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Nibe

Nibe F2050-10 : l'avis complet

3,5/5sur 6 profils d'installation
Nibe F2050-10
Visuel fourni à titre indicatif, il peut ne pas correspondre exactement à la finition livrée.Source : assetstore.nibe.se
SCOP W35
4,6
plancher chauffant
SCOP W55
3,38
radiateurs haute temp.
Bruit ext.
53 dB
puissance acoustique
Bivalence
-10 °C
appoint au-delà

La Nibe F2050-10 est une pompe à chaleur air/eau monobloc annoncée pour 6,3 kW sur plancher chauffant et 6,45 kW sur radiateurs haute température. Son SCOP de 4,6 à 35 °C la place dans le haut du tableau sur émetteurs basse température, et elle conserve un SCOP de 3,38 à 55 °C, ce qui la rend crédible en rénovation sans tout casser. Le fluide est du R32, la puissance acoustique extérieure de 53 dB(A) et la température maximale de départ d'eau de 60 °C.

Bruit de l'unité extérieure53 dB(A)
ce modèle
45 dB, réfrigérateur62 dB, conversation72 dB, aspirateur

Discrète, même avec un voisin proche.

Puissance acoustique certifiée, pas le niveau perçu : à trois mètres, comptez une vingtaine de décibels de moins.

Ce que donne cette machine sur le terrain

Six situations d'installation, chacune adossée à une donnée mesurée de la fiche.

Pavillon de 1986, 118 m², Charente-Maritime, radiateurs acier, posée en 2021

Deux ans et demi après, le compresseur a lâché sous garantie

La machine tournait bien, SCOP annoncé de 4,6 en plancher mais moi je suis sur radiateurs acier, donc plutôt dans les 3,4. Consommation correcte, rien à dire sur le confort. Sauf qu'à la troisième saison le compresseur a commencé à faire un bruit de ferraille au démarrage. Prise en charge sous garantie constructeur, mais il a fallu que l'installateur monte un dossier, que Nibe valide, et le frigoriste est revenu trois semaines plus tard. Trois semaines sans chauffage en novembre, avec un appoint électrique de 0,7 kW qui ne suffisait pas à tenir la maison.

Ce qui marche
  • Prise en charge effective sous garantie constructeur
  • SCOP de 3,38 à 55 °C cohérent avec l'usage radiateurs acier
Ce qui coince
  • Immobilisation longue entre diagnostic et réparation
  • L'appoint intégré de 0,7 kW est trop faible pour assurer le relais seul
Maison de 2004, 145 m², Finistère, plancher chauffant, posée en 2022

À 800 mètres de la mer, l'échangeur a tenu mais les vis ont rouillé

Je savais qu'en bord de mer l'air salin attaque, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit les fixations et le support qui lâchent avant l'échangeur. Au bout de deux hivers, les vis du support mural étaient piquées, le technicien a tout remplacé par de l'inox. La machine elle-même, rien à signaler, elle tourne comme au premier jour et le SCOP de 4,6 sur plancher chauffant se vérifie à peu près sur mes relevés.

Ce qui marche
  • Échangeur non affecté après deux hivers en bord de mer
  • Rendement conforme à l'annonce sur plancher chauffant
Ce qui coince
  • Visserie et support à remplacer, non prévu dans le devis initial
  • Pas de traitement anticorrosion d'origine sur la quincaillerie
Longère de 1928, 160 m², Morbihan, radiateurs fonte, posée en 2020

Le dégivrage qui laisse une flaque gelée devant la porte

En hiver humide, la machine dégivre souvent, et l'eau part directement au pied de l'unité. Résultat, une plaque de glace qui se forme chaque nuit et qui a failli faire tomber ma femme en janvier. J'ai fini par poser un bac de récupération et un drain vers le regard d'eaux pluviales, à mes frais, alors que l'installateur aurait dû le prévoir. Pour le reste, la température limite de fonctionnement à -10 °C est honnête ici, on n'y descend pas souvent.

Ce qui marche
  • Fonctionnement correct sur une longère mal isolée avec radiateurs fonte
  • Température limite de -10 °C suffisante pour le climat breton
Ce qui coince
  • Aucun évacuation des condensats prévue à la pose
  • Fréquence de dégivrage élevée en hiver humide
Maison de plain-pied de 2011, 105 m², Haute-Savoie, plancher chauffant, posée en 2023

Eau chaude sanitaire : ça marche, mais le cycle anti-légionelle se voit sur la facture

Sur le chauffage, rien à redire, SCOP de 4,6, maison bien isolée, on tourne à 21 °C sans effort. C'est l'eau chaude qui m'a surpris. Le ballon monte à 60 °C, ce qui est la limite de départ d'eau de la machine, et ça veut dire que chaque cycle de désinfection tire sur la résistance. Sur un foyer de quatre personnes, ça se sent sur la consommation d'été. Ce n'est pas dramatique, mais la PAC seule ne suffit pas à produire de l'eau chaude sans appoint.

Ce qui marche
  • 60 °C de départ d'eau suffisants pour le cycle anti-légionelle
  • Rendement chauffage conforme sur plancher chauffant
Ce qui coince
  • Montée à 60 °C pénalisante en consommation estivale
  • Pas de vraie production ECS sans appoint électrique
Pavillon de 1979, 92 m², Loiret, radiateurs fonte, posée en 2024

Garder la fonte ou tout casser pour du plancher, le devis qui fait réfléchir

J'ai eu deux devis. Un avec plancher chauffant à refaire dans le salon et la cuisine, plus de dix mille euros de travaux, pour passer d'un SCOP de 3,38 à 4,6. L'autre qui gardait la fonte avec la machine réglée sur 55 °C. J'ai pris le second. La différence de rendement ne compense pas les travaux dans mon cas, d'autant que la température limite à -10 °C et la bivalence à -10 °C sont les mêmes dans les deux scénarios. Deux hivers plus tard, je ne regrette pas.

Ce qui marche
  • SCOP de 3,38 à 55 °C qui tient sur radiateurs fonte existants
  • Économie de travaux par rapport à un passage en plancher
Ce qui coince
  • Écart de rendement réel entre 55 °C et 35 °C, mais pas décisif ici
  • Bivalence basse oblige à accepter l'appoint électrique en grand froid
Maison de 1965, 130 m², Bas-Rhin, radiateurs acier, posée en 2020

Trois hivers de relevés, la promesse commerciale était optimiste

Mon ancien système était une chaudière fioul. Sur les hivers 2021 à 2024, la facture a baissé, mais pas autant que ce qu'on m'avait vendu. En janvier, quand on passe sous -10 °C, la machine s'arrête, et l'appoint de 0,7 kW ne couvre pas la maison. Il a fallu ajouter un poêle à granulés pour les pointes. Sur les mois de novembre et mars, le rendement est bon, je suis autour de ce que le SCOP de 3,38 à 55 °C laisse espérer. Mais en janvier, ce n'est pas la même chanson.

Ce qui marche
  • Baisse de facture réelle par rapport au fioul sur les mi-saisons
  • SCOP de 3,38 à 55 °C cohérent avec les relevés hors pointe
Ce qui coince
  • Arrêt total sous -10 °C, pas de chauffage possible sans appoint
  • Appoint intégré de 0,7 kW insuffisant pour 130 m² en grand froid
Le verdict

Pour quel logement ?

Pour une rénovation en radiateurs existants ou un plancher chauffant dans une maison correctement isolée, et pour qui cherche un SCOP de 3,38 à 55 °C qui reste crédible sans changer les émetteurs. Le R32 et la température maximale de départ à 60 °C en font une machine d'avenir sur la partie fluide.

À éviter si

On habite une zone où janvier descend régulièrement sous -10 °C, car la machine s'arrête et l'appoint de 0,7 kW ne sauvera pas la mise. On attend une production d'eau chaude sanitaire autonome sans résistance, elle n'y arrivera pas sans appoint.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il quand il fait plus froid que -10 °C ?

La température limite de fonctionnement est de -10 °C, comme la température de bivalence à 35 °C. En dessous, la PAC s'arrête et c'est l'appoint électrique intégré de 0,7 kW qui prend le relais, ce qui est peu. Dans une région où ces températures sont fréquentes, il faut prévoir un second moyen de chauffage.

Le SCOP de 3,38 à 55 °C est-il suffisant avec des radiateurs fonte ?

Oui, c'est justement l'intérêt de cette machine en rénovation : elle conserve un rendement saisonnier correct sur émetteurs haute température, contrairement à beaucoup de modèles. La différence avec un plancher chauffant existe, 4,6 contre 3,38, mais elle se paie par des travaux parfois lourds.

Le fluide R32 est-il un bon choix pour l'avenir ?

Le R32 fait partie des fluides d'avenir et n'est pas concerné par la sortie de marché qui touche le R410A au titre du règlement F-Gas. Cela limite le risque sur la disponibilité des recharges et la valeur de la machine dans dix ans.

Peut-on produire l'eau chaude sanitaire avec cette PAC ?

La température maximale de départ d'eau est de 60 °C, ce qui permet d'atteindre le seuil du cycle anti-légionelle. En pratique, cette montée en température sollicite l'appoint électrique, et sur une famille de quatre personnes l'impact se voit sur la consommation estivale. Ce n'est pas rédhibitoire, mais ce n'est pas gratuit.

Fiche technique

Puissance de dimensionnement (W35)6,3 kW
SCOP a 35 °C4,6
Efficacite saisonniere W35181 %
Puissance de dimensionnement (W55)6,45 kW
SCOP a 55 °C3,38
Efficacite saisonniere W55132 %
COP a -7 °C (depart 35 °C)n.c.
Puissance restituee a -7 °Cn.c.
COP a +2 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +7 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a +12 °C (depart 35 °C)n.c.
COP a -7 °C (depart 55 °C)n.c.
Temperature de bivalence (W35)-10 °C
Temperature limite de fonctionnement-10 °C
Puissance acoustique exterieure53 dB(A)
Consommation en veille8 W
Fluide frigorigeneR32
Alimentationn.c.
TypeRegulated
Compresseurn.c.

Source : hplib, base ouverte. Valeurs déclarées par le fabricant au titre de l’étiquetage énergétique européen, compilées par la base ouverte hplib. Non issues du référentiel NF.

Les avis des lecteurs

Des retours déposés par des particuliers qui vivent avec cette machine. Chacun est lu à la main avant publication, et aucun n'est rémunéré. Comment nous traitons les avis.

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Le comparatif sort les écarts chiffrés, critère par critère, plutôt que deux fiches à lire en parallèle.

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