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Mitsubishi Electric

Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 5-170D Packaged : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 5-170D Packaged
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
4,66
plancher chauffant
SCOP W55
3,3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
61 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Ecodan Power Inverter 5-170D Packaged est une pompe à chaleur air/eau monobloc de 5 kW, pensée pour la rénovation comme pour le neuf de taille modeste. Elle affiche un SCOP de 4,66 à 35 °C et de 3,3 à 55 °C, ce qui la place parmi les machines capables de tenir des radiateurs existants sans forcément tout casser. Son point fort tient dans sa plage de fonctionnement : elle descend jusqu'à -20 °C et bascule sur appoint électrique à -7 °C seulement en régime plancher chauffant.

Pour qui ? Un logement de 80 à 150 m², correctement isolé ou en cours d'amélioration, avec des émetteurs basse température ou des radiateurs fonte qu'on accepte d'alimenter à 55 °C. La machine est monobloc, compacte, et le fluide R32 la met à l'abri des fermetures de marché prévues par le règlement F-Gas. Reste que 5 kW, c'est 5 kW : en maison ancienne mal isolée ou en grand volume, elle peut vite se retrouver à la peine l'hiver.

Bruit de l'unité extérieure61 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Maison de lotissement de 1998, 105 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs acier basse température, posée en 2022

Remplacer une chaudière gaz qui marchait encore, le calcul qui hésite

La chaudière condensation avait douze ans, elle fonctionnait. J'ai quand même fait chiffrer une PAC, surtout pour sortir du gaz et sécuriser la facture sur dix ans. Ce qui m'a décidé, c'est le SCOP de 4,66 en régime 35 °C : mes radiateurs acier tournent à 45 °C maxi en janvier, donc je suis presque dans les conditions du label. Sur la saison, je suis passé d'environ 1 100 € de gaz à un peu plus de 600 € d'électricité, à usage égal.

L'appoint électrique intégré fait 0,81 kW, et il ne s'est déclenché qu'une poignée de nuits, vers -5 °C. La bivalence annoncée à -7 °C en régime 35 °C colle assez bien à ce que j'ai vu. Je ne regrette pas, mais je ne suis pas sûr que le calcul tienne si les radiateurs avaient dû tourner à 55 °C : là, le SCOP tombe à 3,3, et l'écart avec le gaz se resserre nettement.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,66 exploitable avec des radiateurs acier modérés
  • Appoint électrique discret sur une saison classique
Ce qui coince
  • Le gain s'effondre si les émetteurs exigent 55 °C
  • Investissement difficile à amortir sur une chaudière encore vaillante
Longère de 1986 rénovée partiellement, 130 m², Bretagne, radiateurs fonte conservés, posée en 2023

Poêle à bois et PAC dans la même pièce, qui prend le relais de qui

On avait déjà un poêle à bois de 7 kW dans le séjour, et on ne voulait pas s'en séparer. La PAC a donc été posée pour le reste de la maison, chambres et pièces du haut, avec les radiateurs fonte d'origine. Le SCOP à 55 °C annoncé, 3,3, correspond à ce qu'on demande à la machine : les fonte chauffent à 50-55 °C par grand froid.

En pratique, on allume le poêle le soir et la PAC tourne en continu à basse température. Le thermostat de la PAC est dans le couloir, à l'écart du poêle, donc pas de conflit de régulation. Ce qu'on n'avait pas anticipé : le dégivrage. En Bretagne humide, la machine dégivre souvent, et l'eau ruisselle au pied de l'unité. On a fini par mettre une petite dalle et un gravier drainant.

Ce qui marche
  • Cohabitation simple avec un poêle à bois si les thermostats sont bien placés
  • SCOP 55 °C suffisant pour des radiateurs fonte
Ce qui coince
  • Dégivrage fréquent en climat humide
  • Prévoir un drainage au pied de l'unité extérieure
Maison de ville de 1930, 88 m², Occitanie, radiateurs fonte, posée en 2024

L'eau chaude sanitaire, ce n'est pas le point fort de cette machine

La maison est chauffée correctement, rien à redire sur ce point. Mais je suis honnête : l'ECS, c'est compliqué. Le ballon associé fait ce qu'il peut, et le cycle anti-légionelle hebdomadaire monte l'eau à 60 °C, ce que la machine sait faire, c'est sa limite maxi de départ d'eau. Sauf que ces jours-là, elle tire beaucoup plus, et on le voit sur le compteur.

Avec deux adultes et un enfant, on n'est jamais en panne d'eau chaude, mais la relance après une absence prolongée est longue. Si c'était à refaire, je garderais peut-être un ballon électrique classique en complément, ou je prendrais une version avec ballon intégré plus gros. La PAC fait bien son travail de chauffage, l'ECS est un service qu'elle rend sans enthousiasme.

Ce qui marche
  • Chauffage efficace et sobre
  • Départ d'eau à 60 °C suffisant pour l'anti-légionelle
Ce qui coince
  • ECS lente à la relance
  • Cycle anti-légionelle gourmand en électricité
Maison de plain-pied de 2015, 110 m², Nouvelle-Aquitaine, plancher chauffant, posée en 2022

Partir dix jours en hiver et relancer la maison au retour

On part régulièrement en février, dix jours, parfois deux semaines. La première fois, on a baissé la consigne à 15 °C en mode absence. Au retour, la maison est remontée en température en une journée environ, sans que l'appoint électrique ne s'affole, ce qui m'a rassuré. La bivalence en régime plancher chauffant est annoncée à -7 °C, et cette semaine-là il faisait doux, donc la machine n'était pas sollicitée au maximum.

La consommation de relance est visible, peut-être 25 à 30 % de plus que la semaine équivalente en régime établi. Mais rien de catastrophique, la dalle n'était pas gelée. Depuis, on ne descend plus en dessous de 16 °C, et on a même arrêté le mode absence : la machine consomme 15 W en veille, autant la laisser réguler à bas régime.

Ce qui marche
  • Relance rapide grâce au plancher chauffant
  • Aucun appoint électrique déclenché au retour
Ce qui coince
  • Surconsommation sensible pendant la remise en température
  • Consommation de veille de 15 W à ne pas négliger sur l'année
Maison ancienne en pierre de 1950, 95 m², Normandie, radiateurs fonte, posée en 2023

Rafraîchir l'été, la machine ne le fait pas

Je le dis d'entrée : je pensais qu'avec une PAC air/eau on aurait un peu de frais l'été. Non. Cette machine fait du chauffage et de l'eau chaude, point. Pour rafraîchir, il faudrait une version réversible avec plancher chauffant rafraîchissant, et encore, avec une dalle qui accepte l'eau froide sans condensation.

Donc l'été, elle est arrêtée, sauf pour l'ECS. L'unité extérieure tourne quand même pour le ballon, et en période de canicule, elle est bruyante et elle tire. 61 dB(A) en puissance acoustique, ce n'est pas énorme mais ce n'est pas discret non plus quand on est dehors. Je le savais en signant, mais je le rappelle pour ceux qui croient que PAC veut dire climatisation.

Ce qui marche
  • Chauffage fiable en maison ancienne
  • ECS assurée toute l'année
Ce qui coince
  • Aucun rafraîchissement estival
  • Unité extérieure audible en fonctionnement continu l'été
Maison de lotissement de 2005, 120 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2021

Le compteur qui disjoncte quand l'appoint se déclenche

Personne ne m'avait prévenu : quand la PAC, l'appoint électrique et la cuisine tirent en même temps, le compteur saute. On était en 9 kVA, il a fallu passer à 12 kVA. Ce n'est pas la PAC seule qui pose problème, c'est le cumul. L'appoint intégré fait 0,81 kW, ce n'est pas énorme, mais avec un four, un lave-vaisselle et un ballon, on y arrive.

Le passage à 12 kVA a coûté environ 90 € d'abonnement annuel en plus, sans compter la modification du tableau. Rien de dramatique, mais c'est une ligne à mettre dans le budget prévisionnel. À noter aussi que la machine descend à -20 °C, ce qui rassure quand on est dans les Hauts-de-France : on n'a jamais vu l'appoint tourner plus de quelques heures d'affilée.

Ce qui marche
  • Fonctionnement à -20 °C rassurant en climat continental
  • Appoint électrique limité à 0,81 kW
Ce qui coince
  • Passage à 12 kVA quasi obligatoire
  • Coût caché de l'abonnement et du tableau
Le verdict

Pour quel logement ?

Un logement de 80 à 140 m² avec plancher chauffant ou radiateurs modérés, en rénovation comme en neuf, dans une région où l'hiver descend rarement sous -10 °C. La machine convient à qui veut sortir du gaz sans tout casser, avec un SCOP de 4,66 en régime 35 °C.

À éviter si

Les radiateurs exigent 55 °C et plus en permanence : le SCOP tombe à 3,3 et l'écart de facture avec le gaz se resserre. À éviter aussi en grand volume mal isolé, où 5 kW de puissance de dimensionnement seront justes les soirs de grand froid.

Questions fréquentes

Combien consomme-t-elle en veille ?

La fiche technique annonce 15 W en veille. Sur une année, cela représente environ 130 kWh, soit l'équivalent de quelques semaines de chauffage en mi-saison.

Ce n'est pas un poste majeur, mais cela justifie de couper l'alimentation hors saison de chauffe si la machine ne sert pas à l'eau chaude.

Cette PAC peut-elle alimenter des radiateurs fonte sans les remplacer ?

Oui, à condition d'accepter un régime de 55 °C. Le SCOP tombe alors à 3,3, ce qui reste correct mais nettement moins favorable qu'avec un plancher chauffant à 35 °C, où il grimpe à 4,66.

La température maximale de départ d'eau de la machine est de 60 °C, ce qui couvre la plupart des radiateurs fonte, mais pas ceux qui exigeraient un régime plus élevé en plein hiver.

Que se passe-t-il en dessous de -7 °C ?

En régime plancher chauffant, la température de bivalence est annoncée à -7 °C. C'est le seuil à partir duquel la machine a besoin d'un appoint pour tenir la consigne, et l'appoint électrique intégré fait 0,81 kW.

La machine continue de fonctionner jusqu'à -20 °C, mais avec un rendement qui se dégrade et un recours plus fréquent à l'appoint. En dessous de -20 °C, elle s'arrête.

Faut-il revoir la puissance du compteur électrique ?

Souvent, oui. La PAC seule ne fait pas disjoncter un abonnement de 9 kVA, mais cumulée avec l'appoint intégré et les usages classiques de la maison (four, lave-vaisselle, ballon), la limite est vite atteinte.

Prévoir le passage à 12 kVA est une précaution courante, avec un coût d'abonnement annuel supplémentaire et parfois une modification du tableau électrique.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)5 kW
SCOP a 35 °C4,66
Efficacite saisonniere W35183 %
Puissance de dimensionnement (W55)5 kW
SCOP a 55 °C3,3
Efficacite saisonniere W55129 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure61 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUZ-WM50VHA(-BS) + EHPT17X-*M*D, PUZ-WM50VHA(-BS) + ERPT17X-*M*D

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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