électrique intégré de 1,57 kW peut être sollicité souvent en hiver.

Que se passe-t-il si la température descend très bas ?

La température limite de fonctionnement est annoncée à -20 °C. En dessous, la machine s'arrête. C'est une valeur qui couvre la quasi-totalité du territoire métropolitain hors zones de montagne.

La température de bivalence à 35 °C est de -7 °C, ce qui veut dire que sous ce seuil, l'appoint électrique prend le relais. Ce n'est ni une panne ni un problème, mais c'est ce qui explique les pointes de consommation en janvier dans les régions continentales.

Le R32 pose-t-il un problème pour l'installation ?

Le R32 est classé A2L, légèrement inflammable. Cela impose des distances minimales entre l'unité extérieure et les ouvrants (fenêtres, portes, grilles d'aération), ainsi qu'un volume minimal de local si l'unité est placée à l'intérieur. Un installateur sérieux intègre cette contrainte dès le devis.

Côté avantages, le R32 est un fluide d'avenir au regard du règlement F-Gas, ce qui sécurise les recharges et la valeur de la machine à dix ou quinze ans.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)7,12 kW
SCOP a 35 °C4
Efficacite saisonniere W35157 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,7 kW
SCOP a 55 °C2,85
Efficacite saisonniere W55111 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure64 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPXZ-5F85VG + EHSD-*M*D, PXZ-5F85VG + EHST20D-*M*D, PXZ-5F85VG + ERSD-*M*D, PXZ-5F85VG + ERST20D-*M*D

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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