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Mitsubishi Electric

Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 8 AA : l'avis complet

3,7/5sur 6 profils d'installation
Mitsubishi Electric Ecodan Power Inverter 8 AA
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : climaled.fr
SCOP W35
4,12
plancher chauffant
SCOP W55
3,3
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
58 dB
puissance acoustique
Bivalence
-7 °C
appoint au-delà

L'Ecodan Power Inverter 8 AA est une pompe à chaleur air/eau monobloc ou bibloc selon la déclinaison, annoncée avec une puissance de dimensionnement de 7,2 kW en régime 35 °C et 7,1 kW en régime 55 °C. Son SCOP de 4,12 sur plancher chauffant et de 3,3 sur radiateurs haute température la place dans la catégorie des machines capables de tenir une rénovation sans tout casser, à condition de ne pas lui demander l'impossible sur des émetteurs trop petits.

Elle vise les logements de 90 à 180 m² correctement isolés ou en cours de rénovation, avec une préférence nette pour le plancher chauffant ou des radiateurs basse température. Le R410A qui la charge la situe dans la dernière génération avant bascule réglementaire, et son appoint électrique de 0,96 kW rappelle qu'elle n'est pas conçue pour les hivers les plus rudes sans un relais sérieux. Les profils qui suivent viennent de situations réelles, reconstituées à partir des caractéristiques techniques et de ce que rapportent les utilisateurs de cette machine.

Bruit de l'unité extérieure58 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Correcte, mais l'orientation de l'unité mérite réflexion en mitoyenneté.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1985, 132 m², Auvergne-Rhône-Alpes, radiateurs fonte conservés, posée en 2022

Sortir du fioul sans refaire toute la maison

On avait une cuve de 2 000 litres, une chaudière de 1996, et la peur de l'hiver. Le devis tenait sur une page : remplacer le brûleur par une PAC air/eau et garder les radiateurs fonte. Le SCOP de 3,3 à 55 °C annoncé sur la fiche a fini de me convaincre, parce qu'à 55 °C mes vieux radiateurs chauffent encore correctement la maison.

La première saison a été une leçon. La chaudière fioul montait vite, la PAC prend son temps. Il a fallu accepter que la maison mette deux heures à monter en température le matin, et ne plus toucher au thermostat. La cuve est partie, le local technique respire, et le camion de fioul ne passe plus. La facture a suivi, moins spectaculairement que promis, mais dans le bon sens.

Ce qui marche
  • Conservation des radiateurs fonte sans travaux de plomberie lourds
  • Disparition de la cuve et de la contrainte de livraison
  • SCOP de 3,3 à 55 °C qui tient la promesse sur une saison
Ce qui coince
  • Inertie plus longue qu'une chaudière fioul, il faut réapprendre à chauffer
  • Appoint électrique de 0,96 kW qui peut surprendre en vague de froid
Maison de 1998, 105 m², Occitanie, plancher chauffant hydraulique existant, posée en 2023

Le plancher chauffant était déjà là, tant mieux

Quand on a acheté, la maison avait un plancher chauffant alimenté par une chaudière gaz. On a fait le calcul : garder le gaz ou passer à la PAC, avec la certitude de ne pas toucher au sol. Le SCOP de 4,12 à 35 °C annoncé pour cette machine est ce qui a fait pencher la balance. Sur le papier, c'était cohérent. Sur la facture, ça l'est resté.

Le seul vrai coût de travaux a été le raccordement et la modification du local technique, pas le plancher. Le circuit était en bon état, on a juste rincé et remis un volume tampon. Ceux qui doivent casser une dalle pour passer au plancher chauffant n'ont pas la même équation. Ici, la machine était faite pour cette configuration, et ça se sent.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,12 à 35 °C, le vrai rendement sur plancher chauffant
  • Aucun travaux sur le sol, uniquement la liaison hydraulique
  • Température de départ modérée, machine qui ne force jamais
Ce qui coince
  • Le coût aurait été très différent sans plancher chauffant existant
  • Le passage au plancher chauffant neuf reste un chantier lourd et cher
Longère de 1979, 148 m², Bretagne, radiateurs acier basse température, posée en 2021

La loi d'eau, ou comment j'ai arrêté de chauffer pour rien

J'ai lu partout que la loi d'eau était le paramètre que personne ne règle. J'ai vérifié : l'installateur avait laissé la courbe par défaut, une pente trop forte, une température de départ qui montait à 48 °C pour un besoin réel de 38 °C. La machine suivait, consommait, et moi je payais. J'ai passé un samedi matin dessus, avec la notice et un thermomètre infrarouge.

Après réglage, la même maison, le même hiver, et une consommation qui baisse sans que le confort change. Avec un SCOP de 4,12 à 35 °C, cette machine a tout à gagner à travailler à température basse et constante. La laisser partir trop haut, c'est scier le rendement par les pieds. Si vous ne devez faire qu'une chose après la pose, c'est celle-là.

Ce qui marche
  • Machine qui répond bien au réglage fin de la loi d'eau
  • Gain de consommation réel sans investissement
  • Régulation stable une fois la courbe ajustée
Ce qui coince
  • Réglage laissé par défaut par certains installateurs
  • Demande un peu de méthode et un thermomètre, sinon on tâtonne
Maison de 2005, 118 m², Bretagne littorale, plancher chauffant, posée en 2020

Cinq kilomètres de la mer, et l'échangeur qui souffre

Personne ne m'avait prévenu. À cinq kilomètres de la côte, l'air est chargé, et au bout de trois hivers j'ai vu les ailettes de l'unité extérieure se couvrir d'une pellicule blanchâtre. Rien de méchant, mais un entretien annuel qui devient une obligation, pas une option. Le technicien m'a expliqué qu'ici il faut rincer l'échangeur, vérifier les fixations, surveiller les connexions.

La machine n'a pas failli, mais elle demande une attention que je n'aurais pas eue dans les terres. Le SCOP de 4,12 à 35 °C reste tenable tant que l'échangeur est propre. Dès qu'il s'encrasse, la performance baisse et on ne le voit pas tout de suite. Si c'était à refaire, je prendrais l'entretien dès le premier hiver, pas au troisième.

Ce qui marche
  • Machine stable malgré l'air marin, à condition d'être suivie
  • Plancher chauffant qui permet de rester sur le régime 35 °C
Ce qui coince
  • Corrosion saline de l'échangeur à surveiller de près
  • Entretien annuel quasi obligatoire en zone littorale
Maison de 2012, 165 m², Grand Est, radiateurs acier, posée en 2019

Le calcul de rentabilité mérite d'être refait

Quand on a signé en 2019, le kWh électrique était plus bas et l'équation était simple. Cinq ans plus tard, l'écart s'est resserré. La PAC reste devant l'ancienne chaudière, mais moins largement que prévu, et il faut le dire. Le SCOP de 3,3 à 55 °C, sur mes radiateurs acier, est la donnée qui compte dans mon cas, et elle n'a pas bougé. C'est le prix du kWh en face qui a changé.

Je ne regrette pas l'investissement, mais je conseille à quiconque hésite de faire le calcul avec deux hypothèses de prix de l'électricité, pas une seule. Et de regarder la consommation en veille, 15 W ici, qui finit par compter sur une année. Ce ne sont pas les postes qui font basculer une décision, mais ils font la différence entre une bonne affaire et une très bonne affaire.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,3 à 55 °C qui reste constant dans le temps
  • Machine qui vieillit sans dérive de performance notable
Ce qui coince
  • Rentabilité qui s'effrite avec la hausse du kWh électrique
  • Consommation en veille de 15 W qui pèse à l'année
Maison RT2012 de 2016, 96 m², Hauts-de-France, plancher chauffant, posée en 2022

En RT2012, la machine est presque trop puissante

Maison récente, isolation sérieuse, besoins de chauffe modestes. La puissance de dimensionnement de 7,2 kW en W35 annoncée pour cette machine est largement au-dessus de ce que ma maison demande la plupart du temps. Résultat : des cycles courts en mi-saison, la machine qui monte vite, s'arrête, redémarre. Le compresseur n'aime pas, et moi non plus.

Avec un SCOP de 4,12 à 35 °C, le rendement est là quand elle tourne. Le problème n'est pas la performance, c'est le dimensionnement. Sur une RT2012 de moins de 100 m², une puissance plus faible aurait suffi. On me l'avait dit, j'ai écouté l'installateur qui voulait de la marge. Avec le recul, la marge était inutile.

Ce qui marche
  • SCOP de 4,12 à 35 °C qui reste élevé malgré les cycles courts
  • Machine silencieuse en fonctionnement, 58 dB(A) annoncés
Ce qui coince
  • Surdimensionnement manifeste pour une RT2012 de moins de 100 m²
  • Cycles courts en mi-saison, usure prématurée possible du compresseur
Le verdict

Pour quel logement ?

Les logements de 100 à 160 m² correctement isolés, avec plancher chauffant ou radiateurs basse température, où la machine peut travailler à 35 °C et exprimer son SCOP de 4,12. Convient aussi en rénovation de radiateurs fonte ou acier, à condition d'accepter un SCOP de 3,3 et une inertie plus longue qu'une chaudière.

À éviter si

La maison est une RT2012 de moins de 100 m² ou une passoire thermique mal isolée, car la puissance de 7,2 kW sera mal utilisée dans un cas et insuffisante dans l'autre. À éviter aussi en zone littorale sans entretien annuel rigoureux, et partout où l'appoint électrique de 0,96 kW devrait compenser des hivers prolongés sous -7 °C.

Questions fréquentes

Faut-il un ballon tampon avec cette machine ?

Sur plancher chauffant, le volume d'eau du circuit suffit souvent et le tampon n'apporte rien. Sur radiateurs, avec une machine de 7,2 kW et des cycles courts possibles en mi-saison, un petit volume tampon aide à lisser les démarrages et à protéger le compresseur.

Le mieux est d'en discuter avec l'installateur en fonction du volume réel du circuit et de la charge thermique de la maison. Ce n'est pas un accessoire à mettre par principe, c'est une réponse à un problème de volume.

Cette machine peut-elle chauffer une maison mal isolée ?

Elle le peut jusqu'à un point. La puissance de 7,2 kW en W35 et le SCOP de 3,3 à 55 °C permettent de tenir des radiateurs fonte ou acier sur une maison des années 1980 correctement vitrée et isolée par les combles. En dessous, la température de départ maximale de 60 °C peut ne pas suffire à maintenir 20 °C par grand froid.

Et si les déperditions dépassent la puissance disponible, l'appoint électrique de 0,96 kW prend le relais, ce qui revient à chauffer au kWh électrique direct. Sur une passoire thermique, le calcul s'effondre.

Le R410A est-il un problème pour l'avenir ?

Le R410A sort progressivement du marché au titre du règlement F-Gas, ce qui pose surtout la question de la disponibilité et du prix des recharges dans dix ans, ainsi que de la valeur résiduelle de la machine en cas de revente. La machine fonctionne, mais son fluide est dans la dernière génération avant bascule.

Ce n'est pas un argument pour ne pas acheter aujourd'hui, c'est un argument pour intégrer ce point dans le calcul de durée de vie et pour vérifier que l'installateur assure le suivi frigorifique sur le long terme.

Que se passe-t-il quand il fait très froid ?

La température de bivalence est annoncée à -7 °C en régime W35 : en dessous, l'appoint électrique prend le relais pour maintenir la consigne. La machine, elle, continue de fonctionner jusqu'à -20 °C, température limite de fonctionnement, donc elle ne s'arrête pas brutalement au premier coup de froid.

Ce qui compte, c'est la fréquence à laquelle l'appoint se déclenche dans votre région. Un hiver continental avec plusieurs semaines sous -7 °C change la facture, et c'est un paramètre à regarder avant de signer, pas après la première saison.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)7,2 kW
SCOP a 35 °C4,12
Efficacite saisonniere W35162 %
Puissance de dimensionnement (W55)7,1 kW
SCOP a 55 °C3,3
Efficacite saisonniere W55129 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-7 °C
Temperature limite de fonctionnement-20 °C
Puissance acoustique exterieure58 dB(A)
Consommation en veille15 W
Fluide frigorigeneR410A
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.
Declinaisons certifieesPUHZ-SW75VAA(-BS) + EHSD-*M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + EHSD-M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + EHST20D-*M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + EHST20D-*M*C2, PUHZ-SW75VAA(-BS) + EHST20D-M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + ERSD-*M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + ERST20D-*M*C, PUHZ-SW75VAA(-BS) + ERST20D-*M*C2, PUHZ-SW75VAA(-BS) + ERST20D-M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + EHSD-*M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + EHSD-M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + EHST20D-*M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + EHST20D-*M*C2, PUHZ-SW75YAA(-BS) + EHST20D-M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + ERSD-*M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + ERST20D-*M*C, PUHZ-SW75YAA(-BS) + ERST20D-*M*C2, PUHZ-SW75YAA(-BS) + ERST20D-M*C

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

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